1706, 2021

Newsletter Spectra Diagnostic N°14

 

 


EQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Automatisation des flux des laboratoires de volume moyen

 

Beckman Coulter propose en France le DxA 5000 Fit, une solution d’automatisation du flux de travail conçue pour s’adapter aux laboratoires de taille moyenne effectuant moins de 5 000 tests par jour. Les laboratoires de toutes tailles sont confrontés aux mêmes défis : pénurie de personnel, de techniciens de laboratoire, pressions financières historiques sur les hôpitaux et les systèmes de santé, et professionnels de laboratoire épuisés. Cependant, les solutions TLA destinées aux laboratoires traitant des volumes d’échantillons élevés sont hors de portée des laboratoires de plus petite taille en raison des contraintes d’espace et d’infrastructure. Avec le DxA 5000 Fit, les laboratoires de taille moyenne peuvent bénéficier des mêmes avantages que les laboratoires de plus grand volume : • Automatisation complète du flux de travail pour réduire jusqu’à 80 % des étapes manuelles grâce à l’automatisation pré-analytique, analytique et post-analytique, afin d’orienter des ressources humaines précieuses vers des travaux cliniques de plus grande valeur. • Routage intelligent avec calcul dynamique de l’itinéraire pour un TAT rapide et constant, les Urgences étant toujours prioritaires pour fournir des résultats plus rapidement. • Une conception flexible qui peut être adaptée aux contraintes d’espace et d’infrastructure d’un laboratoire de volume moyen.

Beckman Coulter France


EQUIPEMENT DE LABORATOIRE

 

L’automation à la portée des petits et moyens laboratoires

La flexibilité et l’évolutivité sont des principes fondamentaux d’Atellica® Solution. Avec le lancement de son système intégré de débouchage des tubes, Atellica® Decapper, Siemens Healthineers renouvelle son engagement à continuellement innover et accompagner les professionnels de santé dans l’évolution de leurs activités. Aujourd’hui disponible, Atellica Decapper s’adapte aux exigences de flux de travail et d’espace des laboratoires. Avec une cadence allant jusqu’à 500 tubes par heure, il permet aux petits et moyens laboratoires d’accéder à un premier niveau d’automation sur les configurations autonomes Atellica Solution, grâce à un module moins coûteux et moins encombrant qu’un système d’automation classique (îlot ou convoyeur). Atellica Decapper est le premier élément de la Suite Péri-analytique Intégrée en développement comprenant : le scellage et l’archivage des tubes, les options de tri étendus, ou encore l’évolution du système de vision pour vérifier le statut de centrifugation et la qualité du sérum. Toutes ces innovations sont conçues pour enrichir la solution existante, automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, réduire les risques biologiques et les points de contact avec les tubes et permettre au personnel du laboratoire de se concentrer sur la qualité et le temps de rendu des résultats. Atellica Decapper renforce l’ambition de Siemens Healthineers d’offrir une solution adaptée et dimensionnée aux besoins des laboratoires, quelle que soit leur taille.

Siemens Healthineers


HEMATOLOGIE

Un automate d’hématologie délivrant le GLR

HORIBA Medical a obtenu le marquage CE pour sa nouvelle génération du Microsemi CRP, l’automate d’hématologie Microsemi CRP LC-767G. Très facile d’utilisation, il permet d’obtenir à partir de 18 µL de sang total, une numération, une approche formule et un résultat de CRP (Protéine C-Réactive), en seulement 4 minutes, ainsi qu’un nouveau paramètre : le Rapport Granulocytes-Lymphocytes (GLR). Plus compact et robuste, il propose des fonctions supplémentaires, une connectivité réseau et une mémoire plus importante, avec une ergonomie améliorée. Son analyse rapide et précise de la CRP permet le dépistage d’échantillons de patients pour quantifier la présence d’une inflammation. De plus, l’accès simultané aux paramètres Lymphocytes, GLR et CRP facilite le dépistage, le suivi et le triage des patients Covid-19. Les résultats de ce nouvel automate sont parfaitement corrélés à ceux des analyseurs de laboratoire les plus sophistiqués et la combinaison des paramètres hématologiques avec la CRP réduit l’incertitude dans les diagnostics urgents. Le Microsemi CRP LC-767G peut traiter les échantillons de sang immédiatement après le prélèvement, il est ainsi idéal pour le triage des patients et pour la prise de décision dans le traitement des patients (hospitalisation, infection virale ou bactérienne, prescription ou non d’antibiotiques…). Ne nécessitant pas de personnel spécialisé, il est équipé d’un logiciel embarqué complet et efficace, avec un écran tactile couleur et un accès facile aux résultats. Ses caractéristiques de conception ont permis de créer un modèle respectueux de l’environnement, incroyablement compact, léger et silencieux.

HORIBA Medical


HEMOSTASE

Nouvelle gamme à haute cadence en hémostase

Roche Diagnostics France étend son offre grâce à une nouvelle gamme de cobas® dédiée à l’hémostase. Il devient ainsi un fournisseur global dans cette discipline en proposant des solutions dans tous les domaines où des tests de coagulation ont lieu. Les cobas® t 511 et cobas® t 711 sont des analyseurs de coagulation autonomes, entièrement automatisés, destinés à la détermination qualitative et quantitative in vitro des analyses de coagulation dans le plasma humain citraté. Leurs résultats aident à diagnostiquer les anomalies, à prévenir et rechercher les causes des pathologies type thrombose, infarctus, AVC, occlusion ou embolie pulmonaire, et à suivre les traitements anticoagulants. Le cobas® t 511 a une capacité de 200 tests/heure, et peut inclure jusqu‘à 75 échantillons. Le cobas® t 711 quant à lui peut réaliser jusqu’à 400 tests/heure, et inclure 225 échantillons. Cette haute cadence permet de rendre des résultats aux patients plus rapidement. Ces deux automates permettent également de faciliter le processus pour les laboratoires et de gagner du temps sur les opérations, tout en étant sécurisants.

Ils proposent notamment :

• un stockage réfrigéré pouvant contenir jusqu’à 34 000 tests,

• la vérification automatique de la conformité de l’échantillon,

• la reconstitution automatique et sécurisée des réactifs,

• la planification intelligente de la reconstitution des réactifs, pour mieux anticiper les besoins,

• le téléchargement automatique de toutes les informations (réactifs, calibrants, contrôles) pour éviter les risques d’erreurs de saisie.

Ils présentent ainsi plusieurs avantages :

• la gestion autonome des réactifs pour simplifier l’utilisation des systèmes, éliminer tout risque d’erreur lors de la préparation des réactifs, et optimiser leur consommation,

• la grande autonomie des systèmes (jusqu’à une semaine de tests sans manipulation des réactifs),

• la formation simplifiée des équipes,

• l’harmonisation des pratiques pour ceux qui sont déjà équipés de systèmes Roche Diagnostics grâce à la même philosophie cobas® et des logiciels connectables sur l’ensemble des disciplines.

Roche Diagnostics France


IMMUNO-HEMATOLOGIE

Meilleur contrôle des cellules résiduelles et de la qualité des produits sanguins labiles

XN Blood Bank Mode est un nouveau mode d’analyse spécifique aux analyseurs XN-Series permettant le contrôle des cellules résiduelles au sein de différents produits sanguins destinés à la transfusion sanguine, un élément clé dans la fabrication et le processus qualité des produits. Ainsi, il permet la quantification des globules rouges dans les concentrés érythrocytaires, des plaquettes dans les concentrés plaquettaires mais aussi des cellules résiduelles (rWBC et/ou rRBC) présentes dans ces différentes poches. Jusqu’alors, les analyseurs hématologiques ne pouvaient pas atteindre la limite inférieure de quantification requise : il s’agit donc de la seule technique basée sur la technologie XN à offrir une numération de cellules résiduelles sur des produits leuco-déplétés (LoQ = 2 WBC/µL). Ce mode, implémenté sur un analyseur d’hématologie avec des options de profil spécifiques pour différents produits, garantit une diminution de la charge de travail grâce à l’utilisation d’un seul analyseur pour plusieurs paramètres. L’analyse est, d’autre part, entièrement automatisée et standardisée avec une manipulation réduite au minimum (tous les paramètres analysés à partir d’un tube). Elle est simple et rapide avec des résultats disponibles entre 1 à 3 minutes, et le mode passeur assure une cadence élevée. Blood Bank Mode est une application optionnelle et l’enregistrement de la licence est nécessaire pour son activation sur les configurations applicables (XN-1000 ou XN-2000).

Sysmex


INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Système expert pour la performance de la génétique humaine

GLIMS Genetics, conçue par MIPS, associe la puissance d’un système d’information de laboratoire mature pour les spécialités classiques avec les exigences spécifiques de la génétique, y compris celles liées aux techniques les plus récentes telles que le séquençage de nouvelle génération (NGS). Aujourd’hui, la médecine génétique s’affirme en tant qu’outil de diagnostic. Le défi à relever est ainsi de passer d’une gestion manuelle intense et très chronophage des échantillons, à une approche rationalisée et automatisée permettant d’améliorer le débit de traitement, de s’appuyer sur des flux de travail spécifiques et de fournir de manière transparente et fluide les résultats aux cliniciens, via le dossier électronique du patient. Ainsi, GLIMS Genetics couvre tout le spectre des tests génétiques et offre la capacité d’intégrer des techniques nouvelles telles que la NGS. La solution offre un haut niveau d’automatisation, des flux de travail spécifiques à la génétique facilement personnalisables, un outil graphique intégré d’arbre généalogique et la visualisation des résultats et de l’historique génétique, la possibilité de produire des comptes rendus enrichis incluant des images et des graphiques, ainsi que des capacités d’analyses statistiques.

MIPS France


VIE DES SOCIÉTÉS

SARS-CoV-2 : l’épidémie continue, l’innovation aussi

Entre l’évolution de la pandémie, l’apparition des variants et la campagne vaccinale, les besoins des laboratoires évoluent, et les sociétés du diagnostic in vitro ne relâchent pas leurs efforts pour leur fournir les solutions adéquates.

Les laboratoires Biogroup lancent le premier test PCR détectant les variants en une seule analyse

A la mi-avril, le groupe de biologie médicale français Biogroup annonçait qu’il allait proposer en mai un nouveau test PCR pour le dépistage de la Covid-19 dans ses 714 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire français. Ce test PCR 2 en 1 – fabriqué par l’entreprise française ID SOLUTIONS – permet, en plus de pouvoir détecter le virus, de déceler directement si le/la patient/e est aussi atteint/e par l’un des variants d’intérêt (britannique et sud-africain/brésilien). Jusqu’alors, la détection des variants nécessitait soit un séquençage complet d’un virus soit un second test PCR de criblage. Cette solution Made in France permet un gain de temps pour les patients et les professionnels de santé (résultats en moins de 12 heures), une grande fiabilité (haute sensibilité et spécificité et différents contrôles) et des coûts moindres pour le système de santé, en réalisant un seul test PCR au lieu de deux.

Nouvelle génération de test sérologique semi-quantitatif VIDAS® SARS-COV-2 IgG II

bioMérieux a reçu le marquage CE de VIDAS® SARS-COV-2 IgG II, nouvelle génération de test sérologique IgG, permettant la détection semi-quantitative des anticorps présents chez les individus ayant été exposés au SARS-CoV-2. L’émergence des variants et l’accélération de la vaccination ont fait émerger de nouveaux besoins en matière de santé publique telle que la connaissance du statut sérologique d’un patient. Ce nouveau test permet une interprétation semi-quantitative du taux d’anticorps IgG dirigés contre le domaine de liaison des récepteurs (RBD – Receptor-Binding Domain) de la protéine virale Spike (S). Il a notamment démontré sa capacité à détecter ces anticorps après vaccination lors d’une étude interne menée sur les vaccins Pfizer–BioNTech et Moderna. Ce test est réalisable sur les analyseurs MINI VIDAS®, VIDAS® et VIDAS® 3 de la société.

C4Diagnostics : marquage CE de son test diagnostic C4Covid-19 Human

C4Diagnostics, spécialisée dans le diagnostic de maladies infectieuses, a annoncé le marquage CE de C4Covid-19 Human, un test moléculaire rapide et salivaire pour diagnostiquer le SARS-CoV-2. C4Covid-19 Human est un Dispositif Médical de Diagnostic In Vitro qui repousse les limites de la technologie RT-LAMP et de l’échantillon salivaire en offrant des performances proches de celles de l’analyse RT-PCR sur prélèvement naso-pharyngé. Les performances du test ont été établies grâce à un essai clinique, mené en collaboration avec le laboratoire Synlab Provence, portant sur 1320 sujets : la sensibilité a été calculée à 86 % et la spécificité à 97,5 %. Le résultat est rendu en moins de 30 minutes. Ce nouveau test est désormais en phase de commercialisation.

Le kit universel Geobiomics pour détecter tous les variants

Disponible depuis fin avril, le kit universel pentaplex permet la détection et la quantification absolue du SARS-CoV-2 et des mutations associées aux principaux variants d’intérêts sanitaires : Del69-70, N501Y et E484K. Le laboratoire de recherche montpelliérain IAGE, fondé en 2017 et spécialisé dans les analyses biologiques environnementales, complète ce kit pentaplex d’un contrôle interne adapté pour chaque matrice, pour valider l’extraction des acides nucléiques. Ces kits sont optimisés pour une utilisation en PCR digitale (QIAcuity-Qiagen). La spécificité du PENTACOV Saliva LQ/LD est de 99 %. Compatible avec le tampon QIAprep Saliva, il permet une analyse directe sans protocole d’extraction. Un protocole rapide permet un résultat en moins de 2h.

Les autotests alsaciens de Toda Pharma en pharmacie

L’autotest nasal antigénique Toda Autotest Nasal COVID-19 est désormais disponible en pharmacie. Toda Pharma, spécialiste français des tests de diagnostic rapide depuis bientôt 15 ans, a lancé dès février 2020 un test sérologique Covid-19 puis en septembre 2020, un test antigénique. Un des seuls fabricants français présents sur la liste officielle, Toda Pharma a fortement augmenté ses capacités de production pour approvisionner les pharmacies françaises. Présentant une sensibilité de 94,4 % et une spécificité de 100 %, il est proposé par boîte de 2 ou de 5 tests, avec tous les éléments directement prêts à l’emploi.

Laboratoire Biogroup bioMérieux C4Diagnostics Geobiomics Toda pharma


VIE DES SOCIÉTÉS

Hologic et Mobidiag fusionnent pour le diagnostic de la santé féminine

La société privée franco-finlandaise Mobidiag Oy, qui développe des tests et des instruments de diagnostic moléculaire innovants, a signé un accord définitif pour être acquise par Hologic, Inc., un leader mondial de la santé féminine, pour environ 668 millions d’euros. Mobidiag développe et commercialise des tests basés sur la PCR pour les soins aigus tels que les infections gastro-intestinales et respiratoires, la gestion de la résistance aux antimicrobiens et les infections associées aux soins. Les plateformes Amplidiag et Novodiag sont des instruments automatisés qui offrent des délais d’exécution rapides allant de 50 minutes à deux heures. La plateforme Novodiag combine des capacités de PCR en temps réel et de microarray pour fournir un multiplexage de haut niveau, permettant aux cliniciens d’identifier l’organisme responsable d’une infection de manière rapide, précise et efficace. « Nous sommes très heureux de rejoindre l’activité de diagnostic d’Hologic », a déclaré Tuomas Tenkanen, directeur général de Mobidiag. « Sous l’égide d’Hologic, notre entreprise continuera à s’engager auprès de sa clientèle existante en Europe, y compris nos marchés d’origine en Finlande, en France, en Suède et au Royaume-Uni, mais l’expertise commerciale, l’échelle et la force d’investissement d’Hologic accéléreront l’adoption de nos produits sur un marché plus large. En outre, les capacités établies d’Hologic en matière de réglementation et de développement du marché aux États-Unis faciliteront rapidement l’introduction de nos produits et maximiseront leur potentiel aux États-Unis. » « L’acquisition de Mobidiag renforcera encore nos activités internationales de diagnostic en fournissant un centre d’excellence européen en matière de R&D et de fabrication, ce qui nous permettra de nous développer dans le vaste secteur des soins aigus, qui connaît une croissance rapide, avec une solution de test proche du patient qui offre une facilité d’utilisation, une capacité multiplex et un délai d’exécution rapide », a déclaré Jan Verstreken, président du groupe chez Hologic. « Nous pensons que Mobidiag dispose d’une offre de produits très complémentaire et a développé une plateforme différenciée qui répond à bon nombre des défis historiques des tests moléculaires multiplexés au point de service. » « L’un de nos principaux objectifs est d’utiliser notre solide flux de trésorerie pour créer une entreprise plus grande et à croissance plus rapide pour un monde post-pandémique » a déclaré Steve MacMillan, président du conseil d’administration, président et directeur général d’Hologic. « Mobidiag fournit une nouvelle plateforme de croissance exceptionnelle, qui générera de la valeur à long terme en nous permettant d’entrer sur le marché des soins aigus, qui devrait à peu près doubler au cours des cinq prochaines années, avec une solution différenciée et hautement compétitive. » Mobidiag a généré environ 35 millions d’euros de revenus en 2020. Hologic a l’intention d’investir dans le développement de tests pour stimuler la croissance de la plateforme Novodiag. L’acquisition devrait être conclue au début du quatrième trimestre 2021, sous réserve de l’obtention de certaines autorisations réglementaires et approbations.

Mobidiag Hologic, Inc.


VIE DES SOCIÉTÉS

Nouvelle indépendance et nouvelle présidence chez Inlog

Inlog, entreprise française majeure du marché des logiciels médicaux, reprend son indépendance avec le soutien financier d’Abenex, investisseur français, qui nomme David Kalfon en tant que président. Fondée au milieu des années 90, Inlog a rejoint Abenex en 2020 après 12 ans passés dans le giron du groupe industriel américain Haemonetics. David Kalfon a été un des pionniers dans le développement de solutions logicielles à destination des hôpitaux français, secteur dans lequel il œuvre depuis plus de 35 ans à différentes positions (aussi bien en tant que DSI hospitalier, dirigeant d’entreprise et responsable du développement de logiciel dans une grande entreprise américaine des systèmes de santé). Ses premières décisions sont :

• la relance de Sapanet, logiciel de management de la qualité organisé autour de 5 modules offrant une couverture complète de l’organisation et facilitant l’accréditation. Il est utilisé quotidiennement par de nombreux clients.

• la modernisation des applications EdgeBlood (CTS serveur), EdgeLab (Labo serveur), EdgeTrack (Hémo Serveur) et EdgeCell (BTC serveur) avec notamment une refonte des interfaces, un accroissement des fonctionnalités, une intégration plus fluide avec les DPI du marché et une migration progressive vers les technologies web.

Pour atteindre ces objectifs, Inlog a déjà commencé à renforcer ses effectifs via une ambitieuse campagne de recrutement. Parallèlement, la société renforcera ses équipes et ses moyens pour étendre sa couverture en dehors de la France et notamment sur les marchés Bénélux et DACH (Allemagne, Autriche et Suisse). David Kalfon souhaite également développer des partenariats forts de façon à agrandir l’offre d’Inlog avec de nouvelles solutions.

Inlog


VIE DES SOCIÉTÉS

MIPS et CliniSys adoptent une identité commune

Le groupe CliniSys crée une marque unique, avec un logo et un site web modernisés, pour refléter l’identité commune de MIPS en Europe et CliniSys au Royaume-Uni. Michael Simpson, PDG, déclare : « Le groupe CliniSys est le plus grand fournisseur d’informatique pour laboratoires de diagnostic en Europe. Depuis plus de 40 ans, grâce à notre expertise pluridisciplinaire, nous proposons à nos clients des solutions qui couvrent la totalité du parcours diagnostic. […] Aujourd’hui, notre design est renouvelé mais nos valeurs restent immuables. » En Europe, CliniSys | MIPS sera la nouvelle identité de marque de MIPS, reconnu pour son système de gestion de l’information de laboratoire GLIMS. Celui-ci est exploité par 25 000 personnes dans 19 pays et en dix langues. Egalement tourné vers l’innovation, la société a développé GLIMS Genetics, complément de GLIMS, en réponse aux besoins des nouveaux laboratoires de génétique de haute technologie. La solution a été déployée avec succès au CHU de Poitiers. Directeur général de CliniSys | MIPS, John Lebon commente : « En premier lieu, notre engagement envers nos clients reste notre priorité. MIPS fait partie du groupe CliniSys depuis plus de 15 ans, et avec le renouvellement de notre marque, nous nous positionnons désormais sous le nom de CliniSys | MIPS. Cette nouvelle identité souligne la présence internationale de notre groupe et la puissance de nos solutions conjuguées pour soutenir le flux de travail des laboratoires dans les domaines clinique, histologique, moléculaire, génétique et anatomopathologique, incluant la gestion des demandes, la production de comptes rendus et la livraison des résultats. GLIMS Genetics a été récemment introduit au Royaume-Uni, qui développe son propre réseau de pôles de laboratoires génomiques. » Au Royaume-Uni, CliniSys est surtout connue pour le développement de systèmes d’information de laboratoire. En octobre 2015, elle a été rachetée par Roper Technologies, ce qui lui a permis d’intégrer de nouveaux systèmes de fournisseurs tels que Sunquest Information Systems et Data Innovations. Elle a ainsi pu proposer à ses clients britanniques des solutions de bout en bout pour répondre aux besoins des réseaux de pathologie, des systèmes de soins intégrés et pour le développement à venir de la médecine de précision. Le nom CliniSys est conservé au Royaume-Uni. Il n’y a aucun changement dans les contrats, les services d’assistance, les programmes de lancements produits ou le calendrier des versions. Avec CliniSys basé en Angleterre, CliniSys | MIPS basé en Belgique et des bureaux dans six pays européens, le groupe possède une expertise interdisciplinaire qui s’étend sur plus de 40 ans. Il propose des solutions pour soutenir le flux de travail des laboratoires dans les domaines clinique, histologique, moléculaire et génétique, pour la gestion des prescriptions, la production de comptes rendus et la livraison des résultats.

CliniSys | MIPS


PROFESSION

L’Académie de Médecine préoccupée par l’endométriose pelvienne

L’endométriose occupe une place de plus en plus fréquente chez les femmes jeunes (prévalence estimée à 15 %) et est, à ce titre, préoccupante. Elle déborde en effet du champ de la seule gynécologie avec un réel impact en santé publique. Ses signes et ses conséquences sont bien connus des gynécologues, mais de nombreuses inconnues physiopathologiques ou évolutives, et des retards de diagnostic en font une maladie à la fois singulière, invalidante et de pronostic incertain. Caractérisée par la présence et la diffusion de cellules de l’endomètre en dehors de son site naturel (cavité utérine), elle prend le nom :

• d’adénomyose, quand elle gagne le myomètre ;

• d’endométriose pelvienne profonde, si elle siège en sous-péritonéal ou envahit les organes pelviens ;

• d’endométriose pelvienne superficielle pour l’atteinte péritonéale ;

• d’endométriome pour l’atteinte ovarienne ;

• d’endométriose extra-pelvienne, quand elle touche, par exemple, la paroi abdominale (souvent sur d’anciennes cicatrices), le diaphragme ou la plèvre…

Sans que ces extensions aient un caractère malin, le processus évolutif de la maladie, caractérisé par l’apparition de « métastases bénignes », évoque parfois la diffusion des cancers. L’endométriose se manifeste par un ensemble très suggestif de symptômes : douleurs, symptômes urinaires ou digestifs pendant les règles, voire infertilité dont la cause est multifactorielle. Ces symptômes retentissent progressivement et gravement sur l’état général, l’équilibre psychologique, puis l’aptitude au travail avec des arrêts de travail répétitifs, mais aussi sur la vie sexuelle, conjugale ou familiale. La prise en charge doit être multidisciplinaire au vu de l’ensemble des sphères qui peuvent être impactées. Les traitements sont d’abord hormonaux, pour entraîner une aménorrhée (absence de règles). Selon le contexte, une prise en charge antalgique, psychologique ou en procréation médicale assistée peut être envisagée. Si elle est indiquée, la chirurgie doit être réalisée par une équipe expérimentée, afin d’obtenir une exérèse complète des lésions. Malgré un traitement bien conduit, une symptomatologie algique peut persister et une récidive de la pathologie peut survenir.
L’Académie nationale de Médecine porte une attention particulière à l’endométriose. Elle mobilise d’ores et déjà des spécialistes reconnus et particulièrement impliqués dans cette affection singulière, préoccupante et source de nombreuses méconnaissances et incertitudes. Elle a décidé de consacrer un rapport documenté, destiné à éclairer les autorités sanitaires, les professionnels de santé et le public, et apporter des réponses aux questions en suspens, touchant notamment :

• les données épidémiologiques ;

• les mécanismes d’apparition et d’extension de cette pathologie hormono-dépendante ;

• la place de l’endométriose parmi les causes d’infertilité ;

• le développement de thérapeutiques ciblées faisant appel à de nouvelles molécules ;

• l’impact social et/ou financier de l’endométriose ;

• la définition de parcours de soins et de centres de référence.

L’académie recommande plus spécifiquement la création ou le rôle d’organismes nationaux ou régionaux dédiés à l’endométriose et impliquant la mobilisation de professionnels de santé ou de patients, le développement de la recherche, la spécialisation dans la prise en charge et les parcours de soins pour endométriose, la création de bases de données, et le développement de l’information et de la sensibilisation sur cette maladie, ainsi que la formation des étudiants et la validation des compétences des praticiens.

Académie Nationale de Médecine


PROFESSION

À vos agendas ! Les Webinaires de la SFIL commencent dès le jeudi 17 juin 2021

La SFIL, compte tenu de la situation sanitaire, annonçait le report du Congrès SFIL de 2021 au 24 et 25 mars 2022. Afin de maintenir le contact et de continuer ses formations, la SFIL présente le lancement des Webinaires SFIL dès le 17 juin 2021. La SFIL inaugure ainsi des webinaires interactifs, d’une durée de 1h à 1h30 incluant des questions/réponses, sur des thèmes d’actualités en biologie médicale. Les webinaires vont se répartir dès le 17 juin 2021 et jusqu’au Congrès SFIL 2022. Ces webinaires sont gratuits. L’inscription pourra se faire à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr.
Prenez date ! Voici les rendez-vous et thèmes pour 2021
• Jeudi 17 juin 2021 : « Ségur du Numérique en Santé »
• Mardi 7 septembre 2021 : « SIDEP et après SIDEP… ? »
• Mardi 7 décembre 2021 : « Du RGPD au Code de Conduite en Biologie Médicale »
De futurs webinaires seront proposés en 2022. Inscriptions gratuites à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr .
Les places seront limitées pour plus d’interactivité…

SFIL


SCIENCES

Maladie de Huntington : un espoir de traitement neuroprotecteur

Les traitements actuels contre la maladie de Huntington sont symptomatiques mais ne modifient pas le cours de la maladie. Des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Grenoble Alpes et du CHU Grenoble Alpes au Grenoble Institut des Neurosciences proposent une nouvelle piste thérapeutique dans l’espoir de proposer aux patients un premier traitement neuroprotecteur. La maladie est due à une anomalie du gène codant pour la protéine huntingtine qui interagit et régule l’activité d’au moins 400 autres protéines impliquées dans différentes fonctions cellulaires, dont le transport de molécules. Cette anomalie entraîne notamment une réduction du transport d’une molécule très importante, appelée BDNF, entre le cortex et le striatum, deux régions impliquées entre autres, dans le contrôle de l’humeur et des mouvements. Or, son rôle est de promouvoir la survie des neurones et d’assurer les connexions entre eux. Le chercheur et ses collègues ont donc souhaité restaurer la circulation de ce facteur pour protéger au moins en partie la mort neuronale. En collaboration avec la directrice de recherche Inserm Sandrine Humbert, le chercheur et son équipe avaient déjà montré que BDNF est transportée au sein de vésicules composées de nombreuses protéines, dont la huntingtine. Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont identifié une enzyme qui régule le transport de ces vésicules à BDNF en contrôlant un mécanisme cellulaire appelé « palmitoylation ». En augmentant le mécanisme de palmitoylation à l’aide d’une molécule appelée ML348, ils ont pu rétablir le transport des vésicules de BDNF. Plusieurs expériences in vitro sur des neurones humains et in vivo chez la souris, ont montré que ML384 passe la barrière hématoencéphalique et restaure le trafic de BDNF du cortex vers le striatum. Administré chez un modèle de souris atteint de la maladie, elle a permis d’inverser les symptômes. « L’injection de ML348 a réduit les troubles comportementaux moteurs et psychiques, permettant aux animaux de retrouver une activité proche des souris normales non malades », explique Frédéric Saudou. Par ailleurs, cette molécule améliore également le transport de BDNF dans des neurones humains issus de cellules souches pluripotentes de patients atteints de la maladie de Huntington (cellules IPS), démontrant que cette molécule est potentiellement capable d’agir chez l’Homme. Suite à cette preuve de concept, le chercheur et son équipe vont passer à la phase des essais précliniques sur des modèles cellulaires et animaux. L’objectif final est de développer un médicament pour les patients. Si ces résultats se confirment, cette molécule pourrait devenir le premier traitement « neuroprotecteur » contre la maladie de Huntington, épargnant certains neurones de la dégénérescence, avec peut être à la clé un ralentissement de la progression de la maladie.

VIRLOGEUX A et al., Increasing brain palmitoylation rescues behaviour and neuropathology in Huntington disease mice, Science Advances, 2021; 7(14):eabb0799


 

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°14 :

BOURSE & BIOTECHS
L’histoire se répètes
Sophie DE CANNIERE, Arsia AMIR-ASLANI

TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Traces papillaires latentes : nouvelle matrice prometteuse pour la détection des xénobiotiques. Application à la nicotine et à la codéine.
Alice AMELINE, Laurie GHEDDAR, Nadia ARBOUCHE, Emilie FEISTHAUER, Jean-Sébastien RAUL, Pascal KINTZ

CAS BIOCLINIQUES
Identification de l’insuline dans le domaine médico-légal : problématiques analytiques
Nadia ARBOUCHE, Alice AMELINE, Laurie GHEDDAR, Jean-Sébastien RAUL, Pascal KINTZ

CAS BIOCLINIQUES
La soumission chimique : aspects analytiques, cliniques et médico-légaux
Adeline KNAPP, Jean-Claude ALVAREZ

TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Mise en évidence de l’exposition aux pesticides par analyse capillaire
Paméla DUGUES, Nicolas FABRESSE, Jean-Claude ALVAREZ

 


 

2004, 2021

Revue Spectra Diagnostic N°13

SD013_WEB

 

 

 

1904, 2021

Newsletter Spectra Diagnostic N°13

 

 

 

 


ANALYSEURS

Nouvelle solution compacte de chimie et immuno-analyse

Roche Diagnostics France lance un nouvel automate complétant sa gamme ligne sérum : cobas® pure integrated solutions. Développé sur la base des dernières technologies, il combine les activités de chimie clinique et d’immuno-analyse, sur une surface de 2 m² seulement pour les laboratoires de faible à moyenne activité.
Dernier-né de la famille des solutions intégrées cobas®, il permet d’accéder à plus de 230 tests de diagnostics et sa cadence peut atteindre 870 tests/heure.
Le cobas® pure existe dans 3 configurations : ligne sérum, chimie seule et immuno-analyse. Il est composé :
• d’un module de chargement des échantillons doté d’une entrée dédiée aux examens urgents,
• d’un module d’immuno-analyse cobas e 402 (jusqu’à 120 tests/h, 28 positions réactifs),
• d’un module de chimie cobas c 303 (jusqu‘à 750 tests/h (photométrie et ISE), 42 positions réactifs et 3 ISE).
Simple d’utilisation, il offre des maintenances automatisées, une gestion simplifiée des réactifs, des calibrations automatisées (cobas® AutoCal) et des temps de préparation réduits.
Il permet de réaliser des analyses de routine et des tests spécialisés (trisomie, sérologie…) pour une consolidation maximale et offre une parfaite complémentarité avec les solutions intégrées cobas® pro.

Roche Diagnostics France


ANALYSES SARS-COV-2

Extension d’utilisation sur prélèvement nasal ou salivaire

Biosynex a reçu les validations nécessaires à l’extension d’usage de ses tests diagnostiques directs de l’infection par le SARS-CoV-2: antigéniques (en nasal) et PCR (en salivaire).
Suite à l’avis favorable de la HAS relatif au prélèvement salivaire pour la réalisation de la RT-PCR dans le cadre d’un dépistage à grande échelle (écoles, collèges, universités, EHPAD, personnels de santé), le test Ampliquick SARS-CoV-2 est désormais réalisable à partir de la salive. Ampliquick SARS-CoV-2 figure parmi les premiers tests PCR salivaires référencés sur la liste du Ministère de la Santé. Il est pratiqué sans automate d’extraction à partir d’une simple lyse virale.
D’autre part, les tests antigéniques sur prélèvement nasal permettent de renforcer le dépistage à large échelle sur des populations ciblées. Compatible avec une réalisation en autotest, Biosynex anticipe un marché potentiel important de ces tests dans les pays européens qui autorisent leur utilisation. Le test Biosynex Covid-19 Ag BSS fait actuellement l’objet d’une demande de marquage CE en version autotest auprès de son organisme notifié.

BIOSYNEX SA


ANALYSES SARS-CoV-2

Test PCR détectant les variants d’intérêt, dont le sud-africain

Eurofins Technologies a lancé le GSD NovaType II, son nouveau kit RT-PCR pour l’identification de mutations associées aux variants d’intérêt du SARS-CoV-2.
Le premier kit RT-PCR GSD NovaType, lancé en février 2021, a rapidement aidé les autorités sanitaires à détecter les variants chez plus de 100 000 personnes atteintes de la Covid-19 à travers l’Europe. Le nouveau kit GSD NovaType II permet désormais de détecter avec une grande précision les mutations N501Y et E484K communes à la plupart des variants d’intérêt ainsi que la mutation K417N (propre au variant B.1.351 identifié pour la première fois en Afrique du Sud).
Le kit GSD NovaType II permet d’obtenir des résultats en moins de deux heures. Il se prête donc parfaitement à un dépistage rapide et au renforcement des capacités de séquençage à des fins d’utilisation dans des études épidémiologiques. Il permet d’identifier des mutations génomiques dans les échantillons prélevés sur lesquels a déjà été détectée la présence de l’ARN du SARS-CoV-2.
Ce kit contient les amorces et les sondes spécifiques pour l’amplification et la détection simultanée de séquences d’ARN spécifiques constituant des variants spécifiques du génome SARS-CoV-2. Il est fourni sous la forme d’un produit prêt à l’emploi avec en option un logiciel d’interprétation. Le kit a été validé sur les plateformes qPCR AriaMx™ et AriaDx™ d’Agilent Technologies et sera bientôt validé sur d’autres thermocycleurs. Le kit est pour l’instant réservé à la recherche mais le marquage CE-IVD est imminent.

Eurofins Technologies


ANALYSES SARS-CoV-2

Dépistage du SARS-CoV-2 en 15 minutes

Bio-Rad est heureux de vous proposer la Coronavirus Ag Rapid Test Cassette (Swab) pour le dépistage qualitatif du SARS-CoV-2 dans les échantillons nasopharyngés ou nasaux prélevés sur écouvillons.
Cette trousse tout inclus fournit un test simple permettant de détecter l’antigène de la protéine nucléocapside du SARS-CoV-2 quand le test RT-PCR n’est pas accessible ou que des décisions rapides s’avèrent nécessaires. Cette trousse pratique permet d’effectuer des tests de diagnostiques délocalisés et de fournir une solution efficiente pour un processus de décisions rapides et une prise en charge clinique adaptée.
Ce test performant offre un protocole de test en 15 minutes.

Bio-Rad


ANALYSES SARS-CoV-2

Panel moléculaire pour la Covid-19, les grippes A et B et le VRS

Face à l’épidémie de COVID-19, Mobidiag s’est rapidement mobilisé et a concentré tous ses efforts afin d’offrir des solutions de diagnostic moléculaires rapides et fiables pour la détection du SARS-CoV-2. Au vu de l’évolution de la pandémie et l’entrée dans la saison hivernale, Mobidiag a développé un nouveau panel RESP-4 permettant de détecter simultanément à partir d’un seul échantillon nasopharyngé la Covid-19, la Grippe A, la Grippe B et le VRS. Ces virus présentent des symptômes similaires rendant difficile pour les professionnels de santé de déterminer avec précision quel virus est réellement responsable de l’infection respiratoire.
Ce panel est actuellement disponible sur la plateforme Amplidiag® Easy et est en cours de marquage CE-IVD sur le système Novodiag®.
Amplidiag®RESP-4, marqué CE-IVD, est un kit d’amplification incluant le logiciel Amplidiag® Analyzer. Ce test est particulièrement adapté pour le dépistage en série. Le processus est automatisé avec l’instrument Amplidiag® Easy, de l’extraction de l’ADN/ARN à la préparation des plaques de PCR avec des résultats en environ 3 heures pour 46 échantillons.
Novodiag® RESP-4, en cours de marquage CE-IVD, est un test à la demande sous forme de cartouche à usage unique contenant tous les réactifs nécessaires pour réaliser le test et fonctionne à l’aide du système « sample-in, result-out » Novodiag®. Il permet d’obtenir des résultats entièrement automatisés en environ 1 heure.

Mobidiag


ANALYSES

Un test IGRA automatisé pour la tuberculose

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, bioMérieux a annoncé le marquage CE de VIDAS® TB IGRA. Ce test de mesure de l’interféron gamma (IGRA), innovant et totalement automatisé, permet de diagnostiquer une infection tuberculeuse latente.
Un quart de la population mondiale serait infectée par M. tuberculosis dont 90 à 95 % à l’état latent. Il n’existe pas de test de diagnostic de référence pour l’infection tuberculeuse latente. Le contexte clinique, l’intradermo-réaction à la tuberculine (IDR) ou l’IGRA sont les principaux outils existants.
Les tests IGRA actuels, aux meilleures performances que l’IDR, sont complexes et nécessitent de nombreuses étapes manuelles et peuvent affecter le flux de travail du laboratoire. BioMérieux a voulu répondre à ce besoin, en produisant des tests IGRA totalement automatisés et standardisés, pour un délai d’obtention des résultats plus rapide, des performances cliniques plus fiables ainsi qu’une plus grande facilité d’utilisation pour les laboratoires sans expertise dans ce domaine.
VIDAS® TB-IGRA, réalisé sur le système VIDAS® 3, donne des résultats fiables et améliore le flux de travail des laboratoires par rapport aux solutions existantes. La réalisation du test est entièrement automatisée, de l’échantillon à l’interprétation des résultats, y compris l’étape de stimulation. Un seul tube de sang total suffit sans aucune préparation manuelle.
Ce test a démontré de très bonnes performances : une sensibilité de 97 % et une spécificité élevée de 97,5 % dans les populations à très faible risque d’infection par la tuberculose, et une forte concordance avec le test comparatif sur des populations à des niveaux de risque mixtes d’infection tuberculeuse. De plus, les résultats indéterminés sont très faibles (0,1 %).

bioMérieux SA


MATERIEL DE LABORATOIRE

Nouveaux racks compacts et légers

AccsA’tech est spécialisée en gestion et optimisation des sérothèques centralisées. Elle propose des solutions clés en main ou sur-mesure.
La gamme SERO’BOX® vient de s’enrichir avec de nouveaux racks compacts et légers. Les racks SB 050-13 sont compatibles avec les automates en pré et/ou post analyse du marché. Ils sont vendus seuls ou en kit associés au logiciel SERO’BOX® V2. Les racks peuvent-être stockés dans les congélateurs et réfrigérateurs spécifiques SERO’BOX® ainsi que sur les bâtis spécialement conçus pour équiper les chambres froides.

AccsA’Tech

 

VIE DES SOCIÉTÉS

L’Alliance Promotion Microbiote : La filière microbiote s’organise

Grâce à des leaders académiques d’envergure internationale, un tissu de start-ups dynamiques, des acteurs historiques, plusieurs investisseurs avec un rayonnement international et le soutien des pouvoirs publics, la France a toutes les cartes en main pour devenir un leader européen (voire mondial) dans le domaine. Pour réaliser cette ambition, il est essentiel que cette filière industrielle se structure et développe sa visibilité.
D’où le lancement de l’Alliance Promotion Microbiote : fruit de l’union d’une quinzaine d’acteurs publics et privés engagés (instituts de recherche, entreprises, pôles de compétitivité), elle vise à promouvoir l’écosystème français impliqué dans cette science émergente. Son objectif : construire un écosystème résilient positionnant la France comme leader européen dans le développement, la production et la commercialisation d’innovations scientifiques et thérapeutiques liées au microbiote.
On distingue plusieurs types de microbiotes (intestinal, cutané, vaginal…) dont les interactions avec l’hôte se précisent chaque jour un peu plus. De nouvelles perspectives thérapeutiques s’appuyant sur ces recherches et sur les avancées technologiques les plus récentes (IA, NGS, etc.) pourraient révolutionner la médecine actuelle, voire répondre à de nombreux enjeux de santé publique majeurs : antibiorésistance, maladies métaboliques, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes, cancers, maladies neuropsychiatriques…
L’Alliance se fixe 3 ambitions :
• développer et sécuriser l’accès à des thérapies innovantes pour les patients ;
• soutenir les acteurs nationaux et développer l’attractivité de la France ;
• positionner la France comme un leader européen, dans le top 3 mondial.
« Il est indispensable de structurer dès maintenant une filière du microbiote en France. Ce marché est non seulement stratégique mais aussi extrêmement porteur en termes d’investissements, d’emplois et de rayonnement de la France à l’international. Malgré les grands atouts de l’Hexagone en la matière, seules 3 sociétés françaises ont initié des essais cliniques de phase II. Pour devenir un acteur majeur de la médecine de demain et ne pas laisser passer d’opportunités clés de développement industriel, il est crucial de construire une démarche commune avec tous les acteurs mobilisés, et vite ! » concluent les membres de l’Alliance Promotion Microbiote.
Elle regroupe d’ores et déjà des acteurs représentatifs de la filière : BIOASTER, Biocodex, Biofortis, biose Industrie, Da Volterra, Eligo, Health For Life Capital, Lyonbiopôle, INRAe, MaaT Pharma, Nexbiome, NovoBiome, TargEDys, Pharmabiotic Research Institute, Seventure Partners et Ysopia bioscience.
Le marché global de la filière est estimé à 1,3 milliard de dollars dès 2026, et 10 milliard en 2030 (source Global Data). 130 familles de brevets sont déjà détenues par des structures françaises dans le domaine, et plus de 1 300 emplois ont été créés dans l’Hexagone. 111 millions d’euros ont été levés par des start-up françaises en 2020, 291 millions d’euros ont été investis dans des IHU1, RHU, et l’IRT2 BIOASTER qui ont fait du microbiote un axe majeur de leurs travaux, et 41 millions de financements publics ont été fléchés vers des projets académiques dans ce secteur.

BIOASTER


VIE DES SOCIÉTÉS

Thierry Dieudonné, nommé Directeur Général de la filiale française de TECHNIDATA

© Technidata 2021

TECHNIDATA a annoncé en début d’année la nomination de Thierry Dieudonné au poste de Directeur Général de la filiale France, où il exerce depuis déjà 10 ans.
Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une véritable transformation culturelle voulue par la société (le projet TECHNIDATA 2.0) qui a démarré en septembre 2019 lorsque la société a rejoint le Groupe Total Specific Solutions (TSS)*, et dont les impacts se font sentir aussi bien sur le plan humain que technologique.
En 2020, selon l’entreprise, la crise sanitaire n’a pas affecté cette démarche de renouveau, mais a justement permis d’en mesurer les bénéfices. L’engagement des équipes a permis à la filiale France de démontrer sa capacité à répondre aux besoins de ses utilisateurs et de l’autorité de santé.
Cette performance, ainsi que les bons résultats sur l’ensemble de la gamme, se sont traduits en 2020 par un retour à la croissance, déjà confirmé dès ce début d’année 2021.
Pour Thierry Dieudonné, « l’année 2021 sera complexe et difficile, mais aussi l’occasion pour TECHNIDATA France d’innover aux cotés des professionnels de santé du secteur hospitalier, en présentant plusieurs nouveaux produits en biologie et une approche inédite sur le plan analytique. »

*TSS fait partie de Constellation Software Inc. (CSI), société cotée à la bourse canadienne avec plus de 3 milliards de $ de chiffre d’affaires.

TECHNIDATA


VIE DES SOCIÉTÉS

OncoDiag lève 2,5 M€ pour ses tests de diagnostic précoce des cancers

OncoDiag, société spécialisée dans le développement de tests de diagnostic pour la détection précoce des cancers, a levé 2,5 millions d’euros lors d’un tour de table de Série A. Une tranche de 1,5 million d’euros provient de plusieurs groupes de business angels, investisseurs historiques ou nouveaux entrants. La région Normandie s’est également associée. A ce financement s’ajoute 1 million d’euros de prêts et subventions accordés par Bpifrance et la Région Normandie, qui complète le précédent million d’euros levé en 2018 lors d’un tour d’amorçage.
OncoDiag souhaite ainsi démarrer la commercialisation en France de son test de diagnostic Urodiag et valider deux nouveaux tests de diagnostic : Prostadiag dans le cancer de la prostate localisé et Colodiag, un test sanguin du cancer colorectal.
Marqué CE depuis octobre 2018, Urodiag est destiné aux patients traités pour des tumeurs de la vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à niveau faible, intermédiaire ou à haut risque de récidive. Ce test urinaire non-invasif permet la détection des récidives précoces du cancer de la vessie, mais également de remplacer la cytologie urinaire et de réduire, voire de remplacer des examens très invasifs comme les cystoscopies. Il s’agit du cinquième cancer le plus courant en France.
En identifiant avec précision les formes indolentes (ou non-agressives) de cancer de la prostate, Prostadiag pourrait éviter aux patients des chirurgies lourdes, ce qui concerne 30 % des cas. Le cancer de la prostate est le 2e cancer le plus fréquent chez l’homme et le 4e dans l’ensemble de la population mondiale.
Dans le cas de Colodiag, il s’agit d’un test sanguin qui sera donc probablement beaucoup plus facilement accepté que le test fécal utilisé actuellement et qui n’est réalisé que par 32 % des personnes relevant du dépistage systématique, soit entre 50 et 74 ans. Il permettrait de diagnostiquer plus souvent et plus rapidement ce cancer qui, s’il est détecté tôt, se guérit dans 9 cas sur 10.
Enfin, le financement va aussi permettre à la société de se développer à l’international, notamment en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Japon. Créée en 2013, la société compte actuellement cinq collaborateurs.

OncoDiag


VIE DES SOCIÉTÉS

HORIBA acquiert MedTest Dx et Pointe Scientific pour augmenter ses offres en chimie de laboratoire

HORIBA, Ltd., dont le siège est au Japon, et HORIBA Instruments, dont le siège est en Californie, ont fait l’acquisition de la société MedTest Holdings, Inc. (Michigan, USA) qui regroupe MedTest Dx, Inc., Pointe Scientific, Inc., Clinitox Diagnostix, Inc. et Medical Laboratory Solutions, Inc.
Cette acquisition doit permettre à HORIBA Medical (segment médical du groupe HORIBA) de combiner ses offres technologiques innovantes et complémentaires à la technologie MedTest Dx, Clinitox.
Pointe Scientific dispose de l’expertise en R&D et en production ainsi que l’exigence nécessaire à l’obtention des autorisations FDA 510K et CLIA. Celles-ci permettront de répondre aux besoins et contraintes des laboratoires d’analyses de diagnostic in vitro.
« Notre vision à long terme et nos investissements continus, associés à des employés exceptionnels, ont permis la recherche et la mise au point de solutions technologiques innovantes en chimie et immunochimie. Je suis extrêmement heureux que cette vision à long terme ait abouti à l’acquisition de MedTest », a déclaré Monsieur Atsushi Horiba, Président et CEO du Groupe HORIBA.
« Cette acquisition offre à HORIBA Medical l’opportunité de répondre aux exigences multidisciplinaires du marché du diagnostic in vitro, grâce aux technologies innovantes de Pointe Scientific et des solutions de chimie de haute qualité de MedTest, complémentaires de celles d’HORIBA. HORIBA Medical continuera de proposer des solutions technologiques innovantes à travers sa marque Yumizen et ses canaux de distribution actuels », a déclaré le Docteur Jai Hakhu, leader du segment HORIBA Medical, Président et CEO de HORIBA Instruments Incorporated et Président de HORIBA ABX SAS en France.

HORIBA Medical


VIE DES SOCIÉTÉS

Aval de la HAS pour les tests antigéniques automatisés, après validation du concept par l’AP-HP

Technique de référence pour le diagnostic de l’infection par le SARS-CoV-2, le test PCR présente de nombreuses contraintes. Cependant, ces performances en font l’outil le mieux adapté au diagnostic de l’infection. Les tests antigéniques sont a priori moins sensibles que les PCR, car ils n’impliquent pas d’étape d’amplification. Commercialisés sous la forme de tests rapides antigéniques (TRA) individuels, ils sont par contre plus rapides et plus adaptés au dépistage en masse.
Plus récemment, des tests ELISA automatisés, réalisables sur des plateformes à haut débit, ont été développés. L’AP-HP a effectué l’évaluation de l’un d’eux, le test VITROS SARS-CoV-2 d’Ortho Clinical Diagnostics, sur la plateforme intégrée automatisée à haut débit VITROS 3600.
Selon le rapport rendu par le laboratoire de virologie et le service de santé publique des Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor (AP-HP, Université Paris-Est-Créteil, et INSERM), sous la coordination du Pr Jean-Michel Pawlotsky, ce test ELISA présente à la fois une excellente spécificité et une excellente sensibilité, en comparaison à la RT-PCR, pour identifier la présence du virus dans des prélèvements naso-pharyngés de sujets infectés ayant une charge virale considérée comme compatible avec une excrétion virale significative.
Ce test à haut débit peut être implémenté facilement dans les laboratoires possédant l’appareil VITROS 3600. Selon la conclusion des auteurs, les performances observées dans cette évaluation à la fois rétrospective et prospective indiquent que ce test peut être utilisé dans les laboratoires de biologie médicale, à la place ou en complément des tests RT-PCR selon une stratégie qui reste à définir, pour permettre d’augmenter le nombre d’examens réalisés.
Se basant notamment sur cette évaluation et sur la position de la Société Française de Microbiologie, la HAS a rendu un avis favorable à l’utilisation des tests antigéniques automatisés sur prélèvement nasopharyngé (tests immunochimiques en plaque (ELISA) ou en milieu liquide avec détection par chimiluminescence (CLIA)) selon une stratégie précise, et uniquement en laboratoire de biologie médicale.
Chez tous les patients (symptomatiques ou non, cas contact ou lors de dépistage), ces tests sont indiqués en seconde intention lorsque des effectifs importants doivent être testés et que la RT-PCR n’est pas disponible. Seule exception : ils ne sont pas indiqués pour les dépistages itératifs compte tenu du prélèvement nasopharyngé requis actuellement pour ces tests.
En conséquence, la HAS est favorable à l’inscription de ces tests automatisés sur la liste des actes et prestations pour service attendu suffisant et amélioration du service attendu de niveau V, si le test présente une sensibilité et une spécificité égales au moins, respectivement, à 80 % et 99 %.

AP-HP
Ortho Clinical Diagnostics


PROFESSION

Les académies de médecine et de pharmacie veulent tirer la leçon du ” retard de la recherche française “


L’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie ont émis deux rapports bi-académiques sur « l’impérieuse nécessité de réformer la recherche en sciences biologiques et en santé », dont voici les résumés. Des recommandations sont aussi émises pour un meilleur fonctionnement du dispositif de recherche au niveau local, dont dans les CHU, et au niveau national.

Rapport I : le financement

« La pandémie de la Covid-19 est survenue dans le contexte d’un recul spectaculaire du soutien à la recherche en biologie-santé en France. L’analyse des moyens attribués à ce secteur montre ainsi que les crédits en 2020 correspondent à seulement 17,2 % du total des crédits attribués à la recherche, ratio le plus faible depuis au moins 15 ans.
La méthode d’attribution des crédits provenant de l’assurance maladie est une autre faiblesse du système de soutien à la recherche hospitalière. Son alignement sur les bonnes pratiques internationales impliquerait de confier la mission d’allouer ces crédits à un « Conseil d’orientation de la recherche hospitalière », qui devrait aussi être un acteur de la mise en œuvre des programmations nationales de la recherche. »

Rapport II : l’organisation

« Il serait toutefois illusoire d’espérer qu’une action uniquement budgétaire résolve les difficultés observées si une réorganisation n’était pas envisagée. L’objectif doit être de simplifier et gagner en efficience. Aussi, quatre principaux scénarios d’évolution du dispositif de recherche sont proposés dans ce deuxième article, en analysant les améliorations attendues et la problématique de conduite du changement. Les deux premiers scénarios, plus spécifiques à la recherche en biologie-santé, conduisent à fédérer les compétences dans ce domaine, et supposent un pilote national unifié. Les deux derniers scénarios concernent l’ensemble de la recherche autant que celle en biologie-santé. Ils sont plus disruptifs et simplificateurs, leur combinaison de réforme locale et nationale apparaissant même comme un dernier cinquième scénario très ambitieux. »

Académie nationale de médecine
Académie nationale de pharmacie


PROFESSION

Un DM connecté pour détecter les complications respiratoires à domicile

Désengorger les hôpitaux tout en assurant une prise en charge en toute sécurité des patients Covid reste une priorité en cette année 2021. Une jeune entreprise rennaise a développé le dispositif connecté BORA Connect™ qui permet de mesurer en continu la fréquence respiratoire, le taux d’oxygène dans le sang, la fréquence cardiaque, la température cutanée et l’activité du patient. Ce dispositif médical a obtenu le marquage CE de classe 2a. Plus de 200 patients insuffisants respiratoires chroniques et patient Covid en sortie d’hôpital ont déjà pu bénéficier de cette solution.
Un bracelet intégrant des capteurs connectés et un téléphone mobile suffisent pour le suivi en continu par les professionnels de santé des paramètres du patient. Alors que l’un des enjeux majeurs est de pouvoir libérer des lits hospitaliers tout en suivant à distance et à domicile les malades chroniques, plus de 70 médecins utilisent cette solution déployée dans 50 centres, pour suivre plus de 200 patients, dont plusieurs dizaines de patients Covid.
Dans le cadre de l’urgence sanitaire et afin de faire face à l’épidémie de COVID-19, le ministère des solidarités et de la santé a publié un arrêté (30 janvier 2021) pour préciser les mesures d’organisation et de prise en charge des patients nécessitant une oxygénothérapie à court terme à domicile. Le forfait a été fixé à 99 € par semaine. Or pour l’instant, il reste très peu utilisé, alors que les hôpitaux sont plus que jamais sous tension.
Protégée par 4 brevets, le développement de cette solution a été soutenu par différents concours d’innovation (i-Lab, i-Nov, e-Meuse Santé). En 2020, BiOSENCY, créé en juillet 2017, a été lauréat de la Coalition Innovation Santé et à ce titre bénéficie d’un soutien institutionnel des laboratoires pharmaceutiques AstraZeneca et GSK pour déployer BORA Connect™ auprès des professionnels de santé.

BiOSENCY


SCIENCES

Une génotoxine retrouvée chez les patients souffrant d’infections urinaires

Bactéries E. coli uropathogènes au sein des cellules superficielles de la vessie, 6 heures après une infection reproduite chez la souris.

© Inserm/Motta, Jean-Paul/Chagneau, Camille

Les infections urinaires touchent plus de 50 % des femmes, parfois de manière récurrente. Pour la première fois, des scientifiques ont identifié la présence d’une toxine génotoxique produite par les bactéries dans les urines de patientes.
Les bactéries E. coli sont impliquées dans 80 % de ces infections et font l’objet de travaux de recherche depuis plusieurs années par Eric Oswald et son équipe à l’Institut de recherche en santé digestive (Inserm/ INRAE/ Toulouse III/ École nationale vétérinaire de Toulouse).
Les scientifiques s’intéressent notamment à leur capacité à infecter ou endommager les tissus de l’hôte. Ils avaient déjà montré que les E. coli intestinales peuvent produire une toxine, la colibactine, qui est associée à un risque accru de cancer colorectal. Cette fois, l’équipe a analysé les prélèvements urinaires de 223 adultes avec une infection urinaire liée à la présence d’E. coli.
Ils ont identifié un biomarqueur révélant la colibactine produite par E. coli dans au moins 25 % des urines collectées. C’est la première fois que cette toxine est identifiée dans le contexte d’une infection urinaire et que des chercheurs apportent une preuve directe de sa production lors d’une infection chez l’Homme.
Ils ont montré que chez la souris, cette toxine est produite lors d’une infection urinaire par E. coli et qu’elle induit des dommages à l’ADN dans les cellules de la muqueuse de la vessie.
« Si on ne peut pour le moment que spéculer sur l’impact de ces mutations, il est probable qu’elles soient associées à un risque accru de cancer de la vessie », précise Eric Oswald.
Si ces résultats ne peuvent en l’état être transposés aux humains, « on pourrait imaginer mettre en place une prise en charge plus spécifique des patientes souffrant régulièrement d’infections urinaires, avec une recherche systématique des marqueurs de la colibactine dans leurs urines. Et de manière plus proactive, proposer des approches thérapeutiques visant à moduler la composition de leur microbiote intestinal, qui représente le réservoir principal des bactéries E. coli », souligne Eric Oswald.
L’équipe travaille sur les probiotiques et a breveté une souche d’E. coli non pathogène, capable de mener une « guerre biologique » aux souches uropathogènes.

CHAGNEAU CV et al., Uropathogenic E. coli induces DNA damage in the bladder, Plos Pathogens, 2021; 17(2):e1009310


SCIENCES

La résistance aux antibiotiques pourrait se propager encore plus facilement que prévu

Plasmide

Les bactéries pathogènes chez l’Homme développent des résistances aux antibiotiques beaucoup plus rapidement que prévu. Des recherches informatiques menées en Suède, en auraient trouvé une des raisons : le transfert génétique important entre les bactéries de nos écosystèmes et les humains. Ces travaux ont également débouché sur de nouveaux outils de recherche.
Des espèces de bactéries distinctes peuvent se transmettre des gènes de résistance en copiant mutuellement leurs plasmides. C’est la conjugaison, mécanisme le plus important de propagation de la résistance aux antibiotiques. Or, ces dernières années, les gènes de résistance se propagent aux agents pathogènes humains à un degré beaucoup plus important qu’attendu.
Jan Zrimec, chercheur en biologie systémique et synthétique à l’université de technologie de Chalmers, explique : « Beaucoup de ces gènes semblent avoir trouvé leur origine dans un large éventail d’espèces bactériennes et d’environnements, tels que le sol, l’eau et les bactéries des plantes. Cela a été difficile à expliquer, car bien que la conjugaison soit très courante, nous pensions qu’il existait une limite distincte pour les espèces bactériennes qui pouvaient se transférer des plasmides. Les plasmides appartiennent à différents groupes de mobilité, ou groupes MOB, et ne peuvent donc pas être transférés entre n’importe quelle espèce bactérienne. »

Des régions spécifiques de l’ADN révèlent le potentiel de propagation

M. Zrimec a mis au point de nouvelles méthodes d’analyse des données qui montrent que le transfert génétique peut être beaucoup plus illimité et étendu que prévu. Son algorithme est capable d’identifier les régions oriT (régions d’ADN nécessaires à la conjugaison) dans l’ADN de milliers de plasmides. Il peut également trier les plasmides en groupes MOB sur la base des régions oriT identifiées.
L’exploration des séquences génétiques connues de plus de 4 600 plasmides naturels provenant de différents types de bactéries, a permis de réévaluer les connaissances sur ces plasmides obtenues par les méthodes antérieures. Cela a révélé, entre autres, que, par rapport aux anciennes données :
• le nombre de régions oriT peut être près de huit fois supérieur ;
• le nombre de plasmides mobiles pourrait être deux fois plus élevé ;
• le nombre d’espèces bactériennes ayant des plasmides mobiles pourrait être presque deux fois plus élevé.
De plus, plus de la moitié de ces plasmides ont des régions oriT qui correspondent à une enzyme de conjugaison d’un autre plasmide qui a été précédemment classé dans un groupe MOB différent. Cela signifie qu’ils pourraient être transférés par l’un de ces plasmides qui se trouve dans la même cellule bactérienne. Il pourrait donc y avoir des mécanismes de transfert entre un grand nombre d’espèces bactériennes et des environnements où l’on croyait auparavant qu’il y avait des barrières.
« Ces résultats pourraient impliquer qu’il existe un réseau robuste de transfert de plasmides entre les bactéries chez l’homme, les animaux, les plantes, le sol, les environnements aquatiques et les industries, pour n’en citer que quelques-uns », explique M. Zrimec. « Les gènes de résistance sont présents naturellement dans de nombreuses bactéries différentes dans ces écosystèmes, et le réseau hypothétique pourrait signifier que les gènes de tous ces environnements peuvent être transférés aux bactéries qui causent des maladies chez les humains. »
« Cela pourrait expliquer le développement rapide de la résistance chez les agents pathogènes humains que nous avons observé ces dernières années. Notre utilisation intensive d’antibiotiques sélectionne les gènes de résistance, qui pourraient donc provenir d’un réservoir génétique naturel beaucoup plus important que ce que nous avions estimé auparavant. »
Ces résultats doivent être vérifiés expérimentalement à l’avenir, mais les méthodes d’analyse des données mises au point peuvent déjà être utilisées par de nombreux chercheurs travaillant sur la résistance aux antibiotiques dans divers domaines médicaux et biologiques.

ZRIMEC J, Multiple plasmid origin-of-transfer regions might aid the spread of antimicrobial resistance to human pathogens, MicrobiologyOpen, 2020, 9(12):e1129


MANIFESTATION

À vos agendas ! Les Webinaires de la SFIL commencent dès le jeudi 17 juin 2021

La SFIL, compte tenu de la situation sanitaire, annonçait le report du Congrès SFIL de 2021 au 24 et 25 mars 2022. Afin de maintenir le contact et de continuer ses formations, la SFIL présente le lancement des Webinaires SFIL dès le 17 juin 2021.
La SFIL inaugure ainsi des webinaires interactifs, d’une durée de 1h à 1h30 incluant des questions/réponses, sur des thèmes d’actualités en biologie médicale. Les webinaires vont se répartir dès le 17 juin 2021 et jusqu’au Congrès SFIL 2022.
Ces webinaires sont gratuits. L’inscription pourra se faire à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr.
Prenez date ! Voici les rendez-vous et thèmes pour 2021
• Jeudi 17 juin 2021 : « Ségur du Numérique en Santé »
• Mardi 7 septembre 2021 : « SIDEP et après SIDEP… ? »
• Mardi 7 décembre 2021 : « Du RGPD au Code de Conduite en Biologie Médicale »
De futurs webinaires seront proposés en 2022.
Inscriptions gratuites à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr .
Les places seront limitées pour plus d’interactivité…

SFIL



Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°13 :

BOURSE & BIOTECHS
Malgré l’euphorie boursière les cours sont toujours aussi sensibles aux annonces
Artem MAKHOTKIN, Anton ALEKSEEV, Arsia AMIR-ASLANI

BIOTECHNOLOGIES
Les enjeux liés à l’indice boursier NextBiotech
Quentin SEVAT, Léonard VIEILLY, Jordan MECCA, Arsia AMIR-ASLANI

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les syndromes neurologiques paranéoplasiques et les encéphalites auto-immunes :
un nouveau défi en auto-immunité
Chloé BOST, Françoise FORTENFANT

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les anticorps anti-phospholipides au cours de l’infection par le SARS-CoV-2
Adrien THIRIET, Benoit NESPOLA

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les autoanticorps des myosites
Nicole FABIEN, David GONCALVES

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les autoanticorps des sclérodermies
Nicole FABIEN, David GONCALVES


 

1602, 2021

Newsletter Spectra Diagnostic N°12


ANALYSES SARS-COV-2

2 solutions de co-testing moléculaire du SARS-CoV-2 et de la grippe

En cette période de co-circulation des différents virus SARS-CoV-2, grippe et autres virus respiratoires, BD propose 2 nouvelles solutions multiplexes qui permettent de réaliser à partir d’un même échantillon, d’une seule et même extraction, une analyse de grippe (influenza A/B), et de SARS-CoV-2 en RT-PCR.
Le Test BD MAX™ SARS-CoV-2, FluA/FluB, développé par BD et marqué CE-IVD, permet la détection simultanée de la Covid-19 et de la grippe (influenza A/B) à partir d’un seul et même échantillon nasopharyngé en environ 2 heures pour 24 échantillons en 1 seul run.
Le test contient tous les réactifs nécessaires de l’extraction à l’amplification ainsi qu’un contrôle de cellularité humaine (RNAse-P) afin de vérifier si l’écouvillon a été prélevé correctement.
De par la flexibilité de son système ouvert BD MAX™, BD propose également, avec son partenaire, Certest Biotec, deux tests moléculaires complémentaires qui permettent la détection du virus SARS-CoV-2 (gènes N1 et N2) et de la grippe, et du virus respiratoire syncytial (VRS).
Le test Certest VIASURE SARS-CoV-2 (2 cibles : N1 + N2) en complément du test Certest – VIASURE grippe A, grippe B & RSV, permet aux utilisateurs de détecter simultanément à partir d’un même échantillon la Covid-19, la grippe (influenza A/B) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Les tests lyophilisés sont livrés dans des tubes qui s’enclenchent directement sur une barrette d’extraction BD MAX™ ExK™ TNA.
La commercialisation de ces tests s’ajoute au test d’identification du SARS-CoV-2 seul déjà fourni et développé par la société BD : le test BD MAX™ SARS-CoV-2 (2 cibles : N1 + N2).

BD


ANALYSES SARS-COV-2

Détection multiplexe des SARS-CoV-2, grippe A et B, VRS et hMPV

bioMérieux enrichit sa gamme ARGENE® pour l’identification du SARS-CoV-2 par RT-PCR avec le test SARS-COV-2 RESPI R-GENE®, marqué CE et désormais disponible.
Ce test de biologie moléculaire à haut débit permet la détection simultanée du SARS-CoV-2 et des virus de la grippe A et B. Il inclut en outre, un contrôle cellulaire pour vérifier la qualité de l’échantillon, un atout clinique important dans le contexte de la pandémie et des prélèvements massifs multi-sites. Ce nouveau test associe dans le même kit une deuxième analyse de RT-PCR qui, à partir d’une même extraction, permet l’identification de deux autres agents pathogènes circulant de manière concomitante et particulièrement impliqués dans les pathologies respiratoires de l’enfant et des personnes âgées : le VRS (virus respiratoire syncytial humain) et le hMPV (métapneumovirus humain). Ce dernier est plus rarement inclus dans les panels.
« La symptomatologie des infections dues aux virus respiratoires est souvent semblable mais la prise en charge des patients peut être différente. […] Même si, à ce jour, les virus grippaux circulent peu, il est d’autant plus important dans le contexte de la pandémie Covid-19, d’identifier précocement d’autres pathogènes associés aux maladies respiratoires, notamment dans les groupes de population à risque afin d’adapter la prise en charge clinique et de limiter la circulation de ces virus », explique François Lacoste, Directeur Exécutif, R&D.
Comme tous les tests de la gamme, ce test peut être effectué par tout type de laboratoire utilisant les techniques PCR sur différentes plateformes d’extraction et d’amplification d’acides nucléiques présentes sur le marché. Il fournit un résultat en 4 à 5 heures et permet de tester les échantillons d’un grand nombre de patients à la fois. L’ensemble de la gamme ARGENE® est produit en France sur le site de bioMérieux à Verniolle (Ariège).

bioMerieux


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Mobidiag : Bientôt un nouveau panel respiratoire incluant Covid-19, Grippe A et B et VRS

Face à l’épidémie de Covid-19, Mobidiag s’est mobilisé et a concentré ses efforts afin d’offrir des solutions de diagnostic rapides et fiables pour la détection des pathogènes responsables de l’infection à la Covid-19.
Pour répondre aux besoins de la saison hivernale, les équipes de Mobidiag développent un nouveau panel RESP-4 permettant de détecter simultanément à partir d’un échantillon nasopharyngé la Covid-19 (2 gènes distincts), la Grippe A, la Grippe B et le VRS. Ce panel sera disponible sur les deux plateformes de Mobidiag : Amplidiag® Easy et Novodiag®.
Amplidiag®RESP-4 – test en cours de marquage CE – est un kit d’amplification en 75 min incluant le logiciel Amplidiag® Analyzer. Ce test est particulièrement adapté pour le dépistage en série. Le processus est automatisé avec l’instrument Amplidiag® Easy ; de l’extraction de l’ADN/ARN à la préparation des plaques de PCR avec des résultats en 3 heures pour 46 échantillons.
Novodiag® RESP-4 – test en cours de développement – est un test à la demande et à usage unique qui fonctionne à l’aide du système « sample-in, result-out » Novodiag®. Il permet d’obtenir des résultats entièrement automatisés en environ 1 heure.



Mobidiag


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Intelligence artificielle et imagerie numérique de pointe pour le dépistage du cancer du col de l’utérus

Le nouveau système de diagnostic numérique Genius™ de la société Hologic a obtenu le marquage CE. Il s’agit de la première plateforme de cytologie numérique à associer un nouvel algorithme d’intelligence artificielle (IA) avec une imagerie numérique innovante afin d’aider les cytotechniciens et les anatomopathologistes à identifier les lésions précancéreuses et les cellules cancéreuses chez la femme.
Depuis plus de 30 ans, Hologic développe et commercialise de nouvelles technologies permettant le dépistage du cancer du col de l’utérus : la société a notamment introduit le test ThinPrep® Pap, premier test de cytologie en milieu liquide, et le test Aptima® HPV, premier test HPV approuvé par la FDA s’appuyant sur la détection des ARNm. Hologic innove une nouvelle fois avec ce système capable d’analyser toutes les cellules d’une seule lame de cytologie rapidement, réduisant ainsi la présentation de plusieurs dizaines de milliers de cellules à une galerie des images les plus pertinentes d’un point de vue diagnostique. Dans la pratique, cela permettra de fournir aux professionnels de santé les informations essentielles dont ils ont besoin pour dépister la maladie à un stade plus précoce et prendre de meilleures décisions pour traiter leurs patientes.
« Pour utiliser l’intelligence artificielle, des images numériques d’une qualité exceptionnelle sont nécessaires », a déclaré Kevin Thornal, président de la division Diagnostic d’Hologic. « Nos équipes ont mis au point une technologie d’imagerie vraiment révolutionnaire, qui convertit les lames de cytologie en verre en images numériques d’une très grande netteté. Grâce à ce processus de numérisation, il est désormais possible d’effectuer une analyse poussée des images et d’en améliorer la standardisation. »
Le système permet aux laboratoires d’un même réseau de collaborer de manière plus transparente et plus dynamique, en créant un lien entre expertise et examen à distance afin que chaque patient puisse bénéficier des connaissances collectives de l’équipe lorsque cela s’avère nécessaire. L’examen numérique des lames promet d’offrir une meilleure expérience aux laboratoires utilisateurs en améliorant les flux de travail et en accélérant le temps d’analyse.
La société a collaboré avec des cytotechniciens et des anatomopathologistes pour s’assurer que le nouveau système répondait vraiment à leurs besoins. Ainsi, Hologic est la première société à proposer une solution marquée CE complète pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, du prélèvement d’échantillons au diagnostic numérique.
Le système Genius se compose d’un système d’imagerie numérique pour acquérir les images, d’un algorithme d’IA pour les analyser, d’un serveur de gestion d’images pour les stocker et d’un écran de travail pour l’examen des lames numérisées. Le système est évolutif et conçu pour répondre aux besoins actuels et futurs des laboratoires.

Hologic France


INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Serveur de résultats dédié aux patients

Conscients de la pression qui pèse sur les laboratoires de biologie dans le cadre des campagnes de dépistage de la Covid-19, TECHNIDATA, éditeur de système d’information pour les laboratoires, annonce le lancement d’une nouvelle génération de son logiciel TDPatient, serveur de résultat dédié au patient.
Tout en restant chez eux, les patients peuvent accéder, en quelques clics et en toute sécurité, à leur résultat de test Covid-19 ainsi qu’à tout l’historique des comptes rendus de résultats PDF.
La mise à disposition du résultat est simplifiée et accélérée. Afin de soulager encore plus le laboratoire, l’administration du compte patient est maintenant gérée par le patient lui-même (mot de passe, informations de contact…)
Pour le laboratoire, la sécurisation et l’automatisation de la mise à disposition des résultats au format numérique permet de gagner du temps, limiter le nombre de venue au laboratoire et de soulager le personnel administratif.

TECHNIDATA


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Le meilleur des deux mondes : le test T-SPOT.TB à présent automatisé

Le test T-SPOT.TB est le seul test IGRA autorisé au niveau mondial qui est normalisé par rapport au nombre de cellules et des conditions de culture. La méthodologie standardise le nombre de cellules et élimine le sérum et les facteurs sériques qui pourraient interférer et fausser les résultats. Ceci lui confère une sensibilité et une spécificité inégalées dans le dépistage de l’infection tuberculeuse1,2. Ce test permet un diagnostic et un traitement rapides et fiables de l’infection tuberculeuse chez tous les groupes de patients, y compris les immunodéprimés3.
Oxford Immunotec propose à présent une solution automatisée pour la réalisation du test T-SPOT.TB. Basé sur le kit de réactifs T-Cell Select d’Oxford Immunotec, ce processus automatisé réduit considérablement le temps de manipulation, libérant ainsi des ressources pour d’autres applications tout en préservant les performances du test. L’automatisation peut être adaptée à tous les besoins en termes de cadence avec des solutions entièrement ou partiellement automatisées. Non seulement le nouveau processus automatisé permet aux laboratoires de mieux maîtriser leur organisation (traitement des échantillons par séries, par exemple), mais il simplifie la logistique autour des échantillons grâce au kit T-Cell Select. Le prélèvement est réalisé sur un seul tube standard hépariné et la stabilité jusqu’à 54 heures offre une marge de plus de deux jours entre le prélèvement sanguin et le traitement en laboratoire.



Oxford Immunotec

1 LEWINSOHN DM et al., Clin Infect Dis, online, doi:10.1093/cid/ciw694
2 T-SPOT.TB package insert – PI-TB-IVD-FR-V3
3 WONG SH et al., Thorax, 2016; 71:64-72


VIE DES SOCIÉTÉS

Inovie propose un test sanguin de la Maladier d’Alzheimer

Alzohis, entreprise française innovante lance le Noratest®, premier outil d’aide au diagnostic de la Maladie d’Alzheimer (MA) à partir d’une simple prise de sang. Ce test est possible sur prescription médicale uniquement, dès maintenant dans tous les laboratoires de biologie médicale du Groupe Inovie. Noratest doit permettre d’objectiver les premiers signes de la maladie, d’accélérer la prise en charge des patients et de les orienter au plus vite vers une consultation mémoire.

Un test différenciant dès les premiers troubles cognitifs

Marqué CE IVD, ce test est indiqué pour les patients de plus de 55 ans ayant des troubles cognitifs confirmés par un bilan initial (Mini-Mental State Examination (MMSE)), après exclusion des causes somatiques, iatrogènes, médicamenteuses et d’intoxication. Il s’inscrit dans un parcours diagnostique gradué dont les résultats seront interprétés au regard du faisceau d’arguments cliniques, cognitifs, fonctionnels et comportementaux dont dispose le médecin. Le résultat doit permettre de différencier la MA du vieillissement normal ou d’autres maladies neuro-évolutives.
A partir des dosages des concentrations plasmatiques de trois catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), et de paramètres cliniques et démographiques, un logiciel établi un calcul exécuté par un algorithme développé par Alzohis sur une plateforme en ligne sécurisée. Un score diagnostique est délivré, permettant d’identifier les patients souffrant de troubles cognitifs et présentant une forte probabilité d’être atteints par la MA.
En pratique, le patient se présente dans un laboratoire de proximité du Groupe Inovie avec une prescription médicale du Noratest® et le résultat de son score MMSE, datant d’un mois maximum. L’échantillon sanguin est centrifugé et envoyé au plateau technique de Labosud Provence, filiale d’Inovie, dédié au dosage des catécholamines plasmatiques.
Le résultat du score diagnostique – pas de suspicion (score N0), suspicion de MA avec un taux de noradrénaline plasmatique élevé (score N1) ou suspicion de MA avec un taux de noradrénaline plasmatique physiologique (score N2) -, est généré. Selon la société, les études cliniques ont permis d’aboutir à ces scores et de confirmer la fiabilité de ce test avec des taux de sensibilité et de spécificité très haut.

La démarche scientifique

De nombreux travaux ont placé les catécholamines au cœur de la recherche sur les mécanismes physiopathologiques précoces de la MA. Des altérations des concentrations en catécholamines ont été observées dans le tissu cérébral, le liquide cérébrospinal, le sang et les urines des patients atteints. Des études cliniques réalisées par Alzohis, ont récemment montré différentes relations entre la concentration en NA plasmatique et le score MMSE, ainsi que la concentration des biomarqueurs classiques du LCR chez des patients atteints de la MA.
Non remboursé, le prix conseillé du Noratest® pour le patient est de 250 € TTC.

Alzohis
Inovie


VIE DES SOCIÉTÉS

QuantaMatrix entre au Kosdaq et lève 40,2 millions de dollars

Quantamatrix, société spécialisée dans le diagnostic microbiologique clinique, a fait son entrée au Kosdaq (équivalent coréen du Nasdaq américain) et a pu lever 40,2 millions de dollars (33,2 M€), soit 11,7 % du nouveau capital. Conformément aux directives d’introduction en bourse en Corée, les investisseurs institutionnels et individuels se sont vu attribuer respectivement 80 % et 20 % du volume total.
Le produit de l’introduction en bourse sera utilisé pour financer la R&D, investir dans la filiale européenne de QuantaMatrix et financer le développement à l’international, y compris aux États-Unis. Les fonds permettront aussi de renforcer la compétitivité globale de l’entreprise par l’octroi de licences, d’accords de distribution, par les ventes et le marketing.
Le professeur Sunghoon Kwon, Ph.D., PDG de QuantaMatrix, déclare: « QuantaMatrix vise à devenir le leader mondial de la gestion des infections graves et potentiellement mortelles. Cette année, nous avons jeté les bases de notre expansion mondiale en installant notre solution dRAST™ dans des sites de référence dans 13 hôpitaux renommés situés dans 11 pays européens. »

Une gamme de produits contre le sepsis

QuantaMatrix est spécialisée dans les tests de diagnostic in vitro en microbiologie. Le produit phare de QuantaMatrix est le dRAST™ une plateforme d’antibiogrammes rapides et directs, qui permet de trouver l’antibiotique optimal en cinq à sept heures après une hémoculture positive. Le dRAST de QuantaMatrix utilise plusieurs technologies brevetées liées à l’optique, à l’ingénierie microfluidique et à l’analyse des mégadonnées. Le dRAST permet d’obtenir un résultat deux à trois jours plus tôt que les méthodes conventionnelles.
Le dRAST est déjà commercialisé en Corée du Sud et dans l’Union Européenne. La société dispose d’un réseau de distribution couvrant 22 pays européens par le biais duquel elle a déjà réalisé des ventes.
Au-delà du dRAST, QuantaMatrix concentre sa R&D sur d’autres produits permettant la prise en charge des patients suspectés de sepsis à tous les stades de l’infection, tels que le QID™ (test rapide d’identification bactérienne sur sang total) et le μCIA™ (test sanguin rapide d’identification bactérienne et d’antibiogramme). Grâce à ces instruments, QuantaMatrix est en mesure de fournir une solution complète qui englobe toute la chaîne de valeur du traitement du sepsis et positionne l’entreprise en leader sur le marché mondial du management global du sepsis. QuantaMatrix développe également des produits non liés au sepsis, tels que le QDST™ (système de test rapide de sensibilité aux médicaments pour la tuberculose).

QuantaMatrix


VIE DES SOCIÉTÉS

Stilla Technologies lance une gamme de PCR mix et s’associe à ID-Solutions

Naica
Identify

Créée en 2013 au sein de l’Ecole Polytechnique, Stilla Technologies ambitionne d’accélérer le développement de nouveaux tests génétiques, en proposant une solution innovante de PCR digitale, combinant des technologies microfluidiques de pointe. Cette entreprise pionnière dans l’analyse génétique de précision vient de lancer une gamme de PCR MIX dédiée pour des performances optimales en Crystal Digital PCR™ : le naica® multiplex PCR MIX et le naica® PCR MIX. Ces nouveaux réactifs sont des solutions prêtes à l’emploi, optimisées pour être plus performantes et robustes pour des applications en PCR digitale. Les réactifs sont disponibles à l’achat à des concentrations 5x et 10x, ce qui fait de ces mélanges PCR les plus concentrés pour des applications en PCR digitale. Ces mix PCR maximisent la sensibilité des tests en augmentant la quantité de l’échantillon initial et en abaissant la limite de détection du test.
Stilla Technologies a également annoncé son partenariat avec ID-Solutions pour commercialiser la gamme de kits IDENTIFY, fournissant ainsi une gamme de kits oncologiques prêts à l’emploi pour la détection de panels de mutations multiplexés à l’aide du système naica®. Grâce à ce partenariat, les deux sociétés offrent désormais des procédures opérationnelles standardisées et des outils de diagnostic plus sensibles pour répondre urgemment aux besoins cliniques en oncologie.
« Nous sommes très heureux d’ajouter ces nouvelles lignes de produits à notre portefeuille : la gamme naica® de PCR MIX est la pierre angulaire de notre stratégie vers des solutions complètes pour la PCR digitale sur le système naica®. Ces réactifs ont été conçus pour être plus performants et permettre le développement d’applications robustes sur notre plateforme. La gamme de kits IDENTIFY est la première de ces solutions complètes pour les applications en oncologie, ce qui démontre la puissance de notre approche multiplexage en PCR digitale », a déclaré Rémi Dangla, Président et cofondateur de Stilla Technologies.
Le système naica® est un instrument de PCR digitale extrêmement sensible, basé sur la technologie de quantification des tests génétiques et de quantification des acides nucléiques, dite Crystal Digital PCR™. Facile d’utilisation, le système naica® est capable d’effectuer un multiplexage de l’ADN cible en 3 couleurs. Sa capacité à obtenir rapidement des résultats (en deux heures et 30 minutes à peine) distingue cette technologie innovante de tout autre instrument de PCR digitale disponible sur le marché. Ce système est compatible avec un large éventail de tests génétiques en biologie moléculaire, y compris des tests de biopsie liquide pour le diagnostic du cancer, de quantification de la charge virale, de détection des OGM et des tests prénatals. Ses capacités de quantification de l’ADN et de l’ARN, d’amplification du génome, de calibration du séquençage nouvelle génération (NGS) et de validation des résultats, en font une technologie de prédilection pour la recherche de précision et le suivi thérapeutique.
ID-Solutions est une entreprise française qui propose un outil innovant, fiable et standardisé pour la recherche et le développement de diagnostics en oncologie sur l’ADN circulant à partir de biopsies liquides et l’ADN tumoral à partir de biopsies solides.

Stilla Technologies
ID-Solutions


VIE DES SOCIÉTÉS

Arnaud Guény, nouveau DG de SYNLAB France

Arnaud Guény, 43 ans, devient le nouveau DG de SYNLAB France, réseau de 400 laboratoires d’analyses médicales en France et filiale du groupe SYNLAB, leader européen des services de biologie médicale. Il a pris ses fonctions le 4 janvier 2021.
Ingénieur de Télécom ParisTech et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, Arnaud Guény débute sa carrière dans le conseil en stratégie chez Oliver Wyman, la gestion de projets stratégiques chez SFR-Vodafone et le capital-investissement.
Il rejoint en 2009 SYNLAB France, anciennement Labco, en tant que directeur de l’organisation puis directeur général adjoint en 2015. Pendant plus de huit années, il a été le bras droit de l’ancien DG, Etienne Couelle, et structuré le processus de fusions-acquisitions et d’intégration des laboratoires d’analyses associés. Il a contribué à promouvoir et à élargir le réseau SYNLAB et y intègre l’activité d’anatomie et cytologie pathologiques avec l’acquisition du centre d’expertise TECHNIPATH, spécialisé dans le diagnostic des cancers.
Fort de ses succès en France, Arnaud Guény devient en 2018 DG de SYNLAB UK & Ireland, dont il accélère la croissance jusqu’à conclure en 2020 un partenariat historique de 15 ans avec le NHS (service national de santé britannique). En devenant le fournisseur exclusif des services de diagnostics médicaux pour tous les hôpitaux, établissements de santé et médecins généralistes de la région du sud-est de Londres, SYNLAB signe un contrat de laboratoire européen majeur, qui transforme l’organisation de SYNLAB au Royaume Uni et en Irlande et contribue au succès global du groupe SYNLAB.
Enfin, le groupe SYNLAB lui propose de revenir en France prendre la succession d’Etienne Couelle.
« Je suis heureux de retrouver le réseau des biologistes de SYNLAB France, dont je connais bien la valeur des équipes et la force de leur engagement pour les patients et nos partenaires de santé », déclare Arnaud Guény. « Je m’attacherai à renforcer le développement de SYNLAB en France, afin d’en faire le meilleur choix de proximité pour les patients et le partenaire privilégié des professionnels et établissements de santé ou médicaux-sociaux sur tout le territoire ».
Le groupe SYNLAB est le 1er fournisseur de diagnostics médicaux en Europe, avec 500 millions d’analyses réalisées chaque année. Présent dans 36 pays, ses 20 000 collaborateurs sont au service de plus de 100 millions de patients.

SYNLAB


PUBLI-COMMUNIQUÉ

TECHNIDATA informatise 6 hôpitaux militaires

L’entreprise TECHNIDATA répond aux enjeux actuels liés à la crise sanitaire en accompagnant les hôpitaux par la mise en place de logiciels qui s’interfacent avec les systèmes d’information hospitaliers (SIH) et les systèmes d’information des laboratoires (SIL) de biologie médicale permettant ainsi l’amélioration de la prise en charge du patient.
Les six laboratoires des hôpitaux militaires (Brest, Bordeaux, Toulon, Marseille, Percy, Bégin) ont acquis et mis en place ces six derniers mois 18 automates de PCR, afin d’être en mesure d’atteindre une capacité de traitement d’analyse importante. Tous sont intégrés au workflow du laboratoire et optimisés pour répondre à une organisation performante basée sur leur logiciel TDNexLabs.
Pour des raisons de réactivité et d’exploitation des résultats, l’ensemble des laboratoires s’est équipé d’un module de serveur de résultats pour leurs patients TDPatient, qui permet à chacun d’entre eux de télécharger directement ses propres résultats en temps réel via un portail Web.
Ce service instantané répond aux enjeux de communication et de réactivité liés à la crise sanitaire en permettant un gain de temps précieux pour l’accès au diagnostic et une optimisation de l’efficacité de l’organisation.

A propos :
Acteur majeur dans le domaine de l’édition de logiciels, TECHNIDATA propose des solutions pour la gestion de toutes les disciplines des laboratoires de biologie, d’anatomopathologie, de génétique et de biobanques. La gamme de produits proposée se compose d’un système d’information de laboratoire (« SIL »), de solutions middleware, et de serveur web de résultats et de prescriptions.

TECHNIDATA


PROFESSION

Les questions d’Émilie : une série de trois vidéos pour tout comprendre à la mécanique biologique des tests de la Covid-19

Bien que la vaccination contre la Covid-19 monte en puissance, la fin des gestes barrières et de la stratégie « tester, alerter, protéger » n’est pas encore pour demain. Les dernières annonces du gouvernement sur le renforcement des dépistages en attestent.
Un grand nombre de Français s’est fait dépister ces derniers mois… sans forcément bien comprendre comment fonctionnaient les différents tests. Pour répondre aux nombreuses interrogations des patients et combler un manque puisque ce type d’explication n’existe pas sur les réseaux sociaux, le SDB a produit « Les questions d’Émilie », une mini-série de 3 vidéos pédagogiques sur le dépistage de la Covid-19.
Abordant trois des principales thématiques les plus évoquées par les patients, les épisodes seront mis en ligne sur YouTube l’un après l’autre à partir du 20 janvier. Ils seront également relayés par les médias partenaires.
Réalisées du point de vue d’Émilie, ces vidéos prennent résolument les patients pour des interlocuteurs curieux et cherchent à leur rendre compréhensibles les mécaniques biologiques qui permettent de détecter la présence ou non du virus.
Après les insuffisances et dérives constatées en 2020, le SDB entend ainsi participer à l’effort collectif d’information de qualité apte à augmenter le niveau de connaissance et de culture sanitaire de nos concitoyens. Ces vidéos sont également destinées aux professionnels de santé qui souhaitent « prescrire » à leurs patients un support pédagogique afin de leur expliquer les « dessous » du dépistage.
Les trois épisodes :
• comment sait-on qu’un test est efficace ?
• un test PCR, comment ça marche ?
• comment fonctionne un test antigénique ?

Lien vers la première vidéo 
Syndicat des Biologistes, SDB


PROFESSION

Le Royaume-Uni s’oriente vers le suivi du glaucome à domicile

Les personnes atteintes de glaucome doivent être suivies toute leur vie via des examens oculaires bisannuels effectués à l’hôpital. Au Royaume-Uni, le vieillissement de la population rend ce modèle de gestion des patients non viable, de nombreuses cliniques étant déjà débordées.
Aggravé par la pandémie de Covid-19, le système actuel est notamment insuffisant pour suivre les formes les plus agressives de glaucome. Or, de nombreuses études montrent la nécessité d’effectuer des examens oculaires plus fréquents (par exemple, mensuels).
Une nouvelle étude de la « City, University of London », s’ajoute à un ensemble de preuves suggérant que la solution pourrait résider dans la surveillance des patients à domicile.
Un prototype de test oculaire sur tablette («Eyecatcher») a été fourni à 20 patients du NHS atteints de glaucome. Ils devaient effectuer eux-mêmes le test oculaire du glaucome à domicile, en testant chacun de leurs yeux une fois par mois et cela pendant six mois.
Comme pour les examens classiques, les patients regardaient une croix centrale présentée sur l’appareil et appuyaient sur un bouton lorsqu’ils voyaient un flash de lumière, qui apparaissait à différents endroits et était d’intensité variable. Une caméra frontale de l’ordinateur les enregistrait, et l’intelligence artificielle (IA) utilisait la reconnaissance faciale et le suivi de la tête et des yeux, afin de s’assurer que les personnes effectuaient le test correctement.
Ces tests à domicile ont ensuite été comparés aux évaluations classiques réalisées à l’hôpital au début et à la fin de l’étude. Résultat : 98 % des tests à domicile ont été réalisés avec succès et les données des tests de contrôle à domicile étaient en accord avec les évaluations cliniques de référence.
Il a également été démontré que l’utilisation des données du contrôle à domicile réduisait les erreurs de mesure lorsqu’elles étaient combinées aux données cliniques actuelles (d’environ 50 % dans 90 % des cas). Cela pourrait potentiellement permettre de détecter des cas de perte rapide de la vue des mois, voire des années plus tôt.
Des études futures doivent porter sur de plus longues périodes, des cas de glaucome à progression rapide ainsi que sur les points de vue et les opinions de ces patients concernant la surveillance à domicile.

Jones PR et al., Glaucoma Home Monitoring Using a Tablet-Based Visual Field Test (Eyecatcher): An Assessment of Accuracy and Adherence Over 6 Months, American Journal of Ophthalmology, 2021; 223:42-52


SCIENCES

Covid-19 : Comprendre la réponse immunitaire précoce

Cellule infectée par le SARS-CoV-2.
© S. Eymieux et P. Roingeard, INSERM – Univ. Tours

Si de nombreuses études ont été réalisées chez des patients à des stades avancés de l’infection, lorsqu’ils présentent déjà des signes de gravité, les étapes très précoces de la réponse immunitaire contre le virus demeurent en grande partie inconnues.
Une collaboration étroite entre les équipes Inserm d’Ali Amara, virologue, et Vassili Soumelis, immunologiste à l’Institut de Recherche Saint-Louis (Université de Paris/Inserm/AP-HP), a pu caractériser la réponse immunitaire innée dans les 24 à 48 h suivant un contact avec le SARS-CoV-2.
Les chercheurs ont utilisé des plasmocytoïdes pré-dendritiques comme modèle de cellules immunitaires innées jouant un rôle essentiel dans l’immunité antivirale en produisant de grandes quantités d’interféron-alpha. Ils ont reconstitué la réponse immunitaire précoce au virus en les mettant en contact avec des souches primaires de SARS-CoV-2 isolées à partir de patients.
La réponse reconstituée in vitro montre que le virus induit une activation efficace et complète des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques : elles produisent des quantités importantes d’interféron-alpha et se différencient en cellules dendritiques capables d’activer les lymphocytes T. De plus, cette activation des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques n’était que partiellement inhibée par l’hydroxychloroquine, ce qui inciterait à la prudence dans l’utilisation de cette molécule.
Ensuite, une collaboration avec l’équipe de Jean-Laurent Casanova de l’Institut Imagine (Inserm/université de Paris/AP-HP) et de la Rockefeller University à New-York, a étudié la réponse des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques issus de patients présentant des déficits génétiques pour certains gènes importants de l’immunité innée.
Ces expériences, effectuées à partir de prélèvements directement obtenus des patients, ont montré que la réponse de ces cellules modèles était dépendante des molécules UNC93B et IRAK-4, deux molécules importantes de l’immunité innée antivirale. L’ensemble de ce travail permet de préciser la réponse immunitaire précoce au virus SARS-CoV-2 ainsi que certains de ses déterminants moléculaires.
L’étude suggère donc que le système immunitaire est naturellement armé pour répondre au SARS-CoV-2 et que des défauts dans la réponse des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques, notamment dans la production précoce
d’interféron-alpha, pourraient contribuer à l’évolution de l’infection vers une forme grave.

ONODI F et al., SARS-CoV-2 induces human plasmacytoid pre-dendritic cell diversification via UNC93B and IRAK4, J Exp Med, 2021; 218(4):e20201387


SCIENCES

Covid : les formes longues expliquées par le microbiote ?

A ce jour, on estime que des anomalies génétiques et immunologiques seraient à l’origine de 15 % des formes graves de la Covid-19, mais selon des chercheurs de l’université de Hong Kong, la composition du microbiote intestinal serait également impliquée.
La dysbiose, ou déséquilibre du microbiote, peut être dû à des antibiotiques, une infection, un mauvais régime alimentaire mais aussi un déficit immunitaire. L’étude de la composition du microbiote intestinal – via des échantillons de selles et de sang sur 100 patients positifs au SARS-CoV-2 – a montré que les patients positifs à la Covid-19 présentaient une plus grande quantité de Ruminococcus gnavus (connue pour son rôle dans la survenue de certaines maladies inflammatoires de l’intestin, dans les spondyloarthrites ou le lupus) mais une moindre quantité de Bifidobacterium adolescentis, Faecalibacterium prausnitzii et Eubacterium rectale, trois bactéries au « potentiel immunomodulateur ». 30 jours après la résolution de la maladie, ces espèces étaient encore sous-représentées. Un indicateur qui « pourrait contribuer à des symptômes persistants, soulignant la nécessité de comprendre comment les micro-
organismes intestinaux sont impliqués dans l’inflammation et la Covid-19
 », insistent les chercheurs.

Gare aux antibiotiques

Ils ont également observés des niveaux plus élevés de cytokines chez les malades du Covid-19. Agents essentiels du système immunitaire, leur présence en excès peut créer des lésions profondes. Plusieurs études ont justement montré que le Coronavirus était de nature à provoquer une élévation anormale des cytokines. « Les associations entre la composition du microbiote intestinal, les niveaux de cytokines et les marqueurs inflammatoires chez les patients atteints de la Covid-19 suggèrent que le microbiote intestinal est impliqué dans l’ampleur de la gravité de la Covid-19, peut-être par la modulation des réponses immunitaires de l’hôte », concluent-ils.
Ils alertent également sur la prescription d’antibiotiques chez les patients atteints. S’ils sont peu susceptibles d’être associés à une amélioration pour les patients (en l’absence de co-infections bactériennes), ils pourraient par contre exacerber et prolonger la dysbiose des microbiotes intestinaux chez les patients atteints de la Covid-19.

YEOH YK et al., Gut microbiota composition reflects disease severity and dysfunctional immune responses in patients with COVID-19, Gut, en ligne le 11 Janvier 2021, doi: 10.1136/gutjnl-2020-323020


SCIENCES

Mieux comprendre le cancer du sein Triple-Négatif pour de nouvelles thérapies

Les scientifiques ont généré un système génétique modélisant, chez la souris, l’hétérogénéité et la résistance aux traitements du cancer du sein dit Triple-Négatif humain (TNBC). Dans un cadre collaboratif international, ils ont également découvert un traitement qui permet de surpasser l’hétérogénéité et la résistance du TNBC. Ces travaux montrent comment certains traitements, potentiellement pertinents, peuvent être identifiés en modélisant la maladie.
On distingue 4 grandes classes de cancers du sein, ayant chacun des protocoles thérapeutiques différents. Parmi ces 4 groupes, le TNBC, qui représente 10-15 % de la totalité des cancers du sein, a un mauvais pronostic et est le plus complexe à maîtriser. La radiothérapie et la chimiothérapie sont actuellement les principaux traitements du TNBC, mais ne sont efficaces que chez certaines patientes.
A l’heure actuelle, les connaissances sur le TNBC et l’identification de thérapies efficaces sont limitées par l’absence de modèles précliniques pertinents.
Le modèle murin généré par les chercheurs est basé sur une légère perturbation de signaux impliqués dans la régulation du fonctionnement de la glande mammaire. Bien que cette perturbation soit maîtrisée par le tissu, au cours du temps, elle entraîne des altérations qui induisent la formation spontanée de tumeurs chez les souris. Un aspect inattendu est la spécificité des tumeurs générées qui sont exclusivement de type TNBC. Néanmoins, c’est probablement le caractère subtil de cette perturbation qui permet d’engendrer une hétérogénéité des altérations moléculaires dans les différentes tumeurs murines, comme observé chez les patientes TNBC. En outre, ce modèle de souris récapitule la résistance à la chimiothérapie conventionnelle fréquemment observée chez les patientes. L’ensemble de ces caractéristiques démontre la pertinence de ce modèle de souris pour l’étude des mécanismes sous-jacents au TNBC.
De plus, les chercheurs ont identifié une combinaison d’agents capables de tuer très efficacement les cellules TNBC murines et humaines, surmontant ainsi les problèmes d’hétérogénéité entre tumeurs et la résistance aux traitements.
Ces travaux illustrent ainsi comment une modélisation de la pathologie humaine, récapitulant sa complexité, permet la compréhension des aspects moléculaires sous-jacents et de proposer de nouveaux traitements à explorer ultérieurement comme potentielles thérapies.

LAMBALLE F et al., Modeling heterogeneity of triple-negative breast cancer uncovers a novel combinatorial treatment overcoming primary drug resistance, Advanced Science, 2020; doi:10.1002/advs.202003049


SCIENCES

Déchiffrer le code énergétique des cellules pour améliorer les thérapies anticancéreuses

© Olivier Cabaud

Un procédé qui pourrait aider à personnaliser les thérapies anti-cancéreuses vient d’être mis au point par des scientifiques du CNRS, de l’Inserm et d’Aix-Marseille Université au Centre d’immunologie de Marseille Luminy, associés à des collègues de l’Université de Californie à San Francisco et à l’AP-HM, avec le soutien du Canceropôle Provence Alpes Côte d’Azur. Leur technique brevetée permet de connaître l’état énergétique des cellules, révélateur de leur activité.
Les immunothérapies, qui mobilisent le système immunitaire pour qu’il reconnaisse et détruise les cellules cancéreuses, sont une approche prometteuse. Néanmoins, l’environnement tumoral peut être hostile aux cellules immunitaires en les privant de leur source d’énergie, limitant l’efficacité thérapeutique (seul un tiers des patients répond à ces traitements). L’état énergétique des différents types de cellules immunitaires est ainsi un marqueur de leur activité, et en particulier de leur action pro- ou anti-tumorale. Afin d’augmenter l’efficacité des immunothérapies, il devenait donc indispensable de disposer d’une méthode simple pour caractériser le profil énergétique des cellules immunitaires provenant d’échantillons de tumeurs.
Appelée SCENITH, la méthode mise au point permet d’identifier les sources d’énergie dont dépend chaque type de cellule présent dans la tumeur, et en particulier les besoins spécifiques des cellules immunitaires. Elle utilise comme marqueur de l’état énergétique des cellules leur niveau de synthèse de protéines, un processus qui consomme la moitié de l’énergie cellulaire. L’échantillon prélevé par biopsie est séparé en différents lots, chacun étant traité par un inhibiteur d’une des voies métaboliques permettant aux cellules de produire de l’énergie. Le niveau de synthèse de protéines est ensuite analysé en cytométrie de flux, ce qui permet en outre de différencier les différents types de cellules présentes dans l’échantillon et d’identifier les marqueurs qu’elles portent à leur surface, cibles des thérapies. Ainsi, cette méthode identifie l’état énergétique de chaque cellule de la tumeur, qu’elle soit immunitaire ou cancéreuse, ainsi que les sources d’énergie et les voies métaboliques dont elle dépend.
Les scientifiques ont déjà initié des collaborations cliniques pour mieux cerner comment utiliser cet outil pour prédire la réponse des patients aux traitements et souhaitent également identifier les profils liés aux différentes réponses aux immunothérapies et chimiothérapies. SCENITH a ainsi vocation à personnaliser les traitements en exploitant les forces de la réponse immunitaire et les faiblesses de la tumeur de chaque patient.

ARGUELLO RJ et al., SCENITH: A flow cytometry based method for functional profiling energy metabolism with single cell resolution, Cell Metabolism, 1er décembre 2020, doi:10.1016/j.cmet.2020.11.007


Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°12 :

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Anton ALEKSEEV, Artem MAKHOTKIN, Khalid DEOJEE, Arsia AMIR-ASLANI

QUALITÉ
Évaluation et comparaison du système de vérification pré-analytique EPC (Expert Preanalytical Check) Stago
Mustapha CHARI, Anne DEBUYSER, Isabelle SEIGNEURIN, Vianney LECLERCQ, Romain CARADONNA

TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Synoptique : Les Middlewares en 2021
Sandrine ROUSSEL


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