Newsletter Spectra Diagnostic N°45

IMMUNO-ANALYSE
Diagnostiquer la forme la plus fréquente d’hyperthyroïdie
L’offre de Diasorin en biologie spécialisée s’enrichit avec le kit Liaison® TSH-R Ab, destiné à la détection des anticorps anti-récepteurs de la TSH (TRAb) dans le sérum et le plasma hépariné. Ce nouveau test s’intègre pleinement dans la stratégie diagnostique et thérapeutique des pathologies auto-immunes thyroïdiennes, en particulier la maladie de Basedow, cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. Les TRAb sont des marqueurs à la fois sensibles et spécifiques de la maladie de Basedow. Leur détection permet de confirmer le diagnostic ce qui évite des scintigraphies thyroïdiennes. Ce dosage joue également un rôle dans le suivi thérapeutique : il est recommandé avant l’arrêt des anti-thyroïdiens de synthèse (ATS) afin d’évaluer les chances de rémission et d’orienter les décisions cliniques. Ce test IVDR entièrement automatisé, disponible sur les analyseurs Liaison® XL et Liaison® XS, ne nécessite aucune préparation des réactifs, grâce à l’intégration des calibrateurs et du diluant directement dans l’intégral. Cette conception facilite le travail au laboratoire, réduit le risque d’erreurs et optimise les flux de travail. Avec une stabilité à bord de 7 semaines pour un format de 100 tests, le kit s’adapte aussi bien aux laboratoires à faible qu’à forte activité. Il est calibré selon le dernier standard international (WHO 2nd IS code 08/204). À la valeur seuil de 0,550 UI/L, ce kit affiche une sensibilité clinique de 99,2 % et une spécificité de 99,5 %. Ce nouveau test complète le menu thyroïdien déjà disponible sur les systèmes Liaison®, qui inclut notamment les tests TSH, FT3, FT4, les anticorps anti-TPO et les anticorps anti-Tg.
IMMUNO-ANALYSE
Test de nouvelle génération pour l’infection tuberculeuse
Diasorin vient de lancer le Liaison® QuantiFERON® TB Gold Plus II, un test de nouvelle génération pour la détection de l’infection tuberculeuse sur les analyseurs Liaison®. Issu de la collaboration entre Qiagen et Diasorin, ce nouveau test associe l’expertise reconnue de la technologie QuantiFERON® à la puissance des plateformes automatisées Liaison®. Pensé pour répondre aux exigences croissantes des laboratoires, ce test conserve les performances cliniques de référence tout en offrant un flux de travail optimisé. À la clé pour les laboratoires : jusqu’à +75 % de productivité sur le Liaison® XL, les premiers résultats en 32 minutes et une précision élevée maintenue.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
Un planificateur de tâches intégré pour maîtriser le quotidien

Avec la version 25.02, Lab Composer d’Ascentry enrichit son écosystème d’un planificateur de tâches entièrement pensé pour accompagner les laboratoires dans l’organisation, la planification et la traçabilité de leurs opérations. Plus qu’un simple agenda technique, il devient un outil central pour fluidifier la routine, fiabiliser les contrôles et soutenir les démarches qualité. Il permet de créer ou d’importer des ensembles de tâches, de définir des catégories sur mesure et d’adapter l’outil aux méthodes de travail du laboratoire. Il peut également créer des tâches ponctuelles ou curatives, non planifiées, afin de tracer et de gérer les actions réalisées en dehors des routines définies. Chaque tâche peut être configurée avec une grande précision : fréquence d’exécution, rattachement à un ou plusieurs instruments ou équipements, ajout de procédures, mise en place de rappel pour une meilleure anticipation. Cette granularité renforce la cohérence opérationnelle tout en s’adaptant à l’hétérogénéité des structures. Le module est directement connecté aux environnements de travail : chaque utilisateur visualise uniquement les tâches qui le concernent, améliorant la pertinence et la lisibilité. Un widget dédié met instantanément en avant les tâches du jour, celles à prévoir et celles en retard. Grâce aux nombreux filtres, chacun construit la vue la plus pertinente pour son activité. Les tâches réalisées sont automatiquement historisées, et leurs impacts peuvent être visualisés dans les graphiques de Levey-Jennings des CQs ou de moyenne mobile patient. En centralisant l’ensemble des opérations à réaliser et en apportant une visibilité immédiate sur les priorités, le planificateur de tâches contribue à réduire les oublis, anticiper les opérations critiques, homogénéiser les pratiques et sécuriser la production analytique. Avec ce nouveau module, Lab Composer 25.02 renforce son positionnement : offrir aux laboratoires une plateforme unifiée, intuitive et orientée métier pour maîtriser leur quotidien avec clarté et efficacité.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
La validation biologique automatisée par le SIL
Face aux enjeux croissants de performance et de qualité en biologie médicale, Clarisys poursuit l’évolution de son SIL Clarilab avec une nouvelle fonctionnalité dédiée à la validation biologique automatisée. Conscient des contraintes opérationnelles auxquelles sont confrontés les laboratoires, Clarisys a développé une solution permettant d’automatiser la validation des résultats conformes aux normes établies et ne présentant aucune alerte. Intégrée directement dans Clarilab, cette fonctionnalité repose sur des règles de validation paramétrables et sécurisées, adaptées à l’organisation et aux exigences de chaque laboratoire. Les dossiers simples peuvent ainsi être validés automatiquement, sans intervention manuelle, tout en conservant un haut niveau de traçabilité et de fiabilité. Avec cette innovation, Clarisys accompagne les laboratoires dans l’optimisation du temps médical et l’amélioration de leur efficacité opérationnelle. En réduisant les tâches répétitives, les biologistes peuvent recentrer leur expertise sur les dossiers complexes et l’interprétation clinique à forte valeur ajoutée.
PCR
Un système de PCR en temps réel en 15 minutes
Launch Diagnostics France a annoncé l’arrivée au sein de son portfolio de la solution WonDx™, un système automatisé de diagnostic moléculaire qui vise à améliorer la rapidité, la simplicité et la performance. Cette technologie innovante de PCR en temps réel permet de passer de l’échantillon au résultat en une seule étape, avec un rendu en seulement 15 minutes. Pensé pour simplifier le flux de travail en laboratoire, il repose sur des cartouches prêtes à l’emploi, intégrant réactifs et contrôles qualité. Cette approche réduit significativement le temps de manipulation et les risques d’erreur. Chaque cartouche permet de détecter jusqu’à 7 cibles simultanément, couvrant un large éventail de pathogènes, notamment respiratoires, gastro-intestinaux ou infectieux. Le système se distingue également par sa modularité évolutive, avec une capacité allant jusqu’à 8 modules indépendants, permettant d’adapter facilement le volume d’analyses aux besoins des laboratoires. Son design compact, silencieux et le stockage des cartouches à température ambiante contribuent à une mise en œuvre rapide et flexible, même dans des environnements contraints.

Jean-Philippe Brunet réélu Président du SIDIV

A l’issue de son Assemblée Générale, le Bureau du SIDIV (Syndicat de l’Industrie du Diagnostic in Vitro) a renouvelé sa confiance à Jean-Philippe Brunet (Werfen) en le réélisant à la Présidence de l’organisation. Il est par ailleurs, au nom du SIDIV, membre du Board de MedTech Europe et de la FEFIS. Cette réélection marque la volonté des membres de poursuivre la transformation engagée depuis 2025. Sous le précédent mandat de Jean-Philippe Brunet, le syndicat a repensé ses modes d’action pour créer une nouvelle dynamique, favorisant une implication accrue des membres dans la stratégie et les actions collectives. L’année 2025 a ainsi été marquée par une montée en puissance de la Commission Affaires Publiques et une structuration interne renforcée. Le bilan de l’année écoulée, porté par le Président et son Bureau, souligne des avancées importantes pour la filière du DIV : la consultation du SIDIV par les autorités de tutelle sur les sujets concernant le secteur deviennent systématiques (consultations HAS, IGAS, ANSM par exemple) ; l’intégration du SIDIV dans différents travaux portés par la DGS (comité de pilotage et groupes de travail dans le cadre de la réforme du RIHN ; position française dans le cadre de la réforme de l’IVDR) ; des travaux sont également engagés sur le déploiement de la biologie délocalisée. Le SIDIV est aujourd’hui reconnu comme une organisation experte, collective et constructive au service des patients et du système de santé, ce qui lui permet de nombreux échanges avec les différentes parties prenantes de l’écosystème. Le nouveau mandat s’inscrit dans le fil rouge validé lors du dernier brainstorming stratégique : faire reconnaître la valeur holistique du DIV auprès des patients, des décideurs politiques et des payeurs, et positionner le DIV comme un investissement à forte valeur ajoutée pour l’efficience, la soutenabilité et la transformation du système de santé. « Seule organisation dédiée spécifiquement à notre filière, le SIDIV continuera d’être une force de propositions ambitieuses pour que le diagnostic in vitro accompagne la transformation durable de notre système de santé » a indiqué Jean-Philippe Brunet.
Composition du Bureau du SIDIV :
• Président : Jean-Philippe BRUNET (Werfen)
• Vice-Président : Pierre MEZERAY (Roche Diagnostics)
• Secrétaire Générale : Quynh-Nhu TRINH XUAN (Qiagen)
• Trésorier : Jacques PENICAUD (Siemens Healthineers)
• Membres du Bureau : Cécile ASTUGUEVIEILLE (Illumina), Souad BELARBI (Hologic), Betty BOURGES (Diagast), Pierre-Frédéric DEGON (Abbott Diagnostics), Sophie HUBERT LUCO (bioMérieux), Inès MESSAI (Cepheid), Pierrick OLLIVIER (Stago).
Nouvelle usine bioMérieux de diagnostics innovants en France pour le marché européen
bioMérieux a investi plus de 250 millions d’euros pour créer une unité de production de tests PCR de sa gamme Biofire® en France (La Balme-les-Grottes – Isère), soit environ 400 emplois à terme. Cette nouvelle unité vise à répondre aux enjeux de sécurisation des approvisionnements en tests essentiels sur le marché européen et à contribuer à la résilience des systèmes de santé face aux maladies infectieuses. « La lutte contre les maladies infectieuses exige une mobilisation et un engagement dans la durée. Ce projet constitue avant tout un investissement structurant pour le renforcement des capacités de santé publique. Il illustre également notre volonté de consolider notre ancrage industriel en France, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes où se trouvent nos racines » a déclaré Alexandre Mérieux, Président de bioMérieux.
Renforcer la souveraineté européenne face aux maladies infectieuses
Cette nouvelle unité, conçue selon les standards les plus exigeants en matière de performance industrielle et environnementale, produira des tests PCR syndromiques de sa gamme Biofire®, qui permettent d’identifier, en 15 à 60 minutes et à partir d’un seul prélèvement, les principales causes d’infections respiratoires, sanguines, gastro-intestinales ou méningées. Ils jouent un rôle clé pour améliorer la rapidité et la pertinence des soins, tout en renforçant la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires. Cette production destinée principalement au marché européen viendra compléter les capacités actuelles du site de Salt Lake City (États-Unis). Ces tests syndromiques représentent près de 40 % de leur chiffre d’affaires et cette usine doit accompagner leur croissance à long terme et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Réindustrialiser la France
Depuis plus de 40 ans le site isérois de La Balme-les-Grottes est l’un des piliers industriels de bioMérieux et emploie aujourd’hui près de 600 collaborateurs. En 2023 et 2024, deux infrastructures stratégiques y avaient déjà été inaugurées dans une logique d’intégration verticale pour le groupe : un bâtiment de R&D en microbiologie de nouvelle génération et une unité de production pour l’internalisation de l’une des étapes stratégiques de production. « Nous avons pensé ce projet dès son origine dans une logique combinant hautes technologies industrielles et développement durable. Ainsi, le nouveau bâtiment est implanté sur une friche industrielle existante, afin de limiter au maximum l’artificialisation des sols. Sa conception permettra une exploitation sobre notamment par l’utilisation d’une énergie presque totalement décarbonée. En complément, l’optimisation des flux logistiques vers nos clients, induit par la localisation de cette unité en France, permettra d’éviter l’émission de presque 9000 tonnes de CO2 par an, en comparaison de la même production outre Atlantique » indique Guillaume Maestri, Directeur du Site de La Balme-les-Grottes. Le projet intégrera également des solutions permettant de limiter l’impact sur l’environnement : panneaux solaires, toits végétalisés, parkings perméables, gestion durable des espaces extérieurs, récupération des eaux de pluies, préservation de la biodiversité et de la trame verte. La mise en route de l’unité de production est prévue pour 2030.
PROFESSION
Thomas Hottier succède à François Blanchecotte à la tête du SDBIO

À l’issue du renouvellement de ses instances dirigeantes intervenu à la suite des élections de mai-juin 2026, le Conseil d’administration (CA) du Syndicat des biologistes (SDBIO) a élu le 23 juin dernier le Dr Thomas Hottier à la présidence de l’organisation.
Il succède au Dr François Blanchecotte, qui a choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat afin de se consacrer pleinement à la présidence de la nouvelle Fédération de Biologie Médicale (FBM).
Le nouveau CA a également procédé à l’élection des vingt membres du Bureau national qui accompagneront le Dr Thomas Hottier au cours des trois prochaines années. Dans sa nouvelle configuration, le Bureau se caractérise par un large renouvellement de ses membres, tout en s’inscrivant dans une logique de continuité, de représentativité et d’efficacité au service de la profession.
Le Dr Thomas Hottier, Directeur Général au sein du Groupe Inovie, a tenu à saluer l’engagement du Dr François Blanchecotte, qui a présidé le SDBIO depuis 2011 et qui demeure vice-président de l’organisation. « Ma priorité est de poursuivre le travail engagé ces dernières années pour défendre la biologie médicale libérale et renforcer la place des biologistes dans le système de santé, a souligné Thomas Hottier. Notre profession traverse une période de profondes transformations, qu’elles soient économiques, réglementaires ou organisationnelles. Dans ce contexte, nous avons besoin d’un syndicat fort, structuré et capable de porter une parole claire et unie auprès des pouvoirs publics, en synergie étroite et pleinement assumée avec la Fédération de la Biologie Médicale (FBM). »
Lors de sa première réunion (le 29 juin), les membres du Bureau ont désigné les responsables appelés à exercer les
différentes fonctions statutaires du syndicat.
Composition du Bureau national du SDBIO :
• Président : Thomas Hottier
• Vice-présidents : François Blanchecotte, Géraldine Jacob, Jean-Philippe Galhaud
• Trésorier : Jean-Michel Real
• Trésorier adjoint : Bruno Devie (chargé de mission)
• Secrétaire générale : Emmanuelle Berlier
• Secrétaire général délégué : Olivier Garnier
• Membres du Bureau : Jean Canarelli, Candice Catillon-
Rousseaux, Frédéric Charrier, Gilles Defrance, Henry-Pierre Doermann, Bruno Gauthier, Nassim Hannas, Nicolas Le Moing,
Romuald Levillain, Arnaud Longuet, Boris Loquet, Philippe Schlouch, Éric Sevin, François Toulat
Le SOPK devient le SMOP, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien
Fréquent mais complexe à diagnostiquer, le SMOP (anciennement SOPK) est la principale cause d’infertilité féminine. Heureusement, il bénéficie aujourd’hui d’une prise en charge efficace. Néanmoins, les patientes et les praticiens réclamaient depuis longtemps un changement de nom, opéré tout récemment par des experts internationaux puisque la dénomination de « syndrome des ovaires polykystiques » (SOPK) ne recouvrait pas la réalité clinique. La nouvelle appellation, en mettant en avant les risques métaboliques associés, doit permettre d’améliorer la prise en charge.
C’est donc au terme d’un processus de plus de dix ans de travail que le SOPK a été renommé « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (Smop). L’annonce a été faite le 12 mai 2026 lors du Congrès européen d’endocrinologie à Prague avec la publication concomitante de la conférence de consensus dans The Lancet (1).
La nouvelle appellation vise à refléter la réalité multisystémique de l’affection dans l’objectif de mieux repérer et prendre en charge les 170 millions de femmes qui en seraient atteintes dans le monde (soit près d’une femme sur huit). Pour ce travail d’envergure, plus de 14 000 patientes et professionnels de santé ont été consultés à travers le monde et 56 sociétés savantes et associations de patients impliquées.
Le terme de polykystique est en effet inapproprié : les nombreux follicules ovariens immatures fréquemment observés à l’échographie ne sont pas à proprement parler des kystes ovariens. De plus, de nombreuses personnes ne présentent pas ce type d’anomalies et peuvent pâtir d’un retard diagnostique.
À l’inverse, les troubles endocriniens sont fréquents et multiples, pouvant toucher la régulation de l’insuline, des androgènes, des hormones ovariennes et neuroendocrines. Les conséquences peuvent être métaboliques (obésité, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, stéatose hépatique métabolique, maladie cardiovasculaire, syndrome d’apnée du sommeil), reproductives (dysfonction ovulatoire, cycles menstruels irréguliers, infertilité, complications de la grossesse et cancer de l’endomètre), psychologiques (dépression, anxiété, altération de la qualité de vie, troubles du comportement alimentaire) et dermatologiques (acné, alopécie, hirsutisme). L’indice de masse corporelle (IMC) est généralement plus élevé chez les personnes concernées.
Les bénéfices attendus de l’adoption de cette nouvelle terminologie sont multiples : dépister plus précocement, au mieux dès l’adolescence ; limiter le retard diagnostique ; repérer les facteurs de risque et les prendre en charge tout au long de la vie ; promouvoir la recherche en proposant de nouvelles pistes à étudier.
(1) TEEDE H et al., Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process, The Lancet, 2026.0, 407(10545):2329-2339
Un nouveau test PCR plus fiable pour détecter l’aspergillose invasive

Le diagnostic de l’aspergillose invasive, infection fongique grave causée par le champignon Aspergillus, est complexe et ne peut pas reposer sur un seul test, mais sur plusieurs indices (critères liés au patient, à ses signes cliniques et radiologiques et mise en évidence du champignon). Une étude visant à développer un test de détection génétique (PCR) de cette infection a été réalisée auprès de 120 patients et sur 223 échantillons de plasma humain ; ses résultats suggèrent que ce test pourrait devenir un outil fiable dans le diagnostic et le suivi des patients concernés.
Récemment, des experts internationaux ont recommandé d’utiliser la détection d’ADN d’Aspergillus par PCR comme critère supplémentaire dans le diagnostic de l’aspergillose invasive, grâce aux progrès dans la PCR quantitative en temps réel, permettant de mesurer précisément la quantité de matériel génétique du champignon. Plus il y en a, plus cela indique une infection active ou étendue. Cette mesure permet donc non seulement de confirmer la présence du champignon, mais aussi de suivre l’évolution de l’infection chez le patient.
Cette étude a été réalisée sur 120 patients répartis en trois groupes et 223 échantillons de plasma. La sensibilité clinique était de 0,91 et la spécificité clinique de 1,00. Elle a testé un nouveau type de PCR en temps réel, optimisé pour détecter les acides nucléiques totaux (ADN et ARN) provenant des principales espèces d’Aspergillus responsables d’infection chez l’humain. Le suivi des patients PCR-positifs avec ce test a montré une efficacité supérieure aux tests de référence habituellement utilisés (75 % vs. 46,2 % pour le test de référence au diagnostic). De plus, il a permis de détecter trois patients sur les 30 patients infectés par des espèces d’Aspergillus autres que fumigatus (qui est l’espèce la plus fréquente du genre Aspergillus chez l’humain et responsable de la majorité des infections) et qui n’étaient pas détectés par le test de référence.
Ces résultats suggèrent que ce nouveau test pourrait devenir un outil plus fiable et performant pour le diagnostic et le suivi des patients atteints d’aspergillose invasive. Il sera prochainement intégré en routine dans le laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.
Cette étude a été coordonnée par le Pr Alexandre Alanio, de l’Université Paris Cité, responsable adjoint du CNR des Mycoses invasives et antifongiques (CNRMA), du groupe de recherche Mycologie translationnelle à l’Institut Pasteur et chef de service du laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.
BENAZRA M et al., Clinical validation of a new multi-Aspergillus species reverse transcriptase quantitative PCR: a diagnostic case-control study, Clinical Microbiology and Infection, 2026, 32(7):1152-1157
Prédire la réponse aux traitements par des jumeaux tumoraux

Le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer situé à Lyon, et Sirius Neosight, start-up française spécialisée dans l’analyse des tumeurs à partir d’une prise de sang ont initié l’étude clinique E-FACToR qui vise à améliorer la personnalisation des traitements en oncologie.
Cette étude vise à mieux comprendre pourquoi certains patients répondent aux traitements et d’autres non, afin d’adapter les thérapies de manière plus précise. Plus spécifiquement, elle cherche à établir si une mesure réalisée sur des cellules tumorales circulantes (CTCs) peut prédire l’efficacité des traitements. Elle évaluera notamment la corrélation entre le statut fonctionnel de la recombinaison homologue (HR), un mécanisme clé de réparation de l’ADN dont dépendent la sensibilité aux inhibiteurs de PARP, mesuré dans les CTCs et la survie sans progression (SSP) des patients traités par inhibiteurs de PARP et/ou chimiothérapies à base de platine. Elle portera sur 300 patients atteints de cancers du sein, de la prostate, de l’ovaire et du pancréas avancés ou métastatiques, suivis au Centre Léon Bérard.
À partir d’un simple tube de sang (10 mL), les CTCs sont isolées avec une sensibilité inégalée (moins de 5 cellules par 10 mL), puis amplifiées ex vivo pour former des jumeaux tumoraux 3D en moins de trois semaines, grâce à l’expertise de la société Sirius NeoSight, une start-up française de biotechnologie hébergée au sein du Centre. Ces jumeaux permettent ensuite de tester directement comment les cellules tumorales réparent leur ADN : un indicateur fonctionnel clé, impossible à obtenir par la seule lecture du génome. C’est une première dans ce contexte clinique. Cette approche, parfois qualifiée de médecine de précision fonctionnelle, pourrait à terme permettre de sélectionner plus finement les traitements les plus adaptés à chaque patient et de suivre plus précisément l’évolution de la tumeur au fil du temps grâce à des prises de sang répétées, moins invasives qu’une biopsie.
Les chercheurs évalueront notamment si l’analyse fonctionnelle réalisée sur les cellules tumorales circulantes permet de prédire la réponse aux traitements et la SSP des patients recevant des inhibiteurs de PARP et/ou certaines chimiothérapies à base de platine.
En parallèle, l’étude évaluera également l’intérêt du suivi régulier du nombre de cellules tumorales circulantes au cours du traitement afin de mieux suivre l’évolution de la maladie.
MANIFESTATIONS
2026
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – http://www.sfm-microbiologie.org/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026
2027
– 25-26 mars – BIOMED-J – PARIS – https://www.congres-biomedj.fr/
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°45 :
BOURSE & BIOTECHS
Ipsen mise sur la croissance externe pour se renforcer en oncologie et maladies rares
Noah BUI, Badoui BADOUR, Philippe LE, Arsia AMIR-ASLANI
TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Intelligence artificielle et laboratoire de biologie médicale : enjeux actuels et perspectives à l’horizon 2030
Bernard GOUGET
SYNOPTIQUE
Les middlewares de bactériologie en 2026
Thierry Dieudonné, Stéphane Agay
Newsletter Spectra Diagnostic N°44

INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
Logiciel de validation biologique : nouvelle version plus flexible
Valab®, pionnier dans l’automatisation de la validation biologique et avec plus de 770 000 dossiers expertisés par jour au niveau national et international, lance sa nouvelle version majeure, V16.
Valab® V16 est une évolution en profondeur, pensée pour répondre aux besoins de ses utilisateurs et aux exigences croissantes en matière de sécurité.
Des évolutions dans l’expertise biologique :
• De nouvelles analyses « clé en main » modélisées dans les spécialités de biochimie, d’oligo-éléments, de gaz du sang et de bactériologie.
• L’ajout de nouveaux renseignements cliniques et thérapeutiques dans plusieurs catégories : maladie, traitements, chirurgie, symptômes, FIV/PMA, etc.
• Des avancées dans les mécanismes de règles d’expertise.
De nouvelles fonctionnalités pour la gestion et l’exploitation des données :
• Compatibilité des dossiers tests dans le contrôle continu
• Export des données statistiques au format CSV
Des renforcements en matière de sécurité :
• Intégration d’un annuaire LDAP
• Prise en compte continue des exigences RGPD et de la protection des données sensibles
• Blocage et traçage des tentatives multiples de connexion frauduleuse
Des nouveautés pour l’international :
• Ajout de la langue portugaise au logiciel
• Traduction de l’interface du logiciel et des documents de qualité en allemand, anglais, espagnol et portugais.
Des ergonomies repensées pour une navigation plus fluide, au sein de différentes fenêtres du menu Simulation, du module Auto-Expert, du paramétrage des analyses et des tables de correspondance (filtrage, tri, recherche).
Cette nouvelle version est conçue pour aborder tout type de laboratoire au-delà de la biologie médicale de routine. Une version
« sans analyses préchargées » permet de construire et d’exploiter une
application « sur mesure » dans le domaine souhaité, avec la possibilité d’utiliser les analyses « clé en main » du catalogue de la société.
ALZHEIMER
Maladie d’Alzheimer : calculer le ratio Aβ42/Aβ40
Le diagnostic de la Maladie d’Alzheimer s’apprête à connaître une évolution majeure. Roche Diagnostics souhaite accompagner cette mutation avec le développement de son portefeuille de tests diagnostiques LCS (liquide cérébrospinal) et sanguins. La société lance le test Elecsys β-Amyloid (1-40) CSF qui, combiné au test Elecsys β-Amyloid (1-42) CSF, permet d’établir le ratio Aβ42/Aβ40. Ce ratio aide à l’évaluation de la pathologie amyloïde chez les sujets adultes présentant des troubles cognitifs et faisant l’objet d’une évaluation pour la maladie d’Alzheimer ou d’autres causes de troubles cognitifs.
Ainsi, Roche propose désormais pour le diagnostic de cette maladie un menu sur le LCS complet et approuvé conformément à la réglementation relative aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, sur les systèmes cobas e.
Côté plasmatique, après la sortie récente du test Elecsys Phospho-Tau (181P) Plasma, de nouveaux tests sanguins seront lancés par la société en 2026.
IMMUNO-ANALYSE
Différencier bactéries et virus en environ 20 minutes
Beckman Coulter Diagnostics, société du groupe Danaher, a obtenu le marquage CE IVDR pour le test Access MeMed BV. Cette certification permet une large disponibilité d’un test à haut débit basé sur la réponse de l’hôte, qui aide les cliniciens à différencier les infections bactériennes des infections virales en environ 20 minutes. Il intègre la mesure de trois protéines clés de la réponse immunitaire de l’hôte (TRAIL, IP-10 et CRP) dans un score indiquant la probabilité d’une infection bactérienne ou virale. Ce test a démontré une valeur prédictive négative pouvant atteindre 99 % pour aider à exclure une infection bactérienne.
Validé pour une utilisation sur la base installée des automates d’immunoanalyse DxI 9000 et Access 2 de Beckman Coulter, ce test permet une différenciation rapide et fiable des infections, tout en s’intégrant aux infrastructures et aux flux de travail existants des laboratoires. La société a collaboré avec MeMed, leader des technologies avancées d’analyse de la réponse de l’hôte, afin d’intégrer le test éprouvé MeMed BV® dans les laboratoires centraux. Ce test a démontré sa capacité à améliorer la prise de décision clinique, à permettre aux médecins de réduire l’usage inutile des antibiotiques et à soutenir les initiatives de bon usage des antimicrobiens.
Des études récentes menées en conditions réelles auprès de près de 6 000 patients adultes et pédiatriques ont montré que les cliniciens hésitent quant à la prescription d’antibiotiques dans environ 16 à 29 % des cas. Après réception des résultats MeMed BV, les médecins ont indiqué que le test avait soutenu ou modifié la prise de décision clinique dans environ 82 à 87 % des cas.
BIOLOGIE MOLECULAIRE
Diagnostic POC des infections respiratoires et pharyngées

bioMérieux a vu ses deux tests Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) Panel et Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) obtenir le marquage CE selon l’IVDR. Cette certification inclut la classification « Near-Patient Testing » autorisant une utilisation au chevet du patient. Ces tests multiplex PCR peuvent détecter simultanément les agents pathogènes les plus souvent responsables d’infections respiratoires et de maux de gorge, dans un délai compatible avec la durée d’une consultation médicale classique.
Dans un contexte où de multiples pathogènes respiratoires circulent simultanément, l’identification rapide et précise de l’agent responsable permet de mettre en place dans les meilleurs délais une prise en charge adaptée et contribue notamment à un usage efficient des antibiotiques.
Ces deux tests, compatibles avec l’instrument compact Biofire® Spotfire®, sont capables d’identifier simultanément, en 15 minutes environ, les acides nucléiques des bactéries, virus et sous-types viraux les plus fréquemment responsables d’infections respiratoires ou pharyngées.
La version Panel Mini et la version Panel détectent respectivement 6 à 15 agents pathogènes, incluant notamment le rhinovirus/entérovirus humain, le streptocoque A, les virus de la grippe A/B, le virus respiratoire syncitial (VRS) et le SARS-CoV-2. Ensemble, ces deux panels offrent une solution flexible et sur-mesure, permettant aux cliniciens de sélectionner d’emblée le test le plus adapté au profil de chaque patient.
Le test Biofire® Spotfire® R/STplus Panel, vient remplacer la version Biofire® Spotfire® R/ST Panel commercialisée jusque-là avec le marquage CE selon la directive IVDD.
Les échantillons peuvent être prélevés à l’aide d’un écouvillon nasopharyngé ou oropharyngé, en fonction du type d’infection suspecté. La version Panel Mini offre également une troisième méthode de prélèvement, par écouvillonnage nasal antérieur, spécifiquement compatible avec le menu respiratoire.
Ces deux nouveaux tests seront disponibles au deuxième trimestre 2026 dans les pays reconnaissant le marquage CE. Ils seront ensuite déployés dans d’autres pays, hors États-Unis, en tenant compte des réglementations locales.
IMMUNO-CHROMATOGRAPHIE
Diagnostic rapide en antibiorésistance amélioré

La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pour la santé mondiale. Elle compromet la prévention et le traitement efficace d’un nombre croissant d’infections bactériennes. L’antibiorésistance entraîne une prolongation des hospitalisations, une hausse de la mortalité et une augmentation des dépenses médicales.
Face à cet enjeu sanitaire majeur, chaque avancée technologique représente une opportunité déterminante pour mieux détecter, prévenir et contrôler l’antibiorésistance.
C’est dans cette perspective que le fabricant Coris BioConcept a amélioré son kit Resist 5, test de diagnostic rapide in vitro permettant la détection des carbapénémases OXA 48, KPC, NDM, VIM et IMP dans les cultures bactériennes.
Distribué par Launch Diagnostics France dès cet été en IVDR, ce nouveau test proposera une cassette optimisée : une seule zone de dépôt pour deux bandelettes de migration, un signal amplifié pour un meilleur confort de lecture et une capacité étendue à 8 marqueurs, en plus des deux contrôles intégrés.
La gamme Resist regroupe en outre des tests rapides couvrant un large panel de paramètres (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163). Présentant des performances équivalentes à celles des méthodes moléculaires, ces tests peuvent être réalisés à partir de différents types d’échantillons — culture bactérienne, hémoculture, écouvillon rectal — avec des résultats disponibles en moins de 15 minutes.
Cette gamme comprend également une offre étendue de contrôles de qualité dédiés aux tests rapides d’antibiorésistance (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M15, CTX M14, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163).
Société pionnière du diagnostic rapide en antibiorésistance depuis 1996, Coris BioConcept s’appuie sur une solide expertise industrielle et scientifique. Ces produits sont fabriqués intégralement en Belgique et distribués dans le monde entier.

Roche inaugure une usine d’IA NVidia pour accélérer sa R&D
Roche annonce l’expansion de son infrastructure mondiale d’IA avec le déploiement d’une « usine d’IA » à grande échelle reposant sur une pile complète de technologies de calcul et d’IA accélérées NVIDIA. L’installation comprend 2 176 GPU haute performance déployés sur site aux États-Unis et en Europe et intégrés à l’ensemble de la chaîne de valeur. Avec cet investissement, la capacité combinée sur site et dans le cloud dépasse désormais 3 500 GPU Blackwell, une puissance que Roche présente comme la plus importante annoncée dans l’industrie pharmaceutique.
Cette expansion marque une nouvelle étape de la collaboration stratégique engagée avec NVIDIA en 2023 pour accélérer le développement de diagnostics et de thérapies grâce à des données de haute qualité et à l’IA. « Dans le secteur de la santé, le temps est un facteur crucial », souligne Wafaa Mamilli, directrice du numérique et de la technologie chez Roche, mettant en avant une plateforme conçue pour intégrer l’IA de la découverte à la fabrication et jusqu’à la commercialisation.
La plateforme, présentée comme un système de supercalcul haute performance, soutient plusieurs usages. En R&D, NVIDIA BioNeMo alimente le modèle « Lab-in-the-Loop » de Roche, qui relie les expériences de biologie et de chimie à des modèles d’IA afin de tester des hypothèses à grande échelle et d’accélérer les découvertes. Dans l’industrie, des jumeaux numériques fondés sur NVIDIA Omniverse aident à optimiser procédés et conception d’usines. Pour le diagnostic, NVIDIA Parabricks vise à extraire plus rapidement des informations exploitables à partir de grands ensembles de données ; en pathologie numérique, l’analyse d’images doit permettre de détecter des schémas subtils. En santé numérique, Roche s’appuie sur NVIDIA NeMo Guardrails pour encadrer une IA conversationnelle de qualité médicale.
Cette plateforme doit ainsi consolider la position de Roche dans la découverte et le développement de médicaments pilotés par l’IA, comme l’a expliqué Aviv Regev (Genentech, gRED), évoquant des modèles prédictifs plus sophistiqués et une accélération de la transformation des connaissances biologiques en médicaments vitaux.
Pour Roche, cette « usine d’IA » s’inscrit dans une transformation numérique globale : l’IA est conçue pour enrichir l’expertise humaine et élargir l’accès aux capacités de supercalcul à l’échelle de l’organisation. L’objectif affiché est d’aider les équipes, partout dans le monde, à relever des défis complexes liés aux maladies humaines et à accélérer la prévention, l’enrayement des maladies et la guérison.
Sysmex regroupe ses trois sièges européens sur un nouveau campus à Hambourg

Sysmex a officiellement ouvert son nouveau campus à Hambourg-Alsterdorf, achevant ainsi la relocalisation de son siège EMEA de Norderstedt vers la ville. Environ 780 employés du siège européen, de la filiale allemande et de la recherche et du développement travaillent désormais ensemble sur le nouveau site, renforçant ainsi la position de Hambourg en tant que site clé pour les sciences de la vie et la technologie médicale.
Avec cette ouverture, Sysmex réunit pour la première fois sous un même toit trois entités européennes clés : Sysmex Europe SE, Sysmex Deutschland GmbH et Sysmex R&D Center Europe GmbH. Le campus couvre environ 12 300 mètres carrés d’espace locatif et marque une étape importante dans la stratégie de croissance à long terme de l’entreprise dans la région EMEA.
« Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre pour Sysmex en Europe », a déclaré Alain Baverel, PDG de Sysmex Europe SE. « Avec ce campus, nous avons créé un environnement qui rapproche les gens, la recherche et la technologie. Il renforce notre position dans la région EMEA et crée les conditions propices aux innovations qui façonneront l’avenir du diagnostic en laboratoire. »
En choisissant Hambourg-Alsterdorf, Sysmex se positionne à proximité de grandes institutions de recherche et d’un solide écosystème des sciences de la vie. L’entreprise a évoqué la disponibilité de professionnels qualifiés, l’excellente infrastructure et la position centrale de Hambourg en Europe comme des facteurs décisifs pour son déménagement.
Le campus établit de nouvelles normes en termes de durabilité et de conception moderne du lieu de travail. Situé entre l’aéroport et l’hôpital universitaire, et à proximité de l’Alster, le bâtiment a reçu la première certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), soulignant l’engagement de Sysmex en matière de responsabilité environnementale et de construction durable. Des façades vertes en clinker, des toits verts accessibles et un concept énergétique intelligent permettent aux bâtiments de répondre aux normes élevées de l’UE.
À l’intérieur, des concepts spatiaux flexibles basés sur le principe du travail par activité permettent aux employés de choisir leur espace de travail en fonction de leur tâche, qu’il s’agisse de zones de concentration et de collaboration calmes, d’environnements de laboratoire hautement spécialisés ou de centres de formation.
PROFESSION
G7 One Health Summit : un pacte mondial pour l’accès aux diagnostics
Le 7 avril 2026, une coalition de plus de 20 partenaires internationaux a annoncé le Pacte mondial pour l’accès aux diagnostics (Global One Health Diagnostic Access Compact) lors du Sommet du G7 One Health à Lyon (France). Cette nouvelle initiative sert de catalyseur pour les leaders internationaux de différents secteurs pour accélérer l’accès aux diagnostics, permettre une détection plus précoce et une meilleure surveillance des pathogènes, et améliorer la réponse aux menaces existantes et émergentes en santé humaine, animale et environnementale. En alignant les efforts, les partenaires entendent renforcer la préparation mondiale grâce à des approches « One Health » fondées sur la science.
Partout dans le monde, les autorités sanitaires peinent à suivre le rythme de menaces de plus en plus interdépendantes — qu’il s’agisse du changement climatique qui favorise la propagation des espèces vectrices de maladies, de la multiplication des cas de transmission des maladies de l’animal à l’homme, ou encore de l’aggravation de la résistance aux antimicrobiens. Dans de nombreuses régions, les capacités élémentaires à identifier des bactéries et autres agents pathogènes sont rares voire inexistantes, les informations relatives à la santé humaine, animale et environnementale restent cloisonnées et ralentissent la détection. Il en résulte des retards de diagnostic, des traitements inappropriés, une utilisation inutile d’antibiotiques, une détérioration des résultats pour les patients et une détection trop lente des nouveaux agents pathogènes et des épidémies.
Alors que les pays affinent leurs stratégies de lutte contre la résistance aux antimicrobiens et préparent leurs prochains engagements dans le cadre du G7 et des instances multilatérales, il est urgent de mener des actions concrètes et concertées. C’est dans ce contexte que ces partenaires ont élaboré ce Pacte mondial — une initiative collective visant à combler les lacunes en matière de diagnostic, à harmoniser les actions entre les différents secteurs et à aider les pays dans la construction de systèmes de santé plus résilients et fondés sur les données.
Ce Pacte marque une étape cruciale : en s’alignant sur les cadres politiques nationaux et internationaux et en plaidant pour une collaboration public-privé accrue, il vise à améliorer la précision des traitements et les stratégies de prévention, à renforcer les systèmes de santé et à faire face à la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens et d’autres menaces existantes et émergentes.
Partenaires et engagements du Pacte
Ce Pacte est porté par un groupe de partenaires comprenant des acteurs de la société civile, des acteurs privés, des sociétés professionnelles et scientifiques, des fondations et des initiatives de santé mondiale engagés dans l’action One Health et la gestion de la résistance aux antimicrobiens. Ensemble, ils représentent des dizaines de milliers de professionnels spécialistes des maladies infectieuses et de la microbiologie et contribuent au diagnostic, à la prévention et au traitement couvrant les parcours de soin de dizaines voire de centaines de millions de patients chaque année au sein des systèmes de santé de plus de 130 pays.
En adoptant ce Pacte, les signataires s’engagent collectivement à faire avancer quatre axes prioritaires :
1. Améliorer l’accès à des outils de diagnostic adaptés et de haute qualité pour tous. Élargir l’accès abordable aux diagnostics prioritaires à tous les niveaux de soins et dans toutes les régions géographiques ; favoriser le partage de données et de connaissances pour éclairer les décisions de santé publique.
2. Renforcer la gestion responsable et l’utilisation appropriée des diagnostics et des antibiotiques. Lier l’accès aux antibiotiques de dernière ligne à une utilisation accrue des outils diagnostiques ; intégrer des algorithmes de diagnostic et une formation en bonne gestion des antibiotiques adaptée au contexte.
3. Investir en R&D pour répondre aux besoins de santé publique. Faire progresser l’innovation en matière de diagnostics humains, vétérinaires et environnementaux, en incluant des solutions adaptées aux contextes des pays à ressources limitées, grâce à des partenariats public-privé et des collaborations ouvertes à l’échelle de l’industrie, du milieu universitaire, des ONG et des partenaires publics.
4. Améliorer la valorisation et l’intégration des diagnostics. Travailler avec les gouvernements, les payeurs et les partenaires mondiaux pour garantir que les diagnostics soient correctement valorisés, remboursés et intégrés dans les parcours cliniques et de santé publique, ainsi que dans les milieux de santé animale, reflétant ainsi des bénéfices en aval tels que la réduction de la consommation d’antimicrobiens et des réductions de coûts.
Prochaines étapes du Pacte
Les signataires du Pacte mondial pour l’accès au diagnostic s’engagent à faire progresser cette initiative commune, tout en reconnaissant que les contributions spécifiques varieront selon les missions individuelles, les modèles économiques et les domaines d’activité. Lorsque cela est approprié, les organisations collaboreront avec les gouvernements nationaux et les organisations multilatérales, y compris le G7, pour soutenir les progrès et contribuer à garantir que les diagnostics et la surveillance soient plus systématiquement pris en compte dans les engagements politiques, les mécanismes de financement et les stratégies de santé mondiale.
Liste complète des partenaires : African Society for Laboratory Medicine, American Society for Microbiology, AMR Action Fund, Bavarian Nordic, bioMérieux, British Society for Antimicrobial Chemotherapy, CARB-X, Ceva Animal Health, Copan Group , Danaher Corporation, DxAMR Collaborative, European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases, Infectious Diseases Society of America, InnotiveDx, International Society of Antimicrobial Chemotherapy, LifeArc, Liofilchem, Nostics, Novo Nordisk Foundation, Roche Diagnostics, Sysmex, Waters Corporation
France 2030 : Montpellier va expérimenter l’hôpital augmenté
Le 9 avril, à l’occasion du Tour de France de l’innovation en santé à Nantes, consacrée aux données de santé, biobanques et cohortes comme leviers d’innovation, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, aux côtés du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), en charge de France 2030, et de l’Agence de l’innovation en santé (AIS), ont annoncé le financement du premier projet d’envergure d’hôpital augmenté par l’IA, souverain et réplicable : Alliance Santé IA.
Un événement de lancement officiel est prévu le 16 juin prochain à Montpellier afin de présenter en détail ce projet et le rôle de chacun des membres du consortium mené par le CHU de Montpellier et ADLIN Science.
Depuis plusieurs années, l’État a fait de l’IA une priorité stratégique, avec l’ambition de disposer d’une offre d’IA souveraine, notamment au travers des investissements conséquents du plan France 2030 et d’une stratégie IA pilotée en interministériel. Décliné dans le domaine de la santé, cet engagement vise à améliorer les diagnostics et les parcours de soins, soutenir l’innovation en recherche médicale, encourager l’appropriation des outils d’IA par les professionnels et garantir un cadre éthique, sécurisé et responsable autour de l’utilisation des données de santé.
Au total, tous programmes confondus (recherche ou soutien aux entreprises), le montant d’investissements dans des projets centrés sur l’IA en santé s’élève à environ 400 M€ depuis le lancement des programmes d’investissements d’avenir et désormais du plan Innovation santé France 2030, volet santé de France 2030.
Une expérimentation d’ampleur
Dans ce cadre, la ministre annonce un financement de 14,9 millions d’euros de France 2030 pour le projet Alliance Santé IA.
Co-construit par le CHU de Montpellier et ADLIN Science, le projet est porté par un consortium d’acteurs de référence réunissant le CINES, l’Inria, ANA Healthcare et Numalis, avec un partenariat structurant avec l’hébergeur français Scaleway.
Ce projet a pour ambition de créer le premier hôpital pilote augmenté par l’IA, basé sur une infrastructure souveraine, évolutive et réplicable. Cette initiative constitue un démonstrateur permettant de lever des verrous structurels majeurs dans le domaine de la santé, grâce à l’évaluation des impacts en conditions réelles, en vue d’une généralisation à d’autres établissements de santé.
Programmes d’investissements d’avenir France 2030
RICAI : 3 Bourses de Microbiologie et/ou de Maladies Infectieuses
En 2026, l’Association de Chimiothérapie Anti-Infectieuse (ACAI) propose un total de 3 bourses (Microbiologie, Maladies Infectieuses, Soutien au développement) adressées respectivement à la SFM et la SPILF pour favoriser la mobilité de jeunes praticiens ou chercheurs. Les demandes seront évaluées par au moins 3 relecteurs du Comité Scientifique de la RICAI.
Il s’agit de 3 bourses dédiées à une activité de recherche clinique ou fondamentale dans tous les domaines de la Microbiologie (bactériologie, virologie, parasitologie, mycologie, hygiène hospitalière) et/ou des Maladies infectieuses (chimiothérapie anti-infectieuse, pathogénie, épidémiologie…).
Les candidats, âgés de moins de 40 ans, devront être titulaires d’un Master 2 validé, réaliser une mobilité de 12 à 24 mois, et disposer d’un co-financement pour la réalisation de la mobilité.
La date limite de candidature est fixée au 15 septembre 2026 à minuit. La publication et l’annonce des résultats sera réalisée lors de la RICAI 2026.
Alzheimer : de nouvelles cellules impliquées

Les tanycytes (en blanc) capturent la protéine Tau (rouge) circulant dans le LCS pour la transporter le long de leurs prolongements/bras qui traversent le tissu cérébral et entrent en contact avec les vaisseaux sanguins (en vert) dans lesquels ils déversent cette protéine impliquée dans la pathologie d’Alzheimer lorsqu’elle s’accumule dans le cerveau. © Vincent Prévot/Inserm
Une étude menée par une équipe Inserm, Université de Lille et CHU de Lille met en lumière un mécanisme jusqu’ici peu exploré dans la maladie d’Alzheimer : le rôle des tanycytes, des cellules situées à l’interface entre le liquide cérébrospinal (LCS) et la circulation sanguine. La maladie se caractérise notamment par l’accumulation anormale de la protéine Tau sous une forme pathologique dans le cerveau. Normalement, Tau, libérée dans le LCR, est ensuite éliminée vers le sang ; lorsque Tau s’agrège dans les neurones, elle perturbe leur fonctionnement, favorise leur dégénérescence et conduit au déclin cognitif. Les mécanismes responsables de cette accumulation restant incomplets, les chercheurs ont cherché à déterminer si les tanycytes, connus pour assurer des échanges essentiels (par exemple le transport de la leptine impliquée dans la satiété), pouvaient participer à l’évacuation de Tau et, en cas de dysfonctionnement, contribuer à la pathologie.
Grâce à des expériences de traçage fluorescent chez l’animal, l’équipe a d’abord montré que Tau injectée dans le LCS est captée par les tanycytes puis acheminée le long de leurs prolongements jusqu’aux capillaires, suggérant une voie de transfert vers le sang. Cette hypothèse est confirmée en bloquant leur fonctionnement par expression ciblée de toxine botulique : l’évacuation de Tau du LCS vers la circulation est alors fortement réduite, indiquant que les tanycytes constituent une voie majeure d’élimination de Tau hors du cerveau. Chez des souris présentant des niveaux élevés de Tau, l’inhibition des tanycytes accélère l’apparition de symptômes de démence, compatible avec un rôle protecteur de ces cellules dans les tauopathies. Enfin, l’analyse post-mortem de cerveaux de patients atteints d’Alzheimer confirme la présence de Tau dans les tanycytes et révèle une altération marquée de leur structure : prolongements fragmentés et rupture de la communication LCS–sang. Cette dégradation semble spécifique à la maladie d’Alzheimer et n’est pas observée dans d’autres démences. Les auteurs en concluent que le dysfonctionnement des tanycytes pourrait favoriser l’accumulation de Tau et contribuer à la progression de la maladie, ouvrant la voie à de nouvelles pistes : préserver ou restaurer l’intégrité de ces cellules pourrait devenir une cible thérapeutique et, à terme, une stratégie de prévention.
SAUVE F et al., Tanycytic degeneration impairs tau clearance and contributes to Alzheimer’s disease pathology, Cell Press Blue, 2026; 1(1):100003
Vers un test du cancer du sein à domicile ?
Le cancer du sein, cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes à l’échelle mondiale, reste une cause majeure de mortalité dans plus de 100 pays. Or, le diagnostic repose encore largement sur la mammographie, l’IRM et la biopsie, des examens qui peuvent être invasifs, coûteux ou difficiles d’accès selon les contextes, ce qui alimente l’intérêt pour des solutions de dépistage plus simples et non invasives.
Dans ce cadre, une équipe de l’université d’Aberystwyth (Pays de Galles, Royaume-Uni) développe un prototype de test urinaire à flux latéral, au format proche des tests de grossesse ou de dépistage de la Covid-19, destiné à être utilisé à domicile. Le dispositif vise à repérer dans l’urine des signatures biochimiques précoces liées au cancer du sein : l’approche s’appuie sur l’idée que certaines modifications métaboliques associées à la maladie produisent des composés excrétés et donc mesurables dans un échantillon facile à prélever.
Les chercheurs cherchent ainsi à transposer des résultats obtenus en laboratoire vers un outil « au chevet du patient » offrant une lecture simple, rapide et potentiellement abordable, avec l’objectif d’accélérer l’orientation diagnostique, de réduire le recours à des procédures invasives et, in fine, d’améliorer le pronostic grâce à une détection plus précoce.
Les travaux s’inscrivent dans un nouveau programme de recherche clinique de l’université combinant découverte de biomarqueurs et développement de prototypes, en collaboration avec des partenaires du NHS afin de passer plus vite de la preuve de concept à des usages pratiques. Le projet est soutenu par le programme SMART Award du gouvernement gallois et cofinancé par Dynamic Extractions Ltd, dont l’expertise en technologies de séparation complète les capacités analytiques et cliniques de l’équipe. Au-delà du cancer du sein, le même cadre de recherche translationnelle explore aussi des tests urinaires pour l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), dans le but de réduire les retards de diagnostic en santé féminine.
Selon le professeur Luis Mur, les résultats mettent en évidence une signature biochimique détectable dès les stades très précoces, et la conversion en test à flux latéral pourrait aboutir à un outil accessible au plus grand nombre de femmes, tout en nécessitant les étapes habituelles de validation avant un déploiement en situation réelle.
AIMI-ZAINURIN NA et al., The Urinary Proteome Differs with the Presence and Type of Breast Cancer, Journal of Proteome Research, 2025; 24(12A):5932–5947, doi:10.1021/acs.jproteome.5c00229
MANIFESTATIONS
2026
– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 12 juin – XXIXe Journée de microbiologie clinique du Col. BVH – PARIS – https://collegebvh.org
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026
2027
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°44 :
BOURSE & BIOTECHS
XENON Pharmaceuticals, une valeur vivement recommandée par les analystes financiers
Erwan DURROUX, Yann DICKERSHEIT, Zoé REVERAND, Victor RAMARE, Arsia AMIR-ASLANI
BIOTECHNOLOGIES
Le Japon cherche à rattraper son retard dans le secteur des biotechnologies
Aurore WAFO, Andréa METRAUX, Ambre-Pacôme GAUTIER-AUDIGOU, Théo MAURIN, Arsia AMIR-ASLANI
MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Actualités sur les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : vers une révolution diagnostique
Constance DELABY, Sylvain LEHMANN
CAS BIOCLINIQUES
Quiz
Benoit NESPOLA, Emeline VINATIER, Sophie DESPLAT-JEGO
CAS BIOCLINIQUES
Au-delà d’un résultat de laboratoire, une prestation de conseil biologique
Daniela LAKOMY
Newsletter Spectra Diagnostic N°43

IMMUNO-ANALYSE
Analyseur de chimiluminescence en auto-immunité et en allergie

Launch Diagnostics France SAS, distributeur indépendant de solutions de diagnostic médical, élargit son offre en annonçant la distribution en France de la gamme HOB BIOCLIA.
Développée par HOB Biotech, acteur reconnu en allergologie et en auto-immunité, la gamme Bioclia s’appuie sur une solide expertise industrielle et scientifique.
Au cœur de cette offre, le Bioclia 1900 est un analyseur de chimiluminescence entièrement automatisé, pensé pour répondre aux exigences actuelles des laboratoires en matière de rapidité, de performance et de gestion des flux.
Parmi ses caractéristiques clés, il délivre un premier résultat en 48 minutes, permettant une prise de décision rapide. Il repose sur une automatisation complète du processus analytique, associée à un chargement en continu des échantillons sans interruption des séries. Le système intègre également une gestion des échantillons STAT pour le traitement prioritaire des urgences, ainsi que des réactifs réfrigérés à bord, garantissant stabilité et continuité opérationnelle. Sa technologie de détection par chimiluminescence assure par ailleurs une haute sensibilité et une excellente spécificité analytique.
Le Bioclia 1900 propose un panel étendu de marqueurs couvrant notamment :
• Connectivites
• Vascularites
• Hépatite auto-immune
• Maladie cœliaque
• Diabète de type 1
• Dermatomyosite
• Syndrome des antiphospholipides
• Polyarthrite rhumatoïde
• Anémie pernicieuse
Cette large couverture pathologique permet d’accompagner les biologistes médicaux dans le diagnostic et le suivi des principales maladies auto-immunes, tout en optimisant les flux analytiques au sein du laboratoire. Elle offre également l’opportunité de consolider l’activité d’auto-immunité sur un système unique, avec un impact positif sur l’organisation et la
rationalisation des équipements.
Grâce à cette nouvelle distribution, Launch Diagnostics France SAS renforce son engagement à fournir des solutions technologiques innovantes, robustes et adaptées aux besoins du marché français. L’intégration de cet automate à son portefeuille s’inscrit dans une volonté d’accompagner les laboratoires dans l’optimisation de leurs performances analytiques et organisationnelles, au service d’une meilleure prise en charge des patients.
Launch Diagnostics France SAS présentera le Bioclia 1900 lors du prochain congrès du GEAI, les 4 et 5 juin 2026, et sera présent avec HOB au 15e Congrès international d’auto-immunité, qui se tiendra à Prague en mai prochain. Ces rendez-vous seront l’occasion d’échanger avec les professionnels du secteur et de présenter les performances du système.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
Génération automatique de comptes-rendus vulgarisés
Dedalus, acteur européen majeur des logiciels pour les établissements de santé et les laboratoires de biologie médicale et d’anatomopathologie, annonce un partenariat stratégique avec Vulgaroo, startup française spécialisée dans la vulgarisation des documents médicaux pour les patients.
Dedalus a présenté la version 5.5 de son InVitro Patient Portal, dans laquelle la solution « Vulgaroo by Dedalus » est désormais intégrée et proposée comme fonctionnalité innovante activable sur demande des laboratoires.
La société Vulgaroo s’est donné comme mission de rendre les données de santé, par nature complexes, compréhensibles pour les patients. Pour accomplir cette mission, elle croise IA génératives, données de santé labellisées, expertise médicale et voix des patients.
Concrètement, elle a développé une plateforme web et des APIs capables de générer automatiquement des “Mémos Patients” à partir de comptes-rendus médicaux. Les mémos doivent fournir des informations claires, pédagogiques et compréhensibles, et sont accessibles directement sur le portail patient Dedalus.
En intégrant cette solution à son InVitro Patient Portal, l’éditeur poursuit son ambition de couvrir l’ensemble de la chaîne de la biologie, du préanalytique au postanalytique, tout en renforçant la dimension servicielle de son offre digitale. Ces mémos constituent également un levier d’adoption des outils numériques déjà proposés via le portail (prise de rendez-vous en ligne, paiement du reste à charge, consultation sécurisée des résultats, etc.).
Frédéric Poirier, Directeur de la Business Unit Diagnostic In Vitro chez Dedalus France : « En l’intégrant à notre InVitro Patient Portal, nous permettons à nos clients de déployer facilement ce Mémo Patient auprès de leur patientèle. Généré automatiquement dans la continuité du compte rendu médical et accessible directement dans l’espace résultats, il crée de la valeur pour le patient tout en renforçant l’adoption des outils numériques du laboratoire. »
L’accord permet à Vulgaroo de proposer sa solution auprès de plus de 4 000 laboratoires en France.
Le recours massif des patients aux sources d’information numériques (ChatGPT et autres LLM, réseaux sociaux, forums santé etc.) présente un risque en termes de fuite des données et de désinformation médicale – l’information restant souvent trop complexe et non vérifiée. Dans ce contexte, Vulgaroo veut se différencier avec une solution française souveraine, validée par des professionnels de santé et des patients, et conforme aux réglementations en matière de santé et de cybersécurité (RGPD, IA Act, HDS).
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
16 nouvelles analyses pour le système expert d’aide à la validation biologique
Le pôle biologique de la société Valab, en collaboration avec des laboratoires de biologie médicale français et suisses, ont modélisé 16 nouvelles analyses réparties en cinq spécialités (oligo-éléments, biochimie, gaz du sang, biologie moléculaire et biomarqueurs). Une évolution qui reflète l’engagement de la société à proposer de nouvelles analyses pour augmenter les performances et l’expertise de leur logiciel Valab®. Les nouvelles analyses modélisées, ajoutées au catalogue, sont les suivantes :
– Oligo-éléments (nouvelle spécialité)
• Le cuivre sanguin et urinaire, le zinc, le sélénium et le manganèse : Oligo-éléments essentiels pour le bon fonctionnement du métabolisme.
• Céruléoplasmine : protéine plasmatique assurant le transport du cuivre dans le sang.
– Biomarqueurs (spécialité Biochimie)
• CTX et Ostéocalcine : marqueurs osseux utilisés notamment dans le cadre de l’ostéoporose.
• Protéine S100B : biomarqueur de lésion cérébrale utilisé dans les laboratoires hospitaliers afin d’éviter des scanners cérébraux non nécessaires lors de traumatismes crâniens.
• Calprotectine : biomarqueur pour détecter et suivre l’inflammation intestinale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et éviter dans certains cas des coloscopies. Cette analyse est désormais remboursée par la sécurité sociale sur prescription médicale.
• Cystatine C : biomarqueur de la fonction rénale indépendant de la masse musculaire du patient.
– Bactériologie
• PCR de Chlamydia et Gonorrhée : analyses utilisées dans le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), remboursées sur prescription médicale.
– Gaz du sang
• FiO₂, ratio PO₂/FiO₂ et température corporelle : analyses utilisées lors de l’exploration de l’insuffisance respiratoire.
Par ces enrichissements, la société souhaite permettre aux utilisateurs de suivre les tendances de la biologie médicale. Le catalogue comprend aujourd’hui plus de 350 analyses clé en main, il est consultable et téléchargeable directement sur le site web, ou disponible sur simple demande auprès de la société. De nouvelles analyses sont déjà en cours de préparation et viendront compléter prochainement le panel.
MATERIEL DE LABORATOIRE
Connectivité Wi-Fi sécurisée conçue pour la surveillance

Dickson a conçu le nouveau Cobalt XS Wi-Fi pour simplifier la surveillance environnementale dans les environnements critiques. Compact et intuitif, ce nouveau produit vient compléter la gamme Cobalt X/XS, leader sur le marché, et offre la puissance du Wi-Fi dans un format facile à utiliser avec une connectivité universelle.
Avec ce nouveau dispositif, la surveillance avancée de la température, de l’humidité et d’autres paramètres physiques est facile à déployer dans toutes les installations : il suffit d’une connexion Wi-Fi. L’appareil est entièrement conforme aux normes GxP et offre un accès complet à tous les avantages de la plateforme logicielle OCEAView.
Il prend en charge la technologie Smart Sensor de Dickson, qui facilite les opérations d’étalonnage en stockant toutes les informations directement dans le capteur. Cela permet à la fois une précision constante et un remplacement rapide des capteurs sans interruption de la surveillance. Grâce à cette nouvelle architecture, il garantit la précision, la traçabilité et la sécurité des données.
Rick Weiler, PDG de Dickson : « Les clients peuvent désormais ajouter des enregistreurs de données là où le Wi-Fi est déjà disponible afin de compléter nos applications d’enregistreurs de données LoRa. »
Connectivité Wi-Fi sans effort
• Taille compacte : 69 x 107 x 31 mm, pour un poids de 130 g
• Jusqu’à 32 000 mesures par capteur stockées localement
• Alertes instantanées et visualisation en temps réel via les plateformes Dickson Cloud
• Alimentation par batterie, éliminant le besoin d’une passerelle ou d’une configuration réseau
• Écran LCD haute visibilité pour une lecture immédiate des données
• Connexion Wi-Fi 2,4 GHz compatible avec les dernières normes (Wi-Fi 5 et Wi-Fi 6).
Conçu pour les applications critiques
Que ce soit pour les réfrigérateurs, les congélateurs, les salles blanches, les laboratoires, les entrepôts ou les équipements industriels, Cobalt XS Wi-Fi offre une grande flexibilité dans le déploiement et la mise à l’échelle de la surveillance de la température.
• Polyvalence et adaptabilité : convient à de multiples environnements, installations et capteurs, avec des rapports fiables et précis
• Facilité d’installation : mise en service immédiate grâce à une connexion Wi-Fi standard
• Interface intuitive : assure une surveillance continue et ininterrompue des produits critiques sensibles à la température.

25 acteurs d’excellence unissent leurs forces dans l’Appel de Paris Saclay pour une Europe souveraine par la science

Lancé le jeudi 19 février 2026, en clôture du 3e Paris-Saclay Summit, l’Appel de Paris-Saclay rassemble un consortium inédit d’universités et alliances – France Universités, Institut Polytechnique de Paris, Université Paris-Saclay – d’instituts de recherche – CEA, CNRS, INRAE, INRIA, INSERM, Institut Curie, Institut Imagine, Institut Pasteur – et d’entreprises telles que Danone, EDF, Equans, Sanofi.
Depuis, en une semaine, les soutiens se sont multipliés de manière spectaculaire : l’Onera, les entreprises Exotrail, Kimialys, Quandela, STMicroelectronics ; à l’international, Aarhus University (Danemark), EIFER – European Institute for Energy Research (Allemagne), Wageningen University & Research (Pays-Bas), les élus de premier plan de l’Île-de-France, Valérie Pécresse, Présidente de la Région, François Durovray, Président du Département de l’Essonne et Grégoire de Lasteyrie, Président de l’agglomération Paris-Saclay.
L’Appel de Paris-Saclay constitue un signal stratégique à la veille des négociations décisives sur FP10, le futur programme-cadre européen doté de 175 milliards d’euros (2028-2034).
Le consortium influencera les négociations FP10 (mars-mai 2026), l’évaluation Horizon Europe (septembre 2026) et le budget UE 2028-2034, avec un premier bilan lors de la prochaine édition du Paris-Saclay Summit, début 2027.
L’Appel de Paris-Saclay commence ainsi :
« Nous, acteurs académiques, organismes de recherche, universités, centres technologiques et entreprises privées engagées en R&D, souhaitons adresser un appel solennel aux décideurs des États membres et aux institutions de l’Union européenne. Les décisions qui seront prises dans les prochains mois concernant le financement, l’architecture et la mise en œuvre du futur programme-cadre européen FP10 structureront durablement la capacité de l’Europe à produire des connaissances, transformer l’excellence scientifique en innovations, et affirmer sa souveraineté stratégique. »
Pour Grégoire de Lasteyrie, Président de l’agglomération Paris-Saclay, « L’Appel de Paris-Saclay est un acte fort et collectif ! Un engagement total pour la science et pour une Europe plus forte. Nous devons enrayer le décrochage technologique qui menace notre continent mais aussi faire face aux dynamiques impérialistes qui déstabilisent l’ordre mondial.
À Paris-Saclay, nous faisons un choix clair, celui de transformer ces crises en opportunités historiques. La science doit être le moteur de la stratégie de renforcement de la souveraineté européenne, pour les prochaines décennies. »
Un agenda en cinq priorités stratégiques
Cet appel solennel cible les faiblesses d’Horizon Europe (valorisation timide, déséquilibres nationaux) et prolonge les rapports Draghi (R&D-industrie), Letta (cinquième liberté des savoirs) et Heitor (Choose Europe). Ses axes :
1. Atteindre l’échelle européenne pour des projets massifs (ex. : réseaux d’essais cliniques).
2. Préserver la liberté académique, identité attractive de l’Europe.
3. Renforcer le continuum recherche-industrie (24 des 28 médicaments majeurs issus de fonds publics).
4. Maîtriser les technologies critiques : IA, quantique, santé, énergie, spatial, défense.
5. Coordonner les stratégies nationales et européennes (90 % des fonds publics décidés localement).
« La science abolit les frontières par essence. L’Europe est l’arène impérative pour partager risques, expertises et outils, érigeant une Union techniquement indépendante », renchérit Sylvie Retailleau, Présidente d’Universcience et ancienne ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Paris-Saclay, berceau naturel de l’Appel
Paris-Saclay, territoire unique, concentre 20 % de la recherche publique et privée française et conjugue excellence académique, puissance industrielle et infrastructures d’avant-garde.
L’Université Paris-Saclay et l’Institut Polytechnique de Paris, deux pôles de rang mondial, animent son cœur scientifique.
Plus de 300 laboratoires d’envergure internationale y produisent des savoirs critiques.
Parmi ses atouts majeurs : l’IRM 11,7 Tesla de NeuroSpin (n°1 mondial en neurosciences), le synchrotron SOLEIL (analyse de matériaux, unique en Europe), le supercalculateur Jean-Zay (n°1 continental), les calculateurs quantiques de Quandela (pionniers européens).
Avec plus de 600 startups deeptech, Paris-Saclay transforme la science en succès économiques et industriels au service de la souveraineté européenne.
Paris-Saclay Summit : un succès sans précédent
À l’initiative de l’agglomération Paris-Saclay, co-organisé avec Le Point, la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne, le Paris-Saclay Summit fait depuis trois ans de Paris-Saclay la capitale européenne de la science pendant deux jours intenses.
Les 18 et 19 février 2026 ont marqué une édition record : 5 000 participants, 25 000 réservations de conférences (moyenne de 5 par personne), en hausse de 45 % versus 2025.
130 scientifiques de 20 nationalités ont animé 80 sessions, avec des intervenants d’exception : le Prix Nobel Didier Queloz (exoplanètes), Valérie Masson-Delmotte et Jean Jouzel (climat), Eugenia Cheng et Stéphane Mallat (mathématiques), Michael E. Mann (paléoclimat), sans oublier le Palmarès des 100 Inventeurs du Point.
Ce furent également des engagements emblématiques : auprès des jeunes avec « La Recherche en Baskets » et les nombreux échanges entre intervenants et étudiants ; auprès des femmes avec une parité absolue dans les prises de parole et l’inauguration de l’observatoire territorial des inégalités liées au genre dans l’orientation des lycéens et lycéennes (Fondation Université Paris-Saclay) ; auprès de la recherche et de l’Europe avec l’Appel de Paris-Saclay.
La division Biosciences et Diagnostic de BD passe chez Waters
Waters Corporation a finalisé la fusion avec les activités Biosciences et Solutions de diagnostic de Becton, Dickinson and Company (BD), créant ainsi un leader mondial dans les sciences de la vie et le diagnostic. Ce rapprochement stratégique vise à renforcer la position de Waters sur le marché en réunissant des technologies de pointe et une expertise scientifique reconnue dans les domaines de la chimie, de la biologie et de la physique. La transaction s’accompagne également de la nomination du Dr Claire M. Fraser, Ph.D., scientifique éminente spécialisée dans le génome, au conseil d’administration, qui compte désormais 11 membres.
Claire M. Fraser apporte trois décennies d’expérience dans la gestion d’instituts de recherche, notamment en tant que fondatrice et directrice de l’Institut des sciences du génome à l’Université du Maryland, où elle a également été professeure de médecine, de microbiologie et d’immunologie. Son expertise en génomique, maladies infectieuses et diagnostic moléculaire est saluée comme un atout majeur pour l’orientation stratégique de Waters.
Le président-directeur général, Udit Batra, souligne que l’association avec BD marque un tournant pour répondre aux besoins non satisfaits des clients, créer de la valeur à long terme pour les actionnaires et apporter des solutions innovantes pour la santé mondiale.
Suite à la clôture de la transaction, Waters a réorganisé ses activités en quatre divisions distinctes :
• Waters Analytical Sciences : spécialisée dans la science de la séparation et la caractérisation moléculaire, incluant chromatographie liquide, spectrométrie de masse, analyse des particules et technologies associées.
• Waters Biosciences : centrée sur la biologie, le tri et l’analyse cellulaires, notamment la cytométrie de flux et les solutions multiomiques à cellule unique.
• Waters Advanced Diagnostics : dédiée aux diagnostics à haute valeur ajoutée dans les environnements cliniques, couvrant microbiologie, tests moléculaires, multiplex LC-MS, automatisation et tests sur le lieu de soins.
• Waters Materials Sciences : couvrant l’analyse thermique, la rhéologie et la microcalorimétrie pour des secteurs comme les batteries, l’électronique et la pharmacie.
Cette nouvelle organisation vise à favoriser l’innovation, soutenir le développement de produits thérapeutiques, et accélérer la croissance sur des marchés adjacents à forte expansion. Waters s’appuie sur des équipes scientifiques de haut niveau pour répondre à des besoins variés, des tests alimentaires et environnementaux aux diagnostics spécialisés.
En résumé, la fusion entre Waters et BD marque une étape majeure pour l’entreprise, qui mise sur l’excellence scientifique, la diversité de ses divisions et l’innovation pour renforcer sa position internationale.
PROFESSION
Maladies cardiométaboliques : 3e campagne de sensibilisation de l’IHU ICAN
Le concept de maladies cardiométaboliques met en lumière une réalité encore trop peu connue dans la population : la majorité des maladies cardiovasculaires trouvent leur origine dans des troubles métaboliques. Diabète, obésité, stéatose hépatique métabolique (MASH), dyslipidémies ou hypertension constituent un ensemble de pathologies étroitement liées qui favorisent la survenue d’événements cardiovasculaires. En France, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité, avec près de 140 000 décès chaque année. Plus de 73 % de cette mortalité est associée à une cause métabolique.
« Nous ne pouvons plus accepter que le lien entre ces maladies reste sous les radars. Les maladies cardiométaboliques sont une cause majeure de mortalité alors qu’elles sont en grande partie évitables. Pourtant, elles ne bénéficient pas d’autant de visibilité que d’autres maladies comme les cancers par exemple. 70 % des Français n’ont jamais entendu parler des maladies cardiométaboliques selon le baromètre 2025 IFOP/IHU ICAN. Il est urgent de changer d’échelle dans la prévention. Les maladies cardiométaboliques ne sont pas une fatalité biologique. Elles sont le reflet de nos modes de vie, de nos environnements et de nos choix collectifs » explique le Pr Stéphane Hatem, Directeur général de l’IHU ICAN.
C’est pourquoi l’IHU ICAN se mobilise, du 30 mars au 19 avril 2026, en déployant la 3e édition de sa campagne de sensibilisation qui a pour objectif principal d’apporter une information claire sur les maladies cardiométaboliques au grand public grâce à des actions concrètes et accessibles comme des webinaires, une journée de prévention cardiométabolique ouverte à tous à la Pitié-Salpêtrière le 13/04 de 10h à 16h, un challenge connecté ICAN GO pour promouvoir l’activité physique du 30/03 au 19/04 et des «Fresques de l’obésité» pour mieux connaitre cette maladie, les 7/04, 16/04 et 17/04.
De nombreuses associations de patients et partenaires institutionnels se sont engagés pour relayer cette campagne : l’AP-HP, la CNAM, Santé publique France, Sorbonne Université, l’Inserm, l’association Poids Plumes France, SOS hépatites et Maladies du foie, l’Amicale des transplantés de la Pitié-Salpêtrière, Anhet, la Fédération Française des Diabétiques.
Situé au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, l’IHU ICAN est un pôle d’excellence dans le domaine des maladies cardiométaboliques (diabète, obésité, dyslipidémies, MASH, maladies cardiovasculaires). Porté par l’AP-HP, l’Inserm et Sorbonne Université, il rassemble des experts de renommée internationale et des technologies de pointe : 168 médecins, 221 chercheurs, 75 études cliniques en cours, 6 centres de
référence maladies rares, 4 parcours de soin innovants, plus de 7000 publications scientifiques et plus de 42 000 patients inclus dans des cohortes, registres et essais cliniques.
Programme et modalités
Institut de Cardiométabolisme et Nutrition, IHU ICAN
Expérimentation du remboursement des analyses de soumission chimique
Depuis le 1er janvier 2026, une expérimentation majeure est lancée dans trois régions françaises (Hauts-de-France, Île-de-France, Pays de la Loire), visant le remboursement des examens de biologie médicale pour détecter une soumission chimique, même sans dépôt de plainte préalable. Cette initiative, revendiquée par la députée Sandrine Josso et la sénatrice Véronique Guillotin dans leur rapport de mai 2025, répond à un besoin crucial d’améliorer l’accès aux analyses et de lutter contre l’errance diagnostique pour les victimes potentielles.
Suite à l’amendement déposé dans le PLFSS 2024, la mesure est adoptée via l’article 68 de la LFSS 2025 pour une durée de trois ans, avec une extension prévue en Guadeloupe. Dans chaque région concernée, un laboratoire spécialisé (CHI de Lille, hôpital Raymond-Poincaré de l’AP-HP, CHU de Nantes) est chargé d’analyser les échantillons prélevés et de conserver les échantillons non utilisés pendant trois ans, permettant ainsi d’éventuelles contre-expertises judiciaires.
Hors expérimentation, les examens ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie, sauf dans le cadre d’une plainte où ils sont pris en charge au titre des frais de justice. Le coût élevé de ces analyses (jusqu’à 1 200 euros) constituait jusqu’ici un obstacle majeur à la prise en charge des victimes.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a salué ce dispositif qui, selon elle, marque « une nouvelle étape déterminante de la politique gouvernementale de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes » et garantit un accès simplifié et inconditionnel aux analyses médicales pour les victimes potentielles.
Pour bénéficier de l’expérimentation, il suffit de présenter une ordonnance d’un médecin de l’une des trois régions pilotes, précisant l’expérimentation. Après entretien clinique, le médecin prescrit les examens (sang, urines, cheveux) s’il les juge justifiés. Le patient reçoit alors une note d’information, une fiche de liaison, un formulaire de consentement à la transmission des résultats et à la conservation des échantillons. Les résultats sont adressés au médecin prescripteur, qui les explique au patient lors d’une consultation dédiée.
Le décret prévoit également la possibilité de protocoles locaux permettant aux infirmiers de prescrire et réaliser les prélèvements. Enfin, un rapport d’évaluation sera transmis au Parlement six mois avant la fin de l’expérimentation, afin de décider d’une éventuelle généralisation du dispositif à toute la France.
Alzheimer : l’implication majeure des tanycytes révélée

Les tanycytes (en blanc) capturent la protéine Tau (rouge) circulant dans le LCS pour la transporter le long de leurs prolongements/bras qui traversent le tissu cérébral et entrent en contact avec les vaisseaux sanguins (en vert) dans lesquels ils déversent cette protéine impliquée dans la pathologie d’Alzheimer lorsqu’elle s’accumule dans le cerveau. © Vincent Prévot/Inserm
Des chercheurs de l’Inserm, de l’Université de Lille et du CHU de Lille ont mis en lumière le rôle des tanycytes dans la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie s’accompagne d’une accumulation anormale de la protéine Tau dans le cerveau. Normalement, Tau est sécrétée par les neurones et éliminée dans le sang via le liquide cérébrospinal (LCS). Mais chez les patients malades, Tau s’accumule sous une forme pathologique, entraînant la dégénérescence neuronale et le déclin cognitif.
Les mécanismes expliquant cette accumulation restaient obscurs. Les tanycytes, cellules facilitant les échanges entre le sang et le LCS, étaient jusqu’ici surtout connues pour leur rôle dans le transport d’hormones comme la leptine. Grâce à une approche expérimentale innovante, les chercheurs ont démontré que les tanycytes capturent la protéine Tau dans le LCS et l’acheminent vers les capillaires sanguins. En bloquant le fonctionnement des tanycytes chez l’animal, ils ont observé une forte diminution de l’évacuation de Tau vers le sang, confirmant leur rôle central dans ce processus.
De plus, chez des souris présentant une accumulation de Tau, l’inhibition des tanycytes a accéléré l’apparition de symptômes de démence. L’étude de cerveaux humains post-mortem a révélé que les tanycytes étaient altérées chez les patients Alzheimer, avec des prolongements fragmentés. Ce phénomène n’est pas observé dans d’autres types de démence. Ces observations suggèrent que la dégradation des tanycytes contribue à l’accumulation pathologique de Tau et donc à la progression de la maladie.
Pour la première fois, ces résultats pointent les tanycytes comme une cible thérapeutique potentielle. Préserver leur intégrité pourrait, à terme, permettre de freiner ou de prévenir le développement d’Alzheimer, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de recherche et d’intervention contre cette maladie.
SAUVE F et al., Tanycytic degeneration impairs tau clearance and contributes to Alzheimer’s disease pathology, Cell Press Blue, 2026; Online, doi:10.1016/j.cpblue.2026.100003
Maladies cardiovasculaires : deux examens plus précis pour l’athérosclérose
Une étude a démontré que la réalisation de deux examens spécifiques pour dépister l’athérosclérose permet de mieux évaluer le risque de maladies cardiovasculaires, même chez les personnes sans symptômes et considérées à faible ou moyen risque.
Créé en 1995, le Centre de Dépistage et de Prévention de l’Athérosclérose (CDPA) du CHU de Toulouse propose aujourd’hui deux examens pour évaluer la présence de dépôts dans les artères, signes d’athérosclérose et de lésions cardiovasculaires : (i) depuis 1995, une prise de sang pour mesurer la lipoprotéine (a), (ii) et, depuis 2015, le scanner cardiaque sans injection pour mesurer le calcium des artères coronaires (score calcique ou score d’Agatston).
Afin d’accompagner les médecins dans une démarche d’évaluation du risque cardiovasculaire en prévention primaire, des scores de risque cardiovasculaire ont été développés : ces outils combinent plusieurs facteurs de risque reconnus afin d’estimer le risque à 10 ans.
Parmi eux, le Score2, recommandé par la Société Européenne de Cardiologie, prend en compte l’âge, le sexe, le tabagisme, la tension artérielle et le taux de cholestérol. Il permet de classer le risque cardiovasculaire en quatre niveaux — faible, modéré, élevé ou très élevé — et d’orienter ainsi sur les mesures de prévention nécessaires (conseils d’hygiène de vie ou traitement).
L’étude a analysé les données de 3 442 patients suivis au CDPA, à l’aide des deux examens. Les résultats montrent que :
• de nombreux patients présentent déjà des dépôts dans leurs artères, révélés par un score calcique élevé, même parmi ceux initialement classés à faible ou moyen risque.
• un taux élevé de la lipoprotéine (a) est fréquemment observé chez ces patients, ce qui permet de mieux stratifier le risque et d’identifier les patients qui bénéficieront d’un traitement préventif, notamment par statines pour réduire le cholestérol.
Selon les recommandations basées sur le Score2, la prescription de statines est recommandée chez 21,6 % des patients à risque bas ou intermédiaire, 83,5 % des patients à risque élevé, 93,2 % des patients à très haut risque. Grâce à l’analyse de leur score coronaire calcique et de leur taux de lipoprotéine (a), ces pourcentages passent respectivement à 15,5 %, 35,3 %, et 35,8 %.
Selon le Pr Jean Ferrières, cardiologue (CHU de Toulouse) et le Dr Anthony Matta, cardiologue (CH intercommunal des vallées de l’Ariège) le Score2 doit rester le test de premier intention : gratuit et rapide, il favorise une prise en charge spécialisée précoce et adaptée. Néanmoins, en cas de doute sur la nécessité d’un traitement préventif à long terme, le calcul du score coronaire calcique d’Agatston et le dosage de la lipoprotéine (a) apportent une réelle valeur ajoutée.
MATTA A et al., Comparison of primary prevention strategy guided by SCORE2 versus coronary artery calcium scoring in a non-diabetic population, Eur J Intern Med, 2026, Online, doi:10.1016/j.ejim.2026.106700
MANIFESTATIONS
2026
– 17 avril – Journée scientifique « Hématologie et Environnement » – PARIS – https://framaforms.org/inscription-a-la-journee-hematologie-et-environnement-1759590457
– 21-24 avril – 21e Congrès Francophone d’Allergologie – PARIS – https://register.congres-allergologie.com/
– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026
2027
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°43 :
BOURSE & BIOTECHS
La performance boursière de Genfit : Against All Odds (Contre Toute Attente)
Helena SWINNEN, Emma MARONGIU, Thirathada CHINCHAPO, Serena ISAAC, Arsia AMIR-ASLANI
BIOTECHNOLOGIES
La Chine : l’émergence d’un nouveau géant dans le secteur des biotechnologies
Arthur BASMANDJIAN, Abigail DE MIRAS, Robin FOURMANOIR, Thibault VANOOST, Clémence THOREL, Arsia AMIR-ASLANI
BIOTECHNOLOGIES
Abivax, la pépite française suscite beaucoup de convoitise de la part des géants pharmaceutiques
Noah BUI, Gizem YILDIRIM, Arsia AMIR-ASLANI
CAS BIOCLINIQUES
Place des tests dans le dépistage de l’infection au VIH : à propos d’un cas
Ylhame Kahina SOUAMI
CONSEILS
Prenez le contrôle de vos finances et de votre patrimoine avant que les choix ne se fassent sans vous
Bruno SAVIANA
Newsletter Spectra Diagnostic N°42

ALLERGIES
Neuf nouveaux allergènes disponibles, dont six ciblant les arachides

Siemens Healthineers a élargi son menu de tests 3gAllergy avec neuf nouveaux allergènes, dont six ciblant les arachides, principale cause d’anaphylaxie mortelle liée à l’alimentation. Des composants dérivés des acariens et du blé sont également désormais disponibles. Les informations délivrées permettent aux cliniciens de mieux distinguer les sensibilisations à haut risque des expositions plus bénignes, contribuant ainsi à orienter les soins prodigués aux patients de manière plus personnalisée et mieux informée. Ces ajouts portent à plus de 500 le nombre total d’allergènes disponibles sur le système IMMULITE 2000 XPi.
Le test 3gAllergy de Siemens Healthineers est un test IgE spécifique aux allergènes qui aide les médecins à identifier, surveiller et prendre en charge les patients atteints de maladies allergiques. Les neuf nouveaux allergènes ajoutés au menu 3gAllergy sont marqués CE et sont désormais largement disponibles.
Les tests de composants allergènes spécifiques fournissent des informations précieuses aux cliniciens et aux personnes souffrant d’allergies. On estime que 30 à 40 % de la population mondiale souffre d’une ou plusieurs allergies. Si les tests d’allergie standard confirment la présence d’une allergie, les informations au niveau des composants aident les médecins à élaborer des stratégies de gestion des allergies plus personnalisées. Cette approche contribue à améliorer la qualité de vie en minimisant les restrictions potentiellement inutiles. Par exemple, au lieu d’éviter complètement les arachides, les personnes allergiques peuvent faire des choix plus précis en fonction de leurs risques spécifiques de réaction indésirable.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
Assurer la continuité du diagnostic en laboratoire
Dans un laboratoire, la moindre interruption du Système d’Information de Laboratoire (SIL) peut entraîner des retards de production, perturber les équipes techniques et, surtout, impacter la qualité du service rendu aux patients. C’est pourquoi Data Innovations a développé Backup SIL, un module conçu pour garantir la continuité des activités diagnostiques, même en cas de défaillance du système principal.
Ce module s’intègre directement au serveur Instrument Manager (IM), avec lequel il partage la même base de données. Cette architecture permet ainsi un accès immédiat aux données essentielles (patients, prescripteurs et analyses), une mise à jour continue, pour une synchronisation parfaite et un déploiement rapide, ne nécessitant aucune infrastructure supplémentaire. Grâce à cette intégration native, le système demeure opérationnel à tout moment, même dans les situations critiques.
Lorsque le SIL principal tombe en panne, Backup SIL prend instantanément le relais. Après la saisie des demandes, celles-ci sont automatiquement transmises à Instrument Manager, qui assure l’envoi des analyses vers les automates, la production et la gestion des résultats, puis la remontée des données dans Backup SIL après validation technique.
Cette chaîne de traitement continue garantit une production sans interruption. Conçu pour l’efficacité en situation d’urgence, ce module propose une interface intuitive pensée pour une saisie rapide : identification sécurisée des patients via l’IPP, panels d’analyses préconfigurés, traçabilité complète (médecins, services, heure de prélèvement), impression instantanée des étiquettes de tubes.
Ces fonctionnalités permettent aux techniciens de maintenir leur niveau de performance, même dans des contextes imprévus. En plus de la saisie des demandes, ce système offre un environnement complet pour la validation biologique :
accès aux valeurs de référence et aux antériorités, édition de rapports personnalisés incluant la signature biologique, diffusion rapide des résultats vers les services de soins.
Combiné aux modules de haute disponibilité d’Instrument Manager, Backup SIL devient un pilier de résilience pour les laboratoires.
Parmi les fonctionnalités clés :
• le mirroring en temps réel,
• le basculement automatique en cas de panne,
• les notifications instantanées pour alerter les équipes.
L’ensemble assure une surveillance continue et une continuité de production garantie.
MATERIEL DE LABORATOIRE
Boîtes à déchets en matériaux recyclés

Le secteur de la santé est l’un des plus grands consommateurs de plastiques à usage unique, et ce, pour de bonnes raisons : l’hygiène, la sécurité et la fiabilité. Alors comment concilier responsabilité écologique et exigences élevées de sécurité ?
La société Sarstedt, qui utilise déjà des matériaux recyclés notamment dans la conception de portoirs et d’autres consommables, a présenté ses nouvelles boîtes à déchets DASRI REC avec jusqu’à 61 % de matériau recyclé.
Avec jusqu’à 43 % d’économie d’équivalent CO2 par rapport à une boîte à déchets composée à 100 % de matériaux neufs, la boîte à déchets REC offre une solution plus respectueuse de l’environnement pour l’élimination des objets tranchants et piquants dans le secteur de la santé.
MYCOLOGIE
La précision de la PCR pour le diagnostic fongique
La société Sobioda, qui développe et distribue des réactifs et des systèmes pour les laboratoires de biologie médicale et pour les laboratoires de recherche et d’enseignement, a présenté la gamme de PCR fongique d’IMMY lors de l’édition 2025 de la RICAI.
Adaptable sur la plupart des automates du marché, la gamme IMMY MDx se décline en plusieurs coffrets de qPCR (PCR quantitative) :
• AurisID : spécifiquement conçu pour la détection de Candida auris, ce kit permet la détection du pathogène à partir de sérum, plasma, culture et d’écouvillons de surveillance.
• CandID : ce kit multiplex permet la détection et la différenciation simultanée de 6 espèces de Candida.
• PneumID : dédié à la détection de Pneumocystis jirovecci, ce kit inclus un contrôle interne endogène permettant l’évaluation de la qualité des échantillons.
Ne nécessitant pas de culture, ces kits offrent un gain de temps pour le laboratoire avec un résultat en 45 minutes après extraction.
Tous les kits contiennent également un contrôle interne d’extraction pour l’évaluation de l’efficacité de l’extraction des acides
nucléiques.
En distribuant les solutions IMMY, Sobioda renforce son expertise dans le diagnostic des infections fongiques invasives, en complétant son offre incluant déjà le dosage (1→3)-β-D-glucane.

L’IA d’Owkin capable de dépister les mutations germinales BRCA1/2
Nouvel exemple de la place croissante de l’IA dans les stratégies de diagnostic et de médecine personnalisée, Owkin a présenté de nouveaux résultats internationaux autour de BRCAura, son outil d’IA capable de dépister les mutations germinales BRCA1/2 (anomalies génétiques héréditaires augmentant fortement le risque de cancer du sein et de l’ovaire) directement à partir de lames de pathologie numérisées. Une avancée qui pourrait transformer le dépistage du cancer du sein.
Owkin est une start-up et licorne française, créée en 2016 à Paris, spécialisée en biotechnologies, en informatique médicale et dans l’IA au service de la médecine. Son système BRCAura a démontré des performances solides présentées à l’ESMO 2025 :
• une aire sous la courbe (AUC) de 80 %, indicateur clé de la capacité à distinguer les patientes mutées des non mutées, essentiel pour un dépistage fiable ;
• la possibilité d’écarter environ 40 % des patientes peu susceptibles d’être mutées avec une sensibilité de 93 % ;
• une robustesse confirmée sur plusieurs cohortes internationales.
Ces résultats ouvrent la voie à un dépistage BRCA plus rapide, plus standardisé et plus accessible, en rapprochant pathologie et génomique grâce à l’IA.
BRCAura a été développé à partir de la cohorte PortrAIt, un consortium français majeur dédié à la pathologie numérique (France 2030, France Relance, Next Generation EU) réunissant notamment Gustave Roussy, le Centre Léon Bérard, Unicancer, Tribun Health et Cypath, puis renforcé par une collaboration avec AstraZeneca.
La Fondation Gates mise sur Chembio pour la prééclampsie
Chembio Diagnostic Systems, filiale de Biosynex, entreprise leader dans le domaine du diagnostic Point of Care (POC), a reçu une subvention de 0,5 million de dollars de la Gates Foundation pour le développement d’un test rapide (POC) visant à prédire le risque de prééclampsie chez les femmes enceintes présentant des symptômes compatibles avec cette pathologie.
Depuis plus de 10 ans, des biomarqueurs tels que le PlGF et le sFlt-1 ont confirmé leur valeur pour prédire l’apparition et l’évolution de la prééclampsie chez les femmes présentant des symptômes suspects. Ces biomarqueurs ont montré une forte valeur prédictive négative permettant un suivi ambulatoire sécurisé et sont mesurés en routine dans certains services d’obstétrique des pays à revenu élevé afin d’améliorer et de sécuriser la prise en charge des femmes à risque.
Chembio prévoit de commercialiser un test rapide (lateral flow) simple et peu coûteux pour aider à catégoriser les femmes enceintes présentant des symptômes compatibles avec la prééclampsie. Le test nécessite une goutte de sang (20 microlitres) et le résultat est disponible en moins de 20 minutes. Il détecte le sFlt-1, qui a une forte valeur prédictive pour la prééclampsie. Le résultat peut être lu visuellement ou à l’aide d’un lecteur portable. Ce dispositif a vocation à avoir un impact médico-économique majeur, car une catégorisation optimale favorisera la prise en charge des patientes à risque et permettra également d’éviter des hospitalisations inutiles ainsi que des transferts vers des centres de référence. Il cible principalement les pays à revenu faible et intermédiaire.
Biosynex
Chembio Diagnostic Systems
VIE DES SOCIÉTÉS
En Carta Diagnostics encouragé par la FDA pour son test EC Pocket Lyme
En Carta Diagnostics, start-up deeptech française qui développe des kits de diagnostic moléculaire rapide Point-of-Need, a obtenu la désignation Breakthrough Device (BDD) de la FDA américaine de son test EC Pocket Lyme, destiné à la détection précoce de la bactérie Borrelia, responsable de la maladie de Lyme.
EC Pocket Lyme est un test de diagnostic moléculaire à lecture visuelle immédiate. Il est conçu pour détecter directement la bactérie Borrelia dans le liquide interstitiel de la peau, prélevé sur des personnes présentant des piqûres de tiques ou un érythème migrant. Le test se présente sous forme d’une cassette à usage unique, conçue pour allier précision, prix accessible et facilité d’utilisation, permettant un déploiement à grande échelle. Les résultats sont destinés à aider au diagnostic précoce d’une infection par la bactérie Borrelia.
Cette désignation BDD est réservée aux technologies qui ont montré leur potentiel à fournir un diagnostic ou un traitement plus efficace pour des maladies graves ou invalidantes. Grâce à cette désignation, En Carta Diagnostics bénéficiera d’un examen prioritaire et d’échanges renforcés avec les experts et la direction de la FDA. Cela permettra de soutenir les étapes réglementaires menant à une mise sur le marché plus maitrisée aux États-Unis.
« Cette désignation constitue également une validation externe forte de la qualité, de la robustesse et de la pertinence clinique de notre plateforme », souligne le Dr Margot Karlikow, co-fondatrice et CTO d’En Carta Diagnostics.
La maladie de Lyme est l’une des maladies infectieuses les plus difficiles à diagnostiquer à un stade précoce. Son diagnostic repose sur la détection d’un érythème migrant qui peut passer inaperçu, et sur la détection d’anticorps qui mettent entre 5 à 6 semaines à se développer.
Le test EC Pocket Lyme répond à cette absence de diagnostic précoce grâce à son système de prélèvement à micro-aiguilles qui recueille le liquide interstitiel directement au niveau de la piqûre de tique et grâce à son test de diagnostic moléculaire portable capable de détecter l’ADN des bactéries responsables avant l’apparition de la réponse immunitaire.
S’appuyant sur plus de 10 ans de recherches, la plateforme EC Pocket Lyme exploite une technologie basée sur les aptamères, qui permet une liaison haute affinité et haute spécificité avec des cibles prédéfinies. Ces « signatures » moléculaires peuvent être programmées pour détecter un vaste éventail de maladies génétiques, de pathogènes et de pathologies vétérinaires, ouvrant la voie à de nombreuses applications au-delà de la maladie de Lyme dans le futur.
Dépistage du cancer du col de l’utérus chez les personnes immunodéprimées
La HAS a publié des recommandations spécifiques pour le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes immunodéprimées (hors VIH). Cette population présente un risque 3 à 5 fois supérieur de développer des lésions précancéreuses et des cancers invasifs, en raison d’une clairance virale altérée et d’une réponse immunitaire diminuée.
La prévention primaire des infections génitales à HPV repose avant tout sur la vaccination universelle. Cependant, cette vaccination ne protège pas contre la totalité des types potentiellement oncogènes de HPV et la durée de la protection conférée par ces vaccins n’est pas clairement établie, en particulier dans les populations immunodéprimées. Aussi, la vaccination contre le virus HPV n’exempte en aucun cas du dépistage du CCU et d’un suivi gynécologique régulier.
Ainsi, au terme de son évaluation, la HAS a recommandé un dépistage plus rapproché du cancer du col de l’utérus, pour les personnes immunodéprimées suivantes :
• atteintes de déficit immunitaire primitif ou congénital,
• greffées par cellules souches hématopoïétiques allogéniques,
• atteintes de lupus systémique (traitées ou non),
• sous traitement immunosuppresseur depuis au moins un an,
• et toute personne en situation d’immunodépression sévère.
Les intervalles recommandés pour le dépistage pour les personnes immunodéprimées précitées sont les suivants :
• de 25 à 29 ans, la réalisation d’une cytologie annuelle est recommandée,
• de 30 à 65 ans, un premier test HPV est à réaliser à 30 ans, puis tous les 3 ans si les résultats sont négatifs,
• à partir de 65 ans, la poursuite ou l’arrêt du dépistage du CCU devra être décidé selon le résultat du dernier test HPV et en tenant compte des antécédents médicaux.
Modalités de mise en œuvre
Le prélèvement cervical peut être réalisé tel qu’en population générale immunocompétente, par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme et également en laboratoire de biologie sur prescription médicale. Ce sera l’occasion de réaliser ou d’orienter vers le suivi gynécologique médical requis en cas d’immunosuppression. En cas de résultat anormal de dépistage, le suivi, l’orientation et/ou la prise en charge des patientes doivent être assurés par les professionnels de santé.
Enfin, l’auto-prélèvement est une alternative au prélèvement cervical par un professionnel de santé pour la réalisation d’un test HPV pour les femmes à partir de 30 ans, non dépistées ou insuffisamment dépistées selon le rythme recommandé, ou dans le cas particulier d’une mobilité réduite (personnes atteintes de sclérose en plaques par exemple).
« Les Biologistes Médicaux » renouvellent leur équipe
Réunis en Assemblée Générale, les adhérents du syndicat « Les Biologistes Médicaux » ont procédé à l’élection de leur nouveau conseil d’administration pour un mandat de 3 ans. L’équipe élue à l’unanimité et menée par le Dr Lionel Barrand, a reçu un mandat clair pour défendre une biologie médicale d’excellence, ancrée dans le parcours de soins et l’innovation.
Convaincus que le patient est unique, « Les Biologistes Médicaux » intègrent des représentants du secteur public, privé, et de l’internat au sein de leurs instances dirigeantes. « Face aux enjeux de santé publique, l’opposition public/privé est dépassée. Qu’il/elle exerce en CHU, CH ou laboratoire de ville, le/la biologiste médical(e) partage la même expertise. »
Afin de renforcer le positionnement du biologiste médical et de porter des messages de manière unie, le syndicat confirme son engagement moteur au sein de la nouvelle Fédération de la Biologie Médicale, à travers deux membres nommés au sein du Conseil Exécutif : le Dr Morgane Moulis et le Dr Lionel Barrand.
Composition du nouveau Bureau National :
• Président : Dr Lionel Barrand
• Vice-Président (Libéral) : Dr Morgane Moulis
• Vice-Président (Hospitalier) : Dr Eric Guiheneuf
• Vice-Président (Internat) : M. Vincent Guillet
• Secrétaire Général : Dr Pierre-Adrien Bihl
• Secrétaire Général Adjoint : Dr Matthieu Barthélémy
• Trésorier : Dr Nicolas Germain
• Autres membres du bureau : Charles Awoussi, Marouan Bennani, Kévin Cassinari, Stéphanie David, Hervé Fontanet, Lucien Hemar, Alexandre Janel, Kim Nguyen, Stéphanie Haim, Alexis Guérin, Hugo Langris, Patti Liccardo, Guillaume Pax, Laurence Pellegrina, Sophie Perron-Rihaoui, James Kasprzak, Walid Sabeur, Rayan Sater, Paloma Siméon.
Le mot du Président : « Nous remercions nos confrères pour leur confiance renouvelée. Ces trois prochaines années seront décisives. Avec cette équipe élargie, nous avons enfin les armes pour défendre notre modèle : une biologie de proximité, d’expertise et d’innovation, au cœur du système de santé et au service des patients. »
Covid-19 : enfin des marqueurs prédictifs de la gravité de la maladie ?
Une étude de l’Inserm et de l’Université Paris Cité, promue par l’AP-HP et financée en particulier par la Fondation pour la Recherche Médicale et l’ANRS MIE, est née d’un effort collectif pendant les premiers mois de la pandémie de la Covid-19. Elle change la donne en proposant un nouvel outil prédictif capable d’informer des risques de chaque patient grâce à une simple prise de sang. À l’origine de cet outil, la découverte par l’équipe d’Olivia Lenoir et Pierre-Louis Tharaux, chercheurs Inserm, en collaboration avec le consortium Corimuno-19, de marqueurs biologiques associés à une plus forte mortalité à 3 mois des patients hospitalisés pour une pneumonie Covid-19, même peu sévère.
Les chercheurs ont étudié 196 patients admis dans 15 hôpitaux pour une pneumonie modérée à sévère. Des échantillons cliniques ont été récoltés et 41 médiateurs immunitaires et marqueurs de lésions rénales, endothéliales et vasculaires ont été mesurés dans le sang des patients dans les 48 heures suivant leur hospitalisation. Les patients ont été suivis sur 3 mois afin de caractériser précisément l’évolution de leur pathologie. Les chercheurs trouvent ainsi que l’âge au moment de l’inclusion au début de l’étude et 14 variables biologiques (dont 11 protéines) sont indépendamment associés au risque de décès dans les 90 jours.
Parmi ceux-ci, deux marqueurs rénaux (KIM-1 ou kidney injury molecule-1 et LCN2 ou Lipocalin-2) et un marqueur anti-inflammatoire (l’interleukine 10), se sont montrés particulièrement prédictifs de la mortalité. Les concentrations plasmatiques de ces trois marqueurs, mesurées par une simple prise de sang, combinées à l’âge des patients, permettent d’identifier les patients qui sont 2 à 3 fois plus à risque de complications mortelles et ainsi d’élaborer un nouveau score de gravité de la maladie appelé « Corimuno-Score ». Conçu grâce à un modèle statistique multivarié qui prend en compte une grande quantité de facteurs confondants, ce dernier apporte une puissance prédictive maximale rivalisant avec ou surpassant la plupart des tests de laboratoire existants et les prédicteurs déjà en place fondés sur des données cliniques ou sur l’imagerie et souvent bien plus complexes. Ces résultats sont répliqués et validés dans une cohorte indépendante comprenant 105 individus.
Les travaux suggèrent ainsi que le rein est un organe sentinelle négligé dans la pneumonie à SARS-CoV-2 et qui devrait être davantage pris en compte dans les futures études, ne se limitant pas au coronavirus. Ces résultats amènent à reconsidérer les dialogues inter-organes dans les sepsis en général, et en particulier viraux. Les marqueurs identifiés auraient potentiellement un intérêt prédictif dans l’évolution d’autres maladies infectieuses graves, notamment les pneumopathies virales comme la grippe.
LENOIR O et al., Levels of circulating kidney injury markers and IL-10 identify non-critically ill patients with COVID-19 at risk of death, JCI Insight, 2026; 11(2):e198244, doi:10.1172/jci.insight.198244.
Une nouvelle classe de molécule contre les S. pneumoniae résistants

En France, une équipe de chercheurs issue de Chimie ParisTech (PSL) et de l’Institut Pasteur (Université Paris Cité) a mis au point une nouvelle classe de molécules aptes à éliminer la bactérie Streptococcus pneumoniae, ou pneumocoque. Ces molécules innovantes, appelées « aptamères modifiés au ruthénium », ouvrent une perspective inédite contre cette bactérie, souvent résistante aux traitements antimicrobiens classiques.
Ce projet est le fruit de la collaboration entre Marcel Hollenstein (Institut Pasteur), Gilles Gasser (Chimie ParisTech-PSL) et Mélanie Hamon (Institut Pasteur). Ensemble, ils ont transformé des aptamères – de courts fragments d’ADN capables de cibler des molécules précises – en y intégrant des complexes chimiques de ruthénium polypyridyle. Ces modifications leur confèrent la capacité de cibler spécifiquement Streptococcus pneumoniae et de le détruire, une avancée cruciale face à l’impact potentiellement durable du pneumocoque sur les cellules.
La photothérapie : une approche originale
Les complexes de ruthénium, déjà reconnus pour leur activité anticancéreuse in vitro, contiennent un atome métallique et sont désormais explorés pour combattre les infections bactériennes. Leur particularité : agir comme photosensibilisateurs. Une fois activés par la lumière, ils deviennent toxiques pour les bactéries, permettant leur destruction ciblée. Cette technique, la photothérapie, est déjà employée contre certains cancers et repose sur l’activation lumineuse d’une molécule initialement inoffensive.
L’équipe a ainsi développé des aptamères thérapeutiques conférant une grande spécificité au traitement, démontrant que cette stratégie pourrait être utilisée pour contrer la résistance aux antimicrobiens. Après avoir équipé des nucléotides de différents complexes de ruthénium, ils ont prouvé que les enzymes de synthèse de l’ADN pouvaient assembler ces molécules en oligonucléotides, dont certains présentent une forte affinité pour Streptococcus pneumoniae.
Après sept années de recherches, ces résultats montrent qu’il est possible de créer des aptamères puissants contre des cibles bactériennes entières grâce à des nucléotides modifiés. Cette avancée ouvre la voie à de nouvelles stratégies pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, enjeu majeur de santé publique.
FLAMME M et al., Selection of Ruthenium Polypyridyl Complex-Modified Aptamers for Photodynamic Therapy against Streptococcus Pneumonia, J Am Chem Soc, 2025; 147(47): 43612–43628
NOxForum : un congrès pionnier pour une urgence émergente
Les 26 et 27 mars 2026, se tiendra le Congrès NOxForum au Conseil Régional des Hauts de France, à Lille. Porté par le réseau Protoside, ce congrès vise à fédérer tous les acteurs impliqués dans la prévention et la prise en charge des intoxications au protoxyde d’azote, en favorisant les échanges entre professionnels de santé, chercheurs, institutions et associations, pour améliorer la coordination, renforcer les connaissances et impulser des actions concrètes à l’échelle nationale.
Au Programme : plénières et mises à jour des connaissances, tables rondes interactives et présentations de cas, espace partenaires et échanges, restitution des données du réseau Protoside, ateliers participatifs sur les outils de prévention.
Ce congrès s’adresse aux professionnels de santé hospitalier, de ville ou paramédicaux, ainsi qu’aux associations et pouvoirs publics, juristes, avocats…
Le mot d’ordre des présidents du Congrès, le Dr Cécile Bossaert (membre SFMU) et Guillaume Grzych (membre SFBC) :
« Ensemble, retrouvons-nous pour parler d’une même voix de la réalité du Protoxyde d’Azote ! »
Journée scientifique « Hématologie et Environnement »

Peut-on encore appréhender les maladies du sang sans intégrer les déterminants environnementaux qui les influencent ?
Dans un contexte marqué par le changement climatique, l’évolution des expositions environnementales et l’émergence de nouvelles menaces sanitaires, il devient essentiel pour la communauté hématologique de s’interroger sur les liens entre l’environnement et les pathologies du sang.
C’est pourquoi une journée scientifique « Hématologie et Environnement » est organisée à l’Institut Imagine de l’Hôpital Necker Enfants malades, le 17 avril 2026, au nom du groupe Hematogreen, par le Dr Bérénice Schell.
Cette journée vise à éclairer ces enjeux à travers des interventions d’experts et des approches pluridisciplinaires. Les détails du programme ainsi que les modalités d’inscription sont disponibles en suivant le QRCode ci-contre.
Journée scientifique « Hématologie et Environnement »
Pour leur 68e édition, les JIB se réinventent !
Après une année blanche, le Syndicat des Biologistes (SDBio) propose à nouveau aux biologistes de «venir à la rencontre de l’innovation en biologie médicale» : les JIB 2026 se tiendront les 19 et 20 novembre 2026 à Paris.
Nouvelle identité, nouveau logo, et nouveau lieu emblématique pour marquer cette transformation : le Centre des Congrès de La Villette, à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, accueillera cette nouvelle édition. Celle-ci incarnera la volonté des JIB d’allier renouveau et continuité, en préservant l’excellence scientifique et la dynamique professionnelle qui font leur renommée.
Au programme : conférences, échanges, innovations et moments forts, pour rassembler la grande communauté de la biologie autour d’un objectif commun : imaginer et bâtir la biologie de demain, portée par les avancées de l’AI.
Les Journées de l’Innovation en Biologie éclairent la discipline de biologie avec des conférences scientifiques de haut niveau, des tables rondes engagées sur la profession, des rencontres inspirantes avec les partenaires, la présentation de matériel innovant et de nombreuses opportunités d’échange passionnant.
Pour François Blanchecotte, président du SDBio : « S’il est une profession au cœur de l’innovation en santé portée par l’intelligence artificielle, c’est bien la nôtre. Biologistes, avec nos partenaires, nous sommes aux avant-postes des transformations techniques profondes qui traversent le système de santé. C’est cette dynamique que nous vous invitons à venir découvrir lors des JIB 2026, qui reviennent réinventées, porteuses d’un nouvel élan pour la communauté de la biologie médicale. »
JIB 2026
Syndicat des Biologistes, SDBio
Le SNBH prend le relais des Journées en biologie d’urgence « Alain Feuillu »
À l’occasion des 8es JFBM, le SNBH a annoncé reprendre l’organisation du Symposium « Alain Feuillu » en biologie d’urgence, rebaptisé désormais Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU). Après une dernière édition à Saint-Malo en 2024, les Drs Michel Vaubourdolle et Christian Aussel souhaitaient passer le relais à une nouvelle équipe dynamique.
Raphaël Bérenger, président du SNBH, a souligné l’importance et l’honneur de perpétuer ce congrès, reconnu et salué par la profession pour la vitalité de ses échanges scientifiques.
Les équipes du SNBH et des JFBM ont décidé de relever le défi les 10 et 11 juin 2027 au Centre des congrès de Nîmes, et prévoit de conserver la fréquence d’origine d’un colloque un an sur deux.
Le comité d’organisation réunit Raphaël Bérenger (président du SNBH et des JFBM), Vincent Estève (vice-président du SNBH), David Guenet (trésorier du SNBH), et Philippe Souquières (PSO4Events), tous impliqués dans la réussite des JFBM. Avec ce renouveau, le SIBU veut s’affirmer comme le futur événement incontournable pour la biologie d’urgence.
Symposium International de Biologie d’Urgence, SIBU
MANIFESTATIONS
2026
– 10-11 mars Forum – Labo 2026 – LYON – www.forumlabo.com
– 12 mars – 2e Journée IA & Pathologie – PARIS – www.jiap-sfp.org/
– 25-26 mars – Tech 4 Health – PARIS – www.tech-4health.com/fr
– 25-27 mars – 46e Congrès de la Société Française d’Hématologie (SFH) – PARIS – https://sfh.hematologie.net/congres
– 26 -27 mars – Congrès Protoside – LILLE – https://noxforum.protoside.com/
– 17 avril – Journée scientifique « Hématologie et Environnement » – PARIS – https://framaforms.org/inscription-a-la-journee-hematologie-et-environnement-1759590457
– 21-24 avril – 21e Congrès Francophone d’Allergologie – PARIS – https://register.congres-allergologie.com/
– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – https://www.jfbm2025.fr
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – https://www.sfvtt.org/congre/xvi-eme-congres-national-de-la-societe-francaise-de-vigilace-et-de-therapeutique-transfusionnelle
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – https://www.alphavisa.com/cytometry/2026/index.php
2027
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

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Recherche des antigènes urinaires de Legionella pneumophila :
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