2809, 2026

Newsletter Spectra Diagnostic N°46

 

 

 


 

ANALYSEUR

Système d’analyse d’urine de pointe entièrement automatisé

Lors du salon de l’Association for Diagnostics & Laboratory Medicine (ADLM 2026, juillet 2026, Californie), Beckman Coulter Diagnostics a lancé le système DxU 1800, une solution d’analyse d’urine entièrement automatisée qui associe un nouvel analyseur de paramètres chimiques urinaires et des consommables à une technologie de microscopie de pointe. Ce système est conçu pour aider les laboratoires à standardiser l’analyse d’urine, à gérer des volumes croissants d’analyses et à faciliter la prise de décision clinique. La plateforme intégrée rationalise l’analyse d’urine de bout en bout en réduisant les transferts manuels et en permettant des flux de travail plus standardisés entre la chimie clinique et la microscopie. En automatisant et en connectant ces processus, ce nouvel équipement s’appuie sur la solution d’analyse d’urine automatisée DxU Iris pour réduire les taux d’examen microscopique manuel à moins de 3 %, aidant ainsi les laboratoires à améliorer leur débit, à réduire la variabilité et à réaffecter le personnel à des tâches à plus forte valeur ajoutée. Performances et capacité En tant qu’analyseur autonome, l’analyseur chimique DxU 1800c peut traiter jusqu’à 300 échantillons par heure. Il offre une grande capacité de stockage des résultats pouvant atteindre 2 000 000 d’échantillons et 100 000 images de bandelettes, avec affichage à l’écran des images de bandelettes pour une lecture aisée. Un menu d’analyses chimiques élargi est prévu pour inclure des dosages de la créatinine et de la microalbumine, ce qui pourrait fournir des informations supplémentaires sur la fonction rénale dans le cadre d’un dépistage de routine, sans nécessiter de modifications des flux de travail existants du laboratoire. Cette extension prévue du menu vise à aider les laboratoires à améliorer l’évaluation et le suivi des maladies rénales dans le cadre des processus d’analyse d’urine existants.

Beckman Coulter Diagnostics


 

ANALYSEUR

Dosage rapide et hypersensible de la troponine I cardiaque en POC

© bioMérieux – Briac Durand

bioMérieux a lancé sa nouvelle plateforme Spinchip® de biologie délocalisée (Point of Care), avec un premier test pour le dosage hypersensible de la troponine I cardiaque à partir d’une seule goutte de sang, Spinchip® hs-cTnl. Présentée lors du congrès de la Société Européenne de Médecine d’Urgence (EUSEM) à Paris, cette solution de diagnostic très rapide sera d’abord disponible en Europe, avec l’objectif de rapprocher un test critique du lieu de prise en charge et d’aider les soignants à orienter rapidement les patients adultes présentant une suspicion d’infarctus aigu du myocarde. Partout en Europe, les services d’urgences font face à une pression croissante. Une étude réalisée par l’EUSEM en 2023 révélait qu’environ 90 % des professionnels des urgences en Europe considèrent que leur service est régulièrement confronté à un nombre de patients dépassant sa capacité de prise en charge. Selon plusieurs études nationales, les douleurs thoraciques représenteraient environ 5 à 10 % des admissions de patients adultes dans les services d’urgence européens. Or, l’évaluation du risque d’infarctus du myocarde repose sur le dosage de la troponine réalisé au laboratoire de l’hôpital, avec un temps de rendu de résultat d’environ 1h30. La nouvelle plateforme d’immunoessais Spinchip® en Point of Care et son premier test permettront d’accélérer la prise de décision clinique pour pouvoir trier rapidement les patients adultes présentant une suspicion d’infarctus aigu du myocarde. La plateforme est utilisable par l’ensemble des professionnels de santé des urgences tout en offrant une performance analytique comparable aux instruments de laboratoire. Son fonctionnement intuitif se fait en trois étapes : prélèvement d’une goutte de sang sur le bout du doigt avec l’aide d’une cartouche à peine plus grande qu’une pièce de monnaie, insertion de la cartouche dans l’instrument, et lecture du résultat au bout de 10 minutes. Cette solution est connectable aux systèmes d’information hospitaliers, afin de faciliter la traçabilité et l’intégration des résultats dans le parcours patient, sous la supervision des biologistes. Ainsi, un an après l’acquisition de la société norvégienne SpinChip Diagnostics, bioMérieux franchit une nouvelle étape dans le développement de son offre de biologie délocalisée. Officiellement marqué CE conformément au règlement l’IVDR, le test Spinchip® hscTnl est lancé dans un premier temps en Europe, avant un déploiement progressif hors Union Européenne.

bioMérieux


 

BIOLOGIE MOLECULAIRE

Test moléculaire automatisé pour le virus de l’hépatite D

Roche a lancé le test cobas® pour le virus de l’hépatite D (HDV), destiné à être utilisé sur les systèmes cobas® 5800/6800/8800 dans les pays acceptant le marquage CE. Ce test de diagnostic moléculaire à haut débit et entièrement automatisé détecte et quantifie l’ARN du HDV, permettant ainsi aux cliniciens d’identifier les patients atteints de la forme la plus agressive d’hépatite virale et de suivre leur réponse aux nouveaux traitements disponibles. Jusqu’à présent, le dépistage du HDV reposait souvent sur des méthodes manuelles ou des tests développés en laboratoire, dont les performances et la cohérence pouvaient varier. Ce nouveau test est le premier test HDV à haut débit et entièrement automatisé disponible sur le marché, conçu pour répondre au besoin urgent d’une solution diagnostique standardisée et largement accessible. En offrant une approche cohérente et évolutive pour la détection et la quantification de l’ARN du VHD, le test cobas HDV favorise un diagnostic précis et un suivi continu des patients atteints d’hépatite D. Cela revêt une importance particulière à l’heure où des traitements spécifiques contre le VHD font leur apparition sur de nombreux marchés, nécessitant des mesures précises de la charge virale pour évaluer la réponse au traitement et orienter les décisions cliniques.

Roche diagnostics France


 

BIOLOGIE MOLECULAIRE

Tests pharmacogénomiques pour guider la chimiothérapie

Yourgene Health, qui fait partie du groupe Novacyt, a lancé commercialement son test Yourgene® Insight DPYD certifié conforme au règlement relatif aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (IVDR) sur les marchés européens réglementés. Le test Yourgene Insight DPYD est conçu pour détecter avec précision 19 variants du gène DPYD cliniquement pertinents. L’identification de ces variants peut aider à déterminer quels patients présentent un risque accru de toxicité sévère suite à une chimiothérapie à base de fluoropyrimidines, offrant ainsi un outil important pour la prise en charge des patients et les décisions thérapeutiques personnalisées. Ce lancement commercial achève la transition du test, qui passe d’un produit RUO à une conformité totale avec le règlement IVDR de l’Union européenne. Ce test est le premier test DPYD marqué CE, conforme au règlement IVDR, à intégrer toutes les variantes de niveau 1 et 2 actuellement recommandées par l’Association for Molecular Pathology (AMP) et le National Comprehensive Cancer Network (NCCN). Son protocole d’amplification allélique ARMS (système de mutation réfractaire à l’amplification) comprend des réactifs prêts à l’emploi et des outils d’interprétation des données intuitifs, conçus pour accélérer la prise de décisions thérapeutiques personnalisées. Développé en étroite collaboration avec des cliniciens de renom, ce test a fait l’objet d’une évaluation approfondie afin de garantir sa conformité aux besoins des laboratoires d’analyses cliniques de routine. La certification IVDR élargit les débouchés commerciaux du test Yourgene Insight DPYD, notamment sur les marchés européens très réglementés. Ce lancement soutient également la croissance continue du portefeuille de solutions de diagnostic moléculaire et de génétique clinique de Yourgene Health.

Yourgene Health


 

TEST RAPIDES

Premier test sanguin rapide destiné au diagnostic de l’AVC

Basée au Royaume-Uni, la société UpFront Diagnostics a obtenu le marquage CE pour LVOne, présenté comme le premier test sanguin rapide au monde permettant de diagnostiquer un AVC et le premier dispositif de ce type à obtenir cette certification. Le triage efficace des patients présentant un AVC nécessite des outils portables et abordables pouvant être utilisés au plus près du patient, en complément des équipements actuellement disponibles dans les services de radiologie. LVOne vise à répondre à ce besoin en permettant une détection rapide des AVC au-delà des centres spécialisés disposant de ressources importantes, notamment auprès des équipes d’urgence et des secouristes intervenant sur le terrain. En réduisant le délai entre le premier contact avec le patient et la thrombectomie, l’orientation peut être plus rapide vers une prise en charge spécialisée, indépendamment du lieu d’intervention ou de l’ambulance mobilisée. « L’AVC est l’une des principales causes de décès dans le monde », a déclaré Gonzalo Ladreda, PDG et cofondateur d’UpFront Diagnostics. « Le test LVOne démocratise l’accès au diagnostic précoce des AVC. L’obtention du marquage CE représente une étape réglementaire majeure, qui nous permet d’accélérer notre mission visant à réduire les délais de diagnostic. Nous invitons les prestataires de soins aigus et d’urgence dans toute l’Union européenne à tirer parti de cette avancée, alors que nous entrons dans une phase de croissance rapide. » « Il y a neuf ans, nous avons entrepris des recherches sur les biomarqueurs de l’AVC dans un domaine qui, jusque-là, n’avait encore débouché sur aucun produit prêt à être utilisé auprès des patients », a déclaré le Dr Edoardo Gaude, directeur scientifique et cofondateur. « LVOne concrétise ces travaux de recherche en un outil certifié permettant de détecter un AVC par occlusion d’un gros vaisseau (LVO) avant même l’arrivée du patient à l’hôpital. » Le dispositif repose sur l’utilisation de biomarqueurs pour la détection des AVC et fournit des résultats objectifs plus rapidement que les évaluations traditionnelles. LVOne porte également le marquage UKCA, permettant son déploiement clinique en conditions réelles au Royaume-Uni. Le dispositif fait actuellement l’objet d’un projet pilote mené en partenariat avec le London Ambulance Service (Service d’ambulances de Londres). La société détient la certification ISO 13485:2016 pour la conception, le développement, la fabrication et la distribution de LVOne.

UpFront Diagnostics


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Middleware : nouveau module pour l’immunohématologie

L’immunohématologie fait partie des disciplines les plus exigeantes du laboratoire. Contrôle d’identité, détermination des groupes sanguins, recherche d’anticorps irréguliers, compatibilités transfusionnelles : chaque étape du processus contribue directement à la sécurité du patient. Avec la version 25.02, Ascentry enrichit Lab Composer d’un module entièrement dédié à cette activité. Il apporte aux biologistes et techniciens les outils nécessaires pour gérer les workflows d’immunohématologie au sein d’une plateforme unique, ouverte et indépendante des fabricants d’instruments. Le module IHE de Lab Composer permet la validation de l’ensemble des tests de la paillasse et contrôles de qualité associés. L’utilisateur bénéficie d’une validation adaptée à la discipline, intégrant notamment : • la gestion des droits utilisateurs • le contrôle d’identité patient • la gestion sécurisée des techniques manuelles • le suivi des contrôles qualité et des réactifs • la traçabilité des échanges avec l’EFS • la vérification des phénotypes • la vérification des phénotypes, concordances avec les antériorités. Parmi les innovations introduites dans cette version, le système intègre la gestion des images issues des instruments avec affichage des cassettes et des puits directement dans l’environnement de validation. Les utilisateurs peuvent consulter les images, zoomer sur les réactions et conserver l’historique visuel associé aux analyses. Cette approche permet de centraliser les informations utiles à l’interprétation et contribue à documenter plus efficacement les dossiers complexes. D’autre part, les laboratoires doivent pouvoir maintenir leur activité même en cas d’indisponibilité d’un automate ou d’une liaison instrument. C’est pourquoi Lab Composer 25.02 intègre un mode de gestion des techniques manuelles reposant sur un mécanisme de double saisie indépendante avec contrôle automatique de concordance. Cette fonctionnalité contribue à préserver la qualité du processus tout en assurant la continuité des opérations. Compatible avec tous les fournisseurs d’instruments et conçu pour centraliser les informations analytiques, ce middleware d’Ascentry poursuit ainsi son évolution comme plateforme de gestion et d’orchestration des données de laboratoire.

Ascentry

 

VIE DES SOCIÉTÉS

Axelios 1 : Roche revisite le paradigme des NGS

Roche possède une longue expertise et un héritage reconnu dans l’innovation pour les laboratoires, en particulier dans l’écosystème du séquençage. La société a concrétisé cette expertise en introduisant son propre système : la plateforme de séquençage de nouvelle génération (NGS) Axelios 1.
Pendant des années, les technologies de séquençage traditionnelles ont contraint les laboratoires à coupler la synthèse à la détection du signal, limitant de facto la vitesse de séquençage et l’analyse en temps réel.
Avec cette nouvelle plateforme, actuellement réservée à la recherche, Roche introduit la technologie de séquençage par expansion (SBX) qui découple enfin la synthèse de la mesure du signal. Cette séparation permet un séquençage de molécules uniques, ininterrompu et en temps réel, marquant un véritable changement de paradigme pour la communauté scientifique.
Développé avec la contribution de chercheurs de premier plan en génomique, cet équipement a été pensé pour répondre aux exigences de débit massif et d’efficacité des laboratoires de recherche :

• Vitesse et traitement massifs : 16 génomes complets (à 30X) en 4 heures, et ≥ 1,8 To de données de qualité élevée (ou jusqu’à 40 milliards de lectures) par cycle de 4 heures.
• Flexibilité applicative : un flux de travail polyvalent prenant en charge le SBX-duplex (haute précision avec des fragments de 250 pb en moyenne) et le SBX-simplex (très haut débit avec des tailles de fragments allant jusqu’à 1500 pb), adapté à un large spectre d’applications allant du génome entier (WGS) au séquençage d’ARN unicellulaire.
• Efficacité économique durable : le système repose sur un capteur de séquençage CMOS (Complementary Metal-Oxide-Semiconductor*) haute densité, entièrement nettoyé après chaque cycle. Réutilisable sur 20 cycles, il réduit efficacement le coût tout en préservant une fiabilité sans faille.
• Analyse de données en temps réel : l’appel de bases intégré, le démultiplexage et l’alignement s’effectuent simultanément au séquençage, offrant un accès quasi instantané aux résultats.

En combinant une instrumentation polyvalente à un écosystème flexible, chaque instrument fonctionne à son efficacité maximale, rationalisant les opérations et accélérant considérablement le passage de l’échantillon aux données.

Roche Diagnostics


 

VIE DES SOCIÉTÉS

Eurobio Scientific finalise l’acquisition de la division « CareDx Lab Products »

Eurobio Scientific a finalisé l’acquisition de la société suédoise CareDx AB et de ses filiales en propriété exclusive aux États-Unis et en Australie, qui constituent la division « Lab Products » de CareDx. Cette activité sera fusionnée avec GenDx, filiale d’Eurobio Scientific spécialisée dans les tests de séquençage de nouvelle génération (NGS), les logiciels et disposant d’une présence commerciale mondiale. Ensemble, ces entités ont pour objectif de créer un fournisseur de kits destinés au typage génomique et au diagnostic en matière de transplantation.
L’offre combinée couvre l’ensemble du processus de diagnostic in vitro (DIV) en matière de transplantation, depuis le typage des antigènes leucocytaires humains (HLA) avant la transplantation jusqu’aux solutions de suivi post-transplantation. Elle intègre des tests moléculaires, des réactifs et des logiciels, en associant les kits de typage HLA de CareDx — notamment les solutions basées sur la PCR en temps réel et le NGS — aux tests NGS et aux plateformes logicielles de GenDx. Les synergies technologiques devraient accélérer l’innovation dans les processus de typage HLA à haute résolution, de capture hybride et de suivi des transplantations.
Cette intégration renforce la présence de GenDx sur des marchés clés, notamment aux États-Unis, en Europe et en Asie-Pacifique, tout en améliorant les services proposés aux laboratoires de recherche et aux laboratoires cliniques. L’accent est mis sur l’élargissement des capacités de distribution et de l’accès à la clientèle sur les principaux marchés de la transplantation, ainsi que sur les opportunités de rationalisation des opérations de fabrication et de la chaîne d’approvisionnement. Eurobio Scientific a acquis l’activité Lab Products pour environ 145 millions d’euros (environ 170 millions de dollars) en numéraire, après ajustements d’usage, conformément à ses plans visant à renforcer ses capacités, à gagner en envergure et à disposer d’un portefeuille de produits 100 % propriétaires, pour consolider son leadership dans le domaine du DIV.
« Nous sommes ravis d’avoir pu conclure cette transaction plus tôt que prévu et de nous lancer, avec notre équipe et nos nouveaux collaborateurs, dans cette aventure visant à faire progresser la médecine de précision en matière de transplantation. Notre objectif est de proposer des solutions complètes et de continuer à innover pour tous nos clients, afin de contribuer à la qualité de vie de nos patients », a déclaré Denis Fortier, PDG d’Eurobio Scientific.
« Nous sommes ravis de mener à bien cette transaction et sommes convaincus que le portefeuille de Lab Products est bien positionné au sein d’Eurobio Scientific et de sa plateforme mondiale de diagnostic in vitro », a ajouté John Hanna, PDG de CareDx.

CareDx

Eurobio Scientific

 


 

DISPARITION

Disparition du Dr Éric Rogari, directeur de la société VALAB

C’est avec une profonde émotion que nous rendons hommage au Docteur Éric Rogari, concepteur du système expert Valab®.
Visionnaire et passionné, il a consacré une grande partie de sa carrière à développer une solution innovante au service des biologistes. Né d’un projet de recherche au CHU de Toulouse, Valab® s’est développé au fil des années pour devenir la solution de référence dans le domaine de la validation biologique.
Au-delà de son œuvre professionnelle, nous garderons le souvenir d’un homme travailleur, résilient, engagé, curieux et profondément attaché à son équipe et au projet qu’il avait fait naître.
Son empreinte restera durablement inscrite dans l’histoire de la biologie médicale et dans la mémoire de toutes celles et ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés, de près ou de loin.
Portée par l’équipe qu’il a formée, sa vision continuera de guider VALAB dans son développement.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

L’équipe Valab


 

PROFESSION

Vaccination : la Cour des comptes et le “potentiel inexploité” des LBM

Dans son rapport sur la politique vaccinale française depuis 2018, la Cour des comptes pointe le “potentiel inexploité” des LBM.
Les chiffres de la Cour parlent d’eux-mêmes : 54 % de couverture vaccinale antigrippale chez les plus de 65 ans en 2025-2026, au lieu des 75 % fixés par l’OMS ; seulement 55 % des jeunes de 15 ans vaccinés contre les HPV, contre plus de 80 % au Portugal, en Espagne ou en Suède. Des résultats décevants qui entraînent des coûts sanitaires et économiques massifs : jusqu’à 210 millions d’euros d’hospitalisations pour grippe certaines années, sans compter les milliers de décès évitables.
Face à cet échec, les divers acteurs et syndicats de la biologie médicale appellent régulièrement à revoir la réglementation pour faire des LBM un soutien majeur, immédiat et concret à la stratégie vaccinale nationale.

IST sans ordonnance : la preuve par l’exemple
Depuis septembre 2024, les laboratoires sont autorisés à réaliser des dépistages des infections sexuellement transmissibles sans ordonnance, dans le cadre du dispositif « Mon test IST ».
Les résultats sont là : 25 % de dépistages VIH supplémentaires entre 2021 et 2023, un triplement des tests remboursés et 33 % des patients qui viennent désormais sans prescription médicale.
« Lorsqu’on nous fait confiance et qu’on nous donne les moyens d’agir, nous délivrons. Les chiffres sur les IST le prouvent. La vaccination doit suivre le même chemin », a déclaré le Dr François
Blanchecotte, président de la Fédération de la Biologie Médicale.
Le Code de la santé publique autorise déjà les biologistes médicaux à prescrire et administrer des vaccins. Toutes les conditions sont réunies. Un seul verrou subsiste : l’impossibilité légale de stocker et de distribuer les vaccins dans les laboratoires.
Pourtant, les pouvoirs publics s’étaient formellement engagés, dans l’avenant au protocole d’accord de juillet 2023, à lever ce verrou réglementaire.
La vaccination est l’une des interventions de santé publique les plus efficaces : selon l’Académie nationale de médecine, 1 € investi dans la vaccination génère 34 € de retour sur investissement. Pourtant, comme le souligne la Cour des comptes, le faible recours à certains vaccins limite les bénéfices attendus et pèse lourdement sur le système de soins.
« La Cour des comptes a raison : notre potentiel est inexploité. Nous accueillons 500 000 personnes par jour, nous sommes présents partout sur le territoire, nous avons les compétences et les infrastructures. Nous sommes prêts à prendre toute notre part dans l’effort collectif. Donnez-nous l’autorisation de stocker et de distribuer les vaccins, et nous deviendrons un soutien majeur de la politique vaccinale nationale », insiste François Blanchecotte.

Rapport de la Cour des Comptes


 

PROFESSION

3e Forum Cofrac – Santé Humaine

Organisé à distance, le 08 octobre, sous un format de plateau TV, cet évènement d’une demi-journée s’articule autour de présentations et de tables rondes. Ce format avait été particulièrement apprécié lors de la dernière édition car il permet à un plus grand nombre de participer.
La parole est donnée aux laboratoires et aux évaluateurs pour aborder les sujets d’actualité notamment le déploiement des nouvelles modalités d’évaluation (GEN REF 06) avec un premier retour d’expériences d’évaluateurs et de représentants de laboratoires.
La fonction d’évaluateur Cofrac est mise en lumière ainsi que l’évaluation des EBMD avec un bilan des écarts. Le sujet de l’innovation dans le contexte de l’accréditation est également développé autour d’une table ronde.
Retrouver le programme sur le site du Cofrac : www.cofrac.fr.

COFRAC


 

SCIENCES

Diabète de type 2 : identifier les sous-types pour mieux traiter

Longtemps considéré comme une maladie uniforme, le diabète de type 2 recouvre en réalité des profils biologiques et cliniques variés. Les classifications actuelles décrivent encore mal cette diversité et ne permettent pas toujours d’anticiper les complications ni d’adapter précisément les traitements.
Une équipe de l’Institut Necker-Enfants malades propose une nouvelle classification fondée sur des paramètres immunitaires simples, accessibles par une prise de sang courante. Elle distingue quatre sous-types : SIND, forme inflammatoire sévère associée au risque le plus élevé de complications ; MIND, forme inflammatoire légère ; LYRD, caractérisée par un excès de lymphocytes qui semble protecteur ; et LYDD, marquée par un déficit en lymphocytes.
Pour établir ces profils, les chercheurs ont conçu un algorithme intégrant le nombre de neutrophiles, de lymphocytes et de monocytes circulants chez plus de 1 500 personnes récemment diagnostiquées. Environ 15 % présentaient un profil SIND, très inflammatoire et à haut risque. L’intérêt clinique de ces marqueurs tient à leur disponibilité, leur faible coût et leur facilité de mesure, basé sur le comptage des cellules immunitaires.
Les scientifiques ont ensuite vérifié leur stabilité sur cinq à dix ans dans trois cohortes européennes indépendantes réunissant près de 8 500 volontaires. Les résultats, confirmés dans cinq autres cohortes nationales et internationales totalisant plus de 70 000 personnes, montrent que ces profils restent stables dans le temps et peuvent prédire jusqu’à cinq ans à l’avance le risque de complications cardiovasculaires et rénales. Un profilage multi-omique confirme par ailleurs que chaque sous-type correspond à un ensemble biologique cohérent, reposant sur des mécanismes inflammatoires distincts, particulièrement marqués chez les patients les plus exposés.
Chez 20 volontaires prédiabétiques, l’équipe a aussi observé que les états fortement inflammatoires pouvaient être réversibles grâce à des traitements médicamenteux ou chirurgicaux, avec une diminution du risque. Cette approche ouvre ainsi la voie à une classification immunitaire du diabète de type 2, susceptible d’améliorer la prédiction individuelle, l’identification précoce des profils à risque et la personnalisation des soins. Les patients présentant une forte inflammation pourraient notamment bénéficier de traitements anti-inflammatoires en complément des traitements antidiabétiques. Des essais cliniques sont en cours auprès de 300 patients présentant un profil SIND afin d’évaluer des approches ciblant les dysfonctionnements immunitaires.

TRAN VUONG B et al., Immunometabolic Endotypes Define Distinct Clinical Trajectories in Type 2 Diabetes, Cell Metabolism, 2026; Online 25 août 2026, doi:10.1016/j.cmet.2026.07.027.



 

SCIENCES

Quand le sang menstruel aide au diagnostic de l’endométriose

L’endométriose est une affection courante qui touche environ 10 % des femmes. Elle se caractérise par la présence de tissu de type utérin en dehors de l’utérus. Les symptômes comprennent notamment des douleurs menstruelles et pelviennes chroniques, des troubles gastro-intestinaux, des douleurs lors des rapports sexuels et une infertilité. Le délai moyen avant le diagnostic est de sept ans.
Historiquement, l’endométriose était diagnostiquée par chirurgie via le prélèvement de tissus extra-utérins, puis l’imagerie médicale a été reconnue comme fiable. Cependant, l’accès au diagnostic reste limité par la difficulté de repérer des lésions de petites tailles et par le faible nombre de spécialistes capables de fournir ce service.
Une équipe Inserm dirigée par Camille Berthelot s’est intéressée au potentiel du sang menstruel dans le diagnostic non invasif de l’endométriose. En effet, ce sang contient des cellules de type utérin issues de ce tissu : cellules épithéliales, stromales, endothéliales et immunitaires principalement. Ces caractéristiques en font une cible intéressante pour identifier d’éventuels biomarqueurs de l’endométriose.
Du sang menstruel prélevé auprès de 10 utilisatrices de coupes menstruelles âgées de 18 à 45 ans, certaines diagnostiquées avec une endométriose dite « profonde »[3] et d’autres, donneuses « témoins », a été analysé.
Après avoir extrait les noyaux des cellules, le séquençage de l’ARN de chaque noyau a été effectué pour établir le profil d’expression des gènes de chaque type de cellules présent dans le prélèvement. En parallèle, afin de déterminer si les biomarqueurs identifiés par cette méthode pouvaient aussi être détectés dans le fluide entier, de l’ARN a directement été prélevé à partir du sang menstruel, comme cela serait plus couramment pratiqué en milieu clinique, car moins onéreux que les analyses spécifiques de chaque type cellulaire.
Les résultats montrent des différences dans l’expression des gènes entre les échantillons des participantes atteintes d’endométriose et les témoins , et particulièrement entre les cellules épithéliales, suivies des cellules stromales. En comparant l’ARN nucléaire à l’ARN global, l’équipe de recherche a pu valider cinq biomarqueurs d’expression des gènes spécifiques à l’endométriose dans le sang menstruel.
Malgré le nombre réduit d’échantillon, les auteurs affirment que l’identification de ces cinq marqueurs a permis de vérifier que certains signaux sont suffisamment robustes pour émerger et ils invitent à confirmer ces résultats avec des cohortes plus conséquentes. Une demande de brevet a été déposée.

LEAP K et al., Single-nucleus analysis of menstrual fluid highlights gene expression differences in epithelial cells of endometriosis donors, BMC Med, 2026; 24:501, doi:10.1186/s12916-026-05020-6

 


 

MANIFESTATIONS


2026

– 4-6 novembre – 57e congrès annuel de la Société Française d’Immunologie (SFI) & 1ère Réunion annuelle conjointe de la SFI et de la Société Portugaise d’Immunologie (SPI) – TOULOUSE – www.alphavisa.com/sfi-spi/2026/fr/
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026

2027
– 25-26 mars – BIOMED-J – PARIS – https://www.congres-biomedj.fr/
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://www.congres-biomedj.fr/

 

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°46 :

BOURSE & BIOTECHS
Ipsen mise sur la croissance externe pour se renforcer en oncologie et maladies rares
Noah BUI, Philippe LE, Arsia AMIR-ASLANI

BIOTECHNOLOGIES
L’intelligence Artificielle en Europe : La nécessité de bâtir une stratégie IA souveraine, crédible et pérenne
Félix VIDAL, Philippe LE, Arsia AMIR-ASLANI

MÉTIERS
Deuxièmes Assises des préventions en Santé

CAS BIOCLINIQUES
Anticorps anti-CH/RG et pan-agglutination : la complexité de l’exploration initiale
d’un anticorps anti-public ne doit pas compromettre la sécurité transfusionnelle
Elisabeth DURIEUX-ROUSSEL, Hugues FOUANI, Clément DUMORTIER,
Laurence DELUGIN, Patrick JOUBAUD, Laurine LAGET, Bénédicte DEBIOL

SYNOPTIQUE
Les solutions automatisées pour l’immuno-hématologie en 2026

2007, 2026

Newsletter Spectra Diagnostic N°45

 

 

 


 

IMMUNO-ANALYSE

Diagnostiquer la forme la plus fréquente d’hyperthyroïdie

L’offre de Diasorin en biologie spécialisée s’enrichit avec le kit Liaison® TSH-R Ab, destiné à la détection des anticorps anti-récepteurs de la TSH (TRAb) dans le sérum et le plasma hépariné. Ce nouveau test s’intègre pleinement dans la stratégie diagnostique et thérapeutique des pathologies auto-immunes thyroïdiennes, en particulier la maladie de Basedow, cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. Les TRAb sont des marqueurs à la fois sensibles et spécifiques de la maladie de Basedow. Leur détection permet de confirmer le diagnostic ce qui évite des scintigraphies thyroïdiennes. Ce dosage joue également un rôle dans le suivi thérapeutique : il est recommandé avant l’arrêt des anti-thyroïdiens de synthèse (ATS) afin d’évaluer les chances de rémission et d’orienter les décisions cliniques. Ce test IVDR entièrement automatisé, disponible sur les analyseurs Liaison® XL et Liaison® XS, ne nécessite aucune préparation des réactifs, grâce à l’intégration des calibrateurs et du diluant directement dans l’intégral. Cette conception facilite le travail au laboratoire, réduit le risque d’erreurs et optimise les flux de travail. Avec une stabilité à bord de 7 semaines pour un format de 100 tests, le kit s’adapte aussi bien aux laboratoires à faible qu’à forte activité. Il est calibré selon le dernier standard international (WHO 2nd IS code 08/204). À la valeur seuil de 0,550 UI/L, ce kit affiche une sensibilité clinique de 99,2 % et une spécificité de 99,5 %. Ce nouveau test complète le menu thyroïdien déjà disponible sur les systèmes Liaison®, qui inclut notamment les tests TSH, FT3, FT4, les anticorps anti-TPO et les anticorps anti-Tg.

Diasorin


 

IMMUNO-ANALYSE

Test de nouvelle génération pour l’infection tuberculeuse

Diasorin vient de lancer le Liaison® QuantiFERON® TB Gold Plus II, un test de nouvelle génération pour la détection de l’infection tuberculeuse sur les analyseurs Liaison®. Issu de la collaboration entre Qiagen et Diasorin, ce nouveau test associe l’expertise reconnue de la technologie QuantiFERON® à la puissance des plateformes automatisées Liaison®. Pensé pour répondre aux exigences croissantes des laboratoires, ce test conserve les performances cliniques de référence tout en offrant un flux de travail optimisé. À la clé pour les laboratoires : jusqu’à +75 % de productivité sur le Liaison® XL, les premiers résultats en 32 minutes et une précision élevée maintenue.

Diasorin


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Un planificateur de tâches intégré pour maîtriser le quotidien

Avec la version 25.02, Lab Composer d’Ascentry enrichit son écosystème d’un planificateur de tâches entièrement pensé pour accompagner les laboratoires dans l’organisation, la planification et la traçabilité de leurs opérations. Plus qu’un simple agenda technique, il devient un outil central pour fluidifier la routine, fiabiliser les contrôles et soutenir les démarches qualité. Il permet de créer ou d’importer des ensembles de tâches, de définir des catégories sur mesure et d’adapter l’outil aux méthodes de travail du laboratoire. Il peut également créer des tâches ponctuelles ou curatives, non planifiées, afin de tracer et de gérer les actions réalisées en dehors des routines définies. Chaque tâche peut être configurée avec une grande précision : fréquence d’exécution, rattachement à un ou plusieurs instruments ou équipements, ajout de procédures, mise en place de rappel pour une meilleure anticipation. Cette granularité renforce la cohérence opérationnelle tout en s’adaptant à l’hétérogénéité des structures. Le module est directement connecté aux environnements de travail : chaque utilisateur visualise uniquement les tâches qui le concernent, améliorant la pertinence et la lisibilité. Un widget dédié met instantanément en avant les tâches du jour, celles à prévoir et celles en retard. Grâce aux nombreux filtres, chacun construit la vue la plus pertinente pour son activité. Les tâches réalisées sont automatiquement historisées, et leurs impacts peuvent être visualisés dans les graphiques de Levey-Jennings des CQs ou de moyenne mobile patient. En centralisant l’ensemble des opérations à réaliser et en apportant une visibilité immédiate sur les priorités, le planificateur de tâches contribue à réduire les oublis, anticiper les opérations critiques, homogénéiser les pratiques et sécuriser la production analytique. Avec ce nouveau module, Lab Composer 25.02 renforce son positionnement : offrir aux laboratoires une plateforme unifiée, intuitive et orientée métier pour maîtriser leur quotidien avec clarté et efficacité.

Ascentry


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

La validation biologique automatisée par le SIL

Face aux enjeux croissants de performance et de qualité en biologie médicale, Clarisys poursuit l’évolution de son SIL Clarilab avec une nouvelle fonctionnalité dédiée à la validation biologique automatisée. Conscient des contraintes opérationnelles auxquelles sont confrontés les laboratoires, Clarisys a développé une solution permettant d’automatiser la validation des résultats conformes aux normes établies et ne présentant aucune alerte. Intégrée directement dans Clarilab, cette fonctionnalité repose sur des règles de validation paramétrables et sécurisées, adaptées à l’organisation et aux exigences de chaque laboratoire. Les dossiers simples peuvent ainsi être validés automatiquement, sans intervention manuelle, tout en conservant un haut niveau de traçabilité et de fiabilité. Avec cette innovation, Clarisys accompagne les laboratoires dans l’optimisation du temps médical et l’amélioration de leur efficacité opérationnelle. En réduisant les tâches répétitives, les biologistes peuvent recentrer leur expertise sur les dossiers complexes et l’interprétation clinique à forte valeur ajoutée.

Clarisys


 

PCR

Un système de PCR en temps réel en 15 minutes

Launch Diagnostics France a annoncé l’arrivée au sein de son portfolio de la solution WonDx™, un système automatisé de diagnostic moléculaire qui vise à améliorer la rapidité, la simplicité et la performance. Cette technologie innovante de PCR en temps réel permet de passer de l’échantillon au résultat en une seule étape, avec un rendu en seulement 15 minutes. Pensé pour simplifier le flux de travail en laboratoire, il repose sur des cartouches prêtes à l’emploi, intégrant réactifs et contrôles qualité. Cette approche réduit significativement le temps de manipulation et les risques d’erreur. Chaque cartouche permet de détecter jusqu’à 7 cibles simultanément, couvrant un large éventail de pathogènes, notamment respiratoires, gastro-intestinaux ou infectieux. Le système se distingue également par sa modularité évolutive, avec une capacité allant jusqu’à 8 modules indépendants, permettant d’adapter facilement le volume d’analyses aux besoins des laboratoires. Son design compact, silencieux et le stockage des cartouches à température ambiante contribuent à une mise en œuvre rapide et flexible, même dans des environnements contraints.

Launch Diagnostics France SAS

 

VIE DES SOCIÉTÉS

Jean-Philippe Brunet réélu Président du SIDIV

A l’issue de son Assemblée Générale, le Bureau du SIDIV (Syndicat de l’Industrie du Diagnostic in Vitro) a renouvelé sa confiance à Jean-Philippe Brunet (Werfen) en le réélisant à la Présidence de l’organisation. Il est par ailleurs, au nom du SIDIV, membre du Board de MedTech Europe et de la FEFIS. Cette réélection marque la volonté des membres de poursuivre la transformation engagée depuis 2025. Sous le précédent mandat de Jean-Philippe Brunet, le syndicat a repensé ses modes d’action pour créer une nouvelle dynamique, favorisant une implication accrue des membres dans la stratégie et les actions collectives. L’année 2025 a ainsi été marquée par une montée en puissance de la Commission Affaires Publiques et une structuration interne renforcée. Le bilan de l’année écoulée, porté par le Président et son Bureau, souligne des avancées importantes pour la filière du DIV : la consultation du SIDIV par les autorités de tutelle sur les sujets concernant le secteur deviennent systématiques (consultations HAS, IGAS, ANSM par exemple) ; l’intégration du SIDIV dans différents travaux portés par la DGS (comité de pilotage et groupes de travail dans le cadre de la réforme du RIHN ; position française dans le cadre de la réforme de l’IVDR) ; des travaux sont également engagés sur le déploiement de la biologie délocalisée. Le SIDIV est aujourd’hui reconnu comme une organisation experte, collective et constructive au service des patients et du système de santé, ce qui lui permet de nombreux échanges avec les différentes parties prenantes de l’écosystème. Le nouveau mandat s’inscrit dans le fil rouge validé lors du dernier brainstorming stratégique : faire reconnaître la valeur holistique du DIV auprès des patients, des décideurs politiques et des payeurs, et positionner le DIV comme un investissement à forte valeur ajoutée pour l’efficience, la soutenabilité et la transformation du système de santé. « Seule organisation dédiée spécifiquement à notre filière, le SIDIV continuera d’être une force de propositions ambitieuses pour que le diagnostic in vitro accompagne la transformation durable de notre système de santé » a indiqué Jean-Philippe Brunet.

Composition du Bureau du SIDIV :
• Président : Jean-Philippe BRUNET (Werfen)
• Vice-Président : Pierre MEZERAY (Roche Diagnostics)
• Secrétaire Générale : Quynh-Nhu TRINH XUAN (Qiagen)
• Trésorier : Jacques PENICAUD (Siemens Healthineers)
• Membres du Bureau : Cécile ASTUGUEVIEILLE (Illumina), Souad BELARBI (Hologic), Betty BOURGES (Diagast), Pierre-Frédéric DEGON (Abbott Diagnostics), Sophie HUBERT LUCO (bioMérieux), Inès MESSAI (Cepheid), Pierrick OLLIVIER (Stago).

SIDIV



 

VIE DES SOCIÉTÉS

Nouvelle usine bioMérieux de diagnostics innovants en France pour le marché européen

bioMérieux a investi plus de 250 millions d’euros pour créer une unité de production de tests PCR de sa gamme Biofire® en France (La Balme-les-Grottes – Isère), soit environ 400 emplois à terme. Cette nouvelle unité vise à répondre aux enjeux de sécurisation des approvisionnements en tests essentiels sur le marché européen et à contribuer à la résilience des systèmes de santé face aux maladies infectieuses. « La lutte contre les maladies infectieuses exige une mobilisation et un engagement dans la durée. Ce projet constitue avant tout un investissement structurant pour le renforcement des capacités de santé publique. Il illustre également notre volonté de consolider notre ancrage industriel en France, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes où se trouvent nos racines » a déclaré Alexandre Mérieux, Président de bioMérieux.

Renforcer la souveraineté européenne face aux maladies infectieuses
Cette nouvelle unité, conçue selon les standards les plus exigeants en matière de performance industrielle et environnementale, produira des tests PCR syndromiques de sa gamme Biofire®, qui permettent d’identifier, en 15 à 60 minutes et à partir d’un seul prélèvement, les principales causes d’infections respiratoires, sanguines, gastro-intestinales ou méningées. Ils jouent un rôle clé pour améliorer la rapidité et la pertinence des soins, tout en renforçant la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires. Cette production destinée principalement au marché européen viendra compléter les capacités actuelles du site de Salt Lake City (États-Unis). Ces tests syndromiques représentent près de 40 % de leur chiffre d’affaires et cette usine doit accompagner leur croissance à long terme et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement.

Réindustrialiser la France
Depuis plus de 40 ans le site isérois de La Balme-les-Grottes est l’un des piliers industriels de bioMérieux et emploie aujourd’hui près de 600 collaborateurs. En 2023 et 2024, deux infrastructures stratégiques y avaient déjà été inaugurées dans une logique d’intégration verticale pour le groupe : un bâtiment de R&D en microbiologie de nouvelle génération et une unité de production pour l’internalisation de l’une des étapes stratégiques de production. « Nous avons pensé ce projet dès son origine dans une logique combinant hautes technologies industrielles et développement durable. Ainsi, le nouveau bâtiment est implanté sur une friche industrielle existante, afin de limiter au maximum l’artificialisation des sols. Sa conception permettra une exploitation sobre notamment par l’utilisation d’une énergie presque totalement décarbonée. En complément, l’optimisation des flux logistiques vers nos clients, induit par la localisation de cette unité en France, permettra d’éviter l’émission de presque 9000 tonnes de CO2 par an, en comparaison de la même production outre Atlantique » indique Guillaume Maestri, Directeur du Site de La Balme-les-Grottes. Le projet intégrera également des solutions permettant de limiter l’impact sur l’environnement : panneaux solaires, toits végétalisés, parkings perméables, gestion durable des espaces extérieurs, récupération des eaux de pluies, préservation de la biodiversité et de la trame verte. La mise en route de l’unité de production est prévue pour 2030.

bioMérieux



 

PROFESSION

Thomas Hottier succède à François Blanchecotte à la tête du SDBIO

À l’issue du renouvellement de ses instances dirigeantes intervenu à la suite des élections de mai-juin 2026, le Conseil d’administration (CA) du Syndicat des biologistes (SDBIO) a élu le 23 juin dernier le Dr Thomas Hottier à la présidence de l’organisation.
Il succède au Dr François Blanchecotte, qui a choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat afin de se consacrer pleinement à la présidence de la nouvelle Fédération de Biologie Médicale (FBM).
Le nouveau CA a également procédé à l’élection des vingt membres du Bureau national qui accompagneront le Dr Thomas Hottier au cours des trois prochaines années. Dans sa nouvelle configuration, le Bureau se caractérise par un large renouvellement de ses membres, tout en s’inscrivant dans une logique de continuité, de représentativité et d’efficacité au service de la profession.
Le Dr Thomas Hottier, Directeur Général au sein du Groupe Inovie, a tenu à saluer l’engagement du Dr François Blanchecotte, qui a présidé le SDBIO depuis 2011 et qui demeure vice-président de l’organisation. « Ma priorité est de poursuivre le travail engagé ces dernières années pour défendre la biologie médicale libérale et renforcer la place des biologistes dans le système de santé, a souligné Thomas Hottier. Notre profession traverse une période de profondes transformations, qu’elles soient économiques, réglementaires ou organisationnelles. Dans ce contexte, nous avons besoin d’un syndicat fort, structuré et capable de porter une parole claire et unie auprès des pouvoirs publics, en synergie étroite et pleinement assumée avec la Fédération de la Biologie Médicale (FBM). »
Lors de sa première réunion (le 29 juin), les membres du Bureau ont désigné les responsables appelés à exercer les
différentes fonctions statutaires du syndicat.

Composition du Bureau national du SDBIO :
• Président : Thomas Hottier
• Vice-présidents : François Blanchecotte, Géraldine Jacob, Jean-Philippe Galhaud
• Trésorier : Jean-Michel Real
• Trésorier adjoint : Bruno Devie (chargé de mission)
• Secrétaire générale : Emmanuelle Berlier
• Secrétaire général délégué : Olivier Garnier
• Membres du Bureau : Jean Canarelli, Candice Catillon-
Rousseaux, Frédéric Charrier, Gilles Defrance, Henry-Pierre Doermann, Bruno Gauthier, Nassim Hannas, Nicolas Le Moing,
Romuald Levillain, Arnaud Longuet, Boris Loquet, Philippe Schlouch, Éric Sevin, François Toulat

SDBIO


 

PROFESSION

Le SOPK devient le SMOP, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien

Fréquent mais complexe à diagnostiquer, le SMOP (anciennement SOPK) est la principale cause d’infertilité féminine. Heureusement, il bénéficie aujourd’hui d’une prise en charge efficace. Néanmoins, les patientes et les praticiens réclamaient depuis longtemps un changement de nom, opéré tout récemment par des experts internationaux puisque la dénomination de « syndrome des ovaires polykystiques » (SOPK) ne recouvrait pas la réalité clinique. La nouvelle appellation, en mettant en avant les risques métaboliques associés, doit permettre d’améliorer la prise en charge.
C’est donc au terme d’un processus de plus de dix ans de travail que le SOPK a été renommé « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (Smop). L’annonce a été faite le 12 mai 2026 lors du Congrès européen d’endocrinologie à Prague avec la publication concomitante de la conférence de consensus dans The Lancet (1).
La nouvelle appellation vise à refléter la réalité multisystémique de l’affection dans l’objectif de mieux repérer et prendre en charge les 170 millions de femmes qui en seraient atteintes dans le monde (soit près d’une femme sur huit). Pour ce travail d’envergure, plus de 14 000 patientes et professionnels de santé ont été consultés à travers le monde et 56 sociétés savantes et associations de patients impliquées.
Le terme de polykystique est en effet inapproprié : les nombreux follicules ovariens immatures fréquemment observés à l’échographie ne sont pas à proprement parler des kystes ovariens. De plus, de nombreuses personnes ne présentent pas ce type d’anomalies et peuvent pâtir d’un retard diagnostique.
À l’inverse, les troubles endocriniens sont fréquents et multiples, pouvant toucher la régulation de l’insuline, des androgènes, des hormones ovariennes et neuroendocrines. Les conséquences peuvent être métaboliques (obésité, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, stéatose hépatique métabolique, maladie cardiovasculaire, syndrome d’apnée du sommeil), reproductives (dysfonction ovulatoire, cycles menstruels irréguliers, infertilité, complications de la grossesse et cancer de l’endomètre), psychologiques (dépression, anxiété, altération de la qualité de vie, troubles du comportement alimentaire) et dermatologiques (acné, alopécie, hirsutisme). L’indice de masse corporelle (IMC) est généralement plus élevé chez les personnes concernées.
Les bénéfices attendus de l’adoption de cette nouvelle terminologie sont multiples : dépister plus précocement, au mieux dès l’adolescence ; limiter le retard diagnostique ; repérer les facteurs de risque et les prendre en charge tout au long de la vie ; promouvoir la recherche en proposant de nouvelles pistes à étudier.

(1) TEEDE H et al., Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process, The Lancet, 2026.0, 407(10545):2329-2339


 

SCIENCES

Un nouveau test PCR plus fiable pour détecter l’aspergillose invasive

Le diagnostic de l’aspergillose invasive, infection fongique grave causée par le champignon Aspergillus, est complexe et ne peut pas reposer sur un seul test, mais sur plusieurs indices (critères liés au patient, à ses signes cliniques et radiologiques et mise en évidence du champignon). Une étude visant à développer un test de détection génétique (PCR) de cette infection a été réalisée auprès de 120 patients et sur 223 échantillons de plasma humain ; ses résultats suggèrent que ce test pourrait devenir un outil fiable dans le diagnostic et le suivi des patients concernés.
Récemment, des experts internationaux ont recommandé d’utiliser la détection d’ADN d’Aspergillus par PCR comme critère supplémentaire dans le diagnostic de l’aspergillose invasive, grâce aux progrès dans la PCR quantitative en temps réel, permettant de mesurer précisément la quantité de matériel génétique du champignon. Plus il y en a, plus cela indique une infection active ou étendue. Cette mesure permet donc non seulement de confirmer la présence du champignon, mais aussi de suivre l’évolution de l’infection chez le patient.
Cette étude a été réalisée sur 120 patients répartis en trois groupes et 223 échantillons de plasma. La sensibilité clinique était de 0,91 et la spécificité clinique de 1,00. Elle a testé un nouveau type de PCR en temps réel, optimisé pour détecter les acides nucléiques totaux (ADN et ARN) provenant des principales espèces d’Aspergillus responsables d’infection chez l’humain. Le suivi des patients PCR-positifs avec ce test a montré une efficacité supérieure aux tests de référence habituellement utilisés (75 % vs. 46,2 % pour le test de référence au diagnostic). De plus, il a permis de détecter trois patients sur les 30 patients infectés par des espèces d’Aspergillus autres que fumigatus (qui est l’espèce la plus fréquente du genre Aspergillus chez l’humain et responsable de la majorité des infections) et qui n’étaient pas détectés par le test de référence.
Ces résultats suggèrent que ce nouveau test pourrait devenir un outil plus fiable et performant pour le diagnostic et le suivi des patients atteints d’aspergillose invasive. Il sera prochainement intégré en routine dans le laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.
Cette étude a été coordonnée par le Pr Alexandre Alanio, de l’Université Paris Cité, responsable adjoint du CNR des Mycoses invasives et antifongiques (CNRMA), du groupe de recherche Mycologie translationnelle à l’Institut Pasteur et chef de service du laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.

BENAZRA M et al., Clinical validation of a new multi-Aspergillus species reverse transcriptase quantitative PCR: a diagnostic case-control study, Clinical Microbiology and Infection, 2026, 32(7):1152-1157

 


 

SCIENCES

Prédire la réponse aux traitements par des jumeaux tumoraux

Le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer situé à Lyon, et Sirius Neosight, start-up française spécialisée dans l’analyse des tumeurs à partir d’une prise de sang ont initié l’étude clinique E-FACToR qui vise à améliorer la personnalisation des traitements en oncologie.
Cette étude vise à mieux comprendre pourquoi certains patients répondent aux traitements et d’autres non, afin d’adapter les thérapies de manière plus précise. Plus spécifiquement, elle cherche à établir si une mesure réalisée sur des cellules tumorales circulantes (CTCs) peut prédire l’efficacité des traitements. Elle évaluera notamment la corrélation entre le statut fonctionnel de la recombinaison homologue (HR), un mécanisme clé de réparation de l’ADN dont dépendent la sensibilité aux inhibiteurs de PARP, mesuré dans les CTCs et la survie sans progression (SSP) des patients traités par inhibiteurs de PARP et/ou chimiothérapies à base de platine. Elle portera sur 300 patients atteints de cancers du sein, de la prostate, de l’ovaire et du pancréas avancés ou métastatiques, suivis au Centre Léon Bérard.
À partir d’un simple tube de sang (10 mL), les CTCs sont isolées avec une sensibilité inégalée (moins de 5 cellules par 10 mL), puis amplifiées ex vivo pour former des jumeaux tumoraux 3D en moins de trois semaines, grâce à l’expertise de la société Sirius NeoSight, une start-up française de biotechnologie hébergée au sein du Centre. Ces jumeaux permettent ensuite de tester directement comment les cellules tumorales réparent leur ADN : un indicateur fonctionnel clé, impossible à obtenir par la seule lecture du génome. C’est une première dans ce contexte clinique. Cette approche, parfois qualifiée de médecine de précision fonctionnelle, pourrait à terme permettre de sélectionner plus finement les traitements les plus adaptés à chaque patient et de suivre plus précisément l’évolution de la tumeur au fil du temps grâce à des prises de sang répétées, moins invasives qu’une biopsie.
Les chercheurs évalueront notamment si l’analyse fonctionnelle réalisée sur les cellules tumorales circulantes permet de prédire la réponse aux traitements et la SSP des patients recevant des inhibiteurs de PARP et/ou certaines chimiothérapies à base de platine.
En parallèle, l’étude évaluera également l’intérêt du suivi régulier du nombre de cellules tumorales circulantes au cours du traitement afin de mieux suivre l’évolution de la maladie.

Centre Léon Bérard

Sirius NeoSight


 

MANIFESTATIONS

2026

– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – http://www.sfm-microbiologie.org/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026


2027

– 25-26 mars – BIOMED-J – PARIS – https://www.congres-biomedj.fr/
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°45 :

BOURSE & BIOTECHS
Ipsen mise sur la croissance externe pour se renforcer en oncologie et maladies rares
Noah BUI, Badoui BADOUR, Philippe LE, Arsia AMIR-ASLANI

TECHNOLOGIE APPLIQUÉE 
Intelligence artificielle et laboratoire de biologie médicale : enjeux actuels et perspectives à l’horizon 2030
Bernard GOUGET

SYNOPTIQUE
Les middlewares de bactériologie en 2026
Thierry Dieudonné, Stéphane Agay

3004, 2026

Newsletter Spectra Diagnostic N°44

 

 

 


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Logiciel de validation biologique : nouvelle version plus flexible

Valab®, pionnier dans l’automatisation de la validation biologique et avec plus de 770 000 dossiers expertisés par jour au niveau national et international, lance sa nouvelle version majeure, V16.
Valab® V16 est une évolution en profondeur, pensée pour répondre aux besoins de ses utilisateurs et aux exigences croissantes en matière de sécurité.

Des évolutions dans l’expertise biologique :
• De nouvelles analyses « clé en main » modélisées dans les spécialités de biochimie, d’oligo-éléments, de gaz du sang et de bactériologie.
• L’ajout de nouveaux renseignements cliniques et thérapeutiques dans plusieurs catégories : maladie, traitements, chirurgie, symptômes, FIV/PMA, etc.
• Des avancées dans les mécanismes de règles d’expertise.

De nouvelles fonctionnalités pour la gestion et l’exploitation des données :
• Compatibilité des dossiers tests dans le contrôle continu
• Export des données statistiques au format CSV

Des renforcements en matière de sécurité :
• Intégration d’un annuaire LDAP
• Prise en compte continue des exigences RGPD et de la protection des données sensibles
• Blocage et traçage des tentatives multiples de connexion frauduleuse

Des nouveautés pour l’international :
• Ajout de la langue portugaise au logiciel
• Traduction de l’interface du logiciel et des documents de qualité en allemand, anglais, espagnol et portugais.

Des ergonomies repensées pour une navigation plus fluide, au sein de différentes fenêtres du menu Simulation, du module Auto-Expert, du paramétrage des analyses et des tables de correspondance (filtrage, tri, recherche).
Cette nouvelle version est conçue pour aborder tout type de laboratoire au-delà de la biologie médicale de routine. Une version
« sans analyses préchargées » permet de construire et d’exploiter une
application « sur mesure » dans le domaine souhaité, avec la possibilité d’utiliser les analyses « clé en main » du catalogue de la société.

Valab


 

ALZHEIMER

Maladie d’Alzheimer : calculer le ratio Aβ42/Aβ40

Le diagnostic de la Maladie d’Alzheimer s’apprête à connaître une évolution majeure. Roche Diagnostics souhaite accompagner cette mutation avec le développement de son portefeuille de tests diagnostiques LCS (liquide cérébrospinal) et sanguins. La société lance le test Elecsys β-Amyloid (1-40) CSF qui, combiné au test Elecsys β-Amyloid (1-42) CSF, permet d’établir le ratio Aβ42/Aβ40. Ce ratio aide à l’évaluation de la pathologie amyloïde chez les sujets adultes présentant des troubles cognitifs et faisant l’objet d’une évaluation pour la maladie d’Alzheimer ou d’autres causes de troubles cognitifs.
Ainsi, Roche propose désormais pour le diagnostic de cette maladie un menu sur le LCS complet et approuvé conformément à la réglementation relative aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, sur les systèmes cobas e.
Côté plasmatique, après la sortie récente du test Elecsys Phospho-Tau (181P) Plasma, de nouveaux tests sanguins seront lancés par la société en 2026.

Roche diagnostics France


 

IMMUNO-ANALYSE

Différencier bactéries et virus en environ 20 minutes

Beckman Coulter Diagnostics, société du groupe Danaher, a obtenu le marquage CE IVDR pour le test Access MeMed BV. Cette certification permet une large disponibilité d’un test à haut débit basé sur la réponse de l’hôte, qui aide les cliniciens à différencier les infections bactériennes des infections virales en environ 20 minutes. Il intègre la mesure de trois protéines clés de la réponse immunitaire de l’hôte (TRAIL, IP-10 et CRP) dans un score indiquant la probabilité d’une infection bactérienne ou virale. Ce test a démontré une valeur prédictive négative pouvant atteindre 99 % pour aider à exclure une infection bactérienne.
Validé pour une utilisation sur la base installée des automates d’immunoanalyse DxI 9000 et Access 2 de Beckman Coulter, ce test permet une différenciation rapide et fiable des infections, tout en s’intégrant aux infrastructures et aux flux de travail existants des laboratoires. La société a collaboré avec MeMed, leader des technologies avancées d’analyse de la réponse de l’hôte, afin d’intégrer le test éprouvé MeMed BV® dans les laboratoires centraux. Ce test a démontré sa capacité à améliorer la prise de décision clinique, à permettre aux médecins de réduire l’usage inutile des antibiotiques et à soutenir les initiatives de bon usage des antimicrobiens.
Des études récentes menées en conditions réelles auprès de près de 6 000 patients adultes et pédiatriques ont montré que les cliniciens hésitent quant à la prescription d’antibiotiques dans environ 16 à 29 % des cas. Après réception des résultats MeMed BV, les médecins ont indiqué que le test avait soutenu ou modifié la prise de décision clinique dans environ 82 à 87 % des cas.

Beckman Coulter


 

BIOLOGIE MOLECULAIRE

Diagnostic POC des infections respiratoires et pharyngées

bioMérieux a vu ses deux tests Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) Panel et Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) obtenir le marquage CE selon l’IVDR. Cette certification inclut la classification « Near-Patient Testing » autorisant une utilisation au chevet du patient. Ces tests multiplex PCR peuvent détecter simultanément les agents pathogènes les plus souvent responsables d’infections respiratoires et de maux de gorge, dans un délai compatible avec la durée d’une consultation médicale classique.
Dans un contexte où de multiples pathogènes respiratoires circulent simultanément, l’identification rapide et précise de l’agent responsable permet de mettre en place dans les meilleurs délais une prise en charge adaptée et contribue notamment à un usage efficient des antibiotiques.
Ces deux tests, compatibles avec l’instrument compact Biofire® Spotfire®, sont capables d’identifier simultanément, en 15 minutes environ, les acides nucléiques des bactéries, virus et sous-types viraux les plus fréquemment responsables d’infections respiratoires ou pharyngées.
La version Panel Mini et la version Panel détectent respectivement 6 à 15 agents pathogènes, incluant notamment le rhinovirus/entérovirus humain, le streptocoque A, les virus de la grippe A/B, le virus respiratoire syncitial (VRS) et le SARS-CoV-2. Ensemble, ces deux panels offrent une solution flexible et sur-mesure, permettant aux cliniciens de sélectionner d’emblée le test le plus adapté au profil de chaque patient.
Le test Biofire® Spotfire® R/STplus Panel, vient remplacer la version Biofire® Spotfire® R/ST Panel commercialisée jusque-là avec le marquage CE selon la directive IVDD.
Les échantillons peuvent être prélevés à l’aide d’un écouvillon nasopharyngé ou oropharyngé, en fonction du type d’infection suspecté. La version Panel Mini offre également une troisième méthode de prélèvement, par écouvillonnage nasal antérieur, spécifiquement compatible avec le menu respiratoire.
Ces deux nouveaux tests seront disponibles au deuxième trimestre 2026 dans les pays reconnaissant le marquage CE. Ils seront ensuite déployés dans d’autres pays, hors États-Unis, en tenant compte des réglementations locales.

bioMérieux


 

IMMUNO-CHROMATOGRAPHIE

Diagnostic rapide en antibiorésistance amélioré

La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pour la santé mondiale. Elle compromet la prévention et le traitement efficace d’un nombre croissant d’infections bactériennes. L’antibiorésistance entraîne une prolongation des hospitalisations, une hausse de la mortalité et une augmentation des dépenses médicales.
Face à cet enjeu sanitaire majeur, chaque avancée technologique représente une opportunité déterminante pour mieux détecter, prévenir et contrôler l’antibiorésistance.
C’est dans cette perspective que le fabricant Coris BioConcept a amélioré son kit Resist 5, test de diagnostic rapide in vitro permettant la détection des carbapénémases OXA 48, KPC, NDM, VIM et IMP dans les cultures bactériennes.
Distribué par Launch Diagnostics France dès cet été en IVDR, ce nouveau test proposera une cassette optimisée : une seule zone de dépôt pour deux bandelettes de migration, un signal amplifié pour un meilleur confort de lecture et une capacité étendue à 8 marqueurs, en plus des deux contrôles intégrés.
La gamme Resist regroupe en outre des tests rapides couvrant un large panel de paramètres (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163). Présentant des performances équivalentes à celles des méthodes moléculaires, ces tests peuvent être réalisés à partir de différents types d’échantillons — culture bactérienne, hémoculture, écouvillon rectal — avec des résultats disponibles en moins de 15 minutes.
Cette gamme comprend également une offre étendue de contrôles de qualité dédiés aux tests rapides d’antibiorésistance (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M15, CTX M14, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163).
Société pionnière du diagnostic rapide en antibiorésistance depuis 1996, Coris BioConcept s’appuie sur une solide expertise industrielle et scientifique. Ces produits sont fabriqués intégralement en Belgique et distribués dans le monde entier.

Launch Diagnostics France SAS

 

VIE DES SOCIÉTÉS

Roche inaugure une usine d’IA NVidia pour accélérer sa R&D

Roche annonce l’expansion de son infrastructure mondiale d’IA avec le déploiement d’une « usine d’IA » à grande échelle reposant sur une pile complète de technologies de calcul et d’IA accélérées NVIDIA. L’installation comprend 2 176 GPU haute performance déployés sur site aux États-Unis et en Europe et intégrés à l’ensemble de la chaîne de valeur. Avec cet investissement, la capacité combinée sur site et dans le cloud dépasse désormais 3 500 GPU Blackwell, une puissance que Roche présente comme la plus importante annoncée dans l’industrie pharmaceutique.
Cette expansion marque une nouvelle étape de la collaboration stratégique engagée avec NVIDIA en 2023 pour accélérer le développement de diagnostics et de thérapies grâce à des données de haute qualité et à l’IA. « Dans le secteur de la santé, le temps est un facteur crucial », souligne Wafaa Mamilli, directrice du numérique et de la technologie chez Roche, mettant en avant une plateforme conçue pour intégrer l’IA de la découverte à la fabrication et jusqu’à la commercialisation.
La plateforme, présentée comme un système de supercalcul haute performance, soutient plusieurs usages. En R&D, NVIDIA BioNeMo alimente le modèle « Lab-in-the-Loop » de Roche, qui relie les expériences de biologie et de chimie à des modèles d’IA afin de tester des hypothèses à grande échelle et d’accélérer les découvertes. Dans l’industrie, des jumeaux numériques fondés sur NVIDIA Omniverse aident à optimiser procédés et conception d’usines. Pour le diagnostic, NVIDIA Parabricks vise à extraire plus rapidement des informations exploitables à partir de grands ensembles de données ; en pathologie numérique, l’analyse d’images doit permettre de détecter des schémas subtils. En santé numérique, Roche s’appuie sur NVIDIA NeMo Guardrails pour encadrer une IA conversationnelle de qualité médicale.
Cette plateforme doit ainsi consolider la position de Roche dans la découverte et le développement de médicaments pilotés par l’IA, comme l’a expliqué Aviv Regev (Genentech, gRED), évoquant des modèles prédictifs plus sophistiqués et une accélération de la transformation des connaissances biologiques en médicaments vitaux.
Pour Roche, cette « usine d’IA » s’inscrit dans une transformation numérique globale : l’IA est conçue pour enrichir l’expertise humaine et élargir l’accès aux capacités de supercalcul à l’échelle de l’organisation. L’objectif affiché est d’aider les équipes, partout dans le monde, à relever des défis complexes liés aux maladies humaines et à accélérer la prévention, l’enrayement des maladies et la guérison.

Roche Diagnostics



 

VIE DES SOCIÉTÉS

Sysmex regroupe ses trois sièges européens sur un nouveau campus à Hambourg

Sysmex a officiellement ouvert son nouveau campus à Hambourg-Alsterdorf, achevant ainsi la relocalisation de son siège EMEA de Norderstedt vers la ville. Environ 780 employés du siège européen, de la filiale allemande et de la recherche et du développement travaillent désormais ensemble sur le nouveau site, renforçant ainsi la position de Hambourg en tant que site clé pour les sciences de la vie et la technologie médicale.
Avec cette ouverture, Sysmex réunit pour la première fois sous un même toit trois entités européennes clés : Sysmex Europe SE, Sysmex Deutschland GmbH et Sysmex R&D Center Europe GmbH. Le campus couvre environ 12 300 mètres carrés d’espace locatif et marque une étape importante dans la stratégie de croissance à long terme de l’entreprise dans la région EMEA.
« Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre pour Sysmex en Europe », a déclaré Alain Baverel, PDG de Sysmex Europe SE. « Avec ce campus, nous avons créé un environnement qui rapproche les gens, la recherche et la technologie. Il renforce notre position dans la région EMEA et crée les conditions propices aux innovations qui façonneront l’avenir du diagnostic en laboratoire. »
En choisissant Hambourg-Alsterdorf, Sysmex se positionne à proximité de grandes institutions de recherche et d’un solide écosystème des sciences de la vie. L’entreprise a évoqué la disponibilité de professionnels qualifiés, l’excellente infrastructure et la position centrale de Hambourg en Europe comme des facteurs décisifs pour son déménagement.
Le campus établit de nouvelles normes en termes de durabilité et de conception moderne du lieu de travail. Situé entre l’aéroport et l’hôpital universitaire, et à proximité de l’Alster, le bâtiment a reçu la première certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), soulignant l’engagement de Sysmex en matière de responsabilité environnementale et de construction durable. Des façades vertes en clinker, des toits verts accessibles et un concept énergétique intelligent permettent aux bâtiments de répondre aux normes élevées de l’UE.
À l’intérieur, des concepts spatiaux flexibles basés sur le principe du travail par activité permettent aux employés de choisir leur espace de travail en fonction de leur tâche, qu’il s’agisse de zones de concentration et de collaboration calmes, d’environnements de laboratoire hautement spécialisés ou de centres de formation.

Sysmex France

Sysmex Europe


 

PROFESSION

G7 One Health Summit : un pacte mondial pour l’accès aux diagnostics

Le 7 avril 2026, une coalition de plus de 20 partenaires internationaux a annoncé le Pacte mondial pour l’accès aux diagnostics (Global One Health Diagnostic Access Compact) lors du Sommet du G7 One Health à Lyon (France). Cette nouvelle initiative sert de catalyseur pour les leaders internationaux de différents secteurs pour accélérer l’accès aux diagnostics, permettre une détection plus précoce et une meilleure surveillance des pathogènes, et améliorer la réponse aux menaces existantes et émergentes en santé humaine, animale et environnementale. En alignant les efforts, les partenaires entendent renforcer la préparation mondiale grâce à des approches « One Health » fondées sur la science.
Partout dans le monde, les autorités sanitaires peinent à suivre le rythme de menaces de plus en plus interdépendantes — qu’il s’agisse du changement climatique qui favorise la propagation des espèces vectrices de maladies, de la multiplication des cas de transmission des maladies de l’animal à l’homme, ou encore de l’aggravation de la résistance aux antimicrobiens. Dans de nombreuses régions, les capacités élémentaires à identifier des bactéries et autres agents pathogènes sont rares voire inexistantes, les informations relatives à la santé humaine, animale et environnementale restent cloisonnées et ralentissent la détection. Il en résulte des retards de diagnostic, des traitements inappropriés, une utilisation inutile d’antibiotiques, une détérioration des résultats pour les patients et une détection trop lente des nouveaux agents pathogènes et des épidémies.
Alors que les pays affinent leurs stratégies de lutte contre la résistance aux antimicrobiens et préparent leurs prochains engagements dans le cadre du G7 et des instances multilatérales, il est urgent de mener des actions concrètes et concertées. C’est dans ce contexte que ces partenaires ont élaboré ce Pacte mondial — une initiative collective visant à combler les lacunes en matière de diagnostic, à harmoniser les actions entre les différents secteurs et à aider les pays dans la construction de systèmes de santé plus résilients et fondés sur les données.
Ce Pacte marque une étape cruciale : en s’alignant sur les cadres politiques nationaux et internationaux et en plaidant pour une collaboration public-privé accrue, il vise à améliorer la précision des traitements et les stratégies de prévention, à renforcer les systèmes de santé et à faire face à la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens et d’autres menaces existantes et émergentes.

Partenaires et engagements du Pacte
Ce Pacte est porté par un groupe de partenaires comprenant des acteurs de la société civile, des acteurs privés, des sociétés professionnelles et scientifiques, des fondations et des initiatives de santé mondiale engagés dans l’action One Health et la gestion de la résistance aux antimicrobiens. Ensemble, ils représentent des dizaines de milliers de professionnels spécialistes des maladies infectieuses et de la microbiologie et contribuent au diagnostic, à la prévention et au traitement couvrant les parcours de soin de dizaines voire de centaines de millions de patients chaque année au sein des systèmes de santé de plus de 130 pays.
En adoptant ce Pacte, les signataires s’engagent collectivement à faire avancer quatre axes prioritaires :
1. Améliorer l’accès à des outils de diagnostic adaptés et de haute qualité pour tous. Élargir l’accès abordable aux diagnostics prioritaires à tous les niveaux de soins et dans toutes les régions géographiques ; favoriser le partage de données et de connaissances pour éclairer les décisions de santé publique.
2. Renforcer la gestion responsable et l’utilisation appropriée des diagnostics et des antibiotiques. Lier l’accès aux antibiotiques de dernière ligne à une utilisation accrue des outils diagnostiques ; intégrer des algorithmes de diagnostic et une formation en bonne gestion des antibiotiques adaptée au contexte.
3. Investir en R&D pour répondre aux besoins de santé publique. Faire progresser l’innovation en matière de diagnostics humains, vétérinaires et environnementaux, en incluant des solutions adaptées aux contextes des pays à ressources limitées, grâce à des partenariats public-privé et des collaborations ouvertes à l’échelle de l’industrie, du milieu universitaire, des ONG et des partenaires publics.
4. Améliorer la valorisation et l’intégration des diagnostics. Travailler avec les gouvernements, les payeurs et les partenaires mondiaux pour garantir que les diagnostics soient correctement valorisés, remboursés et intégrés dans les parcours cliniques et de santé publique, ainsi que dans les milieux de santé animale, reflétant ainsi des bénéfices en aval tels que la réduction de la consommation d’antimicrobiens et des réductions de coûts.

Prochaines étapes du Pacte
Les signataires du Pacte mondial pour l’accès au diagnostic s’engagent à faire progresser cette initiative commune, tout en reconnaissant que les contributions spécifiques varieront selon les missions individuelles, les modèles économiques et les domaines d’activité. Lorsque cela est approprié, les organisations collaboreront avec les gouvernements nationaux et les organisations multilatérales, y compris le G7, pour soutenir les progrès et contribuer à garantir que les diagnostics et la surveillance soient plus systématiquement pris en compte dans les engagements politiques, les mécanismes de financement et les stratégies de santé mondiale.

Liste complète des partenaires : African Society for Laboratory Medicine, American Society for Microbiology, AMR Action Fund, Bavarian Nordic, bioMérieux, British Society for Antimicrobial Chemotherapy, CARB-X, Ceva Animal Health, Copan Group , Danaher Corporation, DxAMR Collaborative, European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases, Infectious Diseases Society of America, InnotiveDx, International Society of Antimicrobial Chemotherapy, LifeArc, Liofilchem, Nostics, Novo Nordisk Foundation, Roche Diagnostics, Sysmex, Waters Corporation

LyonBiopôle


 

PROFESSION

France 2030 : Montpellier va expérimenter l’hôpital augmenté

Le 9 avril, à l’occasion du Tour de France de l’innovation en santé à Nantes, consacrée aux données de santé, biobanques et cohortes comme leviers d’innovation, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, aux côtés du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), en charge de France 2030, et de l’Agence de l’innovation en santé (AIS), ont annoncé le financement du premier projet d’envergure d’hôpital augmenté par l’IA, souverain et réplicable : Alliance Santé IA.
Un événement de lancement officiel est prévu le 16 juin prochain à Montpellier afin de présenter en détail ce projet et le rôle de chacun des membres du consortium mené par le CHU de Montpellier et ADLIN Science.
Depuis plusieurs années, l’État a fait de l’IA une priorité stratégique, avec l’ambition de disposer d’une offre d’IA souveraine, notamment au travers des investissements conséquents du plan France 2030 et d’une stratégie IA pilotée en interministériel. Décliné dans le domaine de la santé, cet engagement vise à améliorer les diagnostics et les parcours de soins, soutenir l’innovation en recherche médicale, encourager l’appropriation des outils d’IA par les professionnels et garantir un cadre éthique, sécurisé et responsable autour de l’utilisation des données de santé.
Au total, tous programmes confondus (recherche ou soutien aux entreprises), le montant d’investissements dans des projets centrés sur l’IA en santé s’élève à environ 400 M€ depuis le lancement des programmes d’investissements d’avenir et désormais du plan Innovation santé France 2030, volet santé de France 2030.

Une expérimentation d’ampleur
Dans ce cadre, la ministre annonce un financement de 14,9 millions d’euros de France 2030 pour le projet Alliance Santé IA.
Co-construit par le CHU de Montpellier et ADLIN Science, le projet est porté par un consortium d’acteurs de référence réunissant le CINES, l’Inria, ANA Healthcare et Numalis, avec un partenariat structurant avec l’hébergeur français Scaleway.
Ce projet a pour ambition de créer le premier hôpital pilote augmenté par l’IA, basé sur une infrastructure souveraine, évolutive et réplicable. Cette initiative constitue un démonstrateur permettant de lever des verrous structurels majeurs dans le domaine de la santé, grâce à l’évaluation des impacts en conditions réelles, en vue d’une généralisation à d’autres établissements de santé.

Programmes d’investissements d’avenir France 2030


 

PROFESSION

RICAI : 3 Bourses de Microbiologie et/ou de Maladies Infectieuses

En 2026, l’Association de Chimiothérapie Anti-Infectieuse (ACAI) propose un total de 3 bourses (Microbiologie, Maladies Infectieuses, Soutien au développement) adressées respectivement à la SFM et la SPILF pour favoriser la mobilité de jeunes praticiens ou chercheurs. Les demandes seront évaluées par au moins 3 relecteurs du Comité Scientifique de la RICAI.
Il s’agit de 3 bourses dédiées à une activité de recherche clinique ou fondamentale dans tous les domaines de la Microbiologie (bactériologie, virologie, parasitologie, mycologie, hygiène hospitalière) et/ou des Maladies infectieuses (chimiothérapie anti-infectieuse, pathogénie, épidémiologie…).
Les candidats, âgés de moins de 40 ans, devront être titulaires d’un Master 2 validé, réaliser une mobilité de 12 à 24 mois, et disposer d’un co-financement pour la réalisation de la mobilité.
La date limite de candidature est fixée au 15 septembre 2026 à minuit. La publication et l’annonce des résultats sera réalisée lors de la RICAI 2026.

RICAI


 

SCIENCES

Alzheimer : de nouvelles cellules impliquées

Les tanycytes (en blanc) capturent la protéine Tau (rouge) circulant dans le LCS pour la transporter le long de leurs prolongements/bras qui traversent le tissu cérébral et entrent en contact avec les vaisseaux sanguins (en vert) dans lesquels ils déversent cette protéine impliquée dans la pathologie d’Alzheimer lorsqu’elle s’accumule dans le cerveau. © Vincent Prévot/Inserm

Une étude menée par une équipe Inserm, Université de Lille et CHU de Lille met en lumière un mécanisme jusqu’ici peu exploré dans la maladie d’Alzheimer : le rôle des tanycytes, des cellules situées à l’interface entre le liquide cérébrospinal (LCS) et la circulation sanguine. La maladie se caractérise notamment par l’accumulation anormale de la protéine Tau sous une forme pathologique dans le cerveau. Normalement, Tau, libérée dans le LCR, est ensuite éliminée vers le sang ; lorsque Tau s’agrège dans les neurones, elle perturbe leur fonctionnement, favorise leur dégénérescence et conduit au déclin cognitif. Les mécanismes responsables de cette accumulation restant incomplets, les chercheurs ont cherché à déterminer si les tanycytes, connus pour assurer des échanges essentiels (par exemple le transport de la leptine impliquée dans la satiété), pouvaient participer à l’évacuation de Tau et, en cas de dysfonctionnement, contribuer à la pathologie.
Grâce à des expériences de traçage fluorescent chez l’animal, l’équipe a d’abord montré que Tau injectée dans le LCS est captée par les tanycytes puis acheminée le long de leurs prolongements jusqu’aux capillaires, suggérant une voie de transfert vers le sang. Cette hypothèse est confirmée en bloquant leur fonctionnement par expression ciblée de toxine botulique : l’évacuation de Tau du LCS vers la circulation est alors fortement réduite, indiquant que les tanycytes constituent une voie majeure d’élimination de Tau hors du cerveau. Chez des souris présentant des niveaux élevés de Tau, l’inhibition des tanycytes accélère l’apparition de symptômes de démence, compatible avec un rôle protecteur de ces cellules dans les tauopathies. Enfin, l’analyse post-mortem de cerveaux de patients atteints d’Alzheimer confirme la présence de Tau dans les tanycytes et révèle une altération marquée de leur structure : prolongements fragmentés et rupture de la communication LCS–sang. Cette dégradation semble spécifique à la maladie d’Alzheimer et n’est pas observée dans d’autres démences. Les auteurs en concluent que le dysfonctionnement des tanycytes pourrait favoriser l’accumulation de Tau et contribuer à la progression de la maladie, ouvrant la voie à de nouvelles pistes : préserver ou restaurer l’intégrité de ces cellules pourrait devenir une cible thérapeutique et, à terme, une stratégie de prévention.

SAUVE F et al., Tanycytic degeneration impairs tau clearance and contributes to Alzheimer’s disease pathology, Cell Press Blue, 2026; 1(1):100003


 

SCIENCES

Vers un test du cancer du sein à domicile ?

Le cancer du sein, cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes à l’échelle mondiale, reste une cause majeure de mortalité dans plus de 100 pays. Or, le diagnostic repose encore largement sur la mammographie, l’IRM et la biopsie, des examens qui peuvent être invasifs, coûteux ou difficiles d’accès selon les contextes, ce qui alimente l’intérêt pour des solutions de dépistage plus simples et non invasives.
Dans ce cadre, une équipe de l’université d’Aberystwyth (Pays de Galles, Royaume-Uni) développe un prototype de test urinaire à flux latéral, au format proche des tests de grossesse ou de dépistage de la Covid-19, destiné à être utilisé à domicile. Le dispositif vise à repérer dans l’urine des signatures biochimiques précoces liées au cancer du sein : l’approche s’appuie sur l’idée que certaines modifications métaboliques associées à la maladie produisent des composés excrétés et donc mesurables dans un échantillon facile à prélever.
Les chercheurs cherchent ainsi à transposer des résultats obtenus en laboratoire vers un outil « au chevet du patient » offrant une lecture simple, rapide et potentiellement abordable, avec l’objectif d’accélérer l’orientation diagnostique, de réduire le recours à des procédures invasives et, in fine, d’améliorer le pronostic grâce à une détection plus précoce.
Les travaux s’inscrivent dans un nouveau programme de recherche clinique de l’université combinant découverte de biomarqueurs et développement de prototypes, en collaboration avec des partenaires du NHS afin de passer plus vite de la preuve de concept à des usages pratiques. Le projet est soutenu par le programme SMART Award du gouvernement gallois et cofinancé par Dynamic Extractions Ltd, dont l’expertise en technologies de séparation complète les capacités analytiques et cliniques de l’équipe. Au-delà du cancer du sein, le même cadre de recherche translationnelle explore aussi des tests urinaires pour l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), dans le but de réduire les retards de diagnostic en santé féminine.
Selon le professeur Luis Mur, les résultats mettent en évidence une signature biochimique détectable dès les stades très précoces, et la conversion en test à flux latéral pourrait aboutir à un outil accessible au plus grand nombre de femmes, tout en nécessitant les étapes habituelles de validation avant un déploiement en situation réelle.

AIMI-ZAINURIN NA et al., The Urinary Proteome Differs with the Presence and Type of Breast Cancer, Journal of Proteome Research, 2025; 24(12A):5932–5947, doi:10.1021/acs.jproteome.5c00229

 


 

MANIFESTATIONS

2026


– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 12 juin – XXIXe Journée de microbiologie clinique du Col. BVH – PARIS – https://collegebvh.org
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026


2027

– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°44 :

BOURSE & BIOTECHS
XENON Pharmaceuticals, une valeur vivement recommandée par les analystes financiers
Erwan DURROUX, Yann DICKERSHEIT, Zoé REVERAND, Victor RAMARE, Arsia AMIR-ASLANI

BIOTECHNOLOGIES
Le Japon cherche à rattraper son retard dans le secteur des biotechnologies
Aurore WAFO, Andréa METRAUX, Ambre-Pacôme GAUTIER-AUDIGOU, Théo MAURIN, Arsia AMIR-ASLANI

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Actualités sur les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : vers une révolution diagnostique
Constance DELABY, Sylvain LEHMANN

CAS BIOCLINIQUES
Quiz 
Benoit NESPOLA, Emeline VINATIER, Sophie DESPLAT-JEGO

CAS BIOCLINIQUES
Au-delà d’un résultat de laboratoire, une prestation de conseil biologique
Daniela LAKOMY

2403, 2026

Newsletter Spectra Diagnostic N°43

 

 

 


 

IMMUNO-ANALYSE

Analyseur de chimiluminescence en auto-immunité et en allergie

Launch Diagnostics France SAS, distributeur indépendant de solutions de diagnostic médical, élargit son offre en annonçant la distribution en France de la gamme HOB BIOCLIA.
Développée par HOB Biotech, acteur reconnu en allergologie et en auto-immunité, la gamme Bioclia s’appuie sur une solide expertise industrielle et scientifique.
Au cœur de cette offre, le Bioclia 1900 est un analyseur de chimiluminescence entièrement automatisé, pensé pour répondre aux exigences actuelles des laboratoires en matière de rapidité, de performance et de gestion des flux.
Parmi ses caractéristiques clés, il délivre un premier résultat en 48 minutes, permettant une prise de décision rapide. Il repose sur une automatisation complète du processus analytique, associée à un chargement en continu des échantillons sans interruption des séries. Le système intègre également une gestion des échantillons STAT pour le traitement prioritaire des urgences, ainsi que des réactifs réfrigérés à bord, garantissant stabilité et continuité opérationnelle. Sa technologie de détection par chimiluminescence assure par ailleurs une haute sensibilité et une excellente spécificité analytique.
Le Bioclia 1900 propose un panel étendu de marqueurs couvrant notamment :
• Connectivites
• Vascularites
• Hépatite auto-immune
• Maladie cœliaque
• Diabète de type 1
• Dermatomyosite
• Syndrome des antiphospholipides
• Polyarthrite rhumatoïde
• Anémie pernicieuse
Cette large couverture pathologique permet d’accompagner les biologistes médicaux dans le diagnostic et le suivi des principales maladies auto-immunes, tout en optimisant les flux analytiques au sein du laboratoire. Elle offre également l’opportunité de consolider l’activité d’auto-immunité sur un système unique, avec un impact positif sur l’organisation et la
rationalisation des équipements.
Grâce à cette nouvelle distribution, Launch Diagnostics France SAS renforce son engagement à fournir des solutions technologiques innovantes, robustes et adaptées aux besoins du marché français. L’intégration de cet automate à son portefeuille s’inscrit dans une volonté d’accompagner les laboratoires dans l’optimisation de leurs performances analytiques et organisationnelles, au service d’une meilleure prise en charge des patients.
Launch Diagnostics France SAS présentera le Bioclia 1900 lors du prochain congrès du GEAI, les 4 et 5 juin 2026, et sera présent avec HOB au 15e Congrès international d’auto-immunité, qui se tiendra à Prague en mai prochain. Ces rendez-vous seront l’occasion d’échanger avec les professionnels du secteur et de présenter les performances du système.

Launch Diagnostics France SAS


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Génération automatique de comptes-rendus vulgarisés

Dedalus, acteur européen majeur des logiciels pour les établissements de santé et les laboratoires de biologie médicale et d’anatomopathologie, annonce un partenariat stratégique avec Vulgaroo, startup française spécialisée dans la vulgarisation des documents médicaux pour les patients.
Dedalus a présenté la version 5.5 de son InVitro Patient Portal, dans laquelle la solution « Vulgaroo by Dedalus » est désormais intégrée et proposée comme fonctionnalité innovante activable sur demande des laboratoires.
La société Vulgaroo s’est donné comme mission de rendre les données de santé, par nature complexes, compréhensibles pour les patients. Pour accomplir cette mission, elle croise IA génératives, données de santé labellisées, expertise médicale et voix des patients.
Concrètement, elle a développé une plateforme web et des APIs capables de générer automatiquement des “Mémos Patients” à partir de comptes-rendus médicaux. Les mémos doivent fournir des informations claires, pédagogiques et compréhensibles, et sont accessibles directement sur le portail patient Dedalus.
En intégrant cette solution à son InVitro Patient Portal, l’éditeur poursuit son ambition de couvrir l’ensemble de la chaîne de la biologie, du préanalytique au postanalytique, tout en renforçant la dimension servicielle de son offre digitale. Ces mémos constituent également un levier d’adoption des outils numériques déjà proposés via le portail (prise de rendez-vous en ligne, paiement du reste à charge, consultation sécurisée des résultats, etc.).
Frédéric Poirier, Directeur de la Business Unit Diagnostic In Vitro chez Dedalus France : « En l’intégrant à notre InVitro Patient Portal, nous permettons à nos clients de déployer facilement ce Mémo Patient auprès de leur patientèle. Généré automatiquement dans la continuité du compte rendu médical et accessible directement dans l’espace résultats, il crée de la valeur pour le patient tout en renforçant l’adoption des outils numériques du laboratoire. »
L’accord permet à Vulgaroo de proposer sa solution auprès de plus de 4 000 laboratoires en France.
Le recours massif des patients aux sources d’information numériques (ChatGPT et autres LLM, réseaux sociaux, forums santé etc.) présente un risque en termes de fuite des données et de désinformation médicale – l’information restant souvent trop complexe et non vérifiée. Dans ce contexte, Vulgaroo veut se différencier avec une solution française souveraine, validée par des professionnels de santé et des patients, et conforme aux réglementations en matière de santé et de cybersécurité (RGPD, IA Act, HDS).

Dedalus


 

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

16 nouvelles analyses pour le système expert d’aide à la validation biologique

Le pôle biologique de la société Valab, en collaboration avec des laboratoires de biologie médicale français et suisses, ont modélisé 16 nouvelles analyses réparties en cinq spécialités (oligo-éléments, biochimie, gaz du sang, biologie moléculaire et biomarqueurs). Une évolution qui reflète l’engagement de la société à proposer de nouvelles analyses pour augmenter les performances et l’expertise de leur logiciel Valab®. Les nouvelles analyses modélisées, ajoutées au catalogue, sont les suivantes :

– Oligo-éléments (nouvelle spécialité)
• Le cuivre sanguin et urinaire, le zinc, le sélénium et le manganèse : Oligo-éléments essentiels pour le bon fonctionnement du métabolisme.
• Céruléoplasmine : protéine plasmatique assurant le transport du cuivre dans le sang.

– Biomarqueurs (spécialité Biochimie)
• CTX et Ostéocalcine : marqueurs osseux utilisés notamment dans le cadre de l’ostéoporose.
• Protéine S100B : biomarqueur de lésion cérébrale utilisé dans les laboratoires hospitaliers afin d’éviter des scanners cérébraux non nécessaires lors de traumatismes crâniens.
• Calprotectine : biomarqueur pour détecter et suivre l’inflammation intestinale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et éviter dans certains cas des coloscopies. Cette analyse est désormais remboursée par la sécurité sociale sur prescription médicale.
• Cystatine C : biomarqueur de la fonction rénale indépendant de la masse musculaire du patient.

– Bactériologie
• PCR de Chlamydia et Gonorrhée : analyses utilisées dans le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), remboursées sur prescription médicale.

– Gaz du sang
• FiO₂, ratio PO₂/FiO₂ et température corporelle : analyses utilisées lors de l’exploration de l’insuffisance respiratoire.

Par ces enrichissements, la société souhaite permettre aux utilisateurs de suivre les tendances de la biologie médicale. Le catalogue comprend aujourd’hui plus de 350 analyses clé en main, il est consultable et téléchargeable directement sur le site web, ou disponible sur simple demande auprès de la société. De nouvelles analyses sont déjà en cours de préparation et viendront compléter prochainement le panel.

Valab


 

MATERIEL DE LABORATOIRE

Connectivité Wi-Fi sécurisée conçue pour la surveillance

Dickson a conçu le nouveau Cobalt XS Wi-Fi pour simplifier la surveillance environnementale dans les environnements critiques. Compact et intuitif, ce nouveau produit vient compléter la gamme Cobalt X/XS, leader sur le marché, et offre la puissance du Wi-Fi dans un format facile à utiliser avec une connectivité universelle.
Avec ce nouveau dispositif, la surveillance avancée de la température, de l’humidité et d’autres paramètres physiques est facile à déployer dans toutes les installations : il suffit d’une connexion Wi-Fi. L’appareil est entièrement conforme aux normes GxP et offre un accès complet à tous les avantages de la plateforme logicielle OCEAView.
Il prend en charge la technologie Smart Sensor de Dickson, qui facilite les opérations d’étalonnage en stockant toutes les informations directement dans le capteur. Cela permet à la fois une précision constante et un remplacement rapide des capteurs sans interruption de la surveillance. Grâce à cette nouvelle architecture, il garantit la précision, la traçabilité et la sécurité des données.
Rick Weiler, PDG de Dickson : « Les clients peuvent désormais ajouter des enregistreurs de données là où le Wi-Fi est déjà disponible afin de compléter nos applications d’enregistreurs de données LoRa. »

Connectivité Wi-Fi sans effort
• Taille compacte : 69 x 107 x 31 mm, pour un poids de 130 g
• Jusqu’à 32 000 mesures par capteur stockées localement
• Alertes instantanées et visualisation en temps réel via les plateformes Dickson Cloud
• Alimentation par batterie, éliminant le besoin d’une passerelle ou d’une configuration réseau
• Écran LCD haute visibilité pour une lecture immédiate des données
• Connexion Wi-Fi 2,4 GHz compatible avec les dernières normes (Wi-Fi 5 et Wi-Fi 6).

Conçu pour les applications critiques
Que ce soit pour les réfrigérateurs, les congélateurs, les salles blanches, les laboratoires, les entrepôts ou les équipements industriels, Cobalt XS Wi-Fi offre une grande flexibilité dans le déploiement et la mise à l’échelle de la surveillance de la température.
• Polyvalence et adaptabilité : convient à de multiples environnements, installations et capteurs, avec des rapports fiables et précis
• Facilité d’installation : mise en service immédiate grâce à une connexion Wi-Fi standard
• Interface intuitive : assure une surveillance continue et ininterrompue des produits critiques sensibles à la température.

Dickson


 

VIE DES SOCIÉTÉS

25 acteurs d’excellence unissent leurs forces dans l’Appel de Paris Saclay pour une Europe souveraine par la science

Lancé le jeudi 19 février 2026, en clôture du 3e Paris-Saclay Summit, l’Appel de Paris-Saclay rassemble un consortium inédit d’universités et alliances – France Universités, Institut Polytechnique de Paris, Université Paris-Saclay – d’instituts de recherche – CEA, CNRS, INRAE, INRIA, INSERM, Institut Curie, Institut Imagine, Institut Pasteur – et d’entreprises telles que Danone, EDF, Equans, Sanofi.
Depuis, en une semaine, les soutiens se sont multipliés de manière spectaculaire : l’Onera, les entreprises Exotrail, Kimialys, Quandela, STMicroelectronics ; à l’international, Aarhus University (Danemark), EIFER – European Institute for Energy Research (Allemagne), Wageningen University & Research (Pays-Bas), les élus de premier plan de l’Île-de-France, Valérie Pécresse, Présidente de la Région, François Durovray, Président du Département de l’Essonne et Grégoire de Lasteyrie, Président de l’agglomération Paris-Saclay.
L’Appel de Paris-Saclay constitue un signal stratégique à la veille des négociations décisives sur FP10, le futur programme-cadre européen doté de 175 milliards d’euros (2028-2034).
Le consortium influencera les négociations FP10 (mars-mai 2026), l’évaluation Horizon Europe (septembre 2026) et le budget UE 2028-2034, avec un premier bilan lors de la prochaine édition du Paris-Saclay Summit, début 2027.
L’Appel de Paris-Saclay commence ainsi :
« Nous, acteurs académiques, organismes de recherche, universités, centres technologiques et entreprises privées engagées en R&D, souhaitons adresser un appel solennel aux décideurs des États membres et aux institutions de l’Union européenne. Les décisions qui seront prises dans les prochains mois concernant le financement, l’architecture et la mise en œuvre du futur programme-cadre européen FP10 structureront durablement la capacité de l’Europe à produire des connaissances, transformer l’excellence scientifique en innovations, et affirmer sa souveraineté stratégique. »
Pour Grégoire de Lasteyrie, Président de l’agglomération Paris-Saclay, « L’Appel de Paris-Saclay est un acte fort et collectif ! Un engagement total pour la science et pour une Europe plus forte. Nous devons enrayer le décrochage technologique qui menace notre continent mais aussi faire face aux dynamiques impérialistes qui déstabilisent l’ordre mondial.
À Paris-Saclay, nous faisons un choix clair, celui de transformer ces crises en opportunités historiques. La science doit être le moteur de la stratégie de renforcement de la souveraineté européenne, pour les prochaines décennies. »

Un agenda en cinq priorités stratégiques
Cet appel solennel cible les faiblesses d’Horizon Europe (valorisation timide, déséquilibres nationaux) et prolonge les rapports Draghi (R&D-industrie), Letta (cinquième liberté des savoirs) et Heitor (Choose Europe). Ses axes :
1. Atteindre l’échelle européenne pour des projets massifs (ex. : réseaux d’essais cliniques).
2. Préserver la liberté académique, identité attractive de l’Europe.
3. Renforcer le continuum recherche-industrie (24 des 28 médicaments majeurs issus de fonds publics).
4. Maîtriser les technologies critiques : IA, quantique, santé, énergie, spatial, défense.
5. Coordonner les stratégies nationales et européennes (90 % des fonds publics décidés localement).
« La science abolit les frontières par essence. L’Europe est l’arène impérative pour partager risques, expertises et outils, érigeant une Union techniquement indépendante », renchérit Sylvie Retailleau, Présidente d’Universcience et ancienne ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Paris-Saclay, berceau naturel de l’Appel
Paris-Saclay, territoire unique, concentre 20 % de la recherche publique et privée française et conjugue excellence académique, puissance industrielle et infrastructures d’avant-garde.
L’Université Paris-Saclay et l’Institut Polytechnique de Paris, deux pôles de rang mondial, animent son cœur scientifique.
Plus de 300 laboratoires d’envergure internationale y produisent des savoirs critiques.
Parmi ses atouts majeurs : l’IRM 11,7 Tesla de NeuroSpin (n°1 mondial en neurosciences), le synchrotron SOLEIL (analyse de matériaux, unique en Europe), le supercalculateur Jean-Zay (n°1 continental), les calculateurs quantiques de Quandela (pionniers européens).
Avec plus de 600 startups deeptech, Paris-Saclay transforme la science en succès économiques et industriels au service de la souveraineté européenne.

Paris-Saclay Summit : un succès sans précédent
À l’initiative de l’agglomération Paris-Saclay, co-organisé avec Le Point, la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne, le Paris-Saclay Summit fait depuis trois ans de Paris-Saclay la capitale européenne de la science pendant deux jours intenses.
Les 18 et 19 février 2026 ont marqué une édition record : 5 000 participants, 25 000 réservations de conférences (moyenne de 5 par personne), en hausse de 45 % versus 2025.
130 scientifiques de 20 nationalités ont animé 80 sessions, avec des intervenants d’exception : le Prix Nobel Didier Queloz (exoplanètes), Valérie Masson-Delmotte et Jean Jouzel (climat), Eugenia Cheng et Stéphane Mallat (mathématiques), Michael E. Mann (paléoclimat), sans oublier le Palmarès des 100 Inventeurs du Point.
Ce furent également des engagements emblématiques : auprès des jeunes avec « La Recherche en Baskets » et les nombreux échanges entre intervenants et étudiants ; auprès des femmes avec une parité absolue dans les prises de parole et l’inauguration de l’observatoire territorial des inégalités liées au genre dans l’orientation des lycéens et lycéennes (Fondation Université Paris-Saclay) ; auprès de la recherche et de l’Europe avec l’Appel de Paris-Saclay.

Université Paris-Saclay



 

VIE DES SOCIÉTÉS

La division Biosciences et Diagnostic de BD passe chez Waters

Waters Corporation a finalisé la fusion avec les activités Biosciences et Solutions de diagnostic de Becton, Dickinson and Company (BD), créant ainsi un leader mondial dans les sciences de la vie et le diagnostic. Ce rapprochement stratégique vise à renforcer la position de Waters sur le marché en réunissant des technologies de pointe et une expertise scientifique reconnue dans les domaines de la chimie, de la biologie et de la physique. La transaction s’accompagne également de la nomination du Dr Claire M. Fraser, Ph.D., scientifique éminente spécialisée dans le génome, au conseil d’administration, qui compte désormais 11 membres.
Claire M. Fraser apporte trois décennies d’expérience dans la gestion d’instituts de recherche, notamment en tant que fondatrice et directrice de l’Institut des sciences du génome à l’Université du Maryland, où elle a également été professeure de médecine, de microbiologie et d’immunologie. Son expertise en génomique, maladies infectieuses et diagnostic moléculaire est saluée comme un atout majeur pour l’orientation stratégique de Waters.
Le président-directeur général, Udit Batra, souligne que l’association avec BD marque un tournant pour répondre aux besoins non satisfaits des clients, créer de la valeur à long terme pour les actionnaires et apporter des solutions innovantes pour la santé mondiale.

Suite à la clôture de la transaction, Waters a réorganisé ses activités en quatre divisions distinctes :
• Waters Analytical Sciences : spécialisée dans la science de la séparation et la caractérisation moléculaire, incluant chromatographie liquide, spectrométrie de masse, analyse des particules et technologies associées.
• Waters Biosciences : centrée sur la biologie, le tri et l’analyse cellulaires, notamment la cytométrie de flux et les solutions multiomiques à cellule unique.
• Waters Advanced Diagnostics : dédiée aux diagnostics à haute valeur ajoutée dans les environnements cliniques, couvrant microbiologie, tests moléculaires, multiplex LC-MS, automatisation et tests sur le lieu de soins.
• Waters Materials Sciences : couvrant l’analyse thermique, la rhéologie et la microcalorimétrie pour des secteurs comme les batteries, l’électronique et la pharmacie.

Cette nouvelle organisation vise à favoriser l’innovation, soutenir le développement de produits thérapeutiques, et accélérer la croissance sur des marchés adjacents à forte expansion. Waters s’appuie sur des équipes scientifiques de haut niveau pour répondre à des besoins variés, des tests alimentaires et environnementaux aux diagnostics spécialisés.
En résumé, la fusion entre Waters et BD marque une étape majeure pour l’entreprise, qui mise sur l’excellence scientifique, la diversité de ses divisions et l’innovation pour renforcer sa position internationale.

Becton Dickinson
Waters


 

PROFESSION

Maladies cardiométaboliques : 3e campagne de sensibilisation de l’IHU ICAN

Le concept de maladies cardiométaboliques met en lumière une réalité encore trop peu connue dans la population : la majorité des maladies cardiovasculaires trouvent leur origine dans des troubles métaboliques. Diabète, obésité, stéatose hépatique métabolique (MASH), dyslipidémies ou hypertension constituent un ensemble de pathologies étroitement liées qui favorisent la survenue d’événements cardiovasculaires. En France, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité, avec près de 140 000 décès chaque année. Plus de 73 % de cette mortalité est associée à une cause métabolique.
« Nous ne pouvons plus accepter que le lien entre ces maladies reste sous les radars. Les maladies cardiométaboliques sont une cause majeure de mortalité alors qu’elles sont en grande partie évitables. Pourtant, elles ne bénéficient pas d’autant de visibilité que d’autres maladies comme les cancers par exemple. 70 % des Français n’ont jamais entendu parler des maladies cardiométaboliques selon le baromètre 2025 IFOP/IHU ICAN. Il est urgent de changer d’échelle dans la prévention. Les maladies cardiométaboliques ne sont pas une fatalité biologique. Elles sont le reflet de nos modes de vie, de nos environnements et de nos choix collectifs » explique le Pr Stéphane Hatem, Directeur général de l’IHU ICAN.
C’est pourquoi l’IHU ICAN se mobilise, du 30 mars au 19 avril 2026, en déployant la 3e édition de sa campagne de sensibilisation qui a pour objectif principal d’apporter une information claire sur les maladies cardiométaboliques au grand public grâce à des actions concrètes et accessibles comme des webinaires, une journée de prévention cardiométabolique ouverte à tous à la Pitié-Salpêtrière le 13/04 de 10h à 16h, un challenge connecté ICAN GO pour promouvoir l’activité physique du 30/03 au 19/04 et des «Fresques de l’obésité» pour mieux connaitre cette maladie, les 7/04, 16/04 et 17/04.
De nombreuses associations de patients et partenaires institutionnels se sont engagés pour relayer cette campagne : l’AP-HP, la CNAM, Santé publique France, Sorbonne Université, l’Inserm, l’association Poids Plumes France, SOS hépatites et Maladies du foie, l’Amicale des transplantés de la Pitié-Salpêtrière, Anhet, la Fédération Française des Diabétiques.
Situé au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, l’IHU ICAN est un pôle d’excellence dans le domaine des maladies cardiométaboliques (diabète, obésité, dyslipidémies, MASH, maladies cardiovasculaires). Porté par l’AP-HP, l’Inserm et Sorbonne Université, il rassemble des experts de renommée internationale et des technologies de pointe : 168 médecins, 221 chercheurs, 75 études cliniques en cours, 6 centres de
référence maladies rares, 4 parcours de soin innovants, plus de 7000 publications scientifiques et plus de 42 000 patients inclus dans des cohortes, registres et essais cliniques.

Programme et modalités
Institut de Cardiométabolisme et Nutrition, IHU ICAN


 

PROFESSION

Expérimentation du remboursement des analyses de soumission chimique

Depuis le 1er janvier 2026, une expérimentation majeure est lancée dans trois régions françaises (Hauts-de-France, Île-de-France, Pays de la Loire), visant le remboursement des examens de biologie médicale pour détecter une soumission chimique, même sans dépôt de plainte préalable. Cette initiative, revendiquée par la députée Sandrine Josso et la sénatrice Véronique Guillotin dans leur rapport de mai 2025, répond à un besoin crucial d’améliorer l’accès aux analyses et de lutter contre l’errance diagnostique pour les victimes potentielles.
Suite à l’amendement déposé dans le PLFSS 2024, la mesure est adoptée via l’article 68 de la LFSS 2025 pour une durée de trois ans, avec une extension prévue en Guadeloupe. Dans chaque région concernée, un laboratoire spécialisé (CHI de Lille, hôpital Raymond-Poincaré de l’AP-HP, CHU de Nantes) est chargé d’analyser les échantillons prélevés et de conserver les échantillons non utilisés pendant trois ans, permettant ainsi d’éventuelles contre-expertises judiciaires.
Hors expérimentation, les examens ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie, sauf dans le cadre d’une plainte où ils sont pris en charge au titre des frais de justice. Le coût élevé de ces analyses (jusqu’à 1 200 euros) constituait jusqu’ici un obstacle majeur à la prise en charge des victimes.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a salué ce dispositif qui, selon elle, marque « une nouvelle étape déterminante de la politique gouvernementale de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes » et garantit un accès simplifié et inconditionnel aux analyses médicales pour les victimes potentielles.
Pour bénéficier de l’expérimentation, il suffit de présenter une ordonnance d’un médecin de l’une des trois régions pilotes, précisant l’expérimentation. Après entretien clinique, le médecin prescrit les examens (sang, urines, cheveux) s’il les juge justifiés. Le patient reçoit alors une note d’information, une fiche de liaison, un formulaire de consentement à la transmission des résultats et à la conservation des échantillons. Les résultats sont adressés au médecin prescripteur, qui les explique au patient lors d’une consultation dédiée.
Le décret prévoit également la possibilité de protocoles locaux permettant aux infirmiers de prescrire et réaliser les prélèvements. Enfin, un rapport d’évaluation sera transmis au Parlement six mois avant la fin de l’expérimentation, afin de décider d’une éventuelle généralisation du dispositif à toute la France.


 

SCIENCES

Alzheimer : l’implication majeure des tanycytes révélée

Les tanycytes (en blanc) capturent la protéine Tau (rouge) circulant dans le LCS pour la transporter le long de leurs prolongements/bras qui traversent le tissu cérébral et entrent en contact avec les vaisseaux sanguins (en vert) dans lesquels ils déversent cette protéine impliquée dans la pathologie d’Alzheimer lorsqu’elle s’accumule dans le cerveau. © Vincent Prévot/Inserm

Des chercheurs de l’Inserm, de l’Université de Lille et du CHU de Lille ont mis en lumière le rôle des tanycytes dans la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie s’accompagne d’une accumulation anormale de la protéine Tau dans le cerveau. Normalement, Tau est sécrétée par les neurones et éliminée dans le sang via le liquide cérébrospinal (LCS). Mais chez les patients malades, Tau s’accumule sous une forme pathologique, entraînant la dégénérescence neuronale et le déclin cognitif.
Les mécanismes expliquant cette accumulation restaient obscurs. Les tanycytes, cellules facilitant les échanges entre le sang et le LCS, étaient jusqu’ici surtout connues pour leur rôle dans le transport d’hormones comme la leptine. Grâce à une approche expérimentale innovante, les chercheurs ont démontré que les tanycytes capturent la protéine Tau dans le LCS et l’acheminent vers les capillaires sanguins. En bloquant le fonctionnement des tanycytes chez l’animal, ils ont observé une forte diminution de l’évacuation de Tau vers le sang, confirmant leur rôle central dans ce processus.
De plus, chez des souris présentant une accumulation de Tau, l’inhibition des tanycytes a accéléré l’apparition de symptômes de démence. L’étude de cerveaux humains post-mortem a révélé que les tanycytes étaient altérées chez les patients Alzheimer, avec des prolongements fragmentés. Ce phénomène n’est pas observé dans d’autres types de démence. Ces observations suggèrent que la dégradation des tanycytes contribue à l’accumulation pathologique de Tau et donc à la progression de la maladie.
Pour la première fois, ces résultats pointent les tanycytes comme une cible thérapeutique potentielle. Préserver leur intégrité pourrait, à terme, permettre de freiner ou de prévenir le développement d’Alzheimer, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de recherche et d’intervention contre cette maladie.

SAUVE F et al., Tanycytic degeneration impairs tau clearance and contributes to Alzheimer’s disease pathology, Cell Press Blue, 2026; Online, doi:10.1016/j.cpblue.2026.100003



 

SCIENCES

Maladies cardiovasculaires : deux examens plus précis pour l’athérosclérose

Une étude a démontré que la réalisation de deux examens spécifiques pour dépister l’athérosclérose permet de mieux évaluer le risque de maladies cardiovasculaires, même chez les personnes sans symptômes et considérées à faible ou moyen risque.
Créé en 1995, le Centre de Dépistage et de Prévention de l’Athérosclérose (CDPA) du CHU de Toulouse propose aujourd’hui deux examens pour évaluer la présence de dépôts dans les artères, signes d’athérosclérose et de lésions cardiovasculaires : (i) depuis 1995, une prise de sang pour mesurer la lipoprotéine (a), (ii) et, depuis 2015, le scanner cardiaque sans injection pour mesurer le calcium des artères coronaires (score calcique ou score d’Agatston).
Afin d’accompagner les médecins dans une démarche d’évaluation du risque cardiovasculaire en prévention primaire, des scores de risque cardiovasculaire ont été développés : ces outils combinent plusieurs facteurs de risque reconnus afin d’estimer le risque à 10 ans.
Parmi eux, le Score2, recommandé par la Société Européenne de Cardiologie, prend en compte l’âge, le sexe, le tabagisme, la tension artérielle et le taux de cholestérol. Il permet de classer le risque cardiovasculaire en quatre niveaux — faible, modéré, élevé ou très élevé — et d’orienter ainsi sur les mesures de prévention nécessaires (conseils d’hygiène de vie ou traitement).
L’étude a analysé les données de 3 442 patients suivis au CDPA, à l’aide des deux examens. Les résultats montrent que :
• de nombreux patients présentent déjà des dépôts dans leurs artères, révélés par un score calcique élevé, même parmi ceux initialement classés à faible ou moyen risque.
• un taux élevé de la lipoprotéine (a) est fréquemment observé chez ces patients, ce qui permet de mieux stratifier le risque et d’identifier les patients qui bénéficieront d’un traitement préventif, notamment par statines pour réduire le cholestérol.
Selon les recommandations basées sur le Score2, la prescription de statines est recommandée chez 21,6 % des patients à risque bas ou intermédiaire, 83,5 % des patients à risque élevé, 93,2 % des patients à très haut risque. Grâce à l’analyse de leur score coronaire calcique et de leur taux de lipoprotéine (a), ces pourcentages passent respectivement à 15,5 %, 35,3 %, et 35,8 %.
Selon le Pr Jean Ferrières, cardiologue (CHU de Toulouse) et le Dr Anthony Matta, cardiologue (CH intercommunal des vallées de l’Ariège) le Score2 doit rester le test de premier intention : gratuit et rapide, il favorise une prise en charge spécialisée précoce et adaptée. Néanmoins, en cas de doute sur la nécessité d’un traitement préventif à long terme, le calcul du score coronaire calcique d’Agatston et le dosage de la lipoprotéine (a) apportent une réelle valeur ajoutée.

MATTA A et al., Comparison of primary prevention strategy guided by SCORE2 versus coronary artery calcium scoring in a non-diabetic population, Eur J Intern Med, 2026, Online, doi:10.1016/j.ejim.2026.106700


 

MANIFESTATIONS


2026
– 17 avril – Journée scientifique « Hématologie et Environnement » – PARIS – https://framaforms.org/inscription-a-la-journee-hematologie-et-environnement-1759590457
– 21-24 avril – 21e Congrès Francophone d’Allergologie – PARIS – https://register.congres-allergologie.com/
– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026


2027
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°43 :

BOURSE & BIOTECHS
La performance boursière de Genfit : Against All Odds (Contre Toute Attente)
Helena SWINNEN, Emma MARONGIU, Thirathada CHINCHAPO, Serena ISAAC, Arsia AMIR-ASLANI

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La Chine : l’émergence d’un nouveau géant dans le secteur des biotechnologies
Arthur BASMANDJIAN, Abigail DE MIRAS, Robin FOURMANOIR, Thibault VANOOST, Clémence THOREL, Arsia AMIR-ASLANI

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Abivax, la pépite française suscite beaucoup de convoitise de la part des géants pharmaceutiques
Noah BUI, Gizem YILDIRIM, Arsia AMIR-ASLANI

CAS BIOCLINIQUES
Place des tests dans le dépistage de l’infection au VIH : à propos d’un cas
Ylhame Kahina SOUAMI

CONSEILS

Prenez le contrôle de vos finances et de votre patrimoine avant que les choix ne se fassent sans vous
Bruno SAVIANA

Quizz de biologie