Newsletter Spectra Diagnostic N°10


SARS-COV-2

Deux nouveaux tests simples et à haute sensibilité

La société Fujirebio souhaite se positionner encore davantage comme un fournisseur mondial de premier plan de solutions de tests immunologiques pour l’industrie du DIV et renforcer sa contribution à la lutte mondiale contre la pandémie de la Covid-19. Après l’annonce, en mai 2020, de la distribution du kit CE de détection iAMP COVID-19, un test de détection moléculaire du SARS-CoV-2 sans extraction d’ARN, Fujirebio Europe propose deux nouvelles solutions innovantes pour la détection de l’antigène SARS-CoV-2 : le test Lumipulse G SARS-CoV-2 Ag, un test de haute sensibilité pour le système CLEIA (chemiluminescent enzyme immunoassay) Lumipulse® G entièrement automatisé, et le test rapide d’antigène Espline® SARS-CoV-2.

• Le test Lumipulse G SARS-CoV-2 Ag

Ce test quantitatif haute sensibilité validé pour des prélèvements nasopharyngés et salivaires montre une très bonne corrélation avec les tests RT-PCR existants. Ce kit marqué CE est disponible sur les instruments Lumipulse G600II et Lumipulse G1200, des instruments entièrement automatisés et présentant des cadences respectives de 60 et 120 tests par heure en chargement continue. Ce kit permet ainsi la mesure quantitative de l’antigène SARS-CoV-2 tout en bénéficiant d’un rendu de résultat très rapide.
La solution Lumipulse G SARS-CoV-2 Ag, par sa sensibilité, sa simplicité d’utilisation et son délai de rendu de résultats rapide est déjà utilisée par les autorités japonaises pour le test des passagers dans les aéroports.

• À propos du test rapide Espline

Espline SARS-CoV-2 est un test immunochromatographique rapide de détection d’antigènes. Contrairement aux autres tests à base d’acide nucléique disponibles sur le marché des DIV, ce test ne nécessite aucun équipement spécial. Il s’agit d’un test en cassette qui suit une procédure simplifiée et un temps de réaction très court (30 min) permettant de détecter la présence de l’antigène SARS-CoV-2 en délocalisée.

Fujirebio France SARL


SARS-COV-2

Dedalus lance la plateforme CovidExpress

Dans un contexte de demandes croissantes de dépistages virologiques et sérologiques de la Covid-19, Dedalus a développé la solution CovidExpress. L’objectif est d’anticiper la venue des patients sur les sites de prélèvement pour faciliter leur prise en charge avec un pré-enregistrement des données sur la plateforme.
Les dépistages, désormais possibles sans ordonnance ni symptôme, se multiplient. Dedalus, engagé dans la lutte contre le coronavirus, inaugure la solution CovidExpress qui simplifie les formalités liées au prélèvement. Ainsi, le patient préenregistre ses données (ou son médecin ou le préleveur) sur la plateforme, utilisable à domicile, en EHPAD, au cabinet médical, au drive ou dans un centre Covid.
Grâce à une interface intuitive et ergonomique, le patient sélectionne sur CovidExpress son lieu de prélèvement et son horaire de rendez-vous, renseigne ses coordonnées, précise s’il dispose d’une ordonnance et s’il présente des symptômes Covid, remplit les informations attendues par SI-DEP (il peut joindre une photo de son ordonnance). A l’issue de l’enregistrement, il reçoit son identifiant personnel sous forme de QR Code par SMS ou e-mail et le présente le jour J. Après scan du QR code (ou saisie manuelle), les données pré-renseignées s’affichent. Le préleveur vérifie leur exactitude et complète le formulaire avec les éléments liés au test. Enfin, les informations sont transmises au SIL du laboratoire pour la création des dossiers correspondants dans celui-ci.
Conforme aux exigences SI-DEP grâce à une saisie guidée de toutes les informations requises par le gouvernement, CovidExpress permet, sur chaque lieu de prélèvement, de sécuriser la phase préanalytique, d’optimiser le temps de visite du patient, de mieux gérer les ressources, de canaliser le flux de patients dans le respect des règles de distanciation qu’impose la crise sanitaire.

Dedalus


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Le rôle de Hologic dans la lutte contre la Covid-19

Le dépistage à grande échelle de la Covid-19 s’appuie sur une large base installée
de systèmes Panther en France et sur une augmentation massive des capacités
de production en Europe afin de répondre à une demande sans précédent
des laboratoires et soutenir la stratégie de dépistage nationale.

Spécialiste du diagnostic moléculaire bénéficiant de plus de 30 ans d’expérience dans le dépistage des maladies infectieuses, Hologic joue aujourd’hui un rôle fort dans le renforcement de la capacité de la France à combattre la Covid-19 et juguler l’arrivée d’une seconde vague épidémique.
En travaillant avec les laboratoires hospitaliers et privés, Hologic participe à l’augmentation de la capacité de tests effectués en France en s’appuyant sur un important réseau existant de machines hautement automatisées. Le système Panther® est un système de biologie moléculaire haut débit qui effectue de façon totalement automatisée toutes les étapes du diagnostic moléculaire en utilisant le test Aptima® SARS-CoV-2 pour la détection virale du Covid-19.
En France, plus de 70 systèmes Panther sont déjà installés dans les laboratoires dont la majorité sont déjà utilisés pour le diagnostic de nombreuses maladies infectieuses notamment les maladies sexuellement transmissibles, les charges virales ou encore l’HPV. L’automatisation complète, de l’échantillon au résultat, et la flexibilité du système Panther permettent aux laboratoires d’effectuer simultanément le dépistage du Covid-19 et le diagnostic des autres pathogènes en optimisant les temps de traitement. Chaque système Panther peut effectuer jusqu’à 1000 tests Covid-19 en 24 heures avec une charge de travail faible pour le personnel du laboratoire et rendre les premiers résultats dans un délai d’environ trois heures et demie.
La combinaison de la vaste base installée de systèmes Panther et la capacité de Hologic à produire de grandes quantités de réactifs contribue à soutenir la stratégie de dépistage du gouvernement pour tester massivement, localiser et isoler les patients positifs et contenir les nouveaux foyers infectieux locaux.
« Il est largement admis que la capacité à mener des programmes de dépistage de la Covid-19 à grande échelle est essentielle pour modérer l’impact sanitaire et économique du confinement et réduire le risque d’une seconde vague d’infection. Grâce à notre expérience des technologies moléculaires et de la fourniture de solutions de dépistage à grande échelle, nous sommes bien placés pour contribuer à relever ce défi de santé publique », a déclaré
Jan Verstreken, Président régional EMEA & Canada de Hologic.
Pour augmenter significativement la disponibilité du test Aptima SARS-COV-2, Hologic a pris la décision de développer son site de production de Manchester, au Royaume-Uni. Ce site approvisionne depuis quelques semaines l’ensemble des pays européens. Cette montée en puissance permet à Hologic de préparer l’avenir avec le développement de son portefeuille de tests axé sur les maladies infectieuses et la santé des femmes, tout en ayant la capacité de répondre rapidement aux menaces sanitaires émergentes.

LES SOLUTIONS EVOLUTIVES PANTHER
Le Panther est une plateforme entièrement automatisée de pointe qui peut être utilisée dans des laboratoires de moyen et haut débit. Peu encombrant, le système est doté d’un menu consolidé de plus de 20 tests CE-IVD et d’une fonction Open Access pour exécuter des tests développés par le laboratoire avec le module Fusion. Les échantillons des patients peuvent être chargés et analysés à mesure qu’ils arrivent dans le laboratoire, cette fonction « random access » améliore encore le flux de travail. Récemment lancés, les modules Plus et Link, augmentent la productivité et l’autonomie du système Panther permettant à davantage de patients d’obtenir leurs résultats plus rapidement.

Le test Aptima SARS-COV-2
Le test Aptima SARS-CoV-2 est un test d’amplification des acides nucléiques qui permet de détecter le virus avec un haut degré de sensibilité et de spécificité. Il est réalisé à l’aide d’une technologie d’amplification d’acides nucléiques appelé TMA (Transcription Mediated Amplification – TMA). Ce procédé capture et amplifie les séquences génétiques uniques qui sont spécifiques à un virus, en l’occurrence le SARS-CoV-2, en facilitant sa détection rapide et précise.

Hologic, Panther et les logos associés sont des marques commerciales et/ou des marques déposées d’Hologic, Inc. et/ou de ses filiales aux États-Unis et/ou dans d’autres pays. Ces informations sont destinées aux professionnels de santé. Elles ne doivent pas être considérées comme des sollicitations ou de la promotion de produits lorsque ces activités sont interdites. Lire attentivement les instructions figurant dans le manuel d’utilisation. Pour obtenir des informations spécifiques concernant les produits disponibles à la vente dans un pays donné, contactez votre représentant Hologic local ou écrivez à france@hologic.com.



Hologic


SARS-COV-2

Nouveaux panels multiplexes SARS-CoV-2

Le test 2019-nCoV Detection de la société Launch Diagnostics et de ses partenaires Anatolia Geneworks et
Alpha IVD (filiale italienne de Anatolia) est utilisé en routine par des milliers de laboratoires dans le monde entier et dans de nombreux laboratoires en France. Deux nouveaux kits incluant la détection du SARS-CoV-2 sont en développement :
• Bosphore SARS-CoV-2/Flu/RSV : disponible fin septembre 2020, il détecte le gène N et le gène orf1ab (incluant la
région RdRp) pour le SARS-CoV-2, la Grippe A & B, le VRS A & B et inclut un contrôle de cellularité RNase P en un seul mastermix.
• Bosphore SARS-CoV-2/Respiratory Pathogens Panel kit v1 : il détecte les 15 pathogènes suivants en 3 tubes : gène N et gène orf1ab (incluant la région RdRp) du SARS-CoV-2, Grippe A & B (sans distinction), VRS A & B (sans distinction), adénovirus, entérovirus, métapneumovirus, rhinovirus, Legionella pneumophila, Mycoplasma pneumoniae, Parainfluenza 1 à 4 (sans distinction), et contrôle de cellularité RNase P. Il sera disponible ultérieurement.
Les points clés de ces tests sont :
• la présence d’un contrôle de cellularité humaine (RNAse-P) afin de vérifier si l’écouvillon a été prélevé correctement,
• la PCR en moins de 2 heures,
• leur validation sur des écouvillons nasopharyngés et oropharyngés,
• leur compatibilité avec des instruments PCR de routine tels que le LightCycler 480, l’ABI 7500, le CFX96 ou le QuantStudio 5.

Launch Diagnostics


SARS-COV-2

Mobidiag : Bientôt un nouveau panel respiratoire incluant la Covid-19

Face à l’épidémie de COVID-19, Mobidiag se mobilise et concentre ses efforts afin d’offrir des solutions de diagnostic rapides et fiables pour la détection des pathogènes responsables des maladies respiratoires les plus fréquentes y compris la Covid-19.
Pour anticiper la prochaine saison hivernale, les équipes de Mobidiag développent un nouveau panel RESP-4 permettant de détecter la Covid-19, la Grippe A, la Grippe B et le VRS. Grâce à un seul échantillon nasopharyngé, 4 résultats distincts et simultanés seront obtenus en environ 1 heure. Ce panel sera disponible sur les deux plateformes de Mobidiag : Amplidiag® Easy et Novodiag®.
Actuellement, Mobidiag propose déjà deux tests moléculaires complémentaires, marqués CE-IVD, qui permettent la détection qualitative du virus SARS-CoV-2 (gènes orf1ab et N) à partir d’écouvillons nasopharyngés.
Amplidiag® COVID-19 particulièrement adapté pour le dépistage en série, est un kit d’amplification incluant le logiciel Amplidiag® Analyzer pour une interprétation des résultats en 55 minutes. Avec l’instrument Amplidiag® Easy, le processus peut être automatisé ; de l’extraction de l’ADN/ARN à la préparation des plaques de PCR avec des résultats en 3 heures pour 48 échantillons.
Novodiag® COVID-19 est un test à la demande et à usage unique qui fonctionne à l’aide du système « sample-in,
result-out » Novodiag®. Il permet la détection entièrement automatisée du virus SARS-CoV-2 en environ 1 heure.

Mobidiag

ERRATUM : Une erreur s’est glissée dans l’insertion publicitaire du numéro 9 d’Avril-Mai-Juin 2020 de la revue Spectra Diagnostic.
Les tests Amplidiag® COVID-19 et Novodiag® COVID-19 sont marqués CE-IVD et détectent deux séquences virales distinctes : les gènes orf1ab et N.
Plus d’informations sur www.mobidiag.com.


SARS-COV-2

Un test antigénique Covid-19 en moins de 15 minutes

Theradiag, société française spécialisée dans les tests de diagnostic des maladies auto-immunes et infectieuses, vient de lancer la commercialisation d’un test antigénique dédié au dépistage de la Covid-19, marqué CE.
Suite à la publication au JO du 16 septembre 2020 de l’arrêté modifiant l’arrêté du 10 juillet 2020, les tests antigéniques sont désormais officiellement approuvés pour le dépistage de la Covid-19 en France pour les patients asymptomatiques, afin notamment de décharger les laboratoires de certaines patientèles.
Les tests antigéniques sont réalisés, comme les tests RT-PCR, avec un écouvillon pour prélever un échantillon par voie nasopharyngée. L’échantillon est ensuite directement analysé sur le lieu de réalisation du test, sans nécessité d’équipements et de main d’œuvre spécifiques. Avec un résultat délivré en moins de 15 minutes après le prélèvement, ce test détecte la présence de protéines du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2, à la différence des tests RT-PCR qui déterminent la présence de matériel génétique (ADN, génome, …) appartenant au virus.
Ce test a été développé par un partenaire espagnol de longue date de Theradiag, CerTest Biotec, spécialiste de la détection directe de pathogènes respiratoires en tests rapides.
La commercialisation de ce test antigénique s’ajoute aux tests sérologiques déjà fournis par la société, pour la détection des anticorps spécifiques de la Covid-19.

Theradiag


HEMATOLOGIE

Contrôle de qualité cytomorphologique

L’évaluation des compétences et la formation du personnel au sein du laboratoire d’hématologie est une étape clé de son activité et de sa pérennité, en plus d’être une obligation au regard de l’accréditation.
Pour répondre à cette exigence, HORIBA Medical a développé spécifiquement pour la paillasse de cytologie une solution innovante, et accessible à tous les laboratoires, de contrôle de la revue de lames.
Ainsi, l’abonnement au QSP 2.0 permet de recevoir 6 frottis digitalisés à expertiser par mois.
Ce logiciel est un outil didactique très intuitif, qui propose à l’ensemble du personnel du laboratoire d’analyser les cellules sanguines des frottis scannés en haute résolution. Chaque cas clinique, préalablement expertisé cellule à cellule, est validé par le référent du laboratoire.
Les lames virtuelles proposent un minimum de 100 globules blancs à classer et permettent l’adjonction de commentaires sur l’ensemble des populations sanguines et l’analyse diagnostique en fonction des informations cliniques.
Pour assurer une parfaite traçabilité, le QSP 2.0 délivre en temps réel des rapports personnalisés et une synthèse de l’ensemble du laboratoire avec analyse de l’amélioration continue au fil des cas.
Ces rapports présentent les statistiques complètes de performance et l’analyse des écarts constatés avec l’illustration de la cellule associée, octroyant ainsi au laboratoire un outil pédagogique de premier plan pour la formation continue.

HORIBA Medical France


PUBLI-COMMUNIQUÉ

XN comme aide au diagnostic, à la prise en charge et au suivi des patients en hématologie

Le canal PLT-F est un canal optionnel, qui, grâce à son fluorochrome spécifique, permet d’écarter des interférences et de rendre une numération plaquettaire précise, même dans un contexte thrombopénique. Ce canal permet également un suivi en direct de l’état de la thrombopoïèse grâce à la Fraction des Plaquettes Immatures (IPF), paramètre quantifiant les plaquettes les plus immatures et les plus réactives dans le sang périphérique.
En effet, le diagnostic différentiel, la surveillance et la gestion de la thrombopénie s’avèrent parfois difficiles et l’IPF apporte, dans ces contextes, une réelle valeur ajoutée et une information clinique précieuse.
L’IPF est particulièrement pertinent dans l’aide au diagnostic différentiel de la thrombopénie en permettant de différencier un mécanisme périphérique (consommation plaquettaire) d’un mécanisme central (aplasie cellulaire) et ce, de manière non-invasive, contrairement à l’aspiration médullaire.
Pour plus d’information, une vidéo en ligne est disponible sur la Sysmex Academy Online (SAO) pour présenter l’IPF ainsi que sa méthode de mesure. Vous aurez un aperçu de tous ses intérêts ainsi que des avantages qui en découlent. En outre, sont abordés des éléments déjà connus sur la valeur clinique des plaquettes immatures dans la gestion de la thrombopénie.
Pour y accéder : https://fr.sysmex-academy.com/

Sysmex France


PUBLI-PRODUIT

Groupage sanguin : Grifols propose un automate adapté aux besoins de votre laboratoire

Qu’importe votre organisation, le système s’adapte

Il n’existe pas deux laboratoires d’immunohématologie semblables. C’est pourquoi Grifols propose une gamme évolutive d’automates spécifiquement dimensionnés pour répondre aux besoins de chaque laboratoire.
Voici l’automate Erytra Eflexis® dernier‑né de la génération des solutions modulables Grifols.
Cet analyseur compact de moyenne cadence au concept intuitif réalise des tests d’immunohématologie en technique gel filtration.
Sa structure transparente et son organisation interne simple offrent une visibilité totale sur les processus en cours. Des témoins lumineux indiquent en temps réel l’état du traitement. L’écran tactile externe peut être placé indifféremment à gauche ou à droite de l’instrument
Chargement et déchargement continu des cartes, réactifs et échantillons
Flexibilité :
– Positionnement aléatoire des échantillons et réactifs,
– Gestion des incubateurs en fonction des tests requis
– Deux centrifugeuses indépendantes
Capacité de stockage jusqu’à 200 cartes gel, de 48 à 72 échantillons, et 23 à 46 réactifs
Maintenance réduite (1 maintenance mensuelle)

Logiciel : une approche intuitive.
Chargez, sélectionnez, démarrez !

Une courte formation suffit à maitriser l’automate Erytra Eflexis® : les interactions utilisateur sont peu nombreuses, et sont facilitées par un logiciel intuitif et personnalisable.
• Un logiciel intuitif de dernière génération
• Lecture haute définition des cartes gel par caméra couleur CCD et fonction zoom
• Contrôle d’intégrité de la carte avant et après utilisation
• Vérification des volumes distribués dans les cartes gel
• Rapport complet sur la traçabilité des résultats, les utilisateurs, l’analyseur, information sur les réactifs et les modifications mises en œuvre
• Connexion bidirectionnelle au LIS (système informatique de laboratoire)
• Accès à distance pour la validation des résultats

Gestion des urgents (fonction STAT)

Cliquez sur le bouton STAT, puis chargez simplement les échantillons de façon aléatoire ; ils seront ainsi automatiquement priorisés.

A PROPOS DE GRIFOLS
Depuis 1909, Grifols fait progresser le domaine de la santé et des soins aux patients à travers le monde. Nos quatre divisions – Bioscience, Diagnostic, Hôpitaux et Bio supplies- développent, produisent et commercialisent des solutions et services dans plus de 100 pays. La division Diagnostic, reconnue dans son domaine, propose un portefeuille complet de solutions de diagnostique destinées à améliorer la détection et le suivi des patients, tout en simplifiant les opérations de laboratoire.

Grifols, avec plus de 24 000 employés dans 30 pays et régions, est engagée dans un modèle d’entreprise durable, dont les standards sont basés sur l’innovation continue, la qualité, la sécurité et une démarche éthique au sein de l’industrie.

Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter au :
01 53 53 08 70 ou france@grifols.com

Equipement conforme à la Directive 98 / 79 / CE pour le marquage CE des Dispositifs
Médicaux de Diagnostic in Vitro. Pour de plus amples informations et conformément au Décret N° 2012-744 relatif à la publicité des DM-DIV, veuillez consulter la plaquette commerciale ou le manuel utilisateur correspondants, ou contacter france@grifols.com

Fabricant : Diagnostic Grifols S.A. Pg Fluvial, 24 – 08150 Parets del Vallès, Barcelona, SPAIN
Distributeur : Grifols France, 24 rue de Prony 75017 Paris – France

Date de Révision : 25 février 2020


MICROBIOLOGIE

Nouveau lecteur/incubateur d’antibiogramme en milieu gélosé

I2a, société française spécialisée dans la bactériologie, a annoncé le lancement de son nouvel automate, le SIRscan Orion®.
Remplacer un automate de référence est toujours un exercice difficile. Les ingénieurs d’i2a, à l’écoute de ses clients les plus fidèles, ont cependant relevé le défi avec ce nouveau lecteur/incubateur. Le SIRscan 2000 automatic, qui a su s’imposer en leader sur son marché, trouve ainsi en l’Orion un digne successeur.
Le SIRscan Orion® bénéficie naturellement à la fois de l’apport de nouvelles technologies (notamment en termes d’imagerie) et d’un nouveau logiciel, le SIRxpert Antibiogramme. L’amélioration des fonctionnalités existantes, enrichies de celles spécifiquement développées, alliée à une ergonomie accrue et à une traçabilité renforcée, constituent sa marque de fabrique.
Avec le développement de ce nouvel automate, i2a réaffirme sa détermination à accompagner les laboratoires dans leurs projets d’automatisation, en leur fournissant de nouveaux outils pensés pour faciliter l’organisation de la paillasse de bactériologie et le travail des équipes dédiées.
Comme son prédécesseur, le SIRscan Orion® demeure le seul automate capable de réaliser l’incubation, la lecture et l’interprétation des antibiogrammes gélosés de façon automatique. Il conforte ainsi la société i2a dans sa position de leader et d’expert dans l’automatisation de la lecture et de l’interprétation des antibiogrammes réalisés en milieu gélosé.

i2a

VIE DES SOCIÉTÉS

Collaborations omiques chez Thermo Fisher Scientific pour la recherche de nouveaux biomarqueurs

PMSC, Cambridge, Massachusetts

Thermo Fisher Scientific a initié de nouvelles collaborations, via son « Thermo Fisher Precision Medicine Science Center » (PMSC), avec AstraZeneca et l’Université du Nebraska dans le cadre de son développement continu de solutions innovantes en matière de biomarqueurs cliniques. Ces nouvelles alliances renforcent la mission du PMSC, à savoir : créer des workflows standardisés avec des partenaires pharmaceutiques et universitaires afin de rationaliser la transition entre la recherche de biomarqueurs et leur mise en œuvre clinique, créant ainsi de nouvelles opportunités pour la médecine de précision.
Les études en cours et prévues avec AstraZeneca et le centre médical de l’Université du Nebraska utiliseront les workflow standardisés de la société pour le profilage des protéines plasmatiques, y compris son nouveau workflow à très haut débit (uHTPPP), pour la découverte de biomarqueurs. Ces workflow standardisés consistent en une préparation automatisée des échantillons pour des méthodes non ciblées et ciblées en combinaison avec les spectromètres de masse Thermo Scientific.
« La médecine de précision devient un domaine d’intérêt de plus en plus important pour toute une série de maladies différentes et on a donc dû relever des défis pour s’adapter efficacement aux besoins cliniques », a déclaré Emily Chen, directrice principale du centre scientifique de médecine de précision de Thermo Fisher Scientific. « L’objectif du Precision Medicine Science Center est de construire des solutions de workflow complètes, générant des données pertinentes à partir de recherche portant sur de grandes cohortes humaines, et d’exploiter la puissance du profilage moléculaire pour améliorer les résultats des soins aux patients. Notre travail en cours avec AstraZeneca et le centre médical de l’université du Nebraska est primordial pour réaliser le potentiel de ces technologies ».
Ventzi Hristova, scientifique principal, omique dynamique, découverte d’anticorps et ingénierie des protéines, R&D chez AstraZeneca, a déclaré : « Grâce à l’innovation technologique, l’omique s’avère être l’une des sources de données les plus riches de toute la science. La protéomique clinique est un domaine émergent qui vise à améliorer les soins aux patients par la mise au point de méthodes sensibles et à haut débit pour la caractérisation protéomique approfondie d’échantillons cliniques. Cette collaboration vise à évaluer et à établir un modèle pour la protéomique clinique, en utilisant le traitement avancé des échantillons et les applications analytiques en aval, qui a le potentiel de nous aider à identifier de nouvelles cibles de médicaments et de nouveaux biomarqueurs ».
Par la suite, le centre médical de l’université du Nebraska collaborera avec le PMSC de Thermo Fisher pour utiliser les workflows standardisés de la société en matière de profilage des protéines plasmatiques pour analyser les échantillons cliniques dans le cadre d’une étude sur les anévrismes.
Bernard Timothy Baxter, professeur au département de chirurgie de la division de chirurgie vasculaire du centre médical de l’université du Nebraska, qui dirige l’étude du NIH-NIA focalisé sur les anévrismes, a déclaré : « Il existe un besoin drastique pour ce type de technologie qui peut produire de meilleurs tests sanguins et peut nous dire qui a un anévrisme non diagnostiqué, et quels anévrismes sont susceptibles de progresser rapidement et nécessitent une observation plus étroite. »

Centre scientifique de médecine de précision Thermo Fisher


VIE DES SOCIÉTÉS

Déploiement du premier outil de centralisation des résultats Covid à l’échelle nationale

En mars dernier, le Gouvernement a souhaité mettre en place des dispositifs dédiés à la réponse sanitaire face à la pandémie de la Covid-19.
Pour répondre à ce besoin, le Ministère des Solidarités et de la Santé a missionné la société MIPS, en partenariat avec l’AP-HP, pour déployer la plateforme nationale SI-DEP dont les objectifs se décomposent ainsi :
• centraliser les résultats des dépistages RT-PCR et sérologiques effectués sur l’ensemble du territoire national, par les établissements publics et privés ;
• mettre à disposition un outil de prescription connectée multi-établissements et multi-SIL ;
• permettre la diffusion sécurisée des résultats aux patients ainsi qu’aux prescripteurs, tout en générant des QR codes d’activation de l’application StopCovid ;
• mettre à disposition les données médicales consolidées à des fins statistiques et/ou épidémiologiques.
A cet effet, la solution CyberLab et son Portail Patients, éditée par MIPS, a été rendue opérationnelle mi-mai.
Grâce aux interfaces déployées en un temps record avec plus de 4000 laboratoires privés et près de 400 centres hospitaliers et universitaires, CyberLab centralise plus de 100 000 résultats par jour. Ils sont ensuite transmis via son module web sécurisé.
Le patient est informé par e-mail de la mise à disposition de son compte-rendu. La consultation de celui-ci est possible suite à la réception d’un mot de passe à usage unique envoyé par SMS.

MIPS France


VIE DES SOCIÉTÉS

Crise sanitaire : Diagast développe les évaluations de produits à distance

La crise sanitaire mondiale due à la Covid-19 empêche tout déplacement des équipes marketing et ingénieurs d’applications export chez les clients. La société Diagast explique que, cependant, les demandes du marché nécessitent des évaluations sur le terrain de leurs produits d’immuno-hématologie, au niveau international.
Dans ce contexte particulier, la société met en place des formations à distance sur leur technologie E.M.®Technology, basée sur la magnétisation des hématies, et sur l’automate QWALYS Evo®, dans le Training Center de Diagast à Lille, France.
C’est ainsi qu’une évaluation qui portait sur 3400 tubes d’échantillons donneurs a été traitée mi-juillet en collaboration avec leur distributeur en Afrique du Sud, situé à Pretoria, près de Johannesburg, avec une formation des clients à distance, en visioconférence, à l’aide de l’outil teams.
Face à un environnement nouveau et à cette situation mondiale inattendue, la société fait preuve d’adaptabilité afin de servir au mieux les partenaires qui lui font confiance et ainsi rester performants, créatifs et engagés auprès des clients.

Diagast


SCIENCES

Covid-19 : 15 % des formes graves expliquées par des anomalies génétiques et immunologiques

Coronavirus SARS-CoV-2 à la surface d’une cellule épithéliale respiratoire humaine

Dès le début de pandémie de Covid-19, le chercheur Jean-Laurent Casanova et son équipe ont mis en place un consortium international, COVID human genetic effort dans le but d’identifier les facteurs génétiques et immunologiques pouvant expliquer la survenue des formes graves. Ils ont mis en évidence chez certains patients des anomalies génétiques qui diminuent la production des interférons (IFN) de type I (3-4 % des formes graves) et chez d’autres, des maladies auto-immunes qui bloquent l’action de ces IFN (10-11 % des formes graves). L’ensemble de ces découvertes expliquerait donc 15 % des formes graves de Covid-19.
Le premier article décrit ainsi des anomalies génétiques chez des patients atteints de formes sévères de Covid-19 au niveau de 13 gènes déjà connus pour leur rôle dans la réponse immunitaire contrôlée par les IFN de type I face à la grippe. Ces mutations induisent principalement un défaut de production des IFN de type I et une augmentation du risque de développer une forme potentiellement mortelle de grippe ou de Covid-19.
Un moyen simple et rapide de détecter certains de ces sujets à risque pourrait donc être le dosage sérique des IFN de type I par la technique ultra-sensible d’ELISA digitale. La prise précoce d’IFN de type 1 chez ces patients pourrait de même être une piste thérapeutique.
Dans la seconde étude, les chercheurs montrent chez les patients atteints de Covid-19 sévère la présence à taux élevé dans le sang d’auto-anticorps dirigés contre les IFN de type I des individus, capables de neutraliser l’effet de ces molécules antivirales. Ces auto-anticorps sont retrouvés chez plus de 10 % des patients développant une pneumonie grave par infection au SARS-CoV2. D’une manière intéressante, ils ont pu être retrouvés bien avant la pandémie chez certains patients suivis de longue date à l’AP-HP pour d’autres pathologies. Ils sont absents chez les personnes qui développent une forme bénigne de la maladie et sont rares dans la population générale. Leur présence empêche les IFN de type I d’agir contre le virus SARS-CoV2. Ces personnes pourraient bénéficier d’une plasmaphérèse ou d’autres traitements pouvant réduire la production de ces anticorps par les lymphocytes B.
L’analyse d’un échantillon contrôle de 1 227 personnes en bonne santé a permis d’évaluer la prévalence d’auto-anticorps contre l’IFN de type 1 à 0,33 % dans la population générale, soit une prévalence 15 fois inférieure à celle observée chez les patients atteints de formes sévères. Ces résultats laissent penser qu’il faudrait dépister la population générale afin de détecter ces anticorps.

Forme sévère chez les hommes et les plus de 65 ans

Dans la deuxième publication, sur les 101 patients présentant ces anticorps anti-IFN 1, 95 étaient des hommes. Par ailleurs 49,5 % des patients testés positif pour ces anticorps avaient plus de 65 ans, contre 38 % dans le reste de la cohorte, ce qui laisse également supposer que la fréquence de ces anticorps augmente avec l’âge.

• ZHANG Q et al., Inborn errors of type I IFN immunity in patients with life-threatening COVID-19, Science, 2020, doi:10.1126/science.abd4570
• BASTARD P et al., Auto-antibodies against type I IFNs in patients with life-threatening COVID-19, Science, 2020, doi:10.1126/science.abd4585


SCIENCES

Covid : Les lymphocytes T non conventionnels prédictifs de l’évolution des patients sévères

Coronavirus SARS-CoV-2 en gros plan à la surface
d’une cellule épithéliale respiratoire humaine

Les cellules immunitaires et les molécules inflammatoires responsables du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) associé au Covid-19 restent mal connues des chercheurs. Les lymphocytes T non conventionnels participent au contrôle de la réponse à une infection virale et sont fréquemment retrouvées dans les poumons et dans d’autres tissus muqueux de l’organisme. Néanmoins, leur rôle dans le processus physiopathologique du SDRA causé par le SARS-CoV-2 n’avait pas encore été exploré, comme l’a souligné Christophe Paget, dernier auteur et chercheur Inserm au Centre d’Etude des Pathologies Respiratoires (Inserm/Université de Tours).
Avec ses collègues, dont le co-auteur Youenn Jouan, il s’est intéressé à 30 patients admis en Réanimation au CHRU de Tours, atteints de formes graves de Covid-19 pour comparer la quantité et le type de cellules immunitaires présentes dans leur sang et leurs voies respiratoires à celles de volontaires sains ou des patients de réanimation admis pour d’autres raisons.
Ils ont ainsi découvert que deux populations de lymphocytes T non conventionnels, les lymphocytes T invariants associés aux muqueuses (MAIT) et les lymphocytes T Natural Killer (iNKT), se retrouvaient en quantité considérablement réduite dans le sang des patients atteints de Covid-19 sévère. A l’inverse, la quantité des MAIT dans les voies respiratoires de ces patients était augmentée, suggérant une migration de ces cellules afin de contrôler localement l’infection par le SARS-CoV-2.
Par ailleurs, les MAIT et iNKT de ces patients semblaient être fortement activées, produisant de nombreuses molécules inflammatoires. Les patients chez qui les MAIT et iNKT du sang étaient particulièrement activées au moment de leur admission en réanimation présentaient une meilleure évolution de leur niveau d’hypoxémie et sortaient également plus tôt des soins intensifs, suggérant donc une évolution plus rapide et favorable de leur maladie.
« Ces résultats suggèrent que les cellules MAIT et iNKT pourraient jouer un rôle bénéfique lors d’une Covid-19 grave bien que leurs fonctions précises et les mécanismes associés nécessitent des recherches plus approfondies », explique Youenn Jouan.
Les auteurs encouragent d’autres études sur ces cellules dans les cas de SDRA induits par le SARS-CoV-2 afin d’évaluer leur potentiel en tant que biomarqueurs et/ou cibles pour les stratégies d’intervention immunitaire. « Cette piste est intéressante car nous savons déjà manipuler les lymphocytes T non conventionnels dans des modèles expérimentaux. Toutefois, ces perspectives cliniques sont à envisager à plus long terme », ajoute Christophe Paget.

Youenn JOUAN Y et al., Phenotypical and functional alteration of unconventional T cells in severe COVID-19 patients, Journal of experimental medicine, 2020, doi:10.1084/jem.20200872


SCIENCES

L’amnésie ne serait pas un marqueur systématique de la maladie d’Alzheimer

L’agrégation de la protéine Tau induit une dégénérescence neurofibrillaire

Bien que communément considérée comme le symptôme le plus évocateur de la maladie d’Alzheimer, l’amnésie n’est pourtant pas systématique chez tous les patients en début de maladie. De plus, elle peut se manifester chez des patients atteints d’autres pathologies neurodégénératives, chez qui une prise en charge spécifique de pathologie Alzheimer peut être délétère. Une étude menée par des scientifiques de l’Inserm, du CHU de Lille et de l’Université de Lille montre ainsi que l’amnésie n’est pas spécifique de la maladie d’Alzheimer en se penchant sur le cerveau de patients décédés. Leurs résultats invitent à redéfinir la manière dont cette maladie est diagnostiquée aujourd’hui.
A l’heure actuelle, le diagnostic repose essentiellement sur l’évaluation neuropsychologique et l’imagerie cérébrale qui révèlent à la fois un profil cognitif et anatomique évocateurs de la maladie d’Alzheimer. Sur le plan cognitif, l’amnésie est de fait considérée comme le symptôme le plus fréquent et le plus précoce, et est systématiquement évaluée chez les patients pour lesquels la pathologie est suspectée. La maladie d’Alzheimer est donc fréquemment diagnostiquée en premier lieu chez les patients âgés présentant des troubles de mémoire ou écartée rapidement dans le cas contraire.
Or, ce symptôme est par exemple présent dans 50 % des cas de dégénérescence fronto-temporale, mais le pronostic et l’évolution de cette maladie ne sont pas les mêmes que pour la maladie d’Alzheimer et les solutions thérapeutiques proposées diffèrent.

Spécificité de l’amnésie

Ces nouveaux travaux questionnent pour la première fois la spécificité de l’amnésie dans la maladie d’Alzheimer en s’appuyant sur un diagnostic neuropathologique réalisé post mortem chez plusieurs patients. Objectif : étudier si la présence d’une amnésie évaluée par des tests cognitifs pendant le vivant des personnes pouvait prédire la présence de manifestations caractéristiques de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau.
Cette étude se fonde sur des données issues du don de cerveaux de 91 patients souffrant de diverses maladies neurodégénératives dont la maladie d’Alzheimer, mais aussi la dégénérescence fronto-temporale, la maladie à corps de Lewy, de Creutzfeldt-Jakob, ou de lésions cérébro-vasculaire progressives. Ces patients avaient tous été reçus à des stades débutants de leur maladie et leurs performances cognitives avaient été évaluées. Ils avaient ensuite été classés en trois groupes selon la sévérité des pertes de mémoire : amnésies absentes, modérées ou sévères. Après leur décès, l’étude de leur cerveau (diagnostic neuropathologique) a permis de confirmer ou d’infirmer le diagnostic clinique initial.

Une correspondance seulement modérée

Seule une correspondance modérée a pu être mise en évidence entre la sévérité de l’amnésie et la présence d’une pathologie Alzheimer confirmée par le diagnostic neuropathologique. En effet, un tiers des patients présentant une pathologie Alzheimer n’avait pas de troubles de mémoire, et près de la moitié des patients sans pathologie Alzheimer était amnésique. La présence d’une amnésie apparaissait comme faiblement prédictive de la pathologie Alzheimer. Comme le souligne Maxime Bertoux, « Nos résultats confirment que le diagnostic fondé sur l’amnésie comme marqueur systématique de la maladie d’Alzheimer a une pertinence limitée. Ils invitent à repenser la manière dont cette maladie est diagnostiquée afin de réduire l’errance diagnostique et la mauvaise orientation de certains patients et d’améliorer la reconnaissance clinique et sociétale des autres maladies neurodégénératives. »
Une autre répercussion de taille de ce changement de paradigme concerne la recherche. En effet, de nombreux essais cliniques visant à tester des traitements contre la maladie d’Alzheimer recrutent leurs participants sur un critère d’amnésie. « Associer systématiquement une perte de mémoire à la maladie d’Alzheimer pourrait biaiser les inclusions dans les protocoles de recherche », ajoute Maxime Bertoux.
Enfin, cette étude souligne l’importance de confronter toute technique diagnostique à l’analyse post mortem du cerveau, la seule à offrir une preuve formelle de diagnostic. Pour cela, les chercheurs appellent à une sensibilisation plus large de la population sur l’intérêt du don de cerveaux.

BERTOUX M et al., Does amnesia specifically predict Alzheimer’s pathology? A neuropathological study, Neurobiology of Aging, 2020, doi:10.1016/j.neurobiolaging.2020.07.011


SCIENCES

Les sillons, plus efficaces pour diagnostiquer Alzheimer

Actuellement, l’analyse anatomique du cortex cérébral par IRM permet d’appuyer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer (MA) dans 80 % des cas. Selon une équipe de chercheurs associant Inserm, Université de Paris et CEA sous la direction de Maxime Bertoux désormais chercheur Inserm, l’analyse de la morphologie des sillons corticaux permettrait de reconnaître la MA dans 91 % des cas. En outre, la taille de ces sillons apparaît associée au stade d’évolution de la maladie et du déclin cognitif. Ces travaux suggèrent l’intérêt de cette méthode dans le diagnostic et le suivi des patients.
L’analyse anatomique du cerveau par IRM consiste habituellement à mesurer l’épaisseur du cortex cérébral ou le volume de plusieurs régions du cerveau comme l’hippocampe, dont l’atrophie est un des premiers signes de la MA.
Au cours du vieillissement, les sillons ont tendance à s’élargir tandis que l’épaisseur du cortex qui les borde diminue et ce phénomène s’accélère dans la MA. L’équipe a vérifié si l’analyse morphologique des sillons pouvait constituer un marqueur diagnostic de la maladie et de son évolution.
Ils ont effectué une IRM cérébrale chez 51 patients atteints de MA à des stades différents et chez 29 participants contrôles. Le diagnostic était effectué à l’issue d’un bilan biologique, reposant à la fois sur une ponction lombaire pour rechercher la présence des biomarqueurs de la maladie et sur une imagerie par PET-scan montrant les dépôts amyloïdes.
Récemment développé à NeuroSpin (CEA), le logiciel Morphologist a pu recréer informatiquement à partir de l’IRM un « moule » en négatif du cerveau, puis extraire dans 18 régions de chaque hémisphère cérébral, une valeur moyenne de la largeur de chaque sillon et de l’épaisseur du cortex les bordant. En parallèle, les chercheurs ont effectué les mesures usuelles du volume de plusieurs régions cérébrales et de l’épaisseur du cortex, afin de comparer ces techniques.
La corrélation de l’état de santé de chaque participant aux mesures a montré que la largeur d’un groupe de quelques sillons, notamment des lobes frontaux et temporaux, était associée à la MA. ICe groupe permettait de déterminer l’état de santé des participants dans 91 % des cas. En outre, la morphologie des sillons semble évoluer avec les stades de la maladie : ils étaient plus larges chez les patients présentant les déclins cognitifs les plus poussés.
« Cette technique doit encore être validée sur de plus grands échantillons de patients, mais elle pourrait avoir un grand intérêt sur le plan clinique », conclut-il. Le chercheur exploite déjà cette approche pour d’autres maladies neurodégénératives.

BERTOUX M et al., Sulcal morphology in Alzheimer’s disease: a marker of early diagnosis, disease severity and cognition, Neurobiology of Aging, doi:10.1016/j.neurobiolaging.2019.07.015


Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°10 :

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
La protéine S100B : aspects pré-analytiques, analytiques et place dans la prise en charge des traumatismes crâniens
Charlotte ORIS, Damien BOUVIER, Vincent SAPIN

LABORATOIRE PRATIQUE
Gestion de l’Immuno-Hématologie en urgence
Corinne CHABRIERES

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les filarioses lymphatiques, propos de 3 cas à Mayotte
Patrice BOUREE, Abdoulahy DIALLO, Yacouba DEMBELE

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
La tungose : une ectoparasitose tropicale bénigne mais douloureuse
Patrice BOUREE, Aliréza ENSAF, Francine BISARO

BOURSE & BIOTECHS
Ambiance morose pour les biotechs françaises en plein contexte Covid-19
Artem MAKHOTKIN, Khalid DEOJEE, Arsia AMIR-ASLANI


MANIFESTATIONS 2020 À 2023

Newsletter Spectra Diagnostic N°9


ANALYSEURS

Analyseur de sang portable aux résultats en temps réel

Abbott lance en France son nouveau système i-STAT Alinity, une solution de biologie délocalisée marquée CE. L’analyseur de sang portable dispose d’un large panel de tests d’urgence sur un automate unique, réalisable à partir du prélèvement de deux à trois gouttes de sang. Offrant des résultats en 2 à 10 minutes, i-STAT Alinity fournit aux professionnels de santé les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions médicales rapides et adaptées tout en restant en contact direct et immédiat avec le patient. Ses fonctionnalités de connectivité avancées permettent d’effectuer des tests de biologie médicale délocalisés en tout lieu.
« En tant que leader mondial des tests point of care, i-STAT Alinity s’appuie sur l’héritage d’Abbott pour aider les professionnels de santé à prodiguer des soins quand et où ils sont nécessaires », a déclaré Eric Shroff, vice-président Point of Care Diagnostics, Abbott.
Abbott a développé ce système pour être un outil d’aide au diagnostic intuitif avec une amélioration de la simplicité d’utilisation. Les fonctionnalités brevetées incluent :
• Gestion de la formation, de l’habilitation et du maintien des compétences à distance pour faciliter l’accréditation selon les normes applicables à la biologie délocalisée
• Fonctions avancées de contrôle qualité conçues pour la sécurité du patient
• Connectivité wifi ou câblée afin de gérer et d’intégrer les données de diagnostic au sein du système d’information hospitalier
• Un grand écran tactile en couleurs avec guidage graphique et didactique ainsi que des notifications sonores et lumineuses pour alerter les cliniciens en cas de valeurs critiques
• Une conception ergonomique avec une prise en main facile, confortable et sécurisée
• Matériaux résistants pour éviter les dommages liés aux chutes.
Le dispositif a été conçu par et pour les utilisateurs. « Il nous a paru important de consacrer du temps à travailler avec des médecins, infirmiers, directeurs de laboratoire, et d’autres clients du monde entier pour bien évaluer leurs attentes. Nous les avons interrogés sur leurs difficultés et leurs besoins en matière de tests, » a déclaré Matt Battes, vice-président recherche et développement, Point of Care Diagnostics, Abbott.

Abbott Point of Care


ANATOMO-PATHOLOGIE

Diagnostic MSI dans les tumeurs solides

OncoMate MSI Dx Analysis System Brochure

Promega Corporation a reçu le marquage CE de l’OncoMate™ MSI Dx Analysis System (OncoMate™ MSI) comme nouveau dispositif médical de diagnostic in vitro en Europe. Ce test de référence basé sur la PCR détermine le statut d’instabilité microsatellitaire (MSI) dans les tumeurs solides.
Les recommandations européennes préconisent le test MSI pour évaluer la déficience de la fonction de réparation de l’ADN (mismatch-repair ou MMR) des tumeurs solides pour un éventail de cancers, incluant le cancer colorectal et le cancer de l’endomètre, de façon à réduire la morbidité et la mortalité. Selon Richard Hamelin, Ph.D., ex-Directeur de Recherche à l’INSERM, « les données montrent qu’OncoMate™ MSI délivre aux cliniciens une information moléculaire sur MSI qui est complémentaire de l’analyse standard par immunohistochimie et peut être utilisée en tant que biomarqueur indépendant pour prédire une réponse aux immunothérapies contre le cancer. »
La perte de fonction d’une protéine du système de réparation de l’ADN (MMR) donne naissance à des cellules tumorales à ADN MSI. Tester MSI est une première étape primordiale dans la caractérisation moléculaire liée à la perte de fonction MMR, incluant les cancers relatifs au syndrome de Lynch. Une étude dirigée par Richard Hamelin montre une accumulation de preuves suggérant qu’un statut MSI-High identifie un sous-groupe de cancers colorectaux ayant des propriétés biologiques et cliniques particulières, renforçant l’importance de marqueurs simples et précis pour sa détection. L’utilisation d’un système de PCR pentaplex permet une évaluation précise au niveau de l’ADN du statut MSI de la tumeur avec de fortes sensibilité et spécificité et avec un temps de réalisation court.
La technologie MSI de Promega représente un des principaux tests de référence pour la détermination du statut MSI dans les laboratoires de recherche et a obtenu le statut d’innovation et une revue prioritaire auprès de l’Administration Nationale des Produits Médicaux (National Medical Products Administration ou NMPA) en Chine. Elle a été extensivement utilisée en recherche clinique pendant plus de 15 ans et supportée par plus de 140 publications révisées par comité de lecture.

Promega


ANALYSES

L’arthrite septique dépistée en 15 minutes

Diafir, qui a déjà lancé un test non invasif basé sur la signature métabolique de la NASH, à partir d’une simple goutte de sérum, lance cette fois en Europe le Synofast™. L’arthrite septique est une urgence médicale et chirurgicale associée à un taux de mortalité et de morbidité important. Il est donc essentiel de différencier rapidement une origine infectieuse d’une origine non infectieuse afin d’améliorer le pronostic. Aujourd’hui, les résultats des cultures de liquide synovial, l’outil de diagnostic de référence, ne sont obtenus qu’après plusieurs jours, ce qui retarde la décision clinique. Par conséquent, en cas d’arthrite aiguë, il est nécessaire de disposer d’une méthode rapide, simple et fiable pour prendre la décision thérapeutique appropriée.
Synofast™ permet un processus de dépistage rapide, en utilisant la plateforme brevetée de spectroscopie dans l’infrarouge moyen SPID™ combinée à un algorithme d’apprentissage machine propriétaire, pour une détection qualitative du risque d’arthrite septique à partir du liquide synovial en 15 minutes. Contrairement aux pratiques de routine actuelles, le test ne nécessite pas de culture de l’échantillon, ce qui apporte à la fois des avantages au niveau du processus de laboratoire, en réduisant considérablement le besoin de cultures, et des avantages cliniques, en fournissant des informations précoces et pertinentes sur le plan clinique. Les résultats rapides et complets du test permettent de prendre des décisions de prise en charge des patients en temps utile et sur la base de données probantes, ce qui contribue à améliorer les processus de soins de santé.
Jérôme Bernard, directeur général des soins de santé chez Diafir, a déclaré « nous travaillons depuis trois ans au développement de Synofast™. Nous sommes très heureux d’avoir l’opportunité de construire une société de diagnostic avec notre technologie de rupture et de lancer Synofast™ en Europe ».

Diafir


ANALYSES

Test en POC pour la dysfonction endothéliale

La société de diagnostic SphingoTec sort son sphingotest® IB10 bio-ADM®, un test au point de soin marqué CE-IVD pour déterminer quantitativement les niveaux sanguins d’adrénomédulline bioactive (bio-ADM®). Ces niveaux sanguins reflètent en temps réel l’état fonctionnel de l’endothélium, la couche cellulaire interne des vaisseaux sanguins. Le test est disponible sur la plate-forme de soins rapides Nexus IB10 de la société, qui utilise des échantillons de sang entier sans aucun prétraitement, nécessite moins de trois minutes de temps de manipulation et fournit des résultats au bout de 20 minutes. Le Nexus IB10 peut être déployé avec souplesse dans les laboratoires ou dans des environnements proches des patients, tels que les unités de soins intensifs (USI) et les services d’urgence.
Dans de nombreuses études portant sur plus de 22 000 patients admis dans les unités de soins intensifs et les urgences, il a été démontré que le bio-ADM® permet de prédire les distorsions de l’endothélium. Il a été démontré également que la défaillance de la fonction endothéliale précède l’œdème et la chute de pression sanguine qui met la vie en danger et qui provoque un choc et une défaillance de plusieurs organes, par exemple chez les patients atteints de septicémie dans les unités de soins intensifs et les services d’urgence. Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, les taux sanguins de bio-ADM® reflètent de manière fiable et objective la congestion des tissus et la congestion résiduelle. Des données récentes montrent que des niveaux sanguins élevés de ce biomarqueur fonctionnel permettent également d’identifier les patients de la population générale des USI qui ont besoin d’interventions thérapeutiques immédiates pour leur sauver la vie. Chez les patients de l’USI atteints de COVID-19 grave, la dysfonction endothéliale a été identifiée comme jouant un rôle crucial dans la progression de la maladie, ce qui justifie la surveillance du bio-ADM® pour guider la thérapie stabilisant l’endothélium.

SphingoTec


MATERIEL DE LABORATOIRE

Transport à haute traçabilité

Chaque année en France, 130 millions de bilans sont analysés dont seulement 40 % sont prélevés au sein des laboratoires ; dans 60 % des cas, le prélèvement est effectué au domicile des patients par les infirmiers libéraux.
Or, 80 % des erreurs d’analyses médicales proviennent de la phase pré-analytique. Une grande majorité est due à la corruption des échantillons par un choc thermique ou à une durée d’acheminement trop longue. Malgré l’importance de leur travail dans le flux du laboratoire, les infirmiers libéraux sont faiblement équipés pour contrôler voire maîtriser les conditions de transport des échantillons biologiques.
Filolab propose une solution complète de traçabilité des échantillons médicaux. Dès le prélèvement, elle permet le suivi de tous les intervenants logistiques, de la chronologie de chaque événement. La start-up propose, à ce jour, la seule solution pré-analytique intégrant le paramètre température pour chaque échantillon biologique. L’intégralité des informations collectées est mise à disposition de tous les acteurs de la chaîne logistique. Cette transparence permet d’améliorer la confiance entre les professionnels libéraux et les fédère dans la résolution des anomalies révélées. L’amélioration de la qualité bénéficie pleinement aux patients.

Filolab


MATERIEL DE LABORATOIRE

Des pipettes électroniques pour renforcer productivité et performances

La gamme de pipettes électroniques monocanal et multicanaux Voyager et Viaflo d’Integra permet aux laboratoires d’améliorer la précision et d’optimiser l’ergonomie, tout en gagnant du temps à moindre coût.
L’ergonomie, la productivité et les performances ont été nettement améliorées. Les programmes peuvent être standardisés, améliorant la reproductibilité, en empêchant la variabilité inter-opérateur et réduisant les erreurs de manipulations. Les utilisateurs peuvent également définir des programmes personnalisés pour chaque étape, afin de personnaliser des protocoles du début à la fin et de simplifier les processus de pipetage complexes. De plus, les pipettes électroniques proposent une ergonomie optimisée, soulageant la pression exercée sur le pouce, le poignet et la main par un pipetage prolongé.
Ces pipettes proposent également d’autres avantages. Une pipette électronique peut remplacer plusieurs instruments de laboratoire, permettant le pipetage standard, la distribution répétée, les dilutions et le titrage avec la même pipette ; il suffit de choisir le programme adapté aux besoins. Souvent, une pipette électronique peut remplacer deux pipettes mécaniques car elle peut couvrir une plage de volume plus large avec de meilleures spécifications. Et avec une seule pipette à entretenir, le temps et les coûts d’étalonnage sont diminués.

Integra Biosciences SAS


MATERIEL DE LABORATOIRE

Des gants jetables biodégradables

Dans le contexte actuel, l’utilisation de gants à usage unique est plus que jamais importante pour certains professionnels. Pourtant, il est nécessaire de maintenir une réflexion et des démarches menant à des modes de consommation et de développement plus respectueux de l’environnement. Commercialisés dans le monde entier, les gants SHOWA Eco Best Technology® assurent la même protection, les mêmes performances et la même adhérence que leurs équivalents en nitrile ordinaires, mais sont plus écologiques avec une dégradation 20 fois plus rapide.
En temps normal (hors contexte de pandémie mondiale), on estime qu’environ 100 milliards de paires de gants sont jetées chaque année. Or, ils nécessitent en moyenne plus de 100 ans pour se décomposer naturellement dans un site d’enfouissement.
Unique en son genre, la gamme Eco Best Technology® est le fruit de plusieurs années de recherche et développement qui ont abouti à la fabrication d’un composé particulier. Ce dernier permet une décomposition rapide des gants, une fois jetés.
Brian Mosely, responsable R&D et inventeur de l’EBT, explique : « Nous avons donc conçu un composé organique que nous ajoutons au nitrile pendant la production et qui a pour effet d’accélérer la biodégradation des gants dans les sites d’enfouissement biologiquement actifs. Les microorganismes présents dans ces sites décomposent les matériaux EBT en composés naturels. »
Des laboratoires indépendants et certifiés ont effectué des tests de longue durée : en 386 jours, les gants en nitrile de cette gamme étaient biodégradés à 82,0 %, contre seulement 1,9 % pour les gants en nitrile ordinaires. Les gants EBT conservent cependant toutes les propriétés qui sont associées au nitrile.
Afin d’inciter ses clients, utilisateurs et distributeurs, à prendre des décisions plus respectueuses de l’environnement pour l’achat de gants de protection, SHOWA les invite à rechercher la variante EBT de leur gant en nitrile habituel et à « trouver la différence » entre les deux. Pour participer à ce test et demander un échantillon d’essai gratuit, il suffit d’envoyer un e-mail à l’adresse : Info@SHOWAgroup.eu.

Showa group

CORONAVIRUS

Le déficit en Interférons de type 1 dans le sang : une signature pour détecter les patients à risque de forme sévère de Covid-19 et une piste thérapeutique

Quel patient va développer une forme grave de Covid-19 ? C’est une question essentielle à laquelle il faut répondre pour améliorer la prise en charge individuelle et le pronostic de ces patients. Dans une publication parue dans Science le 13 juillet, des équipes de l’Inserm et d’Université de Paris à l’Institut Imagine et des chercheurs de l’APHP et de l’Institut Pasteur décrivent un phénotype immunologique unique et inattendu chez les patients graves et critiques, consistant en une réponse fortement altérée des interférons (IFN) de type I, associée à une charge virale sanguine persistante et à une réponse inflammatoire excessive. Ces données suggèrent que la déficience en IFN de type I dans le sang pourrait être la marque des formes graves de Covid-19 et soulignent l’intérêt d’approches thérapeutiques associant l’administration précoce d’IFN avec une thérapie anti-inflammatoire adaptée ciblant l’IL-6 ou le TNF-α chez les patients en prévention d’une forme sévère.

Environ 5 % des personnes atteintes de Covid-19 évoluent vers une forme grave ou critique et développent notamment une pneumonie sévère se transformant en syndrome de détresse respiratoire aiguë. Si ces formes surviennent parfois au début de la maladie, les observations cliniques décrivent généralement une progression de celle-ci en deux étapes, commençant par une forme légère à modérée, suivie d’une aggravation respiratoire 9 à 12 jours après l’apparition des premiers symptômes.
Cette évolution soudaine suggère une dérégulation de la réponse inflammatoire de l’hôte. Un nombre croissant d’indications suggère que cette aggravation est provoquée par une forte augmentation des cytokines. Cet emballement de la réponse inflammatoire est corrélé à une infiltration massive dans les poumons de cellules immunitaires innées, à savoir des neutrophiles et des monocytes, créant des lésions pulmonaires et un syndrome de détresse respiratoire aigu.
Par analogie avec une maladie génétique conduisant à une pathologie pulmonaire semblable et identifiée à l’institut Imagine par l’équipe du chercheur Inserm Frédéric Rieux-Laucat, l’hypothèse initiale supposait une production excessive des interférons (IFN) de type 1, un marqueur de la réponse aux infections.
Or chez les patients gravement malades, les équipes de Darragh Duffy (Unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques, Institut Pasteur/Inserm), de Frédéric Rieux-Laucat (Laboratoire d’immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques de l’Institut Imagine – Inserm/Université de Paris), de Solen Kernéis (Equipe Mobile d’Infectiologie, AP-HP. Centre – Université de Paris) et de Benjamin Terrier (Département de Médecine Interne, AP-HP. Centre – Université de Paris) montrent que la production et l’activité des IFN de type I sont fortement diminuées dans les formes les plus sévères de la Covid-19.
A cela s’ajoute une charge virale sanguine persistante, témoignant du mauvais contrôle de la réplication virale par le système immunitaire des patients et conduisant à l’emballement d’une réponse inflammatoire inefficace et pathologique. L’inflammation, provoquée par le facteur de transcription NF-kB, entraîne par ailleurs une augmentation de la production et de la signalisation du facteur de nécrose tumorale (TNF)-alpha et de l’interleukine IL-6, une cytokine pro-inflammatoire.

Un taux d’IFN de type 1 caractéristique de chaque stade de la maladie

Cette faible signature des IFN de type I diffère de la réponse induite par d’autres virus respiratoires tels que le virus respiratoire syncytial humain ou le virus de la grippe A, tous deux caractérisés par une forte production de l’IFN de type I.
L’étude révèle par ailleurs que de faibles taux d’IFN de type 1 dans le plasma précèdent l’aggravation clinique des patients et leur transfert en soins intensifs. Les taux d’IFN de type 1 circulant caractériseraient même chaque stade de maladie, les taux les plus bas étant observés chez les patients les plus graves. Ces résultats suggèrent que dans l’infection à SARS-CoV-2 la production de l’IFN de type I est freinée chez l’hôte infecté, ce qui pourrait expliquer les formes sévères plus fréquentes chez des individus faiblement producteurs de cette cytokine, comme les personnes âgées ou ceux ayant des comorbidités.
Par conséquent, la déficience en IFN de type I pourrait être une signature des formes graves de la COVID-19 et pourrait permettre d’identifier une population à haut risque.
Ces résultats suggèrent en outre que l’administration d’IFN-alpha combinée avec une thérapie anti-inflammatoire ciblant l’IL-6 ou le TNF-α, ou des corticoïdes comme la dexaméthasone, chez les patients les plus sévères pourrait être une piste thérapeutique à évaluer pour enrayer les formes sévères de la COVID-19.

HADJADJ J et al., Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients, Science, 13 juillet 2020, doi:10.1126/science.abc6027


CORONAVIRUS

Quels symptômes inhabituels doivent faire rechercher un Covid-19 ?

La fièvre ou les signes respiratoires sont les principaux symptômes de la Covid-19 mais l’infection à SARS-CoV-2 peut induire d’autres tableaux inauguraux moins typiques. Or, le corps médical est incité à prescrire des tests de dépistage au moindre doute. Ainsi, certaines présentations cliniques moins fréquentes ne doivent pas être méconnues :

1/ manifestations neurologiques : si l’agueusie et l’anosmie sont fréquentes, d’autres manifestations sont exceptionnelles comme une ophtalmoplégie ou un syndrome de Guillain-Barré. Un syndrome confusionnel, des troubles mnésiques ont également été rapportés en particulier chez les sujets âgés ainsi que des AVC ischémiques liés à l’activité thrombogène du SARS-CoV-2. Des douleurs constrictives, erratiques et durables sont probablement d’origine neurologique.

2/ signes cutanés : des pseudo-engelures, parfois douloureuses ont été décrites depuis le début de l’épidémie. Plus fréquentes chez l’enfant et l’adulte jeune, leur évolution est habituellement favorable en une semaine, mais elles peuvent récidiver. La dyshidrose, des vésicules, une urticaire, un exanthème, des pétéchies et un livedo sont plus rares.

3/ des tableaux cliniques évocateurs de la maladie de Kawasaki ont été décrits chez l’enfant : signes digestifs initiaux, dont de fortes douleurs abdominales, puis choc cardiogénique avec une fraction d’éjection effondrée, regroupés sous le nom de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS). Les signes cutanés sont présents (érythème puis desquamation). L’âge des enfants touchés, de 9 à 17 ans, est plus élevé que dans la forme habituelle de la maladie de Kawasaki.

4/ les atteintes endocriniennes et métaboliques sont probablement liées à la large distribution organique de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), récepteur du SARS-CoV-2 : testicule, ovaire, hypothalamus, hypophyse, thyroïde et pancréas. Contribuant à l’état de profonde fatigue et corrélé à la sévérité de la maladie, on peut observer un déficit de la production de testostérone. L’hypokaliémie fréquemment rapportée résulterait de la fixation du virus sur l’ACE2 et de la synthèse accrue d’aldostérone. La lymphopénie observée dans certaines formes graves de Covid-19 ne permet pas d’exclure des situations d’hypocortisolisme, déjà documentées au cours du SARS. Des cas de thyroïdite subaigüe ont été rapportés. Une hypocalcémie peut être observée, de même qu’une hyperglycémie favorisée par la majoration de l’insulinorésistance et une atteinte directe de la glande pancréatique avec une élévation des taux d’amylase et de lipase.

L’Académie Nationale de Médecine recommande :
• d’explorer les manifestations neurologiques, endocriniennes ou métaboliques survenant dans un contexte connu ou non d’infection Covid-19 ;
• d’analyser les troubles cognitifs, leur sévérité, leur évolution et leur persistance en s’aidant d’explorations spécifiques ;
• d’évoquer un PIMS en cas de douleurs abdominales intenses et/ou de choc cardiogénique survenant chez l’enfant ou l’adolescent ;
• de prescrire les tests de dépistage du SRAS-CoV-2 (RT-PCR et sérologie) au moindre doute devant tout tableau clinique fruste, atypique ou inhabituel pouvant faire penser à la Covid-19.

Académie Nationale de Médecine


VIE DES SOCIÉTÉS

SARS-CoV-2 : Bio-Rad accélère la production de son test sérologique Platelia

Bio-Rad Laboratories, un leader mondial de la recherche en sciences de la vie et des produits de diagnostic clinique, accélère la production de son test Platelia SARS-CoV-2 Total Ab, un test de dosage immunologique sanguin permettant de déterminer si un individu a développé des anticorps contre le SARS-CoV-2, le virus associé à la maladie Covid-19.
Bio-Rad a lancé la commercialisation du test fin avril, qui fut le premier test sérologique à recevoir l’autorisation d’urgence de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration Américaine (FDA). Le test SARS-CoV-2 de Bio-Rad est également marqué CE pour l’Europe, et, après validation par le CNR français, répertorié parmi les tests sérologiques homologués par le gouvernement français pour la détection du SARS-CoV-2.
Le test détecte les 3 types d’anticorps : IgG, IgM et IgA, une approche qui semble être plus sensible que les tests contre un seul type d’immunoglobuline. L’évaluation clinique du test a démontré une spécificité diagnostique de plus de 99 % et une sensibilité diagnostique de 100 % (test de 50 patients avec 127 échantillons plus de 8 jours après l’apparition des symptômes). Les tests de réactivité croisée ont démontré une spécificité de 100 % sans aucune réactivité contre d’autres échantillons interférents, y compris les coronavirus non-CoV-2.
Des tests d’anticorps à large spectre peuvent fournir une image plus complète des taux d’infection et d’immunité afin d’aider, à travers le monde, les autorités de santé publique dans leurs décisions de lever les ordonnances de confinement et l’amélioration de la gestion d’une potentielle nouvelle vague de la Covid-19.
Le test SARS-CoV-2 Total Ab a été conçu pour être utilisé manuellement ou sur une plateforme d’immunoessais automatisée, telle que le système EVOLIS de Bio-Rad, qui offre un traitement à haut débit et une traçabilité des échantillons.

Bio-Rad


VIE DES SOCIÉTÉS

Marquage CE pour le panel respiratoire de bioMérieux, incluant SARS-CoV-2

Comme précédemment annoncé, bioMérieux a vu son panel respiratoire BIOFIRE® 2.1 plus (RP2.1plus) recevoir le marquage CE. Ce panel teste simultanément 23 pathogènes (19 virus dont le SARS-CoV-2 et 4 bactéries) responsables des infections respiratoires les plus fréquentes. Il sera commercialisé graduellement dans tous les pays qui reconnaissent le marquage CE.
Il s’agit de la version étendue du test BIOFIRE® RP2plus existant, qui intègre le virus SARS-CoV-2 avec un temps de rendu de résultat maintenu à environ 45 minutes. Il permet également de tester le coronavirus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). Ce nouveau panel permet aux professionnels de santé d’identifier rapidement et en un seul test, les patients atteints d’un pathogène respiratoire courant ainsi que ceux atteints du COVID-19. Ce test est très simple d’utilisation et fonctionne avec les systèmes totalement automatisés Filmarray® 2.0 ou Filmarray® Torch.
Grâce à des capacités de production supplémentaires et à une base installée de plus de 14 000 systèmes Biofire® à travers le monde, ce test devrait jouer un rôle clé dès maintenant ainsi que lors de la saison des infections respiratoires à venir, car les professionnels de santé devront lutter à la fois contre les pathogènes respiratoires courants et le SARS-CoV-2.

bioMérieux


VIE DES SOCIÉTÉS

Medadom et SIL-LAB Innovations équipent les IDE pour la téléconsultation

La France compte plus de 100 000 infirmiers avec un statut libéral ou mixte, profession essentielle dans l’accès aux soins des patients. Depuis le 1er janvier 2020, les infirmiers peuvent être rémunérés pour des actes d’accompagnement dans le cadre de téléconsultations, favorisant ainsi le déploiement de cette pratique auprès des personnes nécessitant des soins à domicile. Dans le cadre de leurs déploiements respectifs, Medadom et SIL-LAB Innovations annoncent avoir signé un partenariat afin d’apporter une solution de téléconsultation aux infirmiers qui se rendent aux domiciles des patients, et ainsi éviter notamment l’automédication ou le refus d’accès aux soins.
Nathaniel Bern, CTO et cofondateur de Medadom, déclare : « Nous sommes fiers de nouer un partenariat avec SIL-LAB Innovations : accéder rapidement à une téléconsultation via l’application Medadom simplifie considérablement l’accès aux soins non programmés. SIL-LAB Innovations et ses plus de 4000 infirmiers permettra aux patients de trouver facilement une alternative aux soins sans RDV. Les infirmiers sont en effet un maillon essentiel du parcours de soins, et notre partenariat permet aux patients dans l’incapacité de se déplacer d’être pris en charge en téléconsultation via Medadom, accompagnés d’un professionnel de santé. »
Serge Payeur, cofondateur de SIL-LAB Innovations, précise : « Les infirmières utilisatrices, de l’application IDELAB de SIL-LAB Innovations, nous ont exprimé le besoin de pouvoir assister un patient dépendant à faire une téléconsultation avec un médecin quand elles reçoivent un résultat de biologie préoccupant ou pathologique, comme un résultat d’INR, par exemple. Souvent, si le médecin n’est pas disponible, l’infirmière doit appeler le SAMU, encombré par le Covid-19. Medadom nous a paru être la bonne solution, grâce à leur engagement d’attente de moins de 10 minutes en moyenne. Une infirmière déjà présente pour un soin peut en parallèle établir cette téléconsultation même si le médecin traitant n’est pas disponible ou s’il n’est pas équipé pour la téléconsultation. »
Fondée en 2017 par des médecins, Medadom est un des acteurs majeurs de la télémédecine en France. SIL-LAB Innovations est une société de e-santé 100 % française, créée en 2014, en pleine croissance, axée sur la collaboration indispensable et fréquente entre les infirmières libérales et les laboratoires de biologie médicale sur la prise en charge biologique des patients à domicile.
SIL-LAB Innovations développe des solutions digitales pour la santé. Trois produits sont actuellement commercialisés :
• la solution embarquée sur smartphone P-A-D (Prélèvement à Domicile) et son application mobile « IDELab », pour sécuriser et optimiser les prélèvements réalisés à l’extérieur du laboratoire de biologie médicale,
• l’application COURSIER, pour assurer la traçabilité des échantillons lors de leur acheminement aux LBM par des coursiers,
• l’application CLINLab, pour les prélèvements en clinique.

SIL-LAB Innovations
Medadom


PROFESSION

Programme d’Actions Intégrées de Recherche en 2020 : priorité aux tumeurs cérébrales

L’Institut national du cancer (INCa), la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer et la Ligue contre le cancer ont renouvelé leur partenariat pour développer de nouveaux Programmes d’Actions Intégrées de Recherche (PAIR). Lancé en 2007 par l’INCa, ce programme a déjà permis de financer 80 projets à hauteur de 45,5 millions d’euros. Après une première évaluation confirmant la pertinence de l’approche intégrative du PAIR, le prochain programme, conçu et financé par les trois partenaires, sera dédié aux « Tumeurs cérébrales ».
En 2018, on estime à 5 886 le nombre de nouveaux cas de tumeurs malignes du système nerveux central (SNC) et à 4 128 le nombre de décès. Entre 1990 et 2018, le taux d’incidence de ces tumeurs est en augmentation progressive avec un accroissement moyen de + 0,8 % par an chez l’homme et de + 0,6 % par an chez la femme. Malheureusement, les taux de survie nette à 5 ans de l’ensemble des tumeurs du système nerveux central restent faibles : 19 % chez l’homme et 21 % chez la femme, pour les cas diagnostiqués entre 2005 et 2010.
Ces cancers présentent des caractéristiques hétérogènes. L’analyse de l’incidence par site histologique montre une incidence des glioblastomes (tumeur du SNC la plus fréquente et la plus agressive) multipliée par plus de 4 et plus pour les deux sexes sur les 30 dernières années (823 en 1990 vs 3 481 en 2018). Cette hausse est essentiellement attribuable à une augmentation du risque de cancer lui-même et à l’évolution des pratiques diagnostiques.
Aussi, l’Institut national du cancer, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer et la Ligue contre le cancer ont choisi de prioriser cette thématique dans le cadre du programme PAIR 2020.
L’objectif est d’accroître, à travers la conception des projets, la fédération d’équipes de recherche françaises ayant un regard original sur les questions posées à l’interface de l’ensemble de ces disciplines. Cette interactivité, dans une logique intégrée, doit permettre aux patients de bénéficier plus rapidement des avancées de la recherche.
Par ailleurs, les partenaires engagent une réflexion sur un deuxième PAIR pour 2021 afin d’explorer les liens entre obésité et cancer (dont les mécanismes liés à l’inflammation, l’étude du métabolisme et du microbiote). L’originalité de ce programme réside dans son approche thématique par rapport à une approche par organe. Il s’agit du deuxième PAIR de cette nature proposé depuis 2007, avec le PAIR pédiatrie de 2016.

INCa
Fondation ARC
La Ligue contre le cancer


SCIENCES

Un nouvel arbovirus neurotrope identifié en France : le virus Umbre

La cause des encéphalites humaines reste inconnue dans plus d’un tiers des cas. Toute nouvelle identification de pathogène responsable d’encéphalite peut donc améliorer l’efficacité diagnostique et la prise en charge médicale des patients.
Le laboratoire de Découverte de pathogènes à l’Institut Pasteur, associé à plusieurs équipes de chercheurs de l’Institut Pasteur ainsi que le laboratoire de neuropathologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ont initié une recherche de pathogènes dans des cas d’encéphalites mortelles d’origine inconnue basée sur l’analyse par séquençage à haut débit du tissu cérébral. Le séquençage a été réalisé sur les équipements de la plateforme Biomics de l’Institut Pasteur.
Chez deux patients immunodéprimés, le virus Umbre, un virus du genre orthobunyavirus, a été identifié. Le virus infecte des neurones du cortex cérébral, la moelle épinière et le foie de ces patients.
Le virus Umbre a été décrit initialement dans les années 1970 dans des populations de moustiques Culex en zone Asie Pacifique, mais n’avait auparavant ni été isolé chez des mammifères (dont l’homme), ni détecté en Europe.
L’infection par le virus Umbre de deux patients français, dont l’un vivait dans la région Occitanie et n’avait jamais voyagé en dehors de France métropolitaine, et l’autre avait fait une croisière en méditerranée avant l’apparition des symptômes, a conduit les chercheurs à rechercher l’origine de la contamination dans des moustiques. Cette investigation réalisée en partenariat avec le CIRAD de Montpellier et l’EID Méditerranée a permis d’identifier des séquences du genre orthobunyavirus très proches du virus Umbre dans des moustiques Culex de Camargue.
Une enquête sérologique par un test développé à l’Institut Pasteur sur une population du sud de la France composée d’environ 300 personnes « contrôles » et d’une vingtaine de cas « encéphalites » n’a pas mis en évidence de réponse anticorps contre le virus Umbre. Ce résultat suggère que la fréquence de l’infection dans la population générale est au plus faible, ce qui ne reflète donc pas le risque pour les personnes immunodéprimées.
Cette découverte d’un nouvel arbovirus responsable d’encéphalite, et son existence en France représente un intérêt particulier en matière de santé publique, et met l’accent sur la synergie entre les cliniciens et les microbiologistes dans la découverte d’agents pathogènes.

Philippe PEROT P et al., Identification of Umbre Orthobunyavirus as a Novel Zoonotic Virus Responsible for Lethal Encephalitis in 2 French Patients with Hypogammaglobulinemia, Clinical Infectious Diseases, 9 juin 2020, doi:10.1093/cid/ciaa308


SCIENCES

Tumeurs cérébrales : décrypter la génétique et la mécanique de la résistance aux traitements

Mehdi Touat, Franck Bielle et leurs équipes (Sorbonne Université/AP-HP), ont mis en évidence des changements génétiques dans certains gliomes en récidive, à l’origine de l’acquisition de résistance à la chimiothérapie.
Les gliomes, tumeurs cérébrales primitives malignes les plus fréquentes chez l’adulte, sont peu accessibles à la chirurgie et développent quasi systématiquement une résistance aux traitements radio- et chimio-thérapeutique. Les gliomes finissent par récidiver. Pourquoi et comment échappent-ils aux traitements ?
Il existait quelques descriptions de récidive tumorale avec une hypermutation, c’est-à-dire une tumeur avec un nombre excessif de mutations du génome. Les phénomènes biologiques à l’origine de ce phénomène inhabituel et leur lien éventuel avec l’acquisition de résistance aux traitements n’étaient pas connus. Par ailleurs, dans d’autres types de cancers, l’immunothérapie est plus souvent efficace en cas d’hypermutation mais cette approche n’avait pas été testée dans les gliomes.
En mettant en commun les ressources de plusieurs centres experts et banques de données, les chercheurs ont obtenu un échantillon global de 10 000 tumeurs, le premier de cette taille pour une étude en cancérologie sur un seul type de cancer. Objectif : déterminer les mécanismes d’hypermutation dans les gliomes et la caractérisation de leur rôle dans la résistance aux traitements standards, afin d’envisager d’autres thérapies, comme l’immunothérapie.
Tout d’abord, le phénomène d’hypermutation a été retrouvé dans la moitié des récidives dans des sous-types de gliomes présentant une forte chimiosensibilité lors du diagnostic initial, avec une association claire entre ce phénomène et le
témozolomide, la chimiothérapie la plus courante contre les gliomes. Les hypermutations ne se développent qu’après exposition à ce traitement et qui plus est si celui-ci a été efficace sur la première tumeur.
La seconde étape de leur travail a été de comprendre le mécanisme d’apparition de cette résistance. Au sein de ces tumeurs hypermutées, 4 gènes étaient quasi systématiquement mutés, et faisaient tous partie de la voie de réparation de l’ADN appelée le Mismatch repair (MMR). Des mutations artificielles de ces gènes dans des modèles expérimentaux, ont provoqué une résistance spécifique au témozolomide. D’autre part, in vitro, le témozolomide appliqué à des cellules présentant une inactivation des gènes MMR produit la même hypermutation que celle présente chez les patients.
Dans les gliomes, ces anomalies du MMR acquises sous traitement ont des effets très particuliers, dont un affaiblissement du système immunitaire qui ne peut reconnaître ces tumeurs. Ces résultats vont permettre de donner une information sur la réponse à la chimiothérapie lors du diagnostic des tumeurs et au cours du traitement, notamment en cas de récidive après chimiothérapie où l’utilisation de techniques de séquençage pourrait donner lieu à une adaptation personnalisée du traitement.

TOUAT M. et al., Mechanisms and therapeutic implications of hypermutation in gliomas, Nature, 15 Avril 2020, doi :10.1038/s41586-020-2209-9


MANIFESTATIONS 2020 À 2023

Newsletter Spectra Diagnostic N°8


BIOLOGIE POINT OF CARE

Ajout des tests de TP / INR en POC

La société Nova Biomedical a annoncé l’ajout des tests TP / INR sur l’analyseur Allegro, un analyseur de sang capillaire pour les tests en Point-Of-Care (POC). Désormais doté de la capacité de tester les troubles de la coagulation et de surveiller l’efficacité des traitements anticoagulants, l’analyseur et son lecteur StatStrip-A rendent les résultats de 18 analyses pour aider les cliniciens dans leurs prises de décisions et les ajustements thérapeutiques. L’Allegro et son nouveau test TP / INR sont maintenant disponibles dans les pays réglementés par le marquage CE.

Novabio


HEMOSTASE

Un réactif DDi par immunoturbidimétrie

La société HORIBA Medical poursuit le développement de sa gamme en hémostase avec le nouveau réactif Yumizen G DDi par méthode immunoturbidimétrique.
Le réactif est prévu pour être utilisé dans le diagnostic d’exclusion de la maladie thromboembolique veineuse (MTE), de la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et le suivi des patients atteints de la COVID-19.
Dans le cadre du diagnostic d’exclusion de la thrombose veineuse profonde (TVP) et de l’embolie pulmonaire (EP), le seuil est de 0,5 µg FEU/mL. La valeur prédictive négative du réactif Yumizen G DDi est de 99 %.
Les laboratoires de biologie médicale ont des exigences à la fois de qualité et de délai de rendu de résultats de plus en plus élevées. Pour répondre à leurs attentes, la société basée à Montpellier propose une formulation 100 % liquide afin de limiter les interventions manuelles et de permettre d’atteindre des performances de reproductibilité et de répétabilité en adéquation avec les recommandations les plus exigeantes.
Le réactif Yumizen G DDi est prêt à l’emploi, sa disponibilité est immédiate et la stabilité à bord des automates est de deux semaines. De façon à préserver les échantillons, le volume de prélèvement est de seulement 10 µlitres. Ce réactif offre des résultats du test D-Dimères en moins de 5 minutes.
Pour s’adapter à tous les types d’activités, laboratoires d’urgence, laboratoires satellites et plateaux de routine, HORIBA Medical propose le test D-Dimères sur 5 instruments de la gamme Yumizen G, les semi-automates Yumizen G200/G400 et les automates Yumizen G800/G1500/G1550.
Avec ce nouveau kit, HORIBA Medical propose une gamme de réactifs de routine PT, aPTT, D-Dimères prêts à l’emploi en conditionnement liquide.

HORIBA Medical


CARDIO-VASCULAIRE

Un test de diagnostic pour la stratification du risque cardiovasculaire

Aterovax, fort de son expertise dans le domaine cardiovasculaire, propose deux tests pour la quantification de la sPLA2-IIA.
Les Phospholipases A2 (PLA2) sont une famille d’enzymes jouant un rôle clé dans les processus inflammatoires par la génération d’intermédiaires chimiques.
Une hausse de la concentration des PLA2 sécrétées (sPLA2) et en particulier de la sPLA2IIA, est étroitement associée à la rupture de la plaque d’athéroscléroseet aux risques cardiovasculaires qui s’en suivent.
L’intérêt de la mesure de la sPLA2-IIA, biomarqueur d’évaluation des risques, unique et indépendant d’autres facteurs de risques cardiovasculaires, est validée par des études cliniques chez plus de 15 000 patients pour :
• la stratification des risques dans le management des syndromes coronariens aigus,
• la prédiction d’événements cardiaques récidivants chez les patients présentant des pathologies cardiaques chroniques,
• la prédiction des risques chez les patients apparemment en bonne santé indépendamment des facteurs de risque traditionnels.
Pour la quantification de la sPLA2-IIA, la société Aterovax propose le test AteroDX ISO® sPLA2-IIA ELISA (96 tests) et le test Myocheck® sPLA2-IIA en format test rapide immunochromatographique unitaire quantitatif sur le lecteur concile® Ω100 (20 tests).

ATEROVAX


MICROBIOLOGIE

Une solution pour les antibiogrammes rapides

QuantaMatrix a pour mission d’apporter des solutions innovantes dans le domaine de l’antibiogramme rapide. Sur un simple échantillon d’hémoculture positive, l’automate dRAST réalise un antibiogramme phénotypique avec génération de concentrations minimales inhibitrices.
Les premiers résultats étant disponibles en 4h, cette solution est particulièrement adaptée aux patients en urgence de soin. Un système expert basé sur les tout derniers référentiels internationaux tels que EUCAST, CA-SFM ou CLSI, choix laissé au laboratoire, permet d’apporter les meilleures réponses aux cliniciens.
Doté de panels d’antibiotiques adaptés aux besoins européens, l’automate dRAST détecte également les marqueurs de résistance ouvrant la voie à une escalade ou désescalade du traitement antibiotique sans attendre. Le gain de temps est supérieur à 24h en comparaison d’un antibiogramme conventionnel.
Simple d’utilisation, sans Mc Farland ni maintenance, quelques microlitres de sang suffisent. L’antibiogramme rapide devient une analyse de routine sans technicité particulière, disponible à tout moment.
Le confort du patient, la pertinence des informations données aux biologistes et aux cliniciens, le contrôle des coûts ainsi que la lutte contre l’antibiorésistance sont les priorités de QuantaMatrix.

QuantaMatrix Europe


MALDI-TOF

Une nouvelle plateforme MALDI TOF IVD

Bruker Microbiology (BA M&D) a lancé fin 2019 une toute nouvelle plateforme nommée MALDI Biotyper® Sirius 200 Hz.
Les bénéfices majeurs de cette dernière sont les suivants :
• une productivité accrue via un Laser SmartBeam 200 Hz et des pompes à vide plus puissantes (400 tests/heure)
• une disponibilité machine améliorée lors des interventions préventives ou correctives nécessitant une rupture du vide
• une électronique de nouvelle génération – appareil de paillasse pesant seulement 75 kg
• une LED Strip afin de suivre en direct et à distance le statut du système pour plus de convivialité « user friendly »
• une ionisation en mode positif pour l’analyse protéomique classique pour les identifications microbiennes (CE-IVD, RUO)
• une ionisation en mode négatif pour l’analyse lipidomique concernant des applications avancées (RUO, Research Use Only).

Bruker France SAS


IMMUNO-HEMATOLOGIE

Logiciel amélioré pour la traçabilité

Les automates Immucor couplés à la solution logicielle intermédiaire ImmuLINK®, permettent de contrôler facilement les données, comme la gestion des antériorités mais également de consulter et de valider les résultats à distance. Une nouvelle version ImmuLINK® est désormais disponible sur les automates Echo Lumena™ et Neo Iris™, dont voici les principales améliorations :
• Disponibilité des antigrammes sur ImmuLINK® permettant d’avoir une maîtrise de la traçabilité des tests de dépistage et d’identification des anticorps
• Amélioration des tests de compatibilité : ImmuLINK 2.0 peut désormais afficher le type de poche de sang de donneur pour chaque résultat d’un test de compatibilité. Pour un patient, plusieurs poches de sang de donneur peuvent être affichées sur la même page afin de voir les différentes unités disponibles compatibles avec le patient.
• Nouvel outil d’archivage et de purge : cette fonctionnalité a été améliorée pour permettre une meilleure gestion des flux et de traçabilité même avec une base de données importante.

Immucor


INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Nouvelles versions du logiciel de vérification de méthodes

BYG Informatique intègre dans ses dernières versions EVM de nombreuses innovations, en particulier sur les modules qualité et vérification des méthodes de ses solutions, qui est un domaine d’expertise reconnu de la société. Les fonctionnalités innovantes de la solution VMLink portent sur :
• La gestion du Contrôle de Qualité Interne avec la mise en place d’une synthèse graphique du CQI, une parfaite gestion des périodes probatoires, une gestion intégrée du reciblage.
• L’intégration des Contrôles de Qualité Externes dans EVM et l’import automatisé vers les SHFORM 43.
• Des nouvelles fonctionnalités intégrées au module de vérification des méthodes telles que l’intégration de la procédure dite du test ANOVA (ANalisys Of Variance) permettant une comparaison de méthodes multi-instruments, le SHFORM disponible en mode groupé et la génération automatique du SHFORM au format Word en plus du format pdf déjà disponible.
• L’analyse des tendances qui permet d’accéder à des fonctionnalités telles que la synthèse des résultats CQ et leur comparaison avec les valeurs attendues par le fournisseur ou des sociétés savantes, la possibilité d’importer les résultats de CQ externalisés dans le but de comparer les résultats avec des groupes pairs, ou la comparabilité inter-automate permettant d’évaluer la différence des résultats obtenus pour un automate donné du laboratoire en comparaison avec les autres automates effectuant le même panel d’analyse.

BYG Informatique

CORONAVIRUS : LA COURSE À L’INNOVATION CONTINUE

Abbott : Test PCR et sérologie

Avec le marquage CE du test PCR Abbott Real Time SARS-COV-2 sur m2000 le 20 Mars 2020, Abbott Molecular propose aux laboratoires un test automatisé et de qualité afin de réaliser 470 tests patients sur 24 heures. Cette PCR automatisée et de forte cadence sur m2000 sp (extraction des échantillons) et m2000 rt (amplification et détection) détecte 2 cibles spécifiques du SARS -COV-2, dans les gènes RdRp et N. Le contrôle interne qui accompagne chaque test permet d’éviter le risque de faux négatifs. La technologie PCR en temps réel sur m2000 est largement implantée en laboratoires de virologie. Une version du test adaptée à l’Alinity m doit bientôt être disponible, augmentant les capacités de dépistage avec une cadence de 900 tests patients sur 24 heures.
D’autre part, deux nouveaux coffrets de réactifs pour la recherche qualitative des anticorps de type IgG sur sérum ou plasma humain sont disponibles respectivement sur les analyseurs Alinity i et sur les analyseurs ARCHITECT i1000 sr et i2000sr. Ces réactifs utilisent une réaction par Chimiluminescence sur Microparticules  (CMIA), et les 1ers résultats sont disponibles en 29 minutes. Les antigènes utilisés sont obtenus par recombinaison génétique, et le schéma réactionnel garantit toute absence d’interférence avec la biotine.
Les études de spécificité menées sur plus de 1000 échantillons provenant de populations très variées ont montré une spécificité de 99,63 %. La sensibilité, établie sur 122 échantillons provenant de 31 malades diagnostiqués positifs au COVID 19 avec un test PCR, est de 100 %, 14 jours après les symptômes. Les versions IgM de ces 2 tests seront disponibles prochainement.

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Beckman Coulter un test IgG anti-SARSCov-2, marqué CE

Le 15 juin, la société Beckman Coulter recevait le marquage CE pour son test de détection des anticorps IgG : le test Access SARS-CoV-2 IgG, disponible en France. La société compte sur un marquage CE de son test IgM, développé simultanément, dans un futur proche.
L’entreprise a déjà fourni des tests à plus de 400 laboratoires aux USA et a commencé à en livrer dans le monde entier. L’entreprise dispose d’une base mondiale installée de plus de 16 000 instruments d’immunoanalyse et vise une production de plus de 30 millions de tests par mois.
Le test IgG Access SARS-CoV-2 détecte les anticorps IgG dirigés contre le domaine de liaison au récepteur (RBD) de la protéine Spike, que le SARS-CoV-2 utilise pour se fixer aux cellules humaines. Ces anticorps ont le potentiel d’être neutralisants, et pourraient jouer un rôle dans l’immunité à long terme.
D’une spécificité confirmée de 99,8 % et d’une sensibilité de 100 %, 18 jours après un test PCR positif, il peut être utilisé avec une variété d’analyseurs Beckman Coulter, y compris le DxI 800 à haut rendement, le DxI 600 pour les débits moyens et les DxCi et Access 2 pour les laboratoires de plus faibles dimensions. Le test peut être intégré de manière transparente dans les flux d’activité existants, sans traitement des échantillons par série.

Beckman Coulter France


bioMérieux : après les PCR, les tests sérologiques

bioMérieux, a annoncé le 21 mai l’obtention du marquage CE des tests sérologiques VIDAS® anti-SARS-CoV-2. Les deux tests – VIDAS® anti-SARS-CoV-2 IgM et anti-SARS-CoV-2 IgG – fournissent un résultat en moins de 30 minutes et ont démontré d’excellentes performances sur un grand nombre d’échantillons cliniques, avec respectivement 99,4 % et 99,9 % de spécificité. Ces tests viendront compléter les trois tests de biologie moléculaire déjà lancés pour la détection directe du virus.
Ces tests, désormais disponibles dans les pays reconnaissant le marquage CE, pourront être réalisés sur les systèmes de la gamme VIDAS® (MINI VIDAS®, VIDAS® et VIDAS® 3) qui sont très présents dans les laboratoires avec plus de 30 000 systèmes installés à travers le monde.
S’appuyant sur son expertise et sur la collaboration étroite entre la R&D, l’industrialisation et la production sur le même site en France, bioMérieux prévoit une augmentation rapide de ses capacités de production afin d’être en mesure de produire plusieurs millions de tests sérologiques par mois dès les prochaines semaines.

bioMérieux SA


Biomnis : PCR, sérologie et une volumétrie d’analyse accrue

Depuis le début de la pandémie, Eurofins Biomnis s’est mobilisé pour apporter son expertise en infectiologie et traiter les demandes d’analyses venant des hôpitaux et des laboratoires privés et en proposant dès le mois de mars un test de diagnostic RT-PCR aux hôpitaux et laboratoires de ville.
Le laboratoire propose désormais les examens sérologiques de type ELISA. Le premier permet de détecter et quantifier les IgG avec une spécificité de 99,3 % et une sensibilité de 97,6 %. Il est prescrit uniquement aux personnes ayant présenté des signes de gravité mais n’ayant pas réalisé le test RT-PCR. Le second détecte les Ig Totales (IgA+IgM+IgG) avec une spécificité de 99,8 % et une sensibilité de 100 % et s’adresse à une plus large population.
D’autre part, la pandémie du Covid-19 a conduit Eurofins Biomnis à se préparer à une volumétrie de tests inédite. Grâce aux moyens techniques mis en place, le laboratoire peut aujourd’hui réaliser 40 000 analyses par jour en infectiologie, nombre qui devrait encore augmenter dans les prochaines semaines.
En prévision de la hausse de la demande publique et privée, le laboratoire a réorganisé ses sites de Lyon et d’Ivry au moyen de réaffectations, formations et recrutements et a également investi dans du matériel automatisé afin d’industrialiser l’analyse des échantillons par les techniques RT-PCR et ELISA.

Biomnis


Biosynex : TDR, RT-PCR et PCR en POC

La société Biosynex commercialise trois nouvelles solutions diagnostiques pour l’infection à la COVID-19.
• Le test Biosynex Covid-19 BSS est un test TDR sérologique permettant, à partir d’une goutte de sang, de détecter en 10 minutes les anticorps spécifiques du Covid-19 qui apparaissent environ 10 à 15 jours après la contamination. La sérologie pourrait également être utilisée en complément de la PCR chez des patients hospitalisés tardivement et chez lesquels la charge virale serait indétectable par méthode PCR.
• Le test VitaPCR™ SARS-CoV-2, utilisé sur l’automate en Point of Care VitaPCR™ compact et intuitif, permet un dépistage moléculaire par PCR rapide et fiable (détection qualitative de l’ARN viral du SARS-CoV-2). Il rend un résultat en seulement 20 minutes à partir d’un simple échantillon prélevé avec un écouvillon naso- ou oro-pharyngé.
• Le Liferiver 2019-nCoV RT-PCR : ce système de PCR ouvert multiplex permet d’identifier 3 séquences d’ARN spécifiques du SARS-CoV-2 (gène ORF1ab, gène N et gène E). Cette technologie en système ouvert donne la possibilité aux laboratoires qui ont déjà une expérience en biologie moléculaire de réaliser des tests en série et d’obtenir les résultats en 2h environ à partir de la réception au laboratoire et du traitement de l’écouvillon.

Biosynex S.A.


Fujirebio : un kit PCR sans extraction d’ARN

Fujirebio Europe propose un nouveau test moléculaire innovant de détection du SARS-CoV-2. Ce kit de détection par RT-PCR, qui repose sur la technologie exclusive et breveté d’amplification isotherme appelé « amplification OMEGA », permet de détecter la COVID-19 directement à partir des prélèvements nasopharyngés ou oropharyngés sans extraction d’ARN. Cette technologie novatrice permet d’obtenir les résultats en environ 1h15, réduisant ainsi significativement le temps d’analyse et le délai de rendu. La simplicité et la flexibilité d’utilisation de ce kit permettent de rendre le dépistage de la COVID-19 accessible à des laboratoires ne disposant pas de système d’extraction d’ARN/ADN. Développé par Atila Biosystems, une start-up partenaire du groupe Fujirebio, le kit de détection iAMP® COVID-19, marqué CE- IVD, peut être utilisé sur l’automate RT- PCR PowerGene 9600 Plus ou tout autre système de qPCR capable de mesurer la fluorescence dans les canaux FAM/HEX en temps réel.
Ce nouveau test moléculaire complète le panel de biomarqueurs disponibles sur le système automatisé LUMIPULSE® G pour l’infectiologie (PCT, Ferritine), l’inflammation (IL-6) et les lésions pulmonaires épithéliales (KL-6) afin de prédire la sévérité de la maladie chez les patients infectés par le CoV-2 du SRAS.

Fujirebio France SARL


IDvet : un sérologique à haute spécificité

Créée en 2004 et basée sur le Parc Euromédecine à Montpellier, IDvet est spécialisée dans le développement et la production d’outils de diagnostic des maladies infectieuses animales et zoonotiques : elle inscrit ses activités autour du concept « One Health » qui présente la santé humaine et la santé animale comme intimement liées. Ses produits sont développés et fabriqués dans ses installations de 4000 m2, près de Montpellier, où l’entreprise emploie plus de 100 personnes.
PME indépendante capable de réagir très rapidement à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses, IDvet a lancé dès le 12 mai un test sérologique permettant de détecter chez l’Homme les anticorps contre la Covid-19 ayant une spécificité de 99,9 %.
Basé sur la technique ELISA, il ne présente pas de réactions croisées avec d’autres agents pathogènes, y compris les autres coronavirus. Conçu pour une utilisation en laboratoire et permettant un haut débit d’analyses, Il peut être effectué sur les automates d’immuno-sérologie déjà disponibles, ou même manuellement. Ce test évalué par le CNR et marqué CE est dès à présent disponible et plus d’un million de tests a déjà été produit.
Ce test a été développé en un temps record en interne, notamment grâce au concours et à l’appui du CHU de Montpellier, via son CRB, et également à l’apport significatif de l’EFS Occitanie.

IDvet


Mobidiag : 2 tests moléculaires, selon les besoins de volumes

Face à l’épidémie, Mobidiag propose deux tests moléculaires, marqués CE, pour la détection de la Covid-19 élaborée pour s’adapter au volume d’échantillon à traiter.
Pour les volumes importants : le test Amplidiag® Covid-19 est un test de RT-PCR en temps réel qui détecte en 45 minutes 2 gènes cibles du SARS-Cov-2 : orf1ab et N à partir de prélèvements nasopharyngés. L’interprétation des résultats est simplifiée grâce au logiciel Amplidiag® Analyzer.
L’intégralité du processus (extraction et préparation des plaques de PCR) peut être automatisée avec la plateforme Amplidiag® Easy.
Pour des tests à la demande : grâce à son système fermé de cartouches à usage unique et prêtes à l’emploi, la solution Novodiag® Covid-19 permet de rendre des résultats rapidement (environ 1h), de façon sécurisée et simple (moins de 5 min de préparation) à partir de prélèvements nasopharyngés.
Conformément aux recommandations, ce test de RT-PCR détecte également les 2 gènes orf1ab et N.

Mobidiag


NG Biotech : premier test ultra-rapide développé en France

NG Biotech, qui développe des diagnostics rapides adaptés au contexte d’urgence médicale, en laboratoire comme en POC, a lancé dès la fin mars un TDR du virus SARS-CoV-2.
Marqué CE, le test en bandelette NG-Test® IgG-IgM Covid-19 détecte et différencie simultanément les anticorps IgM et/ou IgG, en seulement 15 minutes. Premier test ultra-rapide développé, fabriqué et validé cliniquement en France, c’est aussi le premier test commercialisé via un dispositif « tout-en-un », à usage unique, intégrant un auto-piqueur et un collecteur de sang capillaire et permettant une utilisation en POC comme en autotest. Le format cassette est également disponible.
NG Biotech ouvre un 2d site de production afin d’atteindre à très court terme une capacité de production de 2 millions de tests par mois, en priorité pour les besoins français.
Les performances biologiques du test sont parfaitement concordantes avec celles obtenues par la RT-PCR et sa valeur prédictive positive est de 100 %. Enfin les résultats concordent également avec les fenêtres sérologiques attendues pour un test sérologique.
Créée en 2012, NG Biotech, société familiale implantée en Bretagne, est pionnière et leader du diagnostic rapide en santé féminine et dans le domaine de l’antibiorésistance. Sa gamme de tests est disponible dans plus de 50 pays.

NG Biotech


Orgentec : une gamme de RT-PCR, sérologie et TDR, et CQ

Orgentec propose une solution globale pour la COVID-19, en adéquation avec les recommandations HAS les plus récentes, de la biologie moléculaire à la sérologie en test rapide ou automatisée, jusqu’aux contrôles de qualité :
• Le kit RT-PCR Viasure Certest SARS-CoV-2, double cible, évalué par le CNR, dans un format pratique de barrettes prêtes à l’emploi
• Les contrôles de qualité en biologie moléculaire Vircell Amplirun (ADN) & Amplirun total (Virus entier), universels, lyophilisés et quantifiés
• Les tests rapides SD Biosensor Standard Q Combo & Duo, permettant la détection qualitative des anticorps IgG et IgM. Les performances cliniques à 14 jours sont supérieures ou égales à celles définies par la HAS.
• La plateforme CLIA YHLO iFlash1800 et ses réactifs associés IgG & IgM, automatisant depuis le tube primaire la sérologie de la COVID-19. Les performances cliniques à 14 jours sont également supérieures à celles définies par la HAS.
• Les réactifs Vircell Virclia® sur les plateformes Virclia et Lotus, des barrettes CLIA en format unitaire IgM+IgA et IgG. Ces tests Vircell existent également en microplaques ELISA.
• Les EEQ Instand Coronavirus dont SARS-CoV-2 (PCR) et UK Neqas SARS-CoV-2 (sérologie).

Orgentec SASU


Roche : test sérologique marqué CE

Roche a reçu le marquage CE et l’autorisation de la FDA pour son nouveau test de détection des anticorps Elecsys® Anti-SARS-CoV-2. La société a déjà commencé à expédier ce nouveau test aux principaux laboratoires du monde et va augmenter sa capacité de production pour atteindre plusieurs dizaines de millions d’unités par mois afin de satisfaire les besoins des systèmes de santé dans les pays acceptant le marquage CE ainsi qu’aux Etats-Unis.
Le test Elecsys® Anti-SARS-CoV-2 est un test immunologique in vitro de détermination qualitative des anticorps (IgG comprises) dirigés contre le SARS-CoV-2, présents dans le sérum et le plasma humains avec une sensibilité de 100 % (14 jours après la confirmation par PCR).
Sur la base de 5272 échantillons analysés, ce dosage en double antigène sandwich affiche une spécificité de 99,81 % et ne présente aucune réactivité croisée avec les quatre coronavirus humains responsables du rhume, ce qui pourrait réduire le risque de faux positifs. Les hôpitaux et les laboratoires de référence peuvent réaliser le test sur les analyseurs cobas e de Roche, très répandus. Ces systèmes entièrement automatisés peuvent fournir des résultats portant sur le SARS-CoV-2 en environ 18 minutes, avec un débit de tests allant jusqu’à 300 tests/heure, en fonction de l’analyseur.

Roche Diagnostics France


Siemens Healthineers : la sérologie s’ajoute aux PCR

Début juin, Siemens Healthineers a annoncé la disponibilité mondiale de son test sérologique de détection qualitative des anticorps totaux, permettant la détection d’anticorps IgM et IgG dirigés contre le SARS-CoV-2 dans le sang. Marqué CE, ce test a démontré une sensibilité de 100 % et une spécificité de 99,8 %.
L’entreprise est prête à augmenter sa production, avec une capacité dépassant les 50 millions de tests par mois pour toutes ses plateformes analytiques concernées. La société dispose d’une base installée de 20 000 systèmes dans le monde, dont le système d’immunoanalyse Atellica® Solution, qui réalise jusqu’à 440 tests/h et rend un résultat en 10 minutes.
Ce test détecte les anticorps ciblant une protéine des spicules du virus, qui le lie aux cellules avec un récepteur humain distinct que l’on trouve dans les poumons, le cœur, de multiples organes et les vaisseaux sanguins. D’après les études, certains anticorps (neutralisants) dirigés contre la protéine des spicules peuvent désarmer le SARS-CoV-2, vraisemblablement en interférant avec sa capacité de liaison aux cellules.
Ce test est également disponible sur les analyseurs ADVIA Centaur® XP et XPT, Dimension Vista® et Dimension® EXL™. L’entreprise souhaite également mettre au point un test IgG pour s’adapter aux besoins.
Le kit de test de dépistage moléculaire PCR Fast Track Diagnostics (FTD) SARS-CoV-2, pour détecter le virus provoquant le COVID-19 est également marqué CE depuis le 24 avril. Celui-ci a démontré des concordances positive et négative de 100 %. 500 000 unités ont déjà été vendues en Europe. L’entreprise prévoit d’expédier plus de 2,5 millions de tests moléculaires PCR par mois au fur et à mesure que sa capacité de production s’accroît. Ce test peut être effectué simultanément avec les tests FTD Pathogènes respiratoires 21 et FTD Grippe/HRSV, des panels de test syndromique moléculaire ciblant de nombreux pathogènes des infections respiratoires aiguës.

Siemens Healthineers


Snibe : le premier kit de sérologie marqué CE au monde

Le 19 février 2020, Snibe a annoncé que les kits Maglumi 2019-nCoV IgM/ IgG ont obtenu la marque CE et par cela ouvert la mise à disposition de ces tests notamment en Europe. Des évaluations biocliniques multicentriques rigoureuses ont permis de valider la technique et la fiabilité de ces tests avec une sensibilité clinique de 95,60 % et une spécificité de 96,00 % lorsque le test IgM 2019-nCoV et le test IgG 2019-nCoV sont combinés.
Un autre avantage est la rapidité d’obtention des résultats de patients potentiellement infectés ou non, en 30 minutes selon l’analyseur, avec le Maglumi X8, le système CLIA le plus rapide au monde, avec un débit allant jusqu’à 600t/h. Ces tests peuvent être aussi utilisés sur la série d’analyseurs MAGLUMI multi-tailles CLIA (MAGLUMI® 600, Maglumi® 800, Maglumi® 2000, Maglumi® 2000 Plus, Maglumi® 4000 Plus, Maglumi® X8 qui peut être connecté avec SATLAS-TLA™. Autres avantages de cette solution :
• la détection d’anticorps avec des résultats numériques en utilisant uniquement 10μl d’échantillon
• le premier fournisseur de réactifs d’anticorps Covid-19 avec une connectivité d’automatisation de laboratoire majeure (Thermo Scientific / Inpeco)
• une capacité de production élevée avec ligne de production automatique avancée

Snibe


Theradiag : 4 tests en direct ou en distribution

Début juin, la société Theradiag, spécialisée dans le diagnostic in vitro et le théranostic, comptait quatre tests validés par le CNR de Paris :
• deux tests distribués par Theradiag et marqués CE par leurs fabricants : le test PCR : Mikrogen – ampliCube Coronavirus SARS-CoV-2 et le test rapide Diagreat – 2019-nCoV IgG / IgM Antibody Rapid Test Kit
• deux tests labellisés sous la marque Theradiag : le test rapide Theradiag – TDR Covid-19 IgG+IgM THERA et le test ELISA Theradiag – ELISA COVID-19 THERA02 IgG et IgM.
Ces deux derniers tests sont également marqués CE et leur commercialisation, en France et plus largement à l’international, peut commencer via les réseaux commerciaux usuels de Theradiag.
La société rappelle que différents tests Covid-19 existent déjà sur le marché, et que les politiques de remboursement varient d’un pays à l’autre. En France, la prise en charge par la Sécurité sociale est différente selon la nature du test.
Pour rappel, ces deux derniers kits de diagnostic sont conçus et assemblés par Theradiag dans ses laboratoires français proches de Marne-la-Vallée. Ces kits sont en particulier utilisés par les laboratoires d’analyses médicales, pour la plupart déjà équipés d’automates d’immuno-sérologie à haut débit.

Theradiag


ZenTech : un TDR peu coûteux

La société de biotechnologie wallonne ZenTech, située à Liège et spécialisée dans le développement de kits de dépistage des maladies du système immunitaire, a lancé la production d’un nouveau test de dépistage, rapide et simple à mettre en œuvre.
En avril, ZenTech a mis à disposition du CHU de Liège 500 tests sérologiques Covid-19 pour évaluation et validation : cette expérimentation a démontré une spécificité de 98 % et une sensibilité de 100 %. Marqué CE, ce test s’est aussi révélé plus précoce dans la détection des IgM et IgG par rapport au test Elisa de référence.
Dès le 16 avril, la société a lancé en Belgique sa propre ligne de production de TDR pour fabriquer 1,2 millions de tests par mois, avec l’objectif, à terme, de 2 millions de tests par mois. Le gouvernement belge a déjà souhaité commander 3 millions d’unités et une quinzaine de pays se sont déjà portés acquéreurs.
10 à 15 minutes suffisent pour obtenir un résultat, et aucun équipement spécifique n’est requis ; il est aussi plus économique : 9,80 €/unité. Selon la société, ce n’est pas un auto-test pour autant. Concrètement, cela signifie qu’un professionnel de santé peut l’utiliser seul et que le matériel nécessaire est réduit au minimum, tel un test de grossesse.

ZenTech S.A.


Pénurie : Stilla démontre l’avantage de son approche groupée

Stilla Technologies, entreprise française pionnière dans l’analyse génétique de précision, propose une nouvelle approche de tests virologiques pour la Covid-19 à haut débit et faible coût en combinant sa technologie de PCR digitale avec la méthode des tests de groupes et publie la plus grande étude comparative réalisée à ce jour pour les tests de groupe du SARS-CoV-2.
D’après Stilla, la technique RT-PCR atteint ses limites : la demande de tests va croissant tandis que la pénurie guette, notamment quant aux réactifs nécessaires, et que le coût des tests n’est pas adaptable à la population mondiale. Les tests de groupe ont donc été proposés comme solution pour étendre les capacités de test.
Le taux de positivité des tests Covid-19 est généralement inférieur à 10 %, voire souvent autour de 1%. Plus de 90 % des tests sont donc négatifs, rendant judicieux les tests de groupe. L’idée est de mélanger les échantillons de 8, 12 ou 32 individus avant l’analyse. Seuls les mélanges rendant un résultat positif imposeront de refaire le test pour chaque individu séparément. Le nombre d’individus testés pour une quantité donnée de réactifs est multipliée 5. Cependant, un risque associé aux tests de groupe est leur sensibilité qui est réputée inférieure pour des grands groupes (n > 4).

Une sensibilité « similaire à meilleure »

C’est là qu’entre en jeu la technologie de PCR digitale de Stilla Technologies, connue pour être plus sensible que la RT-PCR standard. Des études récentes l’ont vérifié pour la détection du SARS-CoV-2. Ainsi, l’association de la PCR digitale à la méthode des tests groupés permettrait d’adresser le principal problème de sensibilité, comme cela a été confirmé par une étude menée par le Service de Virologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP) en collaboration avec le CREST (Ecole Polytechnique) et Stilla Technologies. Il s’agit de la plus grande étude comparative réalisée à ce jour comparant systématiquement des tests de groupe du SARS-CoV-2 à des tests individuels de référence. Il s’agit également de la première étude à évaluer les tests de groupe combiné à la PCR digitale.
Sur 448 échantillons testés, 26 et 25 ont été testés positifs par test de groupe en PCR digitale, pour des tailles de groupe de 8 et 16 échantillons. Contre 25 testés positifs avec les tests individuels de référence en RT-PCR. Ainsi, l’étude démontre une sensibilité similaire à meilleure pour les tests de groupes par PCR digitale, comparé aux tests individuels par RT-PCR.
En conclusion, cette nouvelle approche de tests de groupe par PCR digitale se révèlerait avoir une sensibilité diagnostique « similaire à meilleure » par rapport aux tests actuels en RT-PCR individuels. Or, cette méthode permet de réduire la quantité de réactif nécessaire jusqu’à 80 % tout en réduisant les coûts d’autant et en augmentant les capacités de test par PCR digitale jusqu’à 10 fois. Des avantages substantiels qui font de cette approche une arme précieuse à déployer dans le combat contre la pandémie.

Stilla Technologies


Skillcell, Vogo et Inovie lancent le test salivaire EasyCov

Après l’annonce de l’entrée en phase d’industrialisation et de commercialisation du test de dépistage salivaire EasyCov, les membres du consortium Skillcell et Vogo ont signé un partenariat avec le groupe de laboratoires de biologie médicale Inovie pour créer la première solution de dépistage de terrain intégrée de la Covid-19 en France. Le test de dépistage salivaire EasyCov, détectant l’ARN viral du SARS-CoV-2, constitue une innovation majeure au sein des dispositifs actuellement disponibles en combinant plusieurs atouts décisifs : simple, rapide (moins de 60 minutes), indolore, délocalisable et massivement déployable.
La solution globale, combinant le test EasyCov et la solution numérique développée par Vogo, sera distribuée et réalisée par Inovie, sur le terrain ou en laboratoire, selon les besoins. Issu des travaux de recherche du laboratoire Sys2Diag du CNRS, le test consiste à prélever moins d’1 mL de salive sous la langue du patient. Le prélèvement est déposé successivement dans deux tubes chauffés à 65°, grâce à un système nomade. Une fois le test réalisé par un opérateur médical habilité, le résultat est généré par la lecture colorimétrique du test EasyCov via l’application « EasyCov Reader ». Ce résultat et les données de santé du patient seront renvoyés en moins de 60 minutes après validation par un biologiste médical. L’étude effectuée comparativement à un test RT-PCR réalisé à partir d’un prélèvement naso-pharyngé, sur 180 personnes, a montré une sensibilité de 72,7 % et une spécificité de 95,7 %.
La capacité de dépistage actuelle d’Inovie représente jusqu’à 20 % des tests PCR quotidiennement réalisés en France. Avec ces nouveaux tests, Inovie pourra réaliser des tests rapides à grande échelle pour mener des campagnes de dépistage sur le terrain, à l’occasion par exemple de compétitions sportives ou de campagnes de contrôle pour les transports ou en entreprise.
Grâce à la solution d’analyse automatique des tests et le portail numérique interopérable avec le SIL du laboratoire, ce partenariat permet de créer une chaîne de dépistage entièrement intégrée et sécurisée répondant aux exigences réglementaires les plus strictes avec la mise en place du Système d’Information de DEPistage, SI-DEP, outil national visant à informatiser le processus de dépistage.
La capacité de production d’environ 200 000 kits EasyCov par semaine est aujourd’hui assurée et pourrait être rapidement élargie. Le prix public intégrant l’ensemble des prestations d’Inovie sera fixé à un tarif significativement inférieur aux tests PCR (74 euros en moyenne) aujourd’hui sur le marché.
Créée en Guadeloupe en 2017, Skillcell, filiale du groupe Alcen, développe des tests de diagnostic de terrain en plaçant la simplicité au cœur de son approche : tout le monde doit pouvoir utiliser les tests, n’importe où, n’importe quand.

Inovie
Skillcell
Vogo


Medicus AI lance CoVive, une appli gratuite d’accompagnement
et d’auto-surveillance de la Covid-19

CoVive est une application gratuite d’accompagnement personnalisé et de surveillance développée en réponse à l’épidémie et à la propagation de la Covid-19. Développée en partenariat avec BioneXt Lab, elle est disponible sous iOS et très prochainement sous Android.
Disponible dans le monde entier, CoVive vise à alléger la pression sur les systèmes de soins pour aider à «aplatir la courbe». En donnant aux utilisateurs des informations claires sur leur santé, et en mettant à leur disposition des fonctions d’auto-évaluation, d’explication des résultats des tests, ainsi que d’auto-surveillance, l’application se veut un compagnon rassurant, source d’informations fiables, qui guide l’utilisateur dans son parcours de santé. Elle a de plus pour vocation d’accompagner la phase de levée de confinement afin de permettre au système de santé de reprendre en charge de façon appropriée les autres patients, faciliter la vie des gens et la reprise des activités économiques.
« En situation de pandémie, les gens sont effrayés et ont une tendance accrue à la panique. Les premières semaines de l’épidémie de COVID-19 ont apporté une avalanche de désinformations et beaucoup d’incertitude. Très rapidement nous avons discuté avec BioneXt de la manière dont nous pourrions soutenir et construire quelque chose d’incontestablement utile pour les utilisateurs. CoVive est issue de notre savoir-faire habituel chez Medicus : délivrer une interprétation personnalisée et fournir un rapport intuitif, c’est donc sur ces points que nous avons concentrés notre valeur ajoutée pour les utilisateurs de CoVive » a déclaré le Dr Baher Al Hakim, Président de Medicus AI.
Depuis son siège au Luxembourg, BioneXt a collaboré avec Medicus AI pour personnaliser et adapter CoVive à de nombreux pays, dans plusieurs langues, en s’appuyant toujours sur les préconisations officielles et les sources d’informations locales, afin de fournir des renseignements pertinents et actualisés, conformes aux directives, aux informations de contact, et aux recommandations locales.
CoVive a été développée avec le soutien de Roche Diagnostics, leader du diagnostic in vitro, qui accompagne Medicus AI pour personnaliser l’application, l’adapter aux recommandations et exigences nationales et en favoriser l’adoption auprès des patients.
CoVive est la première application SARS-CoV-2 à recevoir une certification CE de dispositif médical de classe 1. Dans sa phase initiale, CoVive est disponible en anglais, français, allemand, portugais, grec et arabe.

BioneXt Lab
CoVive, Medicus AI
Roche Diagnostic France


SCIENCES

Vers un marqueur d’une future LAL chez les profils prédisposés

La prédisposition génétique à la leucémie infantile est fréquente (de 1 à 5 %), mais moins de 1 % des porteurs développeront la maladie. On estime que les stimuli infectieux jouent un rôle majeur dans l’étiologie des types les plus courants de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), mais les facteurs cruciaux menant à l’oncogenèse chez les enfants sont inconnus. Des travaux menés à l’Institut de recherche biomédicale de Salamanque (IBSAL) (Espagne) et relayés lors du « EHA25Virtual », le salon virtuel de l’European Hematology Association, se sont attachés à comprendre le mécanisme par lequel des infections courantes déclenchent la maladie, afin d’identifier des stratégies de prévention potentielles. Ils ont notamment découvert que la perturbation du microbiome intestinal par un traitement antibiotique en début de vie suffit à induire la leucémie chez des souris prédisposées.
Le Dr Carolina Vicente-Duenas (conférence S100) explique : « Comme il existe une diaphonie évidente entre les bactéries commensales et le système immunitaire, le microbiome intestinal pourrait servir de pôle d’intégration de signaux environnementaux comme l’exposition aux infections, modulant le risque de développer une LAL à cellules B. Dans un modèle surin de LAL à précurseurs B humaine, nous avons démontré que le profil du microbiome fournit un biomarqueur qui pourrait être utilisé pour identifier les porteurs prédisposés à risque de développer une leucémie. De plus, nous avons démontré qu’une carence du microbiome intestinal suite à un traitement antibiotique en début de vie constitue un facteur de risque pour le développement de la leucémie. Nous prévoyons que le risque de développer la leucémie puisse être réduit par une modulation du microbiome intestinal en début de vie. »

European Hematology Association


Un traitement biologique sûr et efficace contre le THH

Avec une prévalence de 1 sur 5000, la télangiectasie hémorragique héréditaire (THH, ou maladie de Rendu-Osler-Weber) est le deuxième trouble hémorragique héréditaire le plus courant au monde. Les patients souffrant de THH sont confrontés à des saignements gastro-intestinaux chroniques s’aggravant progressivement et à de graves saignements de nez récurrents (épistaxis), donnant lieu à une anémie ferriprive chronique et souvent très grave. Les patients souffrant de THH dépendent souvent de perfusions de fer ou de transfusions de sang régulières pour maintenir des hémogrammes sains. Actuellement, il n’existe aucun traitement approuvé par la FDA contre la THH.
Cette étude menée par le Massachusetts General Hospital (Harvard Medical School, Boston, Massachusetts, USA) a été relayée par le Dr Hanny Al-Samkari (conférence S320), lors du « EHA25Virtual », le salon virtuel de l’European Hematology Association : « Les anomalies génétiques sous-jacentes qui causent la THH donnent lieu à des élévations des taux de VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor). Par conséquent, les médicaments existants ciblant le VEGF (les anti-angiogéniques) peuvent être efficaces dans le traitement du THH. Une étude rétrospective multicentrique internationale du nom de InHIBIT-Bleed a évalué le bévacizumab, un anticorps biofabriqué ciblant le VEGF, administré en intraveineuse afin de traiter les saignements chez 238 patients souffrant de THH. » Après avoir reçu des perfusions pendant une durée médiane d’un an, les patients ont vu une amélioration du taux d’hémoglobine moyen de 8,6 g/dL à 11,8 g/dL, une réduction de 50 % du score de gravité moyen d’épistaxis, une réduction de 82 % des besoins de transfusion de globules rouges et une réduction de 70 % des perfusions de fer.
« Il est important de noter que le bévacizumab a été bien toléré et sans danger, avec des effets indésirables remarqués chez 38 % des patients (pression artérielle élevée, fatigue et protéinurie étant les plus courants), aucun n’étant mortel. En conclusion, le bévacizumab par intraveineuse pourrait être considéré comme une option de traitement standard pour les patients souffrant de THH et de saignements modérés à graves. »

European Hematology Association


MANIFESTATIONS

Les 4es JFBM : la Biologie Médicale au défi de la Covid-19

Une première version de la ligne des JFBM avait été élaborée en janvier 2020 avec comme fil rouge annoncé du programme scientifique des 4es JFBM : la biologie médicale, support de performance.
Depuis, la performance de la Biologie Médicale s’est concentrée sur une cible forte, ce virus inconnu de tous et qui a réussi à franchir toutes les barrières et à s’installer dans le monde entier.
Il a paru comme une évidence au comité scientifique de focaliser son programme autour du Covid-19.
Ainsi, différents thèmes seront abordés sous forme de tables rondes et de communications scientifiques : gestion de la crise en France et chez nos amis francophones, répercussion sur les maladies chroniques, répercussions sociales, changements dans nos organisations, mobilisation et coopération entre toutes les ressources possibles (laboratoires de recherche, laboratoires vétérinaires), mise en place de plateformes nationales, rôle des internes en biologie médicale, rôle de l’industrie du DMDIV…
Comme lors de la précédente édition, le comité scientifique réunit des représentants de nos collèges nationaux historiques (Collège d’Hématologie des Hôpitaux, Collège de Bactériologie-Virologie-
Hygiène des Hôpitaux et Collège National de Biochimie des Hôpitaux), de la SFBC, de l’IFCC/ EFLM, du SNMBCHU, du LABAC, de la SFIL et bien sûr de nos amis francophones de la FIFBCML. Grande nouveauté cette année, la présence de la FNSIP-BM.
Comme les années précédentes, 4 prix posters seront remis par le Jury à l’issue de la présentation sous forme d’un challenge de 380 secondes de posters sélectionnés.
Nous vous espérons nombreux, hospitaliers ou libéraux, à venir nous rejoindre en Bretagne. Kenavo !

Carole Poupon
Présidente du Comité Scientifique des 4es JFBM


JIB 2020 : l’appel à communication est ouvert

Les JIB 2020 auront lieu du 4 au 5 novembre 2020 au Palais des Congrès de Paris. Les abstracts des communications peuvent être adressés jusqu’au 7 septembre 2020. La meilleure communication orale et le meilleur poster recevront un prix de 1000 €. Les différentes thématiques proposées pour la soumission des abstracts sont les suivants :
• Nouveaux biomarqueurs : Identification et application cliniques
• Médecine personnalisée : Test pré-clinique, dosage du médicament, résistance aux traitements
• Nouvelles technologies : NGS, spectrométrie de masse, multiplex
• Algorithmes des décisions biocliniques : Oncologie, Infectiologie, Maladies métaboliques
• Urgences et biologie délocalisée : POTC, gaz du sang
• Organisation innovante, gestion de la qualité, accréditation et mise en œuvre de l’article 51
• Traitement des données biologiques, Analyse de données (IA, Big data) et Sécurisation de données (RGPD)
• Biologie et e-santé : Télémédecine, nouvelles applications mobiles
• Biologie humaine et environnementale : Environnement professionnel, contrôle de l’environnement, gestion des déchets, prévention…

JIB 2020


Les 25es Journées d’Ingénierie Biomédicale de l’AFIB maintenues en 2020

Solidaires et impliqués durant la phase aigüe de la crise sanitaire, les ingénieurs biomédicaux maintiennent les 25es Journées d’Ingénierie Biomédicale. Elles se dérouleront comme prévu à Lyon du 07 au 09 octobre 2020.
Dans un contexte d’organisation sanitaire en constante évolution, la 25e édition des Journées AFIB se plongera dans la mutation des parcours de soins. Des parcours plus que jamais liés à des enjeux technologiques (nouvelles techniques, dispositifs connectés, cyber‐sécurité…) et impactés par les évolutions démographiques, épidémiologiques et géographiques auxquels doivent s’adapter l’ensemble des professionnels de santé. Face à ces défis, l’ingénierie biomédicale sera primordiale pour accompagner et développer de nouvelles approches.
Parallèlement, eu égard à la période inédite que viennent de traverser les hôpitaux, le programme scientifique des Journées 2020 a été aménagé pour permettre un premier retour d’expériences de la crise liée à la Covid19. Des sessions spécifiques aborderont les difficultés rencontrées dans la gestion des plateaux techniques et dans la continuité de fonctionnement des hôpitaux. Chacun pourra y trouver des éléments pour consolider la manière d’anticiper de potentielles futures situations exceptionnelles de cette ampleur.
Rendez‐vous annuel incontournable des Ingénieurs Biomédicaux et de leurs partenaires industriels, constructeurs et fournisseurs, les Journées AFIB 2020 seront une nouvelle fois un lieu d’échange et de convivialité. Les conditions d’accueil du Centre des Congrès de Lyon entièrement repensées permettront à l’ensemble des participants et des visiteurs d’échanger dans le respect total des gestes barrières.

AFIB


MANIFESTATIONS 2020 À 2023

Newsletter Spectra Diagnostic N°7


TRIBUNE

S’appuyer sur cette crise sanitaire sans précédent
pour mieux anticiper les prochaines

François Blanchecotte

Au moment où j’écris ces lignes, l’heure est loin d’être encore au bilan. Nous savons déjà qu’il nous faudra apprendre de cette crise sanitaire sans précédent pour mieux nous préparer aux prochaines. Or les années à venir nous en réservent probablement d’autres, encore plus graves.
À l’heure actuelle, tous les biologistes médicaux et leurs équipes sont engagés dans une lutte contre ce virus. Les laboratoires de ville étant engagés dans la bataille mi-mars, quand la prise en charge des patients a débordé de l’hôpital.
À l’heure de cet engagement, aux côtés des autres professionnels de santé, nous pouvons nourrir des regrets à l’encontre de nos « élites », politiques ou hauts fonctionnaires, qui ont écrit, discuté et voté la loi 2013 sur la biologie médicale… sans vraiment terminer le travail.
En 2010, avec l’aide déterminante du Syndicat des biologistes, la profession s’est battue devant la Cour de justice européenne pour que la biologie médicale soit reconnue comme une profession médicale à part entière. Et nous avons gagné… sauf qu’aujourd’hui nous ne sommes toujours pas entrés comme tels dans le Code de santé publique.
Nous en mesurons avec désespoir les conséquences majeures : pas cités, pas aidés, pas protégés. Nous avons en effet été systématiquement oubliés des services du ministère chargés de préparer les textes de consignes de mise à disposition des masques chirurgicaux, FFP2, etc. Pourtant, ils savent nous solliciter, comme ce fut le cas lorsque j’ai été appelé en urgence pour participer à la rédaction et à la mise en place de l’arrêté de nomenclature pour la prise en charge du Covid-19, et de la circulaire de prise en charge des patients par les laboratoires de ville.
Seule « consolation », nous avons toutefois demandé et obtenu, lors de la signature de l’accord de maîtrise des dépenses de biologie pour les 3 ans à venir, un décalage de son application par Nicolas Revel en cas de chute de nos activités.
Mais ceci est bien peu de chose face à la situation que nous devons affronter. Mes préoccupations vont d’abord vers nos personnels, mes confrères pour qui le dévouement est l’essence de nos métiers. Comme les autres professionnels médicaux, nous sommes au service des patients, de tous ceux qui ont besoin de notre spécialité médicale. Nous pensons aussi bien sûr à tous les Français qui auront du mal à se relever de cette épidémie.
Apprendre de nos erreurs, préparer le pire, voilà ce que nous devrons faire sans attendre, dès que cet épisode aura été surmonté. Il faudra le faire tous ensemble, pas seulement les politiques et les fonctionnaires de leurs côtés. Nous aurons ainsi plus de solutions concrètes et adaptées à mettre en œuvre.

Dr François Blanchecotte
Président du SDB


SPECIAL CORONAVIRUS

Coronavirus : la course infernale des biologistes et des industriels du diagnostic in vitro

Même si le dépistage massif n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour en France, il est déjà anticipé par les laboratoires et par leurs fournisseurs.


Les tests nécessaires à la détection du coronavirus ont dans un premier temps été effectués avec les réactifs de l’Institut Pasteur, et restreint aux hôpitaux publics concernés et correctement équipés. Samedi 7 mars, un nouvel arrêté a autorisé les laboratoires de ville à effectuer les prélèvements nasopharyngés nécessaires pour le dépistage du Covid-19, à condition de manipuler ces échantillons respiratoires dans un laboratoire LSB2, certifié PSM2. Cette autorisation, rajoutée aux arrivées massives attendues dans les hôpitaux, a encouragé les industriels du diagnostic in vitro à innover pour proposer de nouveaux tests et des capacités de production nouvelles. Chronique d’une course infernale.

Coronavirus visualisé au microscope électronique.

Novacyt, le premier marquage CE

Dès le 14 février, Primerdesign, filiale de Novacyt, lançait la version marquée CE de son test nCoV. Ce test moléculaire avait été proposé dès le 31 janvier en usage réservé à la recherche (Research Use Only, RUO). Cette rapidité de réponse lui a valu une forte valorisation boursière puisque les commandes sont très vite arrivées, en provenance d’Asie, des USA ou encore du Royaume-Uni, avant même la version destinée aux laboratoires cliniques.
Le test nCoV de Primerdesign a été conçu pour détecter uniquement la souche 2019 du virus, ce qui, selon la société, le différenciait d’un certain nombre de tests concurrents distribués à cette date, qui étaient moins spécifiques et pouvaient réagir à d’autres virus apparentés. Le test Primerdesign peut générer un résultat en moins de deux heures. Sa stabilité à température ambiante élimine la problématique de la chaîne du froid dans les climats tropicaux, améliore son efficacité et réduit les coûts de transport. Le test est adaptable à plusieurs plateformes de tests moléculaires, y compris l’instrument Genesig® q16 et q32 de Primerdesign, et peut donc être utilisé dans de petits et grands laboratoires, voire en POC si nécessaire. En France, le test est distribué par Atothis et Servibio.
Afin de faire face à la demande massive et mondiale que Novacyt a reçu, la société a acquis rapidement de grandes quantités de matières premières et a accru considérablement sa capacité de production par l’intermédiaire d’un sous-traitant en Europe continentale. La combinaison des deux capacités de production devrait permettre de fabriquer jusqu’à 2 millions de tests Covid-19 par mois, multipliant ainsi la capacité de production initiale par 10. En date du13 mars, Primerdesign a vendu et enregistré un montant de commandes de tests Covid-19, marqués CE ou destinés à la recherche, supérieur à 4,3 millions d’euros, dont la commande du Public Health England, agence gouvernementale du Royaume-Uni. Ce montant représente environ huit mois de chiffre d’affaires de la division en temps normal.

Eurobio, un marquage CE multiplexe

Le 18 février, Eurobio Scientific est le premier à recevoir le marquage CE pour un test PCR multiplexe en temps réel : le panel AllPlex™ Coronavirus. En effet, la société francilienne, ex-DiaxonHit, est le distributeur français exclusif du test développé et fabriqué en quelques semaines par le groupe coréen Seegene, son partenaire depuis plus de dix ans.
Le 3 mars, ayant reçu l’aval de l’ANSM après évaluation par le CNR, le groupe a débuté la commercialisation de son panel, exclusivement en France. Comme le précise la société, « le développement rapide de ce test et son marquage CE ont été rendus possibles du fait de la présence de nombreux malades positifs en Corée du Sud, où est localisé le siège de Seegene. La validation du CNR se base sur des séries d’évaluations pratiquées sur de vrais extraits d’échantillons scientifiques, prélevés sur des patients malades. »
Certains clients équipés de la plateforme Seegene ont déjà passé commandes pour ce nouveau test, déjà utilisé en Corée et en Italie. Il permet la détection et la différenciation simultanée dans un seul puits de PCR, en moins de deux heures, de 2 gènes d’identification du Covid-19. Ainsi, la technologie multiplexe détecte simultanément plus de 20 pathogènes respiratoires et différents génotypes de virus (grippe, coronavirus, VRS).
En parallèle, Eurobio Scientific a lancé son propre test EBX Coronavirus en RUO. Ce test PCR en temps réel multiplexé, pour la détection du virus SARS COv2, est directement utilisable sur tout instrument ouvert, y compris les systèmes portatifs. Il permet la détection en 1h15 des 3 gènes d’identification du virus tel que recommandé par l’OMS. La société, qui prépare le marquage CE, précise que « l’instruction du dossier dépend notamment de l’accès à un matériel biologique pour le moment rare en France et prendra le temps nécessaire ». La société a également établi un plan d’organisation et de production pour faire face à la future demande massive. Ce test peut être distribué aux laboratoires à l’échelle mondiale, puisqu’il est fonctionnel sur tous les instruments ouverts, en particulier les T-COR 8™ distribués en exclusivité par Eurobio Scientific en France et conçus pour les applications d’urgences, en test unitaire réalisé patient par patient, ou en POC.

ELITech Group, une autre collaboration coréenne

Le 3 mars, ELITechGroup annonçait la sortie du kit GeneFinder™ Covid-19 Plus RealAmp développé par la société coréenne Osang Healthcare. Le kit, certifié CE-IVD, détecte le SRAS-CoV-2 sur tous les principaux appareils de PCR ainsi que sur la plateforme ELITe InGenius®. Il y complétera le menu des 37 tests de maladies infectieuses certifiés CE-IVD déjà disponibles sur cet analyseur.
Le kit détecte le gène RdRP, le gène E et le gène N, en parfaite conformité avec les directives de l’OMS. Le contrôle interne endogène permet de confirmer la qualité de l’échantillon extrait.
M. Roberto Meda, vice-président de MDx ELITechGroup, et M. Sam Cho, vice-président exécutif, directeur du marketing d’Osang Healthcare se sont dit ravis de proposer la première solution «Sample-to-Result» pour la détection du virus du SRAS-CoV-2. La disponibilité rapide d’une telle solution a, là-aussi, été rendue possible grâce à la collaboration entre le groupe ELITech et la société coréenne. Osang Healthcare est un fabricant de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro dans les domaines de la biochimie, de l’immuno-analyse et des diagnostics moléculaires, qui distribue ses produits dans plus de 100 pays depuis plus de 23 ans.

bioMérieux, 3 tests dont 2 automatisés

Le 11 mars, le français bioMérieux a annoncé le lancement à venir de 3 tests visant le Covid-19, déjà cliniquement validés et au marquage CE imminent. Si le premier vise les laboratoires hospitaliers et la recherche, les deux autres sont dédiés à l’utilisation à haut débit, dans les laboratoires de ville notamment.
Le test PCR en temps réel Argene SARS-CoV-2 R-Gene®, validé par le CNR sur prélèvement respiratoire, permet de tester une centaine de patients à la fois, dans tout laboratoire équipé de technique PCR et fournit un résultat en 3 ou 4 heures. Il devrait bénéficier rapidement d’un marquage CE et d’une autorisation d’utilisation en urgence auprès de la FDA américaine. Produit à Verniolle dans l’Ariège, il sera vendu dans plus de 160 pays. Selon bioMérieux, l’une des forces de ce test réside dans sa fiabilité en cas de mutation du virus, comme l’a expliqué Mark Miller, médecin et directeur exécutif des affaires médicales du groupe, à la revue Challenges : « Ce test a pour avantage d’assurer un diagnostic fiable du SARS-CoV-2, dans sa forme actuelle mais aussi en cas d’éventuelles mutations. »
D’autre part, un nouveau test totalement automatisé utilisant la technologie Biofire® Filmarray® a été développé avec le Département de la Défense américain. Utilisable pour le diagnostic individuel d’un patient en urgence, il offre un résultat en 1 heure. Détectant spécifiquement le SARS-CoV-2, il est destiné aux plateformes Filmarray® 2.0 et Filmarray® Torch (Photo 1), toutes deux marquées CE. Ce test a reçu l’autorisation d’utilisation en urgence de la FDA, et est en préparation du marquage CE sur ce second trimestre.
Enfin, bioMérieux va sortir une version « RP2.1 », soit une version étendue de son « panel respiratoire 2 Biofire® Filmarray® », intégrant le SARS-CoV-2 en plus des 21 pathogènes les plus fréquemment responsables d’infections respiratoires qu’il permet déjà de détecter, en environ 45 minutes. Ce panel sera également disponible sur les deux mêmes plateformes après réception des autorisations réglementaires, probablement au 3e trimestre 2020.
Là encore, ces 3 tests seront produits sur des sites (France et USA) bénéficiant de l’expertise nécessaire à la fabrication à l’échelle industrielle.

bioMérieux inclura le SARS-CoV-2 à son outil de diagnostic automatisé FilmArray au second trimestre 2020

Roche, un test à haut débit

Le 13 mars, Roche annonçait simultanément que son test cobas® SARS-CoV-2 était marqué CE et disponible en Europe, et qu’il avait reçu une autorisation d’utilisation d’urgence auprès de la FDA. Ce test est destiné à la détection qualitative du SRAS-CoV-2 dans des écouvillons nasopharyngés et oropharyngés pour les hôpitaux ou laboratoires de référence équipés des systèmes automatisés cobas® 6800 ou 8800 de la société suisse.
« La mise à disposition de tests de qualité et à fort volume nous permettra de répondre efficacement à ce que l’OMS a qualifié de pandémie », déclarait Thomas Schinecker, PDG de Roche Diagnostics.
Les systèmes entièrement automatisés cobas 6800/8800, répandus dans les laboratoires de ville, fournissent des résultats en 3h30 et à un débit élevé : jusqu’à 96 résultats en trois heures ; soit de 1440 résultats à plus de 4000 résultats par 24 heures selon l’automate utilisé. Le test peut être exécuté simultanément à d’autres fournis par la société. « Notre base installée est de 695 machines pour Cobas 6800 et de 132 pour Cobas 8800 », détaillait un porte-parole de Roche Diagnostics aux Echos.
Après autorisation, Roche prévoit de diffuser des millions de tests chaque mois, et s’engage à fournir autant de tests que possible, en allant jusqu’aux limites de sa capacité de production.
Comportant un contrôle négatif, un contrôle positif et un contrôle interne, le test cobas SARS-CoV-2 est un test à double cible à puits unique, qui comprend à la fois la détection spécifique de SARS-CoV-2 et de pan-sarbecovirus, soit la famille des sarbecovirus qui comprend le SARS-CoV-2.
La société précise que « les résultats négatifs n’excluent pas l’infection par le CoV-2-SARS et ne doivent pas être utilisés comme seule base pour les décisions de prise en charge des patients. » Ils doivent être combinés à la clinique, aux antécédents du patient et aux informations épidémiologiques.

Hologic mise sur l’automatisation

Le 17 mars, Hologic annonçait que le test SARS-CoV-2 de l’Institut Pasteur a été adapté par le laboratoire du CNR de Lyon pour être totalement automatisé sur son système Panther Fusion®. Ces tests aujourd’hui réalisés en routine dans les CHU de Lyon et Toulouse permettent de répondre aux besoins croissants liés à l’épidémie. Le test a également reçu l’autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA aux USA, où la société vient d’installer son 1000e appareil. Les résultats sont délivrés en 2h30.
Selon Antoine Bara, directeur général de Hologic France, « la fonctionnalité Open Access a été spécialement conçue pour offrir toute la souplesse nécessaire aux centres experts afin d’automatiser leurs propres tests et de faire face efficacement aux menaces émergentes le plus rapidement possible, tout en continuant de répondre aux autres besoins diagnostiques, la machine pouvant réaliser simultanément plusieurs types de tests ».
Il existe en France plus de 50 systèmes Panther® déjà installés, parmi lesquels 8 CHU équipés en Panther Fusion®. Le système Panther® peut traiter jusqu’à 320 échantillons en 8 heures, pour le diagnostic de nombreux agents pathogènes : VIH, VHC, VHB, HPV, ainsi qu’une large gamme de virus respiratoires et de bactéries responsables d’infections sexuellement transmissibles.

Des innovations de par le monde

De nombreuses sociétés de biotechnologies et instituts de recherche tout autour du globe cherchent à se faire une place dans cette course au test de dépistage ; en voici quelques exemples.
La société Abbott a lancé son propre test, actuellement réservé aux marchés américains où il a également reçu l’autorisation d’utilisation en urgence. La société a immédiatement expédié 150 000 tests aux laboratoires équipés de son sytème m2000™ Real Time, et a augmenté ses capacités de production pour atteindre une capacité d’un million de tests par semaine. 175 laboratoires à travers le pays sont équipés de ce système.
La société californienne Cepheid a obtenu l’autorisation américaine d’utilisation en urgence, et en priorité dans les hôpitaux, pour un nouveau test délivrant des résultats en 45 minutes. La société Eurofins, en plus des États-Unis et de l’Allemagne, propose désormais des tests de détection du SRAS-CoV-2 en France, en Espagne et au Brésil, les Pays-Bas devant commencer le traitement des échantillons sous peu. La capacité mondiale créée est actuellement d’environ 10.000 tests par jour répartis à peu près également entre l’Europe et l’Amérique.
L’université d’Oxford a mis au point un test rapide : le prélèvement nasal est réparti en trois flacons où ils réagissent directement avec le réactif de détection de l’ARN viral. Après 30 minutes, si deux flacons passent du rose au jaune (le 3e flacon servant de témoin), le test est positif (Photo 2).
Nécessitant peu de matériel technologique, si ce n’est un bloc chauffant pour maintenir l’ARN à température, ce test peut être particulièrement utile dans les régions rurales ou les centres de soins montés en urgence.

Le test de l’Université d’Oxford :
un résultat visible à l’œil nu

Autres réactifs marqué CE et distribué en France (au 19 mars 2020) (1)

• Standard M nCoV Real-Time Detection kit (SD Biosensor via Orgentec)
• Viasure SARS-CoV-2 Real Time PCR Detection (Certest via Orgentec)
• Viasure SARS-CoV-2 S gene (Certest via BD (1 cible))
• VitaPCR SARS-CoV-2 Assay (Credo Biomedical/Trentron Biomedical via Biosynex (1 cible))
• Presto 2019-nCoV Direct qPCR kit (AAZ)
• Virella SARS-CoV-2 seqc real time RT-PCR kit (Gerbion via AAZ (1 cible))
• Novel Coronavirus (2019-nCoV) Nucleic acid diagnostic kit (PCR Fluorescence probing) (Sansure Biotech via BlueDNACompanion)
• AmoyDx Novel Coronavirus (2019-nCoV) Detection kit (Amoy Diagnostics via BlueDNAcompanion)
• Novel Coronavirus (2019-nCoV) Nucleic acid detection kit (Fluorescence PCR method) (Suzhou Tianlong Biotechnology via ABL)
• Bosphore Novel Coronavirus (2019-nCoV) Detection kit v2 (1 mastermix) (Anatolia Geneworks via LaunchDiagnostics)
• Bosphore Novel Coronavirus (2019-nCoV) Detection kit (2 mastermix) (Anatolia Geneworks via LaunchDiagnostics)
• Vitassay qPCR SARS-CoV-2 (Vitassay Healthcare via Servibio)
• Mutaplex Coronavirus real time PCR kit (Immundiagnostik via Servibio (1 cible))

(1) Ministère des solidarités et de la santé
https://solidarites-sante.gouv.fr

• Abbott – www.abbott.com
• ABL S.A. – www.ablsa.com
• BD, Becton Dickinson – www.bd.com/fr-fr
• bioMérieux – www.biomerieux.fr
• Biosynex – www.biosynex.com
• BlueDNACompanion – www.bluednacompanion.fr
• Cepheid – www.cepheid.com
• ELITech Group – www.elitechgroup.com/france
• Eurobio Scientific – www.eurobio.fr
• Eurofins – www.eurofins.fr
• Hologic – www.hologic.com
• LaunchDiagnostics – www.launchdiagnostics.com/francais
• Novacyt – https://novacyt.com/fr/
• Orgentec – www.orgentec.fr
• Roche Diagnostics – www.roche-diagnostics.fr
• Servibio – www.servibio.com
• Université d’Oxford – www.ox.ac.uk/coronavirus-research


BIOLOGIE MOLECULAIRE

Un outil pour stratifier les patients atteints de MICI

Theradiag, fort de son expertise du monitoring des biothérapies, permet à chaque patient malade d’une MICI de suivre l’efficacité de son traitement par biothérapie avec la solution Tracker©.
Désormais, dès le diagnostic, la solution PredictSure IBD™ offre aux cliniciens et surtout aux patients l’opportunité de déterminer la sévérité de leur maladie et ainsi d’avoir un aperçu de l’évolution future de leur maladie.
Les résultats du test moléculaire apportent les informations adéquates pour adapter au mieux le traitement dès le début de la maladie et faire des choix de mode de vie plus éclairés.
Ainsi, l’offre globale de Theradiag pour les patients atteints de MICI assure un accompagnement plus complet depuis le test prédictif de la sévérité lors du diagnostic au monitoring du traitement tout au long du parcours des patients.

Theradiag


BIOLOGIE MOLECULAIRE

L’innovation technique en typage HLA

Leader en immunohématologie depuis des années et fort de son expérience, Immucor s’est impliquée dans le domaine de la transplantation d’organe avec la mise au point de sa solution Mia Fora Flex permettant le typage HLA. Afin d’offrir des tests précis et fiables, la société a développé cette nouvelle gamme MiaFora MFlex. Soucieux de ses patients et de la rapidité du rendu de leurs résultats, elle améliore sa dernière solution NGS pour proposer une technique de séquençage HLA en multiplexe.
Grâce au multiplexing, les nouveaux kits vont permettre de réduire le nombre de tests avec une optimisation des flux et une réduction de la durée d’analyse technique. Le multiplexage permet donc à l’utilisateur d’amplifier dans un seul puits les gènes A / B / C / DRB1 / DRB345 / DQA1 / DQB1 / DPA1 / DPB1 avec un seul programme de PCR (classe I et classe II combinées). Le pooling et l’indexation des échantillons sont ici grandement facilités.
Pour accompagner ce kit d’un logiciel performant, la société lance également la dernière version du logiciel MiaFora, la version 4.5. Cette nouvelle version a réduit drastiquement le temps d’analyse des résultats par l’utilisateur permettant de le libérer pour d’autres tâches. Le logiciel dispose de trois algorithmes uniques permettant d’obtenir un résultat précis et fiable. L’utilisateur a accès en temps réel et sans contrainte à toutes les données de l’échantillon obtenu lors du séquençage.

IMMUCOR France S.A.S.


HEMOSTASE

Test en version liquide du fibrinogène fonctionnel

Le kit Fibriphen™ LRT (Liquid Reagent Technology), fabriqué par Hyphen BioMed (HBM) et distribué par Sysmex France, est un nouveau coffret, en version liquide prête à l’emploi, destiné au dosage du fibrinogène fonctionnel, selon la méthode de Clauss. Ce dosage est basé sur la détermination de la capacité du fibrinogène présent dans un plasma citraté dilué, à former un réseau de fibrine polymérisé grâce à l’action de la thrombine ajoutée en quantité constante et en large excès.
Cette nouvelle présentation en « tout liquide » reprend toutes les caractéristiques du kit Fibriphen™, en version lyophilisée, avec toujours une stabilité à bord des automates supérieure à 10 jours1 et une disponibilité immédiate après 5 minutes de stabilisation. Le réactif, composé de Thrombine bovine calcique à 100 NIH, est conçu, grâce à une technologie HBM, pour conserver la même concentration en thrombine jusqu’à sa date de péremption sans perte d’activité. Une large zone de mesure est possible, dépendant de chaque système analytique, celle-ci est d’environ 0,25 à 12 g/L avec re-dilution2.
Ce kit vient ainsi enrichir la gamme des réactifs de routine chronométrique, prêts à l’emploi, disponibles sur les analyseurs d’hémostase CS Series.

1 Nécessité sur certains automates d’utiliser un réducteur d’évaporation
2 Zone de mesure déterminée sur automate Sysmex CS-Series


Sysmex France


HEMOSTASE

Test en version liquide du temps de Thrombine

Le kit Hemoclot™ Thrombin Time LRT (Liquid Reagent Technology), fabriqué par Hyphen BioMed (HBM) et distribué par Sysmex France, est un nouveau coffret, en version liquide prête à l’emploi, destiné à la mesure du temps de thrombine. Il mesure le temps nécessaire à la coagulation induit par une quantité contrôlée et constante de thrombine bovine, en présence de calcium dans un plasma citraté.
La thrombine bovine purifiée, utilisée dans la conception de ce test est sous forme α, ce qui confère au kit Hemoclot™ Thrombin Time une sensibilité optimisée. La durée de stabilité à bord des automates a aussi été significativement améliorée, passant désormais à 14 jours au lieu de 7 jours auparavant.
Ce kit vient compléter la gamme de réactifs liquides, directement prêts à l’emploi, des réactifs de routine disponibles sur les analyseurs Sysmex CS-Series.

Sysmex France


EQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Nouveaux racks plus économes en plastique

Les nouveaux Racks ECO d’Integra ont été conçus pour réduire la consommation de plastique et optimiser l’espace de recyclage. Disponibles pour les GripTips standards de 12,5 à 1 250 μl – en versions 96 et 384 pointes – ces racks contiennent 60 % moins de plastique, tout en respectant les niveaux élevés de qualité de la société.
La combinaison des Racks ECO avec la boîte unique PopTop d’Integra promet d’apporter stabilité, confort et facilité pendant le pipetage. La boîte PopTop a été conçue pour pouvoir être utilisée d’une seule main et s’ouvre par une simple pression sur le couvercle, ce qui permet de remédier au problème récurrent de devoir poser la pipette pendant que l’on travaille. Le risque d’erreurs diminue fortement lors des séances de pipetage, ce qui simplifiera le travail et aidera à obtenir les meilleurs résultats possibles.
Le fait de passer aux Racks ECO pour les pipettes portables réduira considérablement la quantité de plastique utilisée au laboratoire ; de plus, les racks vides se compriment facilement pour minimiser l’espace nécessaire dans le bac de recyclage du laboratoire. Pour une alternative encore plus écologique, la boîte robuste PopTop est également compatible avec les recharges Green Choice de la société suisse.

Integra Biosciences


EQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Pipette à écartement automatique des pointes

La pipette à écartement automatique des pointes Voyager d’Integra Biosciences est une solution polyvalente pour le transfert d’échantillons à partir de tubes vers des plaques ou des microplaques 96 puits en 384 puits. Différentes versions sont disponibles, en 4, 6, 8 ou 12 canaux, s’adaptant ainsi à une grande variété d’applications de culture génomique, protéomique et cellulaire. L’espacement des pointes peut être réglé automatiquement de 4,5 à 33 mm par simple pression d’un bouton, ce qui permet de transférer simultanément plusieurs échantillons en un clin d’œil, jusqu’à 12 fois plus rapidement qu’avec des pipettes monocanales traditionnelles.
Le réglage d’une seule main à l’aide d’un bouton-poussoir permet d’effectuer facilement les transferts simultanés d’échantillons, augmentant ainsi la vitesse et le débit. En plus de ce gain de temps, la pipette électronique Voyager permet de prévenir les erreurs de pipetage – en réduisant les étapes de transfert – et diminue les risques de microtraumatismes répétés. L’interface intuitive à molette tactile donne à l’utilisateur un moyen rapide et ergonomique de modifier les paramètres de pipetage, et un choix de 10 préréglages et jusqu’à 40 protocoles définis par l’utilisateur permettent d’accroître encore plus la productivité.
La pipette Voyager s’utilise avec les pointes de pipette exclusives GripTip de la société suisse – dans des plages de volume comprises entre 0,5 et 1250 µl – conçues pour ne jamais se desserrer, fuir ou se décrocher, garantissant des résultats fiables.
Les laboratoires peuvent désormais calculer leur retour sur investissement, quant aux gains de temps et d’argent, lors de l’achat de cette pipette, en utilisant le calculateur de RSI d’Integra.

Integra Biosciences

VIE DES SOCIÉTÉS

Thermo Fisher Scientific acquiert Qiagen

Thermo Fisher Scientific Inc. et Qiagen NV, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de diagnostics moléculaires et de technologies de préparation d’échantillons, ont approuvé la proposition du premier d’acquérir le second pour 39 € par action, soit 23 % de plus que le prix de l’action de Qiagen la veille de l’accord (2 mars 2020). Ceci valorise la société néerlandaise à environ 11,5 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars de dette nette.
Employant environ 5 100 personnes sur 35 sites dans plus de 25 pays, Qiagen a généré en 2019 un chiffre d’affaires de 1,53 milliard de dollars. Selon Thierry Bernard, DG intérimaire de la société néerlandaise, vice-président senior et responsable du secteur d’activité des diagnostics moléculaires, cette étape « est conçue pour apporter une valeur monétaire importante à nos actionnaires, tout en nous permettant d’accélérer l’expansion de nos solutions ».
Thermo Fisher Scientific Inc. compte plus de 75 000 employés pour une combinaison variée de technologies, de commodité d’achat et de services pharmaceutiques grâce à ses marques leaders du secteur, notamment Thermo Scientific, Applied Biosystems, Invitrogen, Fisher Scientific, Unity Lab Services et Patheon.

Les 4 avantages majeurs de cette fusion

1/ Elargir leur offre commune en diagnostics spécialisés : Thermo Fisher, reconnu pour ses diagnostics spécialisés – allergie, auto-immunité, transplantation, oncologie clinique – s’adjoint ainsi l’expertise de Qiagen dans le diagnostic moléculaire, notamment sur les tests de dépistage des maladies infectieuses.
2/ Compléter leurs offres de pointe en sciences de la vie : pour les chercheurs, les technologies innovantes de Qiagen en matière de préparation d’échantillons, de tests et de bio-informatique sont complémentaires de celles de Thermo Fisher en matière d’analyse génétique et de biosciences.
3/ Elargir la portée commerciale et géographique de leurs offres : Thermo Fisher pourra tirer parti de sa vaste portée commerciale, notamment grâce à la clientèle Fisher Scientific et de ses plates-formes de commerce électronique complètes, pour offrir à ses clients le large portefeuille de produits de Qiagen. Pour ce dernier, c’est l’occasion de davantage investir les marchés émergents et à forte croissance sur lesquels Thermo Fisher est bien implanté.
4/ Offrir des avantages financiers : la transaction devrait être immédiatement rentable en termes d’actions. Thermo Fisher s’attend à réaliser des synergies totales de 200 millions de dollars d’ici la troisième année suivant la clôture, dont 150 millions de dollars de synergies de coûts et 50 millions de dollars de bénéfice d’exploitation ajusté grâce aux synergies de revenus.

Qiagen N.V.
Thermo Fisher Scientific Inc.


BYG Informatique et InfoPartner (Partner4Lab) fusionnent

Le 28 Février, Byg Informatique a annoncé l’acquisition de l’ensemble des activités de la société InfoPartner (Partner4Lab). Partner4lab, éditeur de logiciels situé à Nancy, est spécialisé dans les domaines de l’épidémiologie, de l’hygiène et plus globalement de solutions Middleware permettant le pilotage de l’activité bactériologique des laboratoires de biologie médicale.
« Cette acquisition est parfaitement en ligne avec notre objectif de proposer à nos partenaires et clients des solutions globales permettant d’améliorer la production, la qualité et le pilotage de l’activité de leurs laboratoires. Partner4lab a une expertise et une base installée importante en bactériologie, épidémiologie et hygiène au travers des suites logiciels Infectio et Pilot4lab. Ces activités sont parfaitement complémentaires de celles de BYG. Par ailleurs, notre ADN et notre positionnement stratégique sont identiques : une indépendance qui n’exclue pas le partenariat. Le groupe compte aujourd’hui plus de 65 collaborateurs et constitue le 1er groupe européen dans son domaine. Nous avons un rôle à jouer pour accompagner nos clients dans l’évolution de leur métier et l’acquisition de partner4lab renforce cette position » a expliqué Cyril Verhille, CEO de BYG Informatique et de partner4lab.
« L’acquisition de partner4lab par BYG est exactement ce que nous souhaitions : pouvoir donner une nouvelle dimension à partner4lab en intégrant une entreprise capable de valoriser son profond savoir-faire en bactériologie et en épidémiologie. BYG est une entreprise à taille humaine tournée vers la satisfaction de ses clients et ayant une forte capacité d’innovation. La perspective d’unifier nos forces est très excitante pour les équipes » explique Thierry Alliotte, président d’IHS Project et ancien président de partner4lab.

Byg Informatique
Partner4lab


PROFESSION

HAS : Vers un programme de dépistage néonatal de 13 maladies

Actuellement en France, le programme national de dépistage néonatal concerne 5 maladies, recherchées à partir d’une goutte de sang recueillie sur papier buvard : la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie congénitale, la drépanocytose, l’hyperplasie congénitale des surrénales et la mucoviscidose. Suite à la recommandation de la HAS, le dépistage du déficit en acyl-CoA déshydrogénase des acides gras à chaînes moyennes (MCAD) va être intégré au programme en 2020.
Or, l’innovation technique représentée par la spectrométrie de masse en tandem permet aujourd’hui de multiplier le nombre de maladies dépistées à la naissance, à partir d’un même prélèvement sanguin. La HAS a donc évalué la pertinence d’étendre le dépistage néonatal par cette technique à 24 erreurs innées du métabolisme et a ensuite émis, en février, de nouvelles recommandations. Plus précisément, elle a défini les critères de sélection et les a appliqués pour évaluer l’intérêt de leur dépistage. Bien que rares, ces pathologies graves et héréditaires ont un impact global sur la morbi-mortalité. Un diagnostic précoce permettrait d’en guider la prise en charge.
Sur les 24 pathologies évaluées, la HAS préconise l’introduction de 7 d’entre elles dans le programme national de dépistage néonatal par spectrométrie de masse : la leucinose (MSUD), l’homocystinurie (HCY), la tyrosinémie de type 1 (TYR-1), l’acidurie glutarique de type 1 (GA-1), l’acidurie isovalérique (IVA), le déficit en déshydrogénase des hydroxyacyl-CoA de chaîne longue (LCHAD), et le déficit en captation de carnitine (CUD). Parmi les 17 pathologies non retenues, certaines seront réévaluées d’ici 3 ans, pour tenir compte des avancées scientifiques attendues.
Cet élargissement du programme de dépistage va nécessiter une évolution de l’organisation des 13 centres d’expertise existants à ce jour en France mais aussi des maternités. Pour les centres, dont le nombre doit rester limité pour maintenir une expertise poussée, l’enjeu sera de gérer l’augmentation du nombre d’analyses différentes pour chaque échantillon recueilli. Pour les maternités, l’organisation doit permettre la coordination entre biologistes et cliniciens en particulier pour réaliser le prélèvement entre 48 et 72h après la naissance, et transmettre les buvards au laboratoire dans un délai maximum de 24h.
Enfin, la HAS a assorti cette recommandation générale de recommandations pratiques, quant aux modalités techniques, matérielles, algorithmiques ou encore d’informations aux parents, de formations des personnels concernés et d’adéquation des moyens humains et financiers dédiés à la mise en œuvre et au suivi de ce dépistage.

HAS


Le test HPV enfin remboursé pour le dépistage primaire du CCU

Le programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, démarré début 2019, voit ses modalités évoluer en profondeur suite aux nouvelles recommandations de la HAS l’été dernier. Dorénavant, le test HPV, qui était auparavant de seconde intention, devient le test de dépistage premier pour les femmes de 30 à 65 ans.

Depuis l’arrêté du 4 mai 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus (CCU) s’appuyait sur un programme national de dépistage organisé (PNDO), à savoir un examen cytologique chez les femmes asymptomatiques de 25 à 65 ans tous les 3 ans. Ce dépistage organisé avait ainsi démarré début 2019, alors que la place des tests HPV dans cette stratégie soulevait déjà des questions. Priorité était donc donnée à la mise en place du programme de dépistage du CCU.
Au regard de l’évolution du contexte de dépistage (cf. Encadré) et de la disponibilité de nouvelles données scientifiques, la DGS a souhaité que la HAS réévalue la place du test HPV dans la stratégie de dépistage du CCU.

La HAS rejoint les conclusions 2016 de l’INCa

L’examen cytologique (frottis cervico-utérin ou FCU) détecte les lésions précancéreuses avec une sensibilité de 51 à 53 % et une spécificité de 96 à 98 %. Son interprétation est subjective et variable selon les observateurs. Le test de l’HPV permet la détection des acides nucléiques des génotypes d’HPV à haut risque, non pour identifier ces infections en elles-mêmes mais celles associées au risque de développer une lésion cervicale précancéreuse ou cancéreuse.
D’après les résultats de l’étude comparative rendus par la HAS en juillet 2019, le test HPV présente une meilleure sensibilité pour la détection des lésions précancéreuses et est plus efficace pour réduire l’incidence des lésions précancéreuses et des cancers chez les femmes de plus de 30 ans. Il offre une durée de protection plus longue contre les lésions précancéreuses et le cancer invasif après un test négatif mais sa spécificité pour détecter les lésions précancéreuses est moindre. De plus, chez les femmes de moins de 30 ans la prévalence de ces infections est élevée et il existe un risque de sur-diagnostic.

Le test HPV recommandé en première intention

S’appuyant sur ces conclusions, la HAS a formulé ses recommandations, pour les femmes concernées, à savoir les femmes immuno-compétentes, n’ayant pas eu d’hystérectomie totale et âgées de 25 à 65 ans, vaccinées ou non contre les HPV (1).
Tout d’abord, pour les femmes de 25 à 30 ans, la HAS a recommandé le maintien des modalités de dépistage : 2 FCU à un an d’intervalle, puis 3 ans après si les deux premiers sont normaux. Pour les femmes âgées de 30 à 65 ans, en revanche, le test HPV devient le dépistage de première intention du CCU. Le premier test HPV sera réalisé 3 ans après le dernier des FCU recommandés entre 25 et 30 ans, puis sera réitéré tous les 5 ans, tant que les résultats sont négatifs.
Les recommandations intègrent également la nécessité de proposer aux patientes, à partir de 30 ans, de réaliser un auto-prélèvement vaginal (APV). Cette alternative au prélèvement cervical par un professionnel de santé pourrait permettre de faciliter le dépistage des femmes qui ne se font jamais, ou pas assez souvent, dépistées.
En cas de test HPV positif, pour les femmes de 30 à 65 ans, le triage sera effectué grâce à un examen cytologique réflexe.
– si le résultat cytologique est ASC-US ou anomalies plus sévères, la femme doit être rappelée pour colposcopie ;
– si le résultat cytologique est négatif, un test HPV est réalisé un an après. Si ce second test HPV est positif, une colposcopie doit être faite ; sinon, un test HPV est proposé 5 ans plus tard.
Quant au double immuno-marquage p16/Ki67 dans cette stratégie, son utilisation n’est actuellement recommandée ni en première ni en seconde intention.

L’Uncam suit la bascule

Afin d’accompagner la réalisation de cette bascule des pratiques, la liste des actes remboursés a été modifiée pour introduire les tests de détection du génome des papillomavirus humains oncogènes, par les laboratoires de biologie moléculaire accrédités, tant pour le dépistage individuel que pour le dépistage organisé. Le tarif est fixé à 27 euros et sera valable au 1er avril (2, 3).
Reste aux laboratoires, tant de biologie moléculaire que d’anatomo-pathologie, la tâche de se réadapter à cette nouvelle distribution des pratiques.

Infection à HPV et épidémiologie des CCU

Environ 40 types de papillomavirus humains infectent les épithéliums muqueux et sont classés en fonction de leur potentiel oncogène : les types à risque faible ou nul (ex : 6 et 11) et ceux à haut risque pouvant provoquer CCU et autres cancers. Aujourd’hui, 12 HPV sont des cancérogènes avérés, les HPV 16 et 18 étant les plus fréquents.
Environ 80 % des personnes sexuellement actives seront infectées, le plus souvent sans symptôme. 9 fois sur 10, l’infection disparaît après 2 ans. Si elle persiste, elle peut causer le CCU. En juillet 2019, la HAS rapportait près de 3 000 nouveaux cas de cancers invasifs en France et plus de 1 000 décès par an. Les trois quarts des cas sont diagnostiqués chez des femmes de 25 à 64 ans, et le taux de couverture du dépistage atteint à peine 60 %.

(1) HAS, Evaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV) en dépistage primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus et de la place du double immuno-marquage p16/Ki67, décision n°2019.0143/DC/SEESP, 10 juillet 2019
(2) Avis n°2019.0055/AC/SEAP du 2 octobre 2019 du collège de la HAS relatif à la modification de l’inscription sur la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale, d’actes de recherche de l’acide désoxyribonucléique des papillomavirus humains, et de cytologie cervico-utérine
(3) JO, Décision du 8 janvier 2020 modifiant la décision du 11 mars 2005 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l’assurance maladie NOR : SSAU2002948S


SCIENCES

Les lymphocytes B : de nouveaux alliés
pour le traitement des sarcomes par immunothérapie ?

Structure lymphoïde tertiaire,
riche en lymphocytes B (violet)

Les sarcomes des tissus mous sont un groupe hétérogène de cancers agressifs et résistants à la chimiothérapie qui touchent les tissus mous de l’organisme. Seuls 15 % des patients répondent à l’immunothérapie d’où l’importance d’identifier des marqueurs prédisant cette réponse. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, cette stratégie se focalisait essentiellement sur les lymphocytes T.
Une équipe menée par Wolf Hervé Fridman – regroupant Inserm, Sorbonne Université et Université de Paris, en collaboration avec l’équipe Carte d’identité des tumeurs de la Ligue nationale contre le cancer, l’Institut Bergonié, et des équipes américaines et taïwanaises – s’est penchée sur la question de l’identification d’autres marqueurs potentiels.
Analysant 608 tumeurs, les chercheurs les ont classées en trois groupes selon leur microenvironnement tumoral : les tumeurs immunologiquement pauvres (pauvres en cellules immunitaires et peu vascularisées), les tumeurs fortement vascularisées et enfin les tumeurs immunologiquement riches. Ces dernières présentent des agrégats de différents types cellulaires riches en lymphocytes B, appelés structures lymphoïdes tertiaires. Les chercheurs ont observé qu’une réponse immunitaire antitumorale s’initiait en leur sein, montrant par-là que les lymphocytes B pourraient jouer un rôle antitumoral.
De plus, dans un essai clinique de phase 2, les patients présentant des tumeurs immunologiquement riches ont montré un taux de réponse élevé (50 %) à une immunothérapie : le pembrolizumab. Ces patients avaient en outre un taux de survie plus élevé que ceux présentant des tumeurs immunologiquement pauvres ou fortement vascularisées.
Une seconde étude d’une équipe américaine, cosignée par l’équipe de Wolf Hervé Fridman et publiée en parallèle, a permis d’étendre ces observations au mélanome et au cancer du rein.
Les résultats de ces études montrent qu’en plus des lymphocytes T habituellement étudiés, les lymphocytes B seraient essentiels dans la réponse à l’immunothérapie pour certains cancers. Ils apportent un nouvel espoir pour le traitement des sarcomes des tissus mous, cancers particulièrement résistants aux thérapies classiques. De plus, dans un objectif de médecine personnalisée, ces résultats pourraient aider à guider la prise de décision clinique et le traitement des patients grâce à un simple test permettant d’identifier ceux ayant des tumeurs immunologiquement riches.
Sur la base de ces résultats, un premier essai clinique français coordonné par Antoine Italiano (Institut Bergonié, Université de Bordeaux), co-auteur du premier article, et incluant des patients présentant des tumeurs immunologiquement riches est actuellement en cours au sein du Groupe Sarcome Français.

• PETITPREZ F et al., B cells are associated with sarcoma survival and immunotherapy response, Nature, 2020, 577:556–560
• HELMINK B A et al., B-cells and tertiary lymphoid structures contribute to immune checkpoint blockade response, Nature, 2020, 577:549–555


Projet international et nouvelle méthode diagnostique
pour le cancer du pancréas

Dans le cadre de sa collaboration avec le professeur Weiling Fu, directeur du département clinique d’analyse médicale de l’Hôpital du Sud-Ouest (affilié à la 3e Université Médicale Militaire de Chongqing en Chine), Marc Lamy de la Chapelle, professeur à l’Institut des Molécules et Matériaux du Mans (IMMM – UMR 6283) de Le Mans Université a obtenu un projet international avec la Chine : le Programme Major International Joint Research Project.
L’avantage offert contre la maladie par un diagnostic précoce peut être considérable. Ceci passe notamment par la détection de biomarqueurs de maladie en très faibles concentrations dans les fluides corporels, soit un réel défi en raison de la complexité des milieux à analyser et de la sensibilité des méthodes actuelles.

Une nouvelle méthode de détection

Dans un tel contexte, le projet international propose le développement d’un nouveau type de biocapteur combinant les méthodes spectroscopiques, les nanotechnologies et les biotechnologies. En effet, le signal spectroscopique des biomarqueurs peut être directement relié à leur structure et peut être considéré comme une véritable signature spectrale. Il est donc possible d’identifier sans ambiguïté la présence d’un biomarqueur dans un milieu complexe. Malheureusement, ce signal spectral est en général faible et ne permet pas en l’état de proposer une détection précoce. Pour remédier à ce problème, les recherches menées par Marc Lamy de la Chapelle proposent d’exploiter les propriétés optiques de nanoparticules métalliques.
Ces propriétés permettent d’exalter de manière considérable le signal spectroscopique des biomarqueurs accrochés à leur surface et donc ouvrent la voie à une détection en très faible concentration. Un tel nanocapteur spectroscopique doit donc permettre une identification et une quantification des biomarqueurs dans des fluides corporels. L’objectif est alors de pouvoir dépasser les seuils de détection atteints par les méthodes cliniques actuelles et de proposer une nouvelle méthodologie en vue de son application à une problématique médicale.

Cancer du pancréas : un dépistage précoce essentiel

L’application visée est la détection du cancer du pancréas. Même si le cancer du pancréas est le 12e type de cancer le plus répandu dans le monde, son pronostic est un des plus défavorables avec un taux de mortalité de pratiquement 100 % et un taux de survie à 5 ans de seulement 7 %. À l’heure actuelle, le seul traitement curatif potentiel, la résection chirurgicale, n’est pas possible au stade avancé de la maladie. De plus, les traitements en chimiothérapie présentent des résultats très faibles et de nombreux effets secondaires. Il est alors primordial de pouvoir diagnostiquer un tel cancer le plus tôt possible afin d’offrir le traitement approprié et d’améliorer les soins aux patients. Récemment, plusieurs biomarqueurs (protéines, brins d’ARN) détectables dans les fluides corporels (sang, urine…) ont été proposés. Ainsi, les recherches de l’IMMM proposent de détecter ces marqueurs de tumeur pancréatique directement dans le sang et à des concentrations largement inférieures aux méthodes actuellement utilisées cliniquement afin de fournir un diagnostic précoce in vitro du cancer du pancréas.
Doté d’un budget de 400 000 € sur une durée de 5 ans (2020-2024), ce projet permettra non seulement de développer une nouvelle approche scientifique interdisciplinaire – à l’interface entre physique, biologie et médecine, allant de la conception du capteur jusqu’à son application clinique – mais il permettra également de renforcer le positionnement et la visibilité de l’IMMM et de Le Mans Université à l’échelle internationale.

Le Mans Université


Newsletter Spectra Diagnostic N°6

ANATOMO-PATHOLOGIE

Automatisation de la cytologie en milieu liquide

iLsa Diagnostic a amélioré la méthode de référence de la cytologie en milieu liquide par centrifugation en y apportant plusieurs innovations pour augmenter la qualité des étalements et faciliter ainsi la lecture manuelle ou par Intelligence Artificielle, rendre plus sûr le diagnostic et sécuriser le process d’obtention des lames.

La société a créé le Cell Expert pour la qualité des étalements sur lames :
• pas d’amas de cellules, cellules bien séparées et sans déformation grâce à la double centrifugation
• spot réellement monocouche reproductible (concentration cellulaire identique sur la lame quelle que soit la concentration de l’échantillon).
A cela s’ajoute de nombreuses améliorations pour hisser le Cell Expert aux premiers rangs des automates pour la cytologie liquide :
• la brosse de prélèvement reste dans le flacon de prélèvement : 100 % des cellules prélevées sont envoyées au laboratoire ;
• automatisation des prélèvements GYN et Non GYN ;
• possibilité d’étaler plusieurs lames pour un même échantillon ;
• transfert du flacon vers un tube pour test HPV ;
• liquide de conservation non toxique ;
• très haute cadence : 100 lames / h avec en plus l’ouverture automatique des bouchons  ;
• possibilité de tests immuno-cytochimiques : le liquide de conservation conserve une bonne structure cellulaire.

La qualité des lames obtenues avec Cell Expert permet à iLsa Diagnostic de proposer une solution globale pour la Cytologie Numérique en partenariat avec la société DATEXIM.
iLsa Diagnostic est concepteur et fabricant des instruments et des consommables.

iLsa Diagnostic


ANATOMO-PATHOLOGIE

Portail de diffusion des comptes rendus et des images

L’anatomo-pathologie vit actuellement une révolution numérique, touchant l’ensemble du workflow, de la prise en charge des patients jusqu’au diagnostic.
Cette digitalisation favorise la mise en place de réseaux d’expertises permettant :
• d’améliorer la qualité du diagnostic en dirigeant chaque patient directement vers le bon service ;
• de fournir à chaque spécialité, les informations nécessaires et indispensables liées à l’histoire clinique du patient ;
• d’apporter une démarche de soins ciblée et personnalisée, en adéquation avec le traitement administré.
S4H de Dedalus est la solution du marché qui peut garantir :
• l’accès à tout moment à n’importe quel support concernant le patient (documents, images, etc…) agissant comme un outil réel et complet de la Médecine Numérique Clinique ;
• l’intégration opérationnelle complète avec les solutions AIS (Anatomo-Pathology Information System) ;
• la disponibilité d’un outil de reporting avancé qui donne accès à toutes les informations nécessaires pour établir le diagnostic ;
• une totale indépendance vis-à-vis des infrastructures de stockage et des scanners de lames.

Dedalus Biologie


ANATOMO-PATHOLOGIE

L’intelligence artificielle au service de l’analyse d’imagerie biomédicale

L’analyse d’imagerie biomédicale par les biologistes est un travail long et répétitif où le comptage manuel est encore une procédure commune. La quantité d’informations est parfois si grande qu’il est impossible pour un biologiste de la traiter dans son entièreté en un temps raisonnable sans commettre d’erreurs.

Face à ce constat, la société Keen Eye développe des solutions basées sur des algorithmes d’intelligence artificielle afin d’optimiser la productivité dans les laboratoires et de standardiser leurs processus. Ses clients disposent d’une plateforme dédiée permettant une analyse collaborative de leurs images de manière sécurisée. Keen Eye se charge aussi du développement des algorithmes spécifiques pour répondre aux besoins de ses clients. Ces applications sur mesure sont ensuite rendues disponibles via la plateforme.
L’analyse rapide et robuste des algorithmes développés par Keen Eye font gagner un temps précieux à la recherche translationnelle, préclinique, clinique et au diagnostic.

En plus de ses solutions d’analyse quantitative, Keen Eye a récemment développé un module d’identification des signaux, à fort potentiel prédictif, difficiles à déceler à l’œil nu. L’analyse des images peut alors contribuer à la découverte de nouveaux biomarqueurs pour une meilleure stratification des patients.

Keen Eye


ANATOMO-PATHOLOGIE

Repenser la lecture des biopsies digestives grâce à l’IA

Les prélèvements endoscopiques du tube digestif, en particulier les polypes coliques et les biopsies multiples dans les maladies inflammatoires chroniques du tube digestif, génèrent une grande quantité de lames dont 50 % sont bénignes. Le screening de ces lames est très chronophage. Par ailleurs la recherche de la dysplasie est une tâche complexe et fastidieuse puisqu’elle nécessite une analyse exhaustive des régions des lames à différents niveaux de zoom.
Fort de son expertise dans la transition digitale du diagnostic des laboratoires, TRIBVN Healthcare annonce le développement d’un algorithme automatique pour la segmentation et le tri des biopsies gastriques et coliques. Construit sur des technologies de deep learning et co-développé avec l’AP-HP et Gustave Roussy, il vise à accélérer la prise en charge de ces prélèvements au bénéfice des pathologistes et des patients.
Ce développement s’inscrit dans l’adoption croissante des technologies numériques dans l’imagerie des laboratoires pour laquelle TRIBVN Healthcare est un acteur leader. Ses solutions CaloPix et TeleSlide permettent au quotidien la gestion, l’analyse et le partage des images de diagnostic.

Tribvn Healthcare


ANALYSEUR

Dépistage moléculaire des HPV en haut débit

BD lance son nouveau système BD COR™, déjà présent ailleurs en Europe, intégrant un module pré-analytique et un module analytique permettant d’identifier 14 HPV à haut risque dont 6 individuellement.
Son module pré-analytique prend en charge des portoirs avec les flacons primaires fermés et effectue toutes les étapes pré-analytiques sans intervention humaine puis il les transfère automatiquement vers le module analytique.
Le chargement des portoirs est donc la seule manipulation nécessaire des échantillons.
Cette limitation des interactions est facilitée par la grande capacité de stockage du système en échantillons (jusqu’à 480 flacons LBC stockés), en réactifs et en déchets.
Il peut fonctionner en autonomie jusqu’à 8 heures (selon l’organisation du laboratoire), soit jusqu’à 180 résultats HPV/module.
L’autonomie du système vise à libérer le personnel de tâches à faible valeur ajoutée.
L’utilisation de codes-barres tout au long du processus (portoirs, échantillons, tubes secondaires) et l’interface SIL bi-directionnelle permettent de garantir la traçabilité.
Enfin, BD COR™ est associé au test HPV BD Onclarity™ validé par la FDA pour le dépistage primaire (identifications des génotypes : 16, 18, 45 ; 31, 52, 33/58 ; 51 ,56/59/66, 35/39/68).
L’intérêt du génotypage a été démontré dans plusieurs publications pour le suivi de la persistance du même génotype, l’identification des co-infections ou le dépistage dans une population vaccinée et non vaccinée.
BD COR™ a donc pour objectif de réduire le temps technique et le risque d’erreur, d’améliorer la traçabilité et de répondre aux exigences de débit qu’impose le passage au dépistage primaire de l’HPV, tout en apportant une information pertinente pour la prise en charge des patientes.

BD


ANALYSEUR

Automate de virologie délocalisé

AG2
NX700

Fujifilm Healthcare a présenté aux JIB 2019 ses derniers analyseurs Dri-Chem, dont les modèles NX500 – référencé à l’UGAP – NX700 et AG2, dernier né de la gamme pour le dépistage de la grippe et des virus respiratoires.
Les appareils de biochimie en service délocalisé Dri-Chem NX500 et NX700 délivrent des résultats précis tout en assurant la sécurité du procédé, grâce à la mesure de 31 paramètres individuels dont la lipase et le bilan électrolytique. Connectable au SIL, il offre la possibilité d’effectuer jusqu’à 128 tests par heure. Ces fonctionnalités permettent de réduire la durée des manipulations et le temps de restitution des résultats.
L’analyseur AG2 permet quant à lui, le dépistage de la grippe et des virus respiratoires en quelques minutes par écouvillonnage nasal. Ainsi, le tri dans les services d’urgence peut être réalisé très efficacement dès l’accueil des patients.
Les analyseurs de la gamme Dri-Chem intègrent des réactifs prêts-à-l’emploi, un fonctionnement automatique et un séparateur de plasma en option sur certains modèles. Ils travaillent sur plasma, sérum et sang total.
La biologie est une activité en plein essor chez Fujifilm Corporation, grâce à l’intégration de sociétés spécialisées telles que Diosynth Biotechnologies, Wako Chemicals ou encore Cellular Dynamics Inc.
Fujifilm France, Medical Systems Business, déploie des solutions innovantes dédiées au diagnostic, à la prévention et au traitement en santé. Ces dispositifs incluent des solutions d’imagerie de la femme, des solutions à capteur plan, des systèmes d’imagerie FCR, des films, des endoscopes numériques, de l’imagerie en coupe, des solutions d’imagerie dentaire, et, depuis peu, des solutions d’analyse biologique. Enfin, également acteur des Systèmes d’Information en santé, Fujifilm développe les solutions informatiques médicales Synapse®, distribuées en France par Softway Medical.

Fujifilm France SAS


ANALYSE

PTT : un test ADAMTS13 automatisé à la demande

Instrumentation Laboratory (IL, Werfen Company) commercialise depuis cet automne le réactif HemosIL AcuStar ADAMTS13 qui mesure l’activité ADAMTS13. Le dosage automatisé se réalise sur le système d’hémostase spécialisé ACL AcuStar® en chimiluminescence. Avec la rapidité du 1er résultat rendu, il apporte une réponse aux cliniciens pour le diagnostic et le monitoring du Purpura Thrombotique Thrombocytopénique (PTT). C’est la première et unique solution automatisée disponible à la demande. Le réactif HemosIL AcuStar ADAMTS13 permet de mesurer le seul biomarqueur spécifique du PTT.
Si la plasmaphérèse est précoce, la mortalité peut être réduite jusqu’à 10 %. Les méthodes actuellement disponibles nécessitent la mise en place de tests spéciaux avec un délai allant jusqu’à trois jours. La plasmaphérèse est initiée avant la confirmation d’un diagnostic de PTT. Environ 66 % des cas sont négatifs sur l’ensemble des patients avec suspicion d’un PTT. Grâce au réactif HemosIL AcuStar ADAMTS13, la décision de commencer le traitement est prise en quelques minutes. Il élimine les jours de plasmaphérèse inutiles, réduit les coûts et optimise la prise en charge des patients. Le dosage d’activité HemosIL AcuStar ADAMTS13 est prêt-à-l’emploi et disponible 24h/7. Cette technologie permet d’étendre la linéarité pour quantifier les valeurs extrêmement basses de niveau d’activité d’ADAMTS13 (intervalle linéaire > 0,2 %). Le dosage est aligné sur le standard international de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Werfen


VIE DES SOCIÉTÉS

Dedalus en négociation pour une partie des logiciels de santé d’Agfa

Une fois de plus, le nombre d’acteurs du marché des systèmes d’information pour le laboratoire (SIL) rétrécit. Après qu’Agfa Gevaert eut annoncé en mai 2019 qu’il étudiait la cession d’une partie d’Agfa HealthCare, la société a déclaré être entrée début décembre en négociation exclusive avec Dedalus Holding SpA.

Les activités à céder comprennent les activités de systèmes d’information médicale et de parcours de soins (Integrated Care), ainsi que les activités Imaging IT dans la mesure où ces activités sont étroitement intégrées avec les activités SIH. C’est le cas pour la Région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse), la France et le Brésil. La transaction pourrait être finalisée au 2d trimestre 2020 : Dedalus Holding ferait l’acquisition de 100 % de cette entité pour une valeur d’entreprise de 975 M€, sous réserve des ajustements habituels.
Pour Christian Reinaudo, CEO d’Agfa Gevaert, « la vente de l’Entité, qui représente un CA annuel de 260 M€, va représenter une nouvelle étape de notre processus de transformation. C’est une étape importante et nous croyons que sous l’actionnariat de Dedalus Holding SpA, l’Entité va continuer de se développer en un acteur majeur pan-européen sur le marché de l’Informatique de Santé. Les activités restant chez Agfa HealthCare vont se concentrer sur les solutions IT en Imagerie, poursuivant une stratégie de valeur ajoutée pour ses clients, grâce notamment à son vaisseau amiral Entreprise Imaging. »

Un acteur européen de premier plan

Dedalus Holding, déjà active au niveau international dans le secteur des logiciels de santé clinique, totaliserait un nouveau chiffre d’affaires total de 470 millions d’euros, le hissant aux premiers rangs des acteurs européens dans ce secteur, en particulier dans le milieu hospitalier. Le groupe combiné serait présent dans plus de 30 pays et occuperait une position de leader en Italie, en Allemagne et en France.
Selon Giorgio Moretti, Président de Dedalus Holding, « l’acquisition pourrait donner une impulsion très forte à la consolidation du secteur des logiciels hospitaliers en Europe. […] La nécessité d’avoir un opérateur européen dans un secteur où les investissements en R&D sont très élevés est une garantie pour l’ensemble du système de santé européen. Alors que de nombreux facteurs mettent les budgets de tous les pays sous pression financière, ce projet permet de pouvoir réellement compter sur des produits et des technologies devenus indispensables pour réduire le risque clinique, améliorer la qualité des soins et des services aux patients et optimiser les coûts croissants pour les contribuables. La transaction créerait le leader paneuropéen dans le secteur des logiciels de soins de santé particulièrement actif dans les trois plus grands pays d’Europe continentale. Le groupe compterait environ 3 500 employés et aurait les compétences nécessaires pour développer une plate-forme de produits innovants pour une industrie qui a besoin d’améliorer son efficacité et ses solutions intégrées. »
Dedalus Holding, qui a déjà regroupé sous sa bannière Medasys et ses filiales (Netika, DL Santé…) est détenu à 60 % par Ardian, une société française de capital-investissement privée indépendante qui gère et/ou conseille l’équivalent de 71 milliards de dollars d’actifs en Europe, en Amérique et en Asie.
« Nous avons investi dans Dedalus en 2016 pour accélérer, depuis la France, la croissance de l’entreprise en Europe car nous savions que le groupe avait tout pour être compétitif dans son secteur à l’échelle mondiale », a déclaré Yann Chareton, Managin Director au sein de l’équipe Ardian Buyout en Italie. « Le rôle joué par Dedalus dans le processus de consolidation de l’industrie du logiciel clinique en Europe permettra la création d’un acteur capable d’être compétitif au niveau international dans un secteur désormais indispensable à tout citoyen et pays. Cette acquisition dans le domaine des technologies de la santé sous-tend la stratégie d’Ardian visant à soutenir la transition d’entreprises vers des leaders incontestés sur leurs marchés respectifs, en élargissant leur offre et leur portée géographique grâce à des opérations de croissance externe transformationnelles. »

Agfa-Gevaert
Ardian
Dedalus


Le programme de surveillance virologique d’Abbott découvre une nouvelle souche de VIH

Une équipe de chercheurs de la R&D d’Abbott a détecté une nouvelle souche de VIH. Ce nouveau sous-type (appelé L) appartient au groupe M du VIH-1, souche du virus la plus répandue et responsable de 90 % des infections par le VIH au niveau mondial.
C’est la première fois depuis 19 ans (date de création de la classification des nouvelles souches de VIH en 2000), qu’est identifié un nouveau sous type du VIH-1. Ces résultats viennent d’être publiés dans le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, JAIDS (1).
Cette découverte a été permise par le Programme Mondial de Surveillance Virologique du VIH et des Hépatites, mis en place il y a 25 ans par la société afin d’identifier les mutations virales et de s’assurer que les tests diagnostiques proposés par l’entreprise restent à jour. Ce programme garantit une surveillance continue grâce à la collecte et au génotypage d’échantillons de sang du monde entier.
En partenariat avec des centres de transfusion sanguine, des hôpitaux et des établissements universitaires du monde entier, Abbott a recueilli dans le cadre de ce programme plus de 78 000 échantillons viraux du VIH et des hépatites dans 45 pays dont la France, identifié et caractérisé plus de 5 000 souches et publié 125 articles de recherche à ce jour pour aider la communauté scientifique à mieux caractériser ces virus.
Cette position lui permet également d’adapter rapidement ses solutions (Architect, Alinity, réactifs, tests Rapid Diagnostic…) aux nouvelles souches virales.

(1) YAMAGUCHI J et al., Complete genome sequence of CG-0018a-01 establishes HIV-1 subtype L, JAIDS, 2019, sous presse, doi: 10.1097/QAI.0000000000002246

www.abbott.com/virushunters


PROFESSION

Paris Descartes, pionnière sur l’analyse métabolique des fluides par RMN

Le Laboratoire de chimie et biochimie pharmacologiques et toxicologiques (LCBPT – Université de Paris/CNRS) s’est doté du premier système national d’analyse métabolique à haut débit des fluides biologiques chez l’Homme par résonance magnétique. Développé par la société Bruker et financé par la région Ile-de-France, il a été inauguré en décembre 2019 sur le Campus Saint-Germain-des-Prés.
L’Université de Paris a déjà établi de nombreux partenariats avec des hôpitaux franciliens (Necker, HEGP, Cochin-Port Royal, Saint-Louis) afin d’utiliser et de valoriser cette technologie. À moyen terme, cette technologie devrait trouver sa place en milieu hospitalier et en laboratoire d’analyse biologique de routine.
Le nouveau système, dénommé IVDr, est installé au sein de la plateforme d’analyse MétaboParis-Santé, gérée par BioMedTech Facilities (CNRS/Inserm/Université de Paris). Il permet d’obtenir automatiquement et avec une grande précision la composition des principaux métabolites présents dans les liquides biologiques par une analyse de résonance magnétique, le tout en moins de 15 min. Les variations de ces métabolites reflétant à la fois le patrimoine génétique, l’influence du mode de vie ou celle de l’environnement sur la santé, ce système constitue un nouveau pas vers la médecine de précision.

Une vitrine nationale et un centre de référence

Première plateforme française à bénéficier du système IVDr, MétaboParis-Santé devient le centre de référence de ce type d’activité. Ces analyses permettront de mieux déceler de nombreuses maladies métaboliques et de comprendre comment elles perturbent le fonctionnement des cellules. Ce nouveau système constitue un atout majeur pour traiter ces affections qui présentent un réel enjeu de santé publique : « Les analyses de sang permettront par exemple de faire une meilleure évaluation des risques cardio-vasculaires en établissant un profil lipidique contenant 115 paramètres » explique Gildas Bertho chercheur CNRS et directeur scientifique de la plateforme MétaboParis-Santé.
L’analyse métabolique par RMN est extrêmement puissante et permet d’établir une cartographie extrêmement précise, à l’échelle moléculaire, de la composition chimique des fluides. Ce système est déjà capable d’identifier les marqueurs biologiques caractéristiques de maladies métaboliques rares ou orphelines, depuis le nouveau-né jusqu’à l’adulte. « Il sera possible, par exemple, de réaliser un profil caractéristique de certaines pathologies, et de proposer un diagnostic pour un individu en le comparant aux autres malades qui ont été identifiés et traités auparavant, de suivre, ou pourquoi pas de prévoir, l’évolution de la réponse de volontaires à de nouveaux traitements lors d’essais cliniques visant à développer de nouveaux médicaments, ou encore de décrire finement l’effet de l’exposition d’une population entière à des polluants de l’environnement » poursuit Gildas Bertho.

Université de Paris Descartes
Bruker


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Election du conseil d’Administration du SJBM 2019-2022
Une équipe de combat !

Les adhérents du Syndicat national des Jeunes Biologistes Médicaux (SJBM), syndicat représentatif de la profession, ont élu le samedi 30 novembre les 40 membres de leur conseil d’administration pour une durée de 3 ans.

Le bureau est composé de quinze membres :
Président : Lionel BARRAND
Secrétaire général : Pierre-Adrien BIHL
Trésorier : Nicolas GERMAIN
Vice-président du collège des internes en biologie médicale : Marouan BENNANI
Vice-président du collège des biologistes hospitaliers : Eric GUIHENEUF
Vice-présidente du collège des biologistes libéraux : Morgane MOULIS
Autres membres du bureau : ASSAMI Hichem, BARTHELEMY Matthieu, CLEMENT Arthur, HAIM BOUKOBZA Stéphanie, LANGRIS Hugo, MERVIEL Clément, PECQUET Matthieu, SATER Rayan et TALEB Nouri.

La nouvelle équipe est composée d’internes, de biologistes libéraux et de biologistes hospitaliers qui aspirent tous à faire rayonner la biologie médicale et à rendre la discipline attractive auprès des jeunes pharmaciens et des jeunes médecins.
Devant un dialogue délicat avec l’Assurance Maladie, le Ministère de la Santé et le Gouvernement, le SJBM poursuivra une stratégie de co-construction tout en défendant l’unité de la profession, l’amélioration de la formation initiale et de l’exercice professionnel.
En s’inscrivant dans l’innovation biomédicale, les technologies de données en santé, la gestion optimale des soins non programmés et les nouvelles organisations territoriales en lien avec les autres professionnels de santé – telles les CPTS –, le SJBM lutte pour une biologie médicale d’excellence, de coordination et de proximité dans l’intérêt des patients.
Nous défendrons ensemble, internes et biologistes diplômés, hospitaliers et libéraux, une biologie UNIE, ATTRACTIVE et INNOVANTE.

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SCIENCES

Un futur test pour détecter les flores favorisant les cancers du colon

L’équipe de gastroentérologie de l’hôpital Henri-Mondor AP-HP et de l’Université Paris-Est Créteil (Pr Iradj Sobhani) et l’équipe Inserm/Institut Pasteur U1202 (Pr Philippe Sansonetti) ont montré qu’un déséquilibre du microbiote intestinal, appelé « dysbiose », favorisait la survenue d’un cancer du côlon. Les équipes françaises, réunies sous le label Oncomix depuis 2016, en collaboration avec l’équipe d’immunologie des cancers de la Mayo Clinic (Pr Khazaie, USA), ont en effet montré que la transplantation de flore fécale de patients atteints d’un cancer colique chez la souris causait des lésions et des modifications épigénétiques caractéristiques du développement d’une tumeur maligne. Ces travaux ont mené à l’élaboration d’un test sanguin spécifique.
Les 136 souris inclues dans l’étude recevaient par transplantation des selles fraiches issues soit de neuf patients atteints de cancers colorectaux sporadiques, soit de neuf patients sans anomalie colique (Henri-Mondor AP-HP). 7 et 14 semaines après, les équipes ont observé le nombre et l’évolution des lésions précancéreuses-cryptes aberrantes (CA), le profil microbien et les altérations d’ADN colique. Ils ont aussi relevé la prise alimentaire, le poids et les indicateurs biologiques sanguins des animaux.
Des associations entre la signature d’ADN tissulaire et la dysbiose fécale (déséquilibre dans la composition bactérienne intestinale) ont été identifiées par des tests statistiques. Les souris, qui avaient reçu des selles fraiches de patients atteints de cancers colorectaux sporadiques, ont développé des lésions précancéreuses, dites « cryptes aberrantes » (CA) sans modification génétique significative mais elles présentaient un plus grand nombre de gènes hyperméthylés. Ces derniers ont été significativement liés à la survenue de CA au sein de la muqueuse colique.
Après vérification de cette même association dysbiose fécale/anomalies d’ADN chez les patients ayant participé au transfert fécal, une étude pilote menée chez l’homme a permis de mettre au point un test sanguin simple et reproductible permettant de diagnostiquer les tumeurs colorectales au stade précoce chez des patients asymptomatiques. Sa validation prospective a été réalisée chez 1000 patients asymptomatiques qui devaient bénéficier d’une coloscopie et dont l’ensemble du génome bactérien a été séquencé. Le niveau d’hyperméthylation de trois gènes a été défini comme un index cumulé de méthylation (CMI). Les patients ont été classés en fonction de leur CMI (positif ou négatif). Une analyse a identifié le CMI positif comme un facteur prédictif de la survenue d’un cancer colorectal sporadique.

SOBHANI et al., Colorectal cancer-associated microbiota contributes to oncogenic epigenetic signatures, PNAS, 2019, 116(48):24285-24295, doi: 10.1073/pnas.1912129116


Un vaccin connu capable de lever la résistance aux immunothérapies

L’immunothérapie, véritable révolution thérapeutique pour les patients atteints de cancers métastatiques comme le mélanome, le cancer du poumon ou de la vessie, ne fonctionne malheureusement que chez 10 à 25 % des patients pouvant en bénéficier.
Une équipe de chercheurs menée par Aurélien Marabelle (Gustave Roussy et Centre Léon Bérard), Christophe Caux (Inserm U1052) et Sandrine Valsesia-Wittmann (Centre Léon Bérard – Inserm UA8) tente de lever cette résistance aux immunothérapies en utilisant des vaccins. Ce faisant, l’objectif était aussi d’augmenter le nombre de patients qui pourraient en bénéficier dans les cancers où elle a démontré son efficacité.
« Dans cette étude, notre équipe de recherche s’est intéressée à des tumeurs pédiatriques telles que les neuroblastomes, cancers agressifs qui ne répondent pas aux immunothérapies existantes comme les anti-PD(L)1 et anti-CTLA4. Dans l’objectif de transformer la réponse de ces tumeurs à l’immunothérapie, nous avons utilisé différents vaccins comme sources d’éléments pro-inflammatoires car les agents pathogènes tels que les virus ont la capacité de stimuler directement des récepteurs de l’immunité innée » explique Aurélien Marabelle.
Ils ont d’abord testé in vitro 14 vaccins différents (ex. BCG, Cervarix, TicoVac,…) pour leur capacité à stimuler ces récepteurs de l’immunité innée.
Parmi ces 14 vaccins, ils ont identifié ceux contre le Rotavirus (Rotarix, Rotateq), virus responsable des gastroentérites, comme ayant de fortes propriétés pro-inflammatoires. De façon inattendue, ils ont observé que ces derniers possédaient une fonction oncolytique, c’est-à-dire une capacité à préférentiellement infecter et tuer les cellules cancéreuses par rapport aux cellules normales et à induire ce que l’on appelle une mort immunogénique.
Les vaccins les plus pro-inflammatoires ont été testés in vivo, par voie systémique ou voie intra-tumorale, dans des modèles de neuroblastomes pour lesquels les immunothérapies anti-PD(L)1 et anti-CTLA4 sont inefficaces chez l’homme. Résultat : en cas d’injection intra-tumorale des vaccins contre le Rotavirus, les tumeurs régressaient jusqu’à disparaître. Lorsqu’ils ont ensuite combiné l’injection vaccinale avec des immunothérapies, toutes les tumeurs disparaissaient.
« Les vaccins contre la gastroentérite peuvent rendre sensibles à l’immunothérapie des tumeurs qui seraient naturellement résistantes », souligne Christophe Caux.

SHEKARIAN T et al., Repurposing Rotavirus Vaccines for Intratumoral Immunotherapy can overcome Resistance to Immune Checkpoint Blockade, Sci Trans Med, 2019, 11(515):eaat5025


MANIFESTATIONS 2020

• 20-21 janvier 2020, Journées de Biologie Clinique Necker/Pasteur, PARIS
• 23-24 janvier 2020, 29es Journées Nationales du Collège National de Biochimie des Hôpitaux, PARIS
• 5-6 mars 2020, Biomed J 2020, PARIS
• 25 mars 2020, 42e conférence LABAC – Première conférence internationale sur l’hémolyse in vitro, PARIS
• 25-26 mars 2020, Forum Labo, LYON, Centre des Congrès
• 26-27 mars 2020, COPACAMU, Marseille
• 1er- 4 avril 2020, Congrès de la Société Française d’Hématologie, PARIS
• 1er-3 avril 2020, 58e Congrès de la Société de Toxicologie clinique (STC), BORDEAUX
• 2 avril 2020, 7e journée de Toxicologie et Médecine d’urgences (STC), BORDEAUX
• 14-15 mai 2020, 43es Assises de Pathologie, REIMS
• 22-24 mai 2020, International Congress of Pediatric Laboratory Medicine – WorldLab Seoul 2020, SEOUL, Corée
• 24-28 mai 2020, XXIV IFCC WorldLab Séoul 2020, SEOUL, Corée
• 24 mai 2020, IFCC C-POCT Satellite Meeting – WorldLab Seoul 2020 SEOUL, Corée
• 26-28 mai 2020, Santexpo – ex-Paris Healthcare Week, PARIS
• 10 -12 juin 2020, Congrès de la Société Française de Toxicologie Analytique (SFTA), GRENOBLE
• 14-17 septembre 2020, Journées Françaises de spectrométrie de masse, Marseille
• 23-25 septembre 2020, Congrès National de la Société Française de Microbiologie, Nantes
• 24-26 septembre 2020, Congrès SFAR, Paris
• 28 sept. – 1er oct. 2020, 10e Conférence de Santorin SANTORIN, Grèce
• 1-2 octobre 2020, 17e Congrès Synergie & Résistances, Aix-en-Provence
• 14-16 octobre 2020, Journées Francophones de Biologie Médicale 2020, Rennes
• 2-5 novembre 2020, Carrefour pathologies 2020, Paris
• 4-5 novembre 2020, JIB 2020, Paris
• 16-19 novembre 2020, MEDICA 2020, Allemagne
• 25-27 novembre 2020 14e Congrès National de la Société française de vigilance et de thérapeutique transfusionnelle (SFVTT) MONTPELLIER
• 4-5 décembre 2020, Journée de Biologie Praticienne 2020, Paris
• 14-15 décembre 2020, 40e RICAI, PARIS