INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Logiciel de validation biologique : nouvelle version plus flexible

Valab®, pionnier dans l’automatisation de la validation biologique et avec plus de 770 000 dossiers expertisés par jour au niveau national et international, lance sa nouvelle version majeure, V16.
Valab® V16 est une évolution en profondeur, pensée pour répondre aux besoins de ses utilisateurs et aux exigences croissantes en matière de sécurité.

Des évolutions dans l’expertise biologique :
• De nouvelles analyses « clé en main » modélisées dans les spécialités de biochimie, d’oligo-éléments, de gaz du sang et de bactériologie.
• L’ajout de nouveaux renseignements cliniques et thérapeutiques dans plusieurs catégories : maladie, traitements, chirurgie, symptômes, FIV/PMA, etc.
• Des avancées dans les mécanismes de règles d’expertise.

De nouvelles fonctionnalités pour la gestion et l’exploitation des données :
• Compatibilité des dossiers tests dans le contrôle continu
• Export des données statistiques au format CSV

Des renforcements en matière de sécurité :
• Intégration d’un annuaire LDAP
• Prise en compte continue des exigences RGPD et de la protection des données sensibles
• Blocage et traçage des tentatives multiples de connexion frauduleuse

Des nouveautés pour l’international :
• Ajout de la langue portugaise au logiciel
• Traduction de l’interface du logiciel et des documents de qualité en allemand, anglais, espagnol et portugais.

Des ergonomies repensées pour une navigation plus fluide, au sein de différentes fenêtres du menu Simulation, du module Auto-Expert, du paramétrage des analyses et des tables de correspondance (filtrage, tri, recherche).
Cette nouvelle version est conçue pour aborder tout type de laboratoire au-delà de la biologie médicale de routine. Une version
« sans analyses préchargées » permet de construire et d’exploiter une
application « sur mesure » dans le domaine souhaité, avec la possibilité d’utiliser les analyses « clé en main » du catalogue de la société.

Valab


 

ALZHEIMER

Maladie d’Alzheimer : calculer le ratio Aβ42/Aβ40

Le diagnostic de la Maladie d’Alzheimer s’apprête à connaître une évolution majeure. Roche Diagnostics souhaite accompagner cette mutation avec le développement de son portefeuille de tests diagnostiques LCS (liquide cérébrospinal) et sanguins. La société lance le test Elecsys β-Amyloid (1-40) CSF qui, combiné au test Elecsys β-Amyloid (1-42) CSF, permet d’établir le ratio Aβ42/Aβ40. Ce ratio aide à l’évaluation de la pathologie amyloïde chez les sujets adultes présentant des troubles cognitifs et faisant l’objet d’une évaluation pour la maladie d’Alzheimer ou d’autres causes de troubles cognitifs.
Ainsi, Roche propose désormais pour le diagnostic de cette maladie un menu sur le LCS complet et approuvé conformément à la réglementation relative aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, sur les systèmes cobas e.
Côté plasmatique, après la sortie récente du test Elecsys Phospho-Tau (181P) Plasma, de nouveaux tests sanguins seront lancés par la société en 2026.

Roche diagnostics France


 

IMMUNO-ANALYSE

Différencier bactéries et virus en environ 20 minutes

Beckman Coulter Diagnostics, société du groupe Danaher, a obtenu le marquage CE IVDR pour le test Access MeMed BV. Cette certification permet une large disponibilité d’un test à haut débit basé sur la réponse de l’hôte, qui aide les cliniciens à différencier les infections bactériennes des infections virales en environ 20 minutes. Il intègre la mesure de trois protéines clés de la réponse immunitaire de l’hôte (TRAIL, IP-10 et CRP) dans un score indiquant la probabilité d’une infection bactérienne ou virale. Ce test a démontré une valeur prédictive négative pouvant atteindre 99 % pour aider à exclure une infection bactérienne.
Validé pour une utilisation sur la base installée des automates d’immunoanalyse DxI 9000 et Access 2 de Beckman Coulter, ce test permet une différenciation rapide et fiable des infections, tout en s’intégrant aux infrastructures et aux flux de travail existants des laboratoires. La société a collaboré avec MeMed, leader des technologies avancées d’analyse de la réponse de l’hôte, afin d’intégrer le test éprouvé MeMed BV® dans les laboratoires centraux. Ce test a démontré sa capacité à améliorer la prise de décision clinique, à permettre aux médecins de réduire l’usage inutile des antibiotiques et à soutenir les initiatives de bon usage des antimicrobiens.
Des études récentes menées en conditions réelles auprès de près de 6 000 patients adultes et pédiatriques ont montré que les cliniciens hésitent quant à la prescription d’antibiotiques dans environ 16 à 29 % des cas. Après réception des résultats MeMed BV, les médecins ont indiqué que le test avait soutenu ou modifié la prise de décision clinique dans environ 82 à 87 % des cas.

Beckman Coulter


 

BIOLOGIE MOLECULAIRE

Diagnostic POC des infections respiratoires et pharyngées

bioMérieux a vu ses deux tests Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) Panel et Biofire® Spotfire® Respiratory/Sore Throat plus (R/STplus) obtenir le marquage CE selon l’IVDR. Cette certification inclut la classification « Near-Patient Testing » autorisant une utilisation au chevet du patient. Ces tests multiplex PCR peuvent détecter simultanément les agents pathogènes les plus souvent responsables d’infections respiratoires et de maux de gorge, dans un délai compatible avec la durée d’une consultation médicale classique.
Dans un contexte où de multiples pathogènes respiratoires circulent simultanément, l’identification rapide et précise de l’agent responsable permet de mettre en place dans les meilleurs délais une prise en charge adaptée et contribue notamment à un usage efficient des antibiotiques.
Ces deux tests, compatibles avec l’instrument compact Biofire® Spotfire®, sont capables d’identifier simultanément, en 15 minutes environ, les acides nucléiques des bactéries, virus et sous-types viraux les plus fréquemment responsables d’infections respiratoires ou pharyngées.
La version Panel Mini et la version Panel détectent respectivement 6 à 15 agents pathogènes, incluant notamment le rhinovirus/entérovirus humain, le streptocoque A, les virus de la grippe A/B, le virus respiratoire syncitial (VRS) et le SARS-CoV-2. Ensemble, ces deux panels offrent une solution flexible et sur-mesure, permettant aux cliniciens de sélectionner d’emblée le test le plus adapté au profil de chaque patient.
Le test Biofire® Spotfire® R/STplus Panel, vient remplacer la version Biofire® Spotfire® R/ST Panel commercialisée jusque-là avec le marquage CE selon la directive IVDD.
Les échantillons peuvent être prélevés à l’aide d’un écouvillon nasopharyngé ou oropharyngé, en fonction du type d’infection suspecté. La version Panel Mini offre également une troisième méthode de prélèvement, par écouvillonnage nasal antérieur, spécifiquement compatible avec le menu respiratoire.
Ces deux nouveaux tests seront disponibles au deuxième trimestre 2026 dans les pays reconnaissant le marquage CE. Ils seront ensuite déployés dans d’autres pays, hors États-Unis, en tenant compte des réglementations locales.

bioMérieux


 

IMMUNO-CHROMATOGRAPHIE

Diagnostic rapide en antibiorésistance amélioré

La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pour la santé mondiale. Elle compromet la prévention et le traitement efficace d’un nombre croissant d’infections bactériennes. L’antibiorésistance entraîne une prolongation des hospitalisations, une hausse de la mortalité et une augmentation des dépenses médicales.
Face à cet enjeu sanitaire majeur, chaque avancée technologique représente une opportunité déterminante pour mieux détecter, prévenir et contrôler l’antibiorésistance.
C’est dans cette perspective que le fabricant Coris BioConcept a amélioré son kit Resist 5, test de diagnostic rapide in vitro permettant la détection des carbapénémases OXA 48, KPC, NDM, VIM et IMP dans les cultures bactériennes.
Distribué par Launch Diagnostics France dès cet été en IVDR, ce nouveau test proposera une cassette optimisée : une seule zone de dépôt pour deux bandelettes de migration, un signal amplifié pour un meilleur confort de lecture et une capacité étendue à 8 marqueurs, en plus des deux contrôles intégrés.
La gamme Resist regroupe en outre des tests rapides couvrant un large panel de paramètres (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163). Présentant des performances équivalentes à celles des méthodes moléculaires, ces tests peuvent être réalisés à partir de différents types d’échantillons — culture bactérienne, hémoculture, écouvillon rectal — avec des résultats disponibles en moins de 15 minutes.
Cette gamme comprend également une offre étendue de contrôles de qualité dédiés aux tests rapides d’antibiorésistance (OXA 48, KPC, NDM, VIM, IMP, CTX M15, CTX M14, OXA 23, OXA 40(24), OXA 58, OXA 163).
Société pionnière du diagnostic rapide en antibiorésistance depuis 1996, Coris BioConcept s’appuie sur une solide expertise industrielle et scientifique. Ces produits sont fabriqués intégralement en Belgique et distribués dans le monde entier.

Launch Diagnostics France SAS

 

VIE DES SOCIÉTÉS

Roche inaugure une usine d’IA NVidia pour accélérer sa R&D

Roche annonce l’expansion de son infrastructure mondiale d’IA avec le déploiement d’une « usine d’IA » à grande échelle reposant sur une pile complète de technologies de calcul et d’IA accélérées NVIDIA. L’installation comprend 2 176 GPU haute performance déployés sur site aux États-Unis et en Europe et intégrés à l’ensemble de la chaîne de valeur. Avec cet investissement, la capacité combinée sur site et dans le cloud dépasse désormais 3 500 GPU Blackwell, une puissance que Roche présente comme la plus importante annoncée dans l’industrie pharmaceutique.
Cette expansion marque une nouvelle étape de la collaboration stratégique engagée avec NVIDIA en 2023 pour accélérer le développement de diagnostics et de thérapies grâce à des données de haute qualité et à l’IA. « Dans le secteur de la santé, le temps est un facteur crucial », souligne Wafaa Mamilli, directrice du numérique et de la technologie chez Roche, mettant en avant une plateforme conçue pour intégrer l’IA de la découverte à la fabrication et jusqu’à la commercialisation.
La plateforme, présentée comme un système de supercalcul haute performance, soutient plusieurs usages. En R&D, NVIDIA BioNeMo alimente le modèle « Lab-in-the-Loop » de Roche, qui relie les expériences de biologie et de chimie à des modèles d’IA afin de tester des hypothèses à grande échelle et d’accélérer les découvertes. Dans l’industrie, des jumeaux numériques fondés sur NVIDIA Omniverse aident à optimiser procédés et conception d’usines. Pour le diagnostic, NVIDIA Parabricks vise à extraire plus rapidement des informations exploitables à partir de grands ensembles de données ; en pathologie numérique, l’analyse d’images doit permettre de détecter des schémas subtils. En santé numérique, Roche s’appuie sur NVIDIA NeMo Guardrails pour encadrer une IA conversationnelle de qualité médicale.
Cette plateforme doit ainsi consolider la position de Roche dans la découverte et le développement de médicaments pilotés par l’IA, comme l’a expliqué Aviv Regev (Genentech, gRED), évoquant des modèles prédictifs plus sophistiqués et une accélération de la transformation des connaissances biologiques en médicaments vitaux.
Pour Roche, cette « usine d’IA » s’inscrit dans une transformation numérique globale : l’IA est conçue pour enrichir l’expertise humaine et élargir l’accès aux capacités de supercalcul à l’échelle de l’organisation. L’objectif affiché est d’aider les équipes, partout dans le monde, à relever des défis complexes liés aux maladies humaines et à accélérer la prévention, l’enrayement des maladies et la guérison.

Roche Diagnostics



 

VIE DES SOCIÉTÉS

Sysmex regroupe ses trois sièges européens sur un nouveau campus à Hambourg

Sysmex a officiellement ouvert son nouveau campus à Hambourg-Alsterdorf, achevant ainsi la relocalisation de son siège EMEA de Norderstedt vers la ville. Environ 780 employés du siège européen, de la filiale allemande et de la recherche et du développement travaillent désormais ensemble sur le nouveau site, renforçant ainsi la position de Hambourg en tant que site clé pour les sciences de la vie et la technologie médicale.
Avec cette ouverture, Sysmex réunit pour la première fois sous un même toit trois entités européennes clés : Sysmex Europe SE, Sysmex Deutschland GmbH et Sysmex R&D Center Europe GmbH. Le campus couvre environ 12 300 mètres carrés d’espace locatif et marque une étape importante dans la stratégie de croissance à long terme de l’entreprise dans la région EMEA.
« Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre pour Sysmex en Europe », a déclaré Alain Baverel, PDG de Sysmex Europe SE. « Avec ce campus, nous avons créé un environnement qui rapproche les gens, la recherche et la technologie. Il renforce notre position dans la région EMEA et crée les conditions propices aux innovations qui façonneront l’avenir du diagnostic en laboratoire. »
En choisissant Hambourg-Alsterdorf, Sysmex se positionne à proximité de grandes institutions de recherche et d’un solide écosystème des sciences de la vie. L’entreprise a évoqué la disponibilité de professionnels qualifiés, l’excellente infrastructure et la position centrale de Hambourg en Europe comme des facteurs décisifs pour son déménagement.
Le campus établit de nouvelles normes en termes de durabilité et de conception moderne du lieu de travail. Situé entre l’aéroport et l’hôpital universitaire, et à proximité de l’Alster, le bâtiment a reçu la première certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), soulignant l’engagement de Sysmex en matière de responsabilité environnementale et de construction durable. Des façades vertes en clinker, des toits verts accessibles et un concept énergétique intelligent permettent aux bâtiments de répondre aux normes élevées de l’UE.
À l’intérieur, des concepts spatiaux flexibles basés sur le principe du travail par activité permettent aux employés de choisir leur espace de travail en fonction de leur tâche, qu’il s’agisse de zones de concentration et de collaboration calmes, d’environnements de laboratoire hautement spécialisés ou de centres de formation.

Sysmex France

Sysmex Europe


 

PROFESSION

G7 One Health Summit : un pacte mondial pour l’accès aux diagnostics

Le 7 avril 2026, une coalition de plus de 20 partenaires internationaux a annoncé le Pacte mondial pour l’accès aux diagnostics (Global One Health Diagnostic Access Compact) lors du Sommet du G7 One Health à Lyon (France). Cette nouvelle initiative sert de catalyseur pour les leaders internationaux de différents secteurs pour accélérer l’accès aux diagnostics, permettre une détection plus précoce et une meilleure surveillance des pathogènes, et améliorer la réponse aux menaces existantes et émergentes en santé humaine, animale et environnementale. En alignant les efforts, les partenaires entendent renforcer la préparation mondiale grâce à des approches « One Health » fondées sur la science.
Partout dans le monde, les autorités sanitaires peinent à suivre le rythme de menaces de plus en plus interdépendantes — qu’il s’agisse du changement climatique qui favorise la propagation des espèces vectrices de maladies, de la multiplication des cas de transmission des maladies de l’animal à l’homme, ou encore de l’aggravation de la résistance aux antimicrobiens. Dans de nombreuses régions, les capacités élémentaires à identifier des bactéries et autres agents pathogènes sont rares voire inexistantes, les informations relatives à la santé humaine, animale et environnementale restent cloisonnées et ralentissent la détection. Il en résulte des retards de diagnostic, des traitements inappropriés, une utilisation inutile d’antibiotiques, une détérioration des résultats pour les patients et une détection trop lente des nouveaux agents pathogènes et des épidémies.
Alors que les pays affinent leurs stratégies de lutte contre la résistance aux antimicrobiens et préparent leurs prochains engagements dans le cadre du G7 et des instances multilatérales, il est urgent de mener des actions concrètes et concertées. C’est dans ce contexte que ces partenaires ont élaboré ce Pacte mondial — une initiative collective visant à combler les lacunes en matière de diagnostic, à harmoniser les actions entre les différents secteurs et à aider les pays dans la construction de systèmes de santé plus résilients et fondés sur les données.
Ce Pacte marque une étape cruciale : en s’alignant sur les cadres politiques nationaux et internationaux et en plaidant pour une collaboration public-privé accrue, il vise à améliorer la précision des traitements et les stratégies de prévention, à renforcer les systèmes de santé et à faire face à la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens et d’autres menaces existantes et émergentes.

Partenaires et engagements du Pacte
Ce Pacte est porté par un groupe de partenaires comprenant des acteurs de la société civile, des acteurs privés, des sociétés professionnelles et scientifiques, des fondations et des initiatives de santé mondiale engagés dans l’action One Health et la gestion de la résistance aux antimicrobiens. Ensemble, ils représentent des dizaines de milliers de professionnels spécialistes des maladies infectieuses et de la microbiologie et contribuent au diagnostic, à la prévention et au traitement couvrant les parcours de soin de dizaines voire de centaines de millions de patients chaque année au sein des systèmes de santé de plus de 130 pays.
En adoptant ce Pacte, les signataires s’engagent collectivement à faire avancer quatre axes prioritaires :
1. Améliorer l’accès à des outils de diagnostic adaptés et de haute qualité pour tous. Élargir l’accès abordable aux diagnostics prioritaires à tous les niveaux de soins et dans toutes les régions géographiques ; favoriser le partage de données et de connaissances pour éclairer les décisions de santé publique.
2. Renforcer la gestion responsable et l’utilisation appropriée des diagnostics et des antibiotiques. Lier l’accès aux antibiotiques de dernière ligne à une utilisation accrue des outils diagnostiques ; intégrer des algorithmes de diagnostic et une formation en bonne gestion des antibiotiques adaptée au contexte.
3. Investir en R&D pour répondre aux besoins de santé publique. Faire progresser l’innovation en matière de diagnostics humains, vétérinaires et environnementaux, en incluant des solutions adaptées aux contextes des pays à ressources limitées, grâce à des partenariats public-privé et des collaborations ouvertes à l’échelle de l’industrie, du milieu universitaire, des ONG et des partenaires publics.
4. Améliorer la valorisation et l’intégration des diagnostics. Travailler avec les gouvernements, les payeurs et les partenaires mondiaux pour garantir que les diagnostics soient correctement valorisés, remboursés et intégrés dans les parcours cliniques et de santé publique, ainsi que dans les milieux de santé animale, reflétant ainsi des bénéfices en aval tels que la réduction de la consommation d’antimicrobiens et des réductions de coûts.

Prochaines étapes du Pacte
Les signataires du Pacte mondial pour l’accès au diagnostic s’engagent à faire progresser cette initiative commune, tout en reconnaissant que les contributions spécifiques varieront selon les missions individuelles, les modèles économiques et les domaines d’activité. Lorsque cela est approprié, les organisations collaboreront avec les gouvernements nationaux et les organisations multilatérales, y compris le G7, pour soutenir les progrès et contribuer à garantir que les diagnostics et la surveillance soient plus systématiquement pris en compte dans les engagements politiques, les mécanismes de financement et les stratégies de santé mondiale.

Liste complète des partenaires : African Society for Laboratory Medicine, American Society for Microbiology, AMR Action Fund, Bavarian Nordic, bioMérieux, British Society for Antimicrobial Chemotherapy, CARB-X, Ceva Animal Health, Copan Group , Danaher Corporation, DxAMR Collaborative, European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases, Infectious Diseases Society of America, InnotiveDx, International Society of Antimicrobial Chemotherapy, LifeArc, Liofilchem, Nostics, Novo Nordisk Foundation, Roche Diagnostics, Sysmex, Waters Corporation

LyonBiopôle


 

PROFESSION

France 2030 : Montpellier va expérimenter l’hôpital augmenté

Le 9 avril, à l’occasion du Tour de France de l’innovation en santé à Nantes, consacrée aux données de santé, biobanques et cohortes comme leviers d’innovation, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, aux côtés du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), en charge de France 2030, et de l’Agence de l’innovation en santé (AIS), ont annoncé le financement du premier projet d’envergure d’hôpital augmenté par l’IA, souverain et réplicable : Alliance Santé IA.
Un événement de lancement officiel est prévu le 16 juin prochain à Montpellier afin de présenter en détail ce projet et le rôle de chacun des membres du consortium mené par le CHU de Montpellier et ADLIN Science.
Depuis plusieurs années, l’État a fait de l’IA une priorité stratégique, avec l’ambition de disposer d’une offre d’IA souveraine, notamment au travers des investissements conséquents du plan France 2030 et d’une stratégie IA pilotée en interministériel. Décliné dans le domaine de la santé, cet engagement vise à améliorer les diagnostics et les parcours de soins, soutenir l’innovation en recherche médicale, encourager l’appropriation des outils d’IA par les professionnels et garantir un cadre éthique, sécurisé et responsable autour de l’utilisation des données de santé.
Au total, tous programmes confondus (recherche ou soutien aux entreprises), le montant d’investissements dans des projets centrés sur l’IA en santé s’élève à environ 400 M€ depuis le lancement des programmes d’investissements d’avenir et désormais du plan Innovation santé France 2030, volet santé de France 2030.

Une expérimentation d’ampleur
Dans ce cadre, la ministre annonce un financement de 14,9 millions d’euros de France 2030 pour le projet Alliance Santé IA.
Co-construit par le CHU de Montpellier et ADLIN Science, le projet est porté par un consortium d’acteurs de référence réunissant le CINES, l’Inria, ANA Healthcare et Numalis, avec un partenariat structurant avec l’hébergeur français Scaleway.
Ce projet a pour ambition de créer le premier hôpital pilote augmenté par l’IA, basé sur une infrastructure souveraine, évolutive et réplicable. Cette initiative constitue un démonstrateur permettant de lever des verrous structurels majeurs dans le domaine de la santé, grâce à l’évaluation des impacts en conditions réelles, en vue d’une généralisation à d’autres établissements de santé.

Programmes d’investissements d’avenir France 2030


 

PROFESSION

RICAI : 3 Bourses de Microbiologie et/ou de Maladies Infectieuses

En 2026, l’Association de Chimiothérapie Anti-Infectieuse (ACAI) propose un total de 3 bourses (Microbiologie, Maladies Infectieuses, Soutien au développement) adressées respectivement à la SFM et la SPILF pour favoriser la mobilité de jeunes praticiens ou chercheurs. Les demandes seront évaluées par au moins 3 relecteurs du Comité Scientifique de la RICAI.
Il s’agit de 3 bourses dédiées à une activité de recherche clinique ou fondamentale dans tous les domaines de la Microbiologie (bactériologie, virologie, parasitologie, mycologie, hygiène hospitalière) et/ou des Maladies infectieuses (chimiothérapie anti-infectieuse, pathogénie, épidémiologie…).
Les candidats, âgés de moins de 40 ans, devront être titulaires d’un Master 2 validé, réaliser une mobilité de 12 à 24 mois, et disposer d’un co-financement pour la réalisation de la mobilité.
La date limite de candidature est fixée au 15 septembre 2026 à minuit. La publication et l’annonce des résultats sera réalisée lors de la RICAI 2026.

RICAI


 

SCIENCES

Alzheimer : de nouvelles cellules impliquées

Les tanycytes (en blanc) capturent la protéine Tau (rouge) circulant dans le LCS pour la transporter le long de leurs prolongements/bras qui traversent le tissu cérébral et entrent en contact avec les vaisseaux sanguins (en vert) dans lesquels ils déversent cette protéine impliquée dans la pathologie d’Alzheimer lorsqu’elle s’accumule dans le cerveau. © Vincent Prévot/Inserm

Une étude menée par une équipe Inserm, Université de Lille et CHU de Lille met en lumière un mécanisme jusqu’ici peu exploré dans la maladie d’Alzheimer : le rôle des tanycytes, des cellules situées à l’interface entre le liquide cérébrospinal (LCS) et la circulation sanguine. La maladie se caractérise notamment par l’accumulation anormale de la protéine Tau sous une forme pathologique dans le cerveau. Normalement, Tau, libérée dans le LCR, est ensuite éliminée vers le sang ; lorsque Tau s’agrège dans les neurones, elle perturbe leur fonctionnement, favorise leur dégénérescence et conduit au déclin cognitif. Les mécanismes responsables de cette accumulation restant incomplets, les chercheurs ont cherché à déterminer si les tanycytes, connus pour assurer des échanges essentiels (par exemple le transport de la leptine impliquée dans la satiété), pouvaient participer à l’évacuation de Tau et, en cas de dysfonctionnement, contribuer à la pathologie.
Grâce à des expériences de traçage fluorescent chez l’animal, l’équipe a d’abord montré que Tau injectée dans le LCS est captée par les tanycytes puis acheminée le long de leurs prolongements jusqu’aux capillaires, suggérant une voie de transfert vers le sang. Cette hypothèse est confirmée en bloquant leur fonctionnement par expression ciblée de toxine botulique : l’évacuation de Tau du LCS vers la circulation est alors fortement réduite, indiquant que les tanycytes constituent une voie majeure d’élimination de Tau hors du cerveau. Chez des souris présentant des niveaux élevés de Tau, l’inhibition des tanycytes accélère l’apparition de symptômes de démence, compatible avec un rôle protecteur de ces cellules dans les tauopathies. Enfin, l’analyse post-mortem de cerveaux de patients atteints d’Alzheimer confirme la présence de Tau dans les tanycytes et révèle une altération marquée de leur structure : prolongements fragmentés et rupture de la communication LCS–sang. Cette dégradation semble spécifique à la maladie d’Alzheimer et n’est pas observée dans d’autres démences. Les auteurs en concluent que le dysfonctionnement des tanycytes pourrait favoriser l’accumulation de Tau et contribuer à la progression de la maladie, ouvrant la voie à de nouvelles pistes : préserver ou restaurer l’intégrité de ces cellules pourrait devenir une cible thérapeutique et, à terme, une stratégie de prévention.

SAUVE F et al., Tanycytic degeneration impairs tau clearance and contributes to Alzheimer’s disease pathology, Cell Press Blue, 2026; 1(1):100003


 

SCIENCES

Vers un test du cancer du sein à domicile ?

Le cancer du sein, cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes à l’échelle mondiale, reste une cause majeure de mortalité dans plus de 100 pays. Or, le diagnostic repose encore largement sur la mammographie, l’IRM et la biopsie, des examens qui peuvent être invasifs, coûteux ou difficiles d’accès selon les contextes, ce qui alimente l’intérêt pour des solutions de dépistage plus simples et non invasives.
Dans ce cadre, une équipe de l’université d’Aberystwyth (Pays de Galles, Royaume-Uni) développe un prototype de test urinaire à flux latéral, au format proche des tests de grossesse ou de dépistage de la Covid-19, destiné à être utilisé à domicile. Le dispositif vise à repérer dans l’urine des signatures biochimiques précoces liées au cancer du sein : l’approche s’appuie sur l’idée que certaines modifications métaboliques associées à la maladie produisent des composés excrétés et donc mesurables dans un échantillon facile à prélever.
Les chercheurs cherchent ainsi à transposer des résultats obtenus en laboratoire vers un outil « au chevet du patient » offrant une lecture simple, rapide et potentiellement abordable, avec l’objectif d’accélérer l’orientation diagnostique, de réduire le recours à des procédures invasives et, in fine, d’améliorer le pronostic grâce à une détection plus précoce.
Les travaux s’inscrivent dans un nouveau programme de recherche clinique de l’université combinant découverte de biomarqueurs et développement de prototypes, en collaboration avec des partenaires du NHS afin de passer plus vite de la preuve de concept à des usages pratiques. Le projet est soutenu par le programme SMART Award du gouvernement gallois et cofinancé par Dynamic Extractions Ltd, dont l’expertise en technologies de séparation complète les capacités analytiques et cliniques de l’équipe. Au-delà du cancer du sein, le même cadre de recherche translationnelle explore aussi des tests urinaires pour l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), dans le but de réduire les retards de diagnostic en santé féminine.
Selon le professeur Luis Mur, les résultats mettent en évidence une signature biochimique détectable dès les stades très précoces, et la conversion en test à flux latéral pourrait aboutir à un outil accessible au plus grand nombre de femmes, tout en nécessitant les étapes habituelles de validation avant un déploiement en situation réelle.

AIMI-ZAINURIN NA et al., The Urinary Proteome Differs with the Presence and Type of Breast Cancer, Journal of Proteome Research, 2025; 24(12A):5932–5947, doi:10.1021/acs.jproteome.5c00229

 


 

MANIFESTATIONS

2026


– 19-21 mai – Santexpo 2026 – PARIS – https://www.santexpo.com/
– 28-29 mai – Biomed-J 2026 – PARIS – www.congres-biomedj.fr
– 3-5 juin – 36ème Congrès de la SF2H – LILLE – https://www.sf2h.net/congres/36eme-congres-sf2h-lille-2026.html
– 3-5 juin – Urgences 2026 – PARIS – https://urgences-lecongres.org/
– 4-5 juin – 13e Colloque du GEAI (Groupe d’Étude de l’Auto-Immunité) – PARIS – www.alphavisa.com/geai/2026/index.php
– 12 juin – XXIXe Journée de microbiologie clinique du Col. BVH – PARIS – https://collegebvh.org
– 30 septembre-2 octobre – Congrès de la Société Française de Thrombose et d’Hémostase (SFTH) – NÎMES – https://www.congres-hemostase.com/
– 7-9 octobre – 21e congrès annuel de la Société Française de Microbiologie (SFM) – LYON – www.alphavisa.com/sfm/2026/fr/
– 14-16 octobre – 9e JFBM – LE HAVRE – www.acnbh.fr
– 16-19 novembre – MEDICA 2026 / COMPAMED 2026 – DÜSSELDORF – www.medica-tradefair.com
– 18-20 novembre – XVIe congrès de la SFVTT (Société Française de Vigilance et de Thérapeutique Transfusionnelle) – TOULOUSE – www.sfvtt.org/congres
– 19-20 novembre – Journées Internationales de Biologie (JIB) – PARIS – https://lesjib.org/
– 25-27 novembre – 1st Mediterranean Meeting on Flow Cytometry – GRENADE (ESPAGNE) – www.alphavisa.com/cytometry/2026


2027

– 10-11 juin – Symposium International de Biologie d’Urgence (SIBU) – NIMES – https://sibu2027.com/

Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°44 :

BOURSE & BIOTECHS
XENON Pharmaceuticals, une valeur vivement recommandée par les analystes financiers
Erwan DURROUX, Yann DICKERSHEIT, Zoé REVERAND, Victor RAMARE, Arsia AMIR-ASLANI

BIOTECHNOLOGIES
Le Japon cherche à rattraper son retard dans le secteur des biotechnologies
Aurore WAFO, Andréa METRAUX, Ambre-Pacôme GAUTIER-AUDIGOU, Théo MAURIN, Arsia AMIR-ASLANI

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Actualités sur les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : vers une révolution diagnostique
Constance DELABY, Sylvain LEHMANN

CAS BIOCLINIQUES
Quiz 
Benoit NESPOLA, Emeline VINATIER, Sophie DESPLAT-JEGO

CAS BIOCLINIQUES
Au-delà d’un résultat de laboratoire, une prestation de conseil biologique
Daniela LAKOMY