
IMMUNO-ANALYSE
Diagnostiquer la forme la plus fréquente d’hyperthyroïdie
L’offre de Diasorin en biologie spécialisée s’enrichit avec le kit Liaison® TSH-R Ab, destiné à la détection des anticorps anti-récepteurs de la TSH (TRAb) dans le sérum et le plasma hépariné. Ce nouveau test s’intègre pleinement dans la stratégie diagnostique et thérapeutique des pathologies auto-immunes thyroïdiennes, en particulier la maladie de Basedow, cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. Les TRAb sont des marqueurs à la fois sensibles et spécifiques de la maladie de Basedow. Leur détection permet de confirmer le diagnostic ce qui évite des scintigraphies thyroïdiennes. Ce dosage joue également un rôle dans le suivi thérapeutique : il est recommandé avant l’arrêt des anti-thyroïdiens de synthèse (ATS) afin d’évaluer les chances de rémission et d’orienter les décisions cliniques. Ce test IVDR entièrement automatisé, disponible sur les analyseurs Liaison® XL et Liaison® XS, ne nécessite aucune préparation des réactifs, grâce à l’intégration des calibrateurs et du diluant directement dans l’intégral. Cette conception facilite le travail au laboratoire, réduit le risque d’erreurs et optimise les flux de travail. Avec une stabilité à bord de 7 semaines pour un format de 100 tests, le kit s’adapte aussi bien aux laboratoires à faible qu’à forte activité. Il est calibré selon le dernier standard international (WHO 2nd IS code 08/204). À la valeur seuil de 0,550 UI/L, ce kit affiche une sensibilité clinique de 99,2 % et une spécificité de 99,5 %. Ce nouveau test complète le menu thyroïdien déjà disponible sur les systèmes Liaison®, qui inclut notamment les tests TSH, FT3, FT4, les anticorps anti-TPO et les anticorps anti-Tg.
IMMUNO-ANALYSE
Test de nouvelle génération pour l’infection tuberculeuse
Diasorin vient de lancer le Liaison® QuantiFERON® TB Gold Plus II, un test de nouvelle génération pour la détection de l’infection tuberculeuse sur les analyseurs Liaison®. Issu de la collaboration entre Qiagen et Diasorin, ce nouveau test associe l’expertise reconnue de la technologie QuantiFERON® à la puissance des plateformes automatisées Liaison®. Pensé pour répondre aux exigences croissantes des laboratoires, ce test conserve les performances cliniques de référence tout en offrant un flux de travail optimisé. À la clé pour les laboratoires : jusqu’à +75 % de productivité sur le Liaison® XL, les premiers résultats en 32 minutes et une précision élevée maintenue.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
Un planificateur de tâches intégré pour maîtriser le quotidien

Avec la version 25.02, Lab Composer d’Ascentry enrichit son écosystème d’un planificateur de tâches entièrement pensé pour accompagner les laboratoires dans l’organisation, la planification et la traçabilité de leurs opérations. Plus qu’un simple agenda technique, il devient un outil central pour fluidifier la routine, fiabiliser les contrôles et soutenir les démarches qualité. Il permet de créer ou d’importer des ensembles de tâches, de définir des catégories sur mesure et d’adapter l’outil aux méthodes de travail du laboratoire. Il peut également créer des tâches ponctuelles ou curatives, non planifiées, afin de tracer et de gérer les actions réalisées en dehors des routines définies. Chaque tâche peut être configurée avec une grande précision : fréquence d’exécution, rattachement à un ou plusieurs instruments ou équipements, ajout de procédures, mise en place de rappel pour une meilleure anticipation. Cette granularité renforce la cohérence opérationnelle tout en s’adaptant à l’hétérogénéité des structures. Le module est directement connecté aux environnements de travail : chaque utilisateur visualise uniquement les tâches qui le concernent, améliorant la pertinence et la lisibilité. Un widget dédié met instantanément en avant les tâches du jour, celles à prévoir et celles en retard. Grâce aux nombreux filtres, chacun construit la vue la plus pertinente pour son activité. Les tâches réalisées sont automatiquement historisées, et leurs impacts peuvent être visualisés dans les graphiques de Levey-Jennings des CQs ou de moyenne mobile patient. En centralisant l’ensemble des opérations à réaliser et en apportant une visibilité immédiate sur les priorités, le planificateur de tâches contribue à réduire les oublis, anticiper les opérations critiques, homogénéiser les pratiques et sécuriser la production analytique. Avec ce nouveau module, Lab Composer 25.02 renforce son positionnement : offrir aux laboratoires une plateforme unifiée, intuitive et orientée métier pour maîtriser leur quotidien avec clarté et efficacité.
INFORMATIQUE DE LABORATOIRE
La validation biologique automatisée par le SIL
Face aux enjeux croissants de performance et de qualité en biologie médicale, Clarisys poursuit l’évolution de son SIL Clarilab avec une nouvelle fonctionnalité dédiée à la validation biologique automatisée. Conscient des contraintes opérationnelles auxquelles sont confrontés les laboratoires, Clarisys a développé une solution permettant d’automatiser la validation des résultats conformes aux normes établies et ne présentant aucune alerte. Intégrée directement dans Clarilab, cette fonctionnalité repose sur des règles de validation paramétrables et sécurisées, adaptées à l’organisation et aux exigences de chaque laboratoire. Les dossiers simples peuvent ainsi être validés automatiquement, sans intervention manuelle, tout en conservant un haut niveau de traçabilité et de fiabilité. Avec cette innovation, Clarisys accompagne les laboratoires dans l’optimisation du temps médical et l’amélioration de leur efficacité opérationnelle. En réduisant les tâches répétitives, les biologistes peuvent recentrer leur expertise sur les dossiers complexes et l’interprétation clinique à forte valeur ajoutée.
PCR
Un système de PCR en temps réel en 15 minutes
Launch Diagnostics France a annoncé l’arrivée au sein de son portfolio de la solution WonDx™, un système automatisé de diagnostic moléculaire qui vise à améliorer la rapidité, la simplicité et la performance. Cette technologie innovante de PCR en temps réel permet de passer de l’échantillon au résultat en une seule étape, avec un rendu en seulement 15 minutes. Pensé pour simplifier le flux de travail en laboratoire, il repose sur des cartouches prêtes à l’emploi, intégrant réactifs et contrôles qualité. Cette approche réduit significativement le temps de manipulation et les risques d’erreur. Chaque cartouche permet de détecter jusqu’à 7 cibles simultanément, couvrant un large éventail de pathogènes, notamment respiratoires, gastro-intestinaux ou infectieux. Le système se distingue également par sa modularité évolutive, avec une capacité allant jusqu’à 8 modules indépendants, permettant d’adapter facilement le volume d’analyses aux besoins des laboratoires. Son design compact, silencieux et le stockage des cartouches à température ambiante contribuent à une mise en œuvre rapide et flexible, même dans des environnements contraints.

Jean-Philippe Brunet réélu Président du SIDIV

A l’issue de son Assemblée Générale, le Bureau du SIDIV (Syndicat de l’Industrie du Diagnostic in Vitro) a renouvelé sa confiance à Jean-Philippe Brunet (Werfen) en le réélisant à la Présidence de l’organisation. Il est par ailleurs, au nom du SIDIV, membre du Board de MedTech Europe et de la FEFIS. Cette réélection marque la volonté des membres de poursuivre la transformation engagée depuis 2025. Sous le précédent mandat de Jean-Philippe Brunet, le syndicat a repensé ses modes d’action pour créer une nouvelle dynamique, favorisant une implication accrue des membres dans la stratégie et les actions collectives. L’année 2025 a ainsi été marquée par une montée en puissance de la Commission Affaires Publiques et une structuration interne renforcée. Le bilan de l’année écoulée, porté par le Président et son Bureau, souligne des avancées importantes pour la filière du DIV : la consultation du SIDIV par les autorités de tutelle sur les sujets concernant le secteur deviennent systématiques (consultations HAS, IGAS, ANSM par exemple) ; l’intégration du SIDIV dans différents travaux portés par la DGS (comité de pilotage et groupes de travail dans le cadre de la réforme du RIHN ; position française dans le cadre de la réforme de l’IVDR) ; des travaux sont également engagés sur le déploiement de la biologie délocalisée. Le SIDIV est aujourd’hui reconnu comme une organisation experte, collective et constructive au service des patients et du système de santé, ce qui lui permet de nombreux échanges avec les différentes parties prenantes de l’écosystème. Le nouveau mandat s’inscrit dans le fil rouge validé lors du dernier brainstorming stratégique : faire reconnaître la valeur holistique du DIV auprès des patients, des décideurs politiques et des payeurs, et positionner le DIV comme un investissement à forte valeur ajoutée pour l’efficience, la soutenabilité et la transformation du système de santé. « Seule organisation dédiée spécifiquement à notre filière, le SIDIV continuera d’être une force de propositions ambitieuses pour que le diagnostic in vitro accompagne la transformation durable de notre système de santé » a indiqué Jean-Philippe Brunet.
Composition du Bureau du SIDIV :
• Président : Jean-Philippe BRUNET (Werfen)
• Vice-Président : Pierre MEZERAY (Roche Diagnostics)
• Secrétaire Générale : Quynh-Nhu TRINH XUAN (Qiagen)
• Trésorier : Jacques PENICAUD (Siemens Healthineers)
• Membres du Bureau : Cécile ASTUGUEVIEILLE (Illumina), Souad BELARBI (Hologic), Betty BOURGES (Diagast), Pierre-Frédéric DEGON (Abbott Diagnostics), Sophie HUBERT LUCO (bioMérieux), Inès MESSAI (Cepheid), Pierrick OLLIVIER (Stago).
Nouvelle usine bioMérieux de diagnostics innovants en France pour le marché européen
bioMérieux a investi plus de 250 millions d’euros pour créer une unité de production de tests PCR de sa gamme Biofire® en France (La Balme-les-Grottes – Isère), soit environ 400 emplois à terme. Cette nouvelle unité vise à répondre aux enjeux de sécurisation des approvisionnements en tests essentiels sur le marché européen et à contribuer à la résilience des systèmes de santé face aux maladies infectieuses. « La lutte contre les maladies infectieuses exige une mobilisation et un engagement dans la durée. Ce projet constitue avant tout un investissement structurant pour le renforcement des capacités de santé publique. Il illustre également notre volonté de consolider notre ancrage industriel en France, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes où se trouvent nos racines » a déclaré Alexandre Mérieux, Président de bioMérieux.
Renforcer la souveraineté européenne face aux maladies infectieuses
Cette nouvelle unité, conçue selon les standards les plus exigeants en matière de performance industrielle et environnementale, produira des tests PCR syndromiques de sa gamme Biofire®, qui permettent d’identifier, en 15 à 60 minutes et à partir d’un seul prélèvement, les principales causes d’infections respiratoires, sanguines, gastro-intestinales ou méningées. Ils jouent un rôle clé pour améliorer la rapidité et la pertinence des soins, tout en renforçant la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires. Cette production destinée principalement au marché européen viendra compléter les capacités actuelles du site de Salt Lake City (États-Unis). Ces tests syndromiques représentent près de 40 % de leur chiffre d’affaires et cette usine doit accompagner leur croissance à long terme et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Réindustrialiser la France
Depuis plus de 40 ans le site isérois de La Balme-les-Grottes est l’un des piliers industriels de bioMérieux et emploie aujourd’hui près de 600 collaborateurs. En 2023 et 2024, deux infrastructures stratégiques y avaient déjà été inaugurées dans une logique d’intégration verticale pour le groupe : un bâtiment de R&D en microbiologie de nouvelle génération et une unité de production pour l’internalisation de l’une des étapes stratégiques de production. « Nous avons pensé ce projet dès son origine dans une logique combinant hautes technologies industrielles et développement durable. Ainsi, le nouveau bâtiment est implanté sur une friche industrielle existante, afin de limiter au maximum l’artificialisation des sols. Sa conception permettra une exploitation sobre notamment par l’utilisation d’une énergie presque totalement décarbonée. En complément, l’optimisation des flux logistiques vers nos clients, induit par la localisation de cette unité en France, permettra d’éviter l’émission de presque 9000 tonnes de CO2 par an, en comparaison de la même production outre Atlantique » indique Guillaume Maestri, Directeur du Site de La Balme-les-Grottes. Le projet intégrera également des solutions permettant de limiter l’impact sur l’environnement : panneaux solaires, toits végétalisés, parkings perméables, gestion durable des espaces extérieurs, récupération des eaux de pluies, préservation de la biodiversité et de la trame verte. La mise en route de l’unité de production est prévue pour 2030.
PROFESSION
Thomas Hottier succède à François Blanchecotte à la tête du SDBIO

À l’issue du renouvellement de ses instances dirigeantes intervenu à la suite des élections de mai-juin 2026, le Conseil d’administration (CA) du Syndicat des biologistes (SDBIO) a élu le 23 juin dernier le Dr Thomas Hottier à la présidence de l’organisation.
Il succède au Dr François Blanchecotte, qui a choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat afin de se consacrer pleinement à la présidence de la nouvelle Fédération de Biologie Médicale (FBM).
Le nouveau CA a également procédé à l’élection des vingt membres du Bureau national qui accompagneront le Dr Thomas Hottier au cours des trois prochaines années. Dans sa nouvelle configuration, le Bureau se caractérise par un large renouvellement de ses membres, tout en s’inscrivant dans une logique de continuité, de représentativité et d’efficacité au service de la profession.
Le Dr Thomas Hottier, Directeur Général au sein du Groupe Inovie, a tenu à saluer l’engagement du Dr François Blanchecotte, qui a présidé le SDBIO depuis 2011 et qui demeure vice-président de l’organisation. « Ma priorité est de poursuivre le travail engagé ces dernières années pour défendre la biologie médicale libérale et renforcer la place des biologistes dans le système de santé, a souligné Thomas Hottier. Notre profession traverse une période de profondes transformations, qu’elles soient économiques, réglementaires ou organisationnelles. Dans ce contexte, nous avons besoin d’un syndicat fort, structuré et capable de porter une parole claire et unie auprès des pouvoirs publics, en synergie étroite et pleinement assumée avec la Fédération de la Biologie Médicale (FBM). »
Lors de sa première réunion (le 29 juin), les membres du Bureau ont désigné les responsables appelés à exercer les
différentes fonctions statutaires du syndicat.
Composition du Bureau national du SDBIO :
• Président : Thomas Hottier
• Vice-présidents : François Blanchecotte, Géraldine Jacob, Jean-Philippe Galhaud
• Trésorier : Jean-Michel Real
• Trésorier adjoint : Bruno Devie (chargé de mission)
• Secrétaire générale : Emmanuelle Berlier
• Secrétaire général délégué : Olivier Garnier
• Membres du Bureau : Jean Canarelli, Candice Catillon-
Rousseaux, Frédéric Charrier, Gilles Defrance, Henry-Pierre Doermann, Bruno Gauthier, Nassim Hannas, Nicolas Le Moing,
Romuald Levillain, Arnaud Longuet, Boris Loquet, Philippe Schlouch, Éric Sevin, François Toulat
Le SOPK devient le SMOP, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien
Fréquent mais complexe à diagnostiquer, le SMOP (anciennement SOPK) est la principale cause d’infertilité féminine. Heureusement, il bénéficie aujourd’hui d’une prise en charge efficace. Néanmoins, les patientes et les praticiens réclamaient depuis longtemps un changement de nom, opéré tout récemment par des experts internationaux puisque la dénomination de « syndrome des ovaires polykystiques » (SOPK) ne recouvrait pas la réalité clinique. La nouvelle appellation, en mettant en avant les risques métaboliques associés, doit permettre d’améliorer la prise en charge.
C’est donc au terme d’un processus de plus de dix ans de travail que le SOPK a été renommé « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (Smop). L’annonce a été faite le 12 mai 2026 lors du Congrès européen d’endocrinologie à Prague avec la publication concomitante de la conférence de consensus dans The Lancet (1).
La nouvelle appellation vise à refléter la réalité multisystémique de l’affection dans l’objectif de mieux repérer et prendre en charge les 170 millions de femmes qui en seraient atteintes dans le monde (soit près d’une femme sur huit). Pour ce travail d’envergure, plus de 14 000 patientes et professionnels de santé ont été consultés à travers le monde et 56 sociétés savantes et associations de patients impliquées.
Le terme de polykystique est en effet inapproprié : les nombreux follicules ovariens immatures fréquemment observés à l’échographie ne sont pas à proprement parler des kystes ovariens. De plus, de nombreuses personnes ne présentent pas ce type d’anomalies et peuvent pâtir d’un retard diagnostique.
À l’inverse, les troubles endocriniens sont fréquents et multiples, pouvant toucher la régulation de l’insuline, des androgènes, des hormones ovariennes et neuroendocrines. Les conséquences peuvent être métaboliques (obésité, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, stéatose hépatique métabolique, maladie cardiovasculaire, syndrome d’apnée du sommeil), reproductives (dysfonction ovulatoire, cycles menstruels irréguliers, infertilité, complications de la grossesse et cancer de l’endomètre), psychologiques (dépression, anxiété, altération de la qualité de vie, troubles du comportement alimentaire) et dermatologiques (acné, alopécie, hirsutisme). L’indice de masse corporelle (IMC) est généralement plus élevé chez les personnes concernées.
Les bénéfices attendus de l’adoption de cette nouvelle terminologie sont multiples : dépister plus précocement, au mieux dès l’adolescence ; limiter le retard diagnostique ; repérer les facteurs de risque et les prendre en charge tout au long de la vie ; promouvoir la recherche en proposant de nouvelles pistes à étudier.
(1) TEEDE H et al., Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process, The Lancet, 2026.0, 407(10545):2329-2339
Un nouveau test PCR plus fiable pour détecter l’aspergillose invasive

Le diagnostic de l’aspergillose invasive, infection fongique grave causée par le champignon Aspergillus, est complexe et ne peut pas reposer sur un seul test, mais sur plusieurs indices (critères liés au patient, à ses signes cliniques et radiologiques et mise en évidence du champignon). Une étude visant à développer un test de détection génétique (PCR) de cette infection a été réalisée auprès de 120 patients et sur 223 échantillons de plasma humain ; ses résultats suggèrent que ce test pourrait devenir un outil fiable dans le diagnostic et le suivi des patients concernés.
Récemment, des experts internationaux ont recommandé d’utiliser la détection d’ADN d’Aspergillus par PCR comme critère supplémentaire dans le diagnostic de l’aspergillose invasive, grâce aux progrès dans la PCR quantitative en temps réel, permettant de mesurer précisément la quantité de matériel génétique du champignon. Plus il y en a, plus cela indique une infection active ou étendue. Cette mesure permet donc non seulement de confirmer la présence du champignon, mais aussi de suivre l’évolution de l’infection chez le patient.
Cette étude a été réalisée sur 120 patients répartis en trois groupes et 223 échantillons de plasma. La sensibilité clinique était de 0,91 et la spécificité clinique de 1,00. Elle a testé un nouveau type de PCR en temps réel, optimisé pour détecter les acides nucléiques totaux (ADN et ARN) provenant des principales espèces d’Aspergillus responsables d’infection chez l’humain. Le suivi des patients PCR-positifs avec ce test a montré une efficacité supérieure aux tests de référence habituellement utilisés (75 % vs. 46,2 % pour le test de référence au diagnostic). De plus, il a permis de détecter trois patients sur les 30 patients infectés par des espèces d’Aspergillus autres que fumigatus (qui est l’espèce la plus fréquente du genre Aspergillus chez l’humain et responsable de la majorité des infections) et qui n’étaient pas détectés par le test de référence.
Ces résultats suggèrent que ce nouveau test pourrait devenir un outil plus fiable et performant pour le diagnostic et le suivi des patients atteints d’aspergillose invasive. Il sera prochainement intégré en routine dans le laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.
Cette étude a été coordonnée par le Pr Alexandre Alanio, de l’Université Paris Cité, responsable adjoint du CNR des Mycoses invasives et antifongiques (CNRMA), du groupe de recherche Mycologie translationnelle à l’Institut Pasteur et chef de service du laboratoire de parasitologie-mycologie de l’hôpital Saint-Louis AP-HP.
BENAZRA M et al., Clinical validation of a new multi-Aspergillus species reverse transcriptase quantitative PCR: a diagnostic case-control study, Clinical Microbiology and Infection, 2026, 32(7):1152-1157
Prédire la réponse aux traitements par des jumeaux tumoraux

Le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer situé à Lyon, et Sirius Neosight, start-up française spécialisée dans l’analyse des tumeurs à partir d’une prise de sang ont initié l’étude clinique E-FACToR qui vise à améliorer la personnalisation des traitements en oncologie.
Cette étude vise à mieux comprendre pourquoi certains patients répondent aux traitements et d’autres non, afin d’adapter les thérapies de manière plus précise. Plus spécifiquement, elle cherche à établir si une mesure réalisée sur des cellules tumorales circulantes (CTCs) peut prédire l’efficacité des traitements. Elle évaluera notamment la corrélation entre le statut fonctionnel de la recombinaison homologue (HR), un mécanisme clé de réparation de l’ADN dont dépendent la sensibilité aux inhibiteurs de PARP, mesuré dans les CTCs et la survie sans progression (SSP) des patients traités par inhibiteurs de PARP et/ou chimiothérapies à base de platine. Elle portera sur 300 patients atteints de cancers du sein, de la prostate, de l’ovaire et du pancréas avancés ou métastatiques, suivis au Centre Léon Bérard.
À partir d’un simple tube de sang (10 mL), les CTCs sont isolées avec une sensibilité inégalée (moins de 5 cellules par 10 mL), puis amplifiées ex vivo pour former des jumeaux tumoraux 3D en moins de trois semaines, grâce à l’expertise de la société Sirius NeoSight, une start-up française de biotechnologie hébergée au sein du Centre. Ces jumeaux permettent ensuite de tester directement comment les cellules tumorales réparent leur ADN : un indicateur fonctionnel clé, impossible à obtenir par la seule lecture du génome. C’est une première dans ce contexte clinique. Cette approche, parfois qualifiée de médecine de précision fonctionnelle, pourrait à terme permettre de sélectionner plus finement les traitements les plus adaptés à chaque patient et de suivre plus précisément l’évolution de la tumeur au fil du temps grâce à des prises de sang répétées, moins invasives qu’une biopsie.
Les chercheurs évalueront notamment si l’analyse fonctionnelle réalisée sur les cellules tumorales circulantes permet de prédire la réponse aux traitements et la SSP des patients recevant des inhibiteurs de PARP et/ou certaines chimiothérapies à base de platine.
En parallèle, l’étude évaluera également l’intérêt du suivi régulier du nombre de cellules tumorales circulantes au cours du traitement afin de mieux suivre l’évolution de la maladie.
MANIFESTATIONS
2026
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – http://www.sfm-microbiologie.org/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026
2027
– 25-26 mars – BIOMED-J – PARIS – https://www.congres-biomedj.fr/
– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

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Ipsen mise sur la croissance externe pour se renforcer en oncologie et maladies rares
Noah BUI, Badoui BADOUR, Philippe LE, Arsia AMIR-ASLANI
TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Intelligence artificielle et laboratoire de biologie médicale : enjeux actuels et perspectives à l’horizon 2030
Bernard GOUGET
SYNOPTIQUE
Les middlewares de bactériologie en 2026
Thierry Dieudonné, Stéphane Agay





