ANALYSEURS

Nouvelle solution compacte de chimie et immuno-analyse

Roche Diagnostics France lance un nouvel automate complétant sa gamme ligne sérum : cobas® pure integrated solutions. Développé sur la base des dernières technologies, il combine les activités de chimie clinique et d’immuno-analyse, sur une surface de 2 m² seulement pour les laboratoires de faible à moyenne activité.
Dernier-né de la famille des solutions intégrées cobas®, il permet d’accéder à plus de 230 tests de diagnostics et sa cadence peut atteindre 870 tests/heure.
Le cobas® pure existe dans 3 configurations : ligne sérum, chimie seule et immuno-analyse. Il est composé :
• d’un module de chargement des échantillons doté d’une entrée dédiée aux examens urgents,
• d’un module d’immuno-analyse cobas e 402 (jusqu’à 120 tests/h, 28 positions réactifs),
• d’un module de chimie cobas c 303 (jusqu‘à 750 tests/h (photométrie et ISE), 42 positions réactifs et 3 ISE).
Simple d’utilisation, il offre des maintenances automatisées, une gestion simplifiée des réactifs, des calibrations automatisées (cobas® AutoCal) et des temps de préparation réduits.
Il permet de réaliser des analyses de routine et des tests spécialisés (trisomie, sérologie…) pour une consolidation maximale et offre une parfaite complémentarité avec les solutions intégrées cobas® pro.

Roche Diagnostics France


ANALYSES SARS-COV-2

Extension d’utilisation sur prélèvement nasal ou salivaire

Biosynex a reçu les validations nécessaires à l’extension d’usage de ses tests diagnostiques directs de l’infection par le SARS-CoV-2: antigéniques (en nasal) et PCR (en salivaire).
Suite à l’avis favorable de la HAS relatif au prélèvement salivaire pour la réalisation de la RT-PCR dans le cadre d’un dépistage à grande échelle (écoles, collèges, universités, EHPAD, personnels de santé), le test Ampliquick SARS-CoV-2 est désormais réalisable à partir de la salive. Ampliquick SARS-CoV-2 figure parmi les premiers tests PCR salivaires référencés sur la liste du Ministère de la Santé. Il est pratiqué sans automate d’extraction à partir d’une simple lyse virale.
D’autre part, les tests antigéniques sur prélèvement nasal permettent de renforcer le dépistage à large échelle sur des populations ciblées. Compatible avec une réalisation en autotest, Biosynex anticipe un marché potentiel important de ces tests dans les pays européens qui autorisent leur utilisation. Le test Biosynex Covid-19 Ag BSS fait actuellement l’objet d’une demande de marquage CE en version autotest auprès de son organisme notifié.

BIOSYNEX SA


ANALYSES SARS-CoV-2

Test PCR détectant les variants d’intérêt, dont le sud-africain

Eurofins Technologies a lancé le GSD NovaType II, son nouveau kit RT-PCR pour l’identification de mutations associées aux variants d’intérêt du SARS-CoV-2.
Le premier kit RT-PCR GSD NovaType, lancé en février 2021, a rapidement aidé les autorités sanitaires à détecter les variants chez plus de 100 000 personnes atteintes de la Covid-19 à travers l’Europe. Le nouveau kit GSD NovaType II permet désormais de détecter avec une grande précision les mutations N501Y et E484K communes à la plupart des variants d’intérêt ainsi que la mutation K417N (propre au variant B.1.351 identifié pour la première fois en Afrique du Sud).
Le kit GSD NovaType II permet d’obtenir des résultats en moins de deux heures. Il se prête donc parfaitement à un dépistage rapide et au renforcement des capacités de séquençage à des fins d’utilisation dans des études épidémiologiques. Il permet d’identifier des mutations génomiques dans les échantillons prélevés sur lesquels a déjà été détectée la présence de l’ARN du SARS-CoV-2.
Ce kit contient les amorces et les sondes spécifiques pour l’amplification et la détection simultanée de séquences d’ARN spécifiques constituant des variants spécifiques du génome SARS-CoV-2. Il est fourni sous la forme d’un produit prêt à l’emploi avec en option un logiciel d’interprétation. Le kit a été validé sur les plateformes qPCR AriaMx™ et AriaDx™ d’Agilent Technologies et sera bientôt validé sur d’autres thermocycleurs. Le kit est pour l’instant réservé à la recherche mais le marquage CE-IVD est imminent.

Eurofins Technologies


ANALYSES SARS-CoV-2

Dépistage du SARS-CoV-2 en 15 minutes

Bio-Rad est heureux de vous proposer la Coronavirus Ag Rapid Test Cassette (Swab) pour le dépistage qualitatif du SARS-CoV-2 dans les échantillons nasopharyngés ou nasaux prélevés sur écouvillons.
Cette trousse tout inclus fournit un test simple permettant de détecter l’antigène de la protéine nucléocapside du SARS-CoV-2 quand le test RT-PCR n’est pas accessible ou que des décisions rapides s’avèrent nécessaires. Cette trousse pratique permet d’effectuer des tests de diagnostiques délocalisés et de fournir une solution efficiente pour un processus de décisions rapides et une prise en charge clinique adaptée.
Ce test performant offre un protocole de test en 15 minutes.

Bio-Rad


ANALYSES SARS-CoV-2

Panel moléculaire pour la Covid-19, les grippes A et B et le VRS

Face à l’épidémie de COVID-19, Mobidiag s’est rapidement mobilisé et a concentré tous ses efforts afin d’offrir des solutions de diagnostic moléculaires rapides et fiables pour la détection du SARS-CoV-2. Au vu de l’évolution de la pandémie et l’entrée dans la saison hivernale, Mobidiag a développé un nouveau panel RESP-4 permettant de détecter simultanément à partir d’un seul échantillon nasopharyngé la Covid-19, la Grippe A, la Grippe B et le VRS. Ces virus présentent des symptômes similaires rendant difficile pour les professionnels de santé de déterminer avec précision quel virus est réellement responsable de l’infection respiratoire.
Ce panel est actuellement disponible sur la plateforme Amplidiag® Easy et est en cours de marquage CE-IVD sur le système Novodiag®.
Amplidiag®RESP-4, marqué CE-IVD, est un kit d’amplification incluant le logiciel Amplidiag® Analyzer. Ce test est particulièrement adapté pour le dépistage en série. Le processus est automatisé avec l’instrument Amplidiag® Easy, de l’extraction de l’ADN/ARN à la préparation des plaques de PCR avec des résultats en environ 3 heures pour 46 échantillons.
Novodiag® RESP-4, en cours de marquage CE-IVD, est un test à la demande sous forme de cartouche à usage unique contenant tous les réactifs nécessaires pour réaliser le test et fonctionne à l’aide du système « sample-in, result-out » Novodiag®. Il permet d’obtenir des résultats entièrement automatisés en environ 1 heure.

Mobidiag


ANALYSES

Un test IGRA automatisé pour la tuberculose

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, bioMérieux a annoncé le marquage CE de VIDAS® TB IGRA. Ce test de mesure de l’interféron gamma (IGRA), innovant et totalement automatisé, permet de diagnostiquer une infection tuberculeuse latente.
Un quart de la population mondiale serait infectée par M. tuberculosis dont 90 à 95 % à l’état latent. Il n’existe pas de test de diagnostic de référence pour l’infection tuberculeuse latente. Le contexte clinique, l’intradermo-réaction à la tuberculine (IDR) ou l’IGRA sont les principaux outils existants.
Les tests IGRA actuels, aux meilleures performances que l’IDR, sont complexes et nécessitent de nombreuses étapes manuelles et peuvent affecter le flux de travail du laboratoire. BioMérieux a voulu répondre à ce besoin, en produisant des tests IGRA totalement automatisés et standardisés, pour un délai d’obtention des résultats plus rapide, des performances cliniques plus fiables ainsi qu’une plus grande facilité d’utilisation pour les laboratoires sans expertise dans ce domaine.
VIDAS® TB-IGRA, réalisé sur le système VIDAS® 3, donne des résultats fiables et améliore le flux de travail des laboratoires par rapport aux solutions existantes. La réalisation du test est entièrement automatisée, de l’échantillon à l’interprétation des résultats, y compris l’étape de stimulation. Un seul tube de sang total suffit sans aucune préparation manuelle.
Ce test a démontré de très bonnes performances : une sensibilité de 97 % et une spécificité élevée de 97,5 % dans les populations à très faible risque d’infection par la tuberculose, et une forte concordance avec le test comparatif sur des populations à des niveaux de risque mixtes d’infection tuberculeuse. De plus, les résultats indéterminés sont très faibles (0,1 %).

bioMérieux SA


MATERIEL DE LABORATOIRE

Nouveaux racks compacts et légers

AccsA’tech est spécialisée en gestion et optimisation des sérothèques centralisées. Elle propose des solutions clés en main ou sur-mesure.
La gamme SERO’BOX® vient de s’enrichir avec de nouveaux racks compacts et légers. Les racks SB 050-13 sont compatibles avec les automates en pré et/ou post analyse du marché. Ils sont vendus seuls ou en kit associés au logiciel SERO’BOX® V2. Les racks peuvent-être stockés dans les congélateurs et réfrigérateurs spécifiques SERO’BOX® ainsi que sur les bâtis spécialement conçus pour équiper les chambres froides.

AccsA’Tech

 

VIE DES SOCIÉTÉS

L’Alliance Promotion Microbiote : La filière microbiote s’organise

Grâce à des leaders académiques d’envergure internationale, un tissu de start-ups dynamiques, des acteurs historiques, plusieurs investisseurs avec un rayonnement international et le soutien des pouvoirs publics, la France a toutes les cartes en main pour devenir un leader européen (voire mondial) dans le domaine. Pour réaliser cette ambition, il est essentiel que cette filière industrielle se structure et développe sa visibilité.
D’où le lancement de l’Alliance Promotion Microbiote : fruit de l’union d’une quinzaine d’acteurs publics et privés engagés (instituts de recherche, entreprises, pôles de compétitivité), elle vise à promouvoir l’écosystème français impliqué dans cette science émergente. Son objectif : construire un écosystème résilient positionnant la France comme leader européen dans le développement, la production et la commercialisation d’innovations scientifiques et thérapeutiques liées au microbiote.
On distingue plusieurs types de microbiotes (intestinal, cutané, vaginal…) dont les interactions avec l’hôte se précisent chaque jour un peu plus. De nouvelles perspectives thérapeutiques s’appuyant sur ces recherches et sur les avancées technologiques les plus récentes (IA, NGS, etc.) pourraient révolutionner la médecine actuelle, voire répondre à de nombreux enjeux de santé publique majeurs : antibiorésistance, maladies métaboliques, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes, cancers, maladies neuropsychiatriques…
L’Alliance se fixe 3 ambitions :
• développer et sécuriser l’accès à des thérapies innovantes pour les patients ;
• soutenir les acteurs nationaux et développer l’attractivité de la France ;
• positionner la France comme un leader européen, dans le top 3 mondial.
« Il est indispensable de structurer dès maintenant une filière du microbiote en France. Ce marché est non seulement stratégique mais aussi extrêmement porteur en termes d’investissements, d’emplois et de rayonnement de la France à l’international. Malgré les grands atouts de l’Hexagone en la matière, seules 3 sociétés françaises ont initié des essais cliniques de phase II. Pour devenir un acteur majeur de la médecine de demain et ne pas laisser passer d’opportunités clés de développement industriel, il est crucial de construire une démarche commune avec tous les acteurs mobilisés, et vite ! » concluent les membres de l’Alliance Promotion Microbiote.
Elle regroupe d’ores et déjà des acteurs représentatifs de la filière : BIOASTER, Biocodex, Biofortis, biose Industrie, Da Volterra, Eligo, Health For Life Capital, Lyonbiopôle, INRAe, MaaT Pharma, Nexbiome, NovoBiome, TargEDys, Pharmabiotic Research Institute, Seventure Partners et Ysopia bioscience.
Le marché global de la filière est estimé à 1,3 milliard de dollars dès 2026, et 10 milliard en 2030 (source Global Data). 130 familles de brevets sont déjà détenues par des structures françaises dans le domaine, et plus de 1 300 emplois ont été créés dans l’Hexagone. 111 millions d’euros ont été levés par des start-up françaises en 2020, 291 millions d’euros ont été investis dans des IHU1, RHU, et l’IRT2 BIOASTER qui ont fait du microbiote un axe majeur de leurs travaux, et 41 millions de financements publics ont été fléchés vers des projets académiques dans ce secteur.

BIOASTER


VIE DES SOCIÉTÉS

Thierry Dieudonné, nommé Directeur Général de la filiale française de TECHNIDATA

© Technidata 2021

TECHNIDATA a annoncé en début d’année la nomination de Thierry Dieudonné au poste de Directeur Général de la filiale France, où il exerce depuis déjà 10 ans.
Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une véritable transformation culturelle voulue par la société (le projet TECHNIDATA 2.0) qui a démarré en septembre 2019 lorsque la société a rejoint le Groupe Total Specific Solutions (TSS)*, et dont les impacts se font sentir aussi bien sur le plan humain que technologique.
En 2020, selon l’entreprise, la crise sanitaire n’a pas affecté cette démarche de renouveau, mais a justement permis d’en mesurer les bénéfices. L’engagement des équipes a permis à la filiale France de démontrer sa capacité à répondre aux besoins de ses utilisateurs et de l’autorité de santé.
Cette performance, ainsi que les bons résultats sur l’ensemble de la gamme, se sont traduits en 2020 par un retour à la croissance, déjà confirmé dès ce début d’année 2021.
Pour Thierry Dieudonné, « l’année 2021 sera complexe et difficile, mais aussi l’occasion pour TECHNIDATA France d’innover aux cotés des professionnels de santé du secteur hospitalier, en présentant plusieurs nouveaux produits en biologie et une approche inédite sur le plan analytique. »

*TSS fait partie de Constellation Software Inc. (CSI), société cotée à la bourse canadienne avec plus de 3 milliards de $ de chiffre d’affaires.

TECHNIDATA


VIE DES SOCIÉTÉS

OncoDiag lève 2,5 M€ pour ses tests de diagnostic précoce des cancers

OncoDiag, société spécialisée dans le développement de tests de diagnostic pour la détection précoce des cancers, a levé 2,5 millions d’euros lors d’un tour de table de Série A. Une tranche de 1,5 million d’euros provient de plusieurs groupes de business angels, investisseurs historiques ou nouveaux entrants. La région Normandie s’est également associée. A ce financement s’ajoute 1 million d’euros de prêts et subventions accordés par Bpifrance et la Région Normandie, qui complète le précédent million d’euros levé en 2018 lors d’un tour d’amorçage.
OncoDiag souhaite ainsi démarrer la commercialisation en France de son test de diagnostic Urodiag et valider deux nouveaux tests de diagnostic : Prostadiag dans le cancer de la prostate localisé et Colodiag, un test sanguin du cancer colorectal.
Marqué CE depuis octobre 2018, Urodiag est destiné aux patients traités pour des tumeurs de la vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à niveau faible, intermédiaire ou à haut risque de récidive. Ce test urinaire non-invasif permet la détection des récidives précoces du cancer de la vessie, mais également de remplacer la cytologie urinaire et de réduire, voire de remplacer des examens très invasifs comme les cystoscopies. Il s’agit du cinquième cancer le plus courant en France.
En identifiant avec précision les formes indolentes (ou non-agressives) de cancer de la prostate, Prostadiag pourrait éviter aux patients des chirurgies lourdes, ce qui concerne 30 % des cas. Le cancer de la prostate est le 2e cancer le plus fréquent chez l’homme et le 4e dans l’ensemble de la population mondiale.
Dans le cas de Colodiag, il s’agit d’un test sanguin qui sera donc probablement beaucoup plus facilement accepté que le test fécal utilisé actuellement et qui n’est réalisé que par 32 % des personnes relevant du dépistage systématique, soit entre 50 et 74 ans. Il permettrait de diagnostiquer plus souvent et plus rapidement ce cancer qui, s’il est détecté tôt, se guérit dans 9 cas sur 10.
Enfin, le financement va aussi permettre à la société de se développer à l’international, notamment en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Japon. Créée en 2013, la société compte actuellement cinq collaborateurs.

OncoDiag


VIE DES SOCIÉTÉS

HORIBA acquiert MedTest Dx et Pointe Scientific pour augmenter ses offres en chimie de laboratoire

HORIBA, Ltd., dont le siège est au Japon, et HORIBA Instruments, dont le siège est en Californie, ont fait l’acquisition de la société MedTest Holdings, Inc. (Michigan, USA) qui regroupe MedTest Dx, Inc., Pointe Scientific, Inc., Clinitox Diagnostix, Inc. et Medical Laboratory Solutions, Inc.
Cette acquisition doit permettre à HORIBA Medical (segment médical du groupe HORIBA) de combiner ses offres technologiques innovantes et complémentaires à la technologie MedTest Dx, Clinitox.
Pointe Scientific dispose de l’expertise en R&D et en production ainsi que l’exigence nécessaire à l’obtention des autorisations FDA 510K et CLIA. Celles-ci permettront de répondre aux besoins et contraintes des laboratoires d’analyses de diagnostic in vitro.
« Notre vision à long terme et nos investissements continus, associés à des employés exceptionnels, ont permis la recherche et la mise au point de solutions technologiques innovantes en chimie et immunochimie. Je suis extrêmement heureux que cette vision à long terme ait abouti à l’acquisition de MedTest », a déclaré Monsieur Atsushi Horiba, Président et CEO du Groupe HORIBA.
« Cette acquisition offre à HORIBA Medical l’opportunité de répondre aux exigences multidisciplinaires du marché du diagnostic in vitro, grâce aux technologies innovantes de Pointe Scientific et des solutions de chimie de haute qualité de MedTest, complémentaires de celles d’HORIBA. HORIBA Medical continuera de proposer des solutions technologiques innovantes à travers sa marque Yumizen et ses canaux de distribution actuels », a déclaré le Docteur Jai Hakhu, leader du segment HORIBA Medical, Président et CEO de HORIBA Instruments Incorporated et Président de HORIBA ABX SAS en France.

HORIBA Medical


VIE DES SOCIÉTÉS

Aval de la HAS pour les tests antigéniques automatisés, après validation du concept par l’AP-HP

Technique de référence pour le diagnostic de l’infection par le SARS-CoV-2, le test PCR présente de nombreuses contraintes. Cependant, ces performances en font l’outil le mieux adapté au diagnostic de l’infection. Les tests antigéniques sont a priori moins sensibles que les PCR, car ils n’impliquent pas d’étape d’amplification. Commercialisés sous la forme de tests rapides antigéniques (TRA) individuels, ils sont par contre plus rapides et plus adaptés au dépistage en masse.
Plus récemment, des tests ELISA automatisés, réalisables sur des plateformes à haut débit, ont été développés. L’AP-HP a effectué l’évaluation de l’un d’eux, le test VITROS SARS-CoV-2 d’Ortho Clinical Diagnostics, sur la plateforme intégrée automatisée à haut débit VITROS 3600.
Selon le rapport rendu par le laboratoire de virologie et le service de santé publique des Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor (AP-HP, Université Paris-Est-Créteil, et INSERM), sous la coordination du Pr Jean-Michel Pawlotsky, ce test ELISA présente à la fois une excellente spécificité et une excellente sensibilité, en comparaison à la RT-PCR, pour identifier la présence du virus dans des prélèvements naso-pharyngés de sujets infectés ayant une charge virale considérée comme compatible avec une excrétion virale significative.
Ce test à haut débit peut être implémenté facilement dans les laboratoires possédant l’appareil VITROS 3600. Selon la conclusion des auteurs, les performances observées dans cette évaluation à la fois rétrospective et prospective indiquent que ce test peut être utilisé dans les laboratoires de biologie médicale, à la place ou en complément des tests RT-PCR selon une stratégie qui reste à définir, pour permettre d’augmenter le nombre d’examens réalisés.
Se basant notamment sur cette évaluation et sur la position de la Société Française de Microbiologie, la HAS a rendu un avis favorable à l’utilisation des tests antigéniques automatisés sur prélèvement nasopharyngé (tests immunochimiques en plaque (ELISA) ou en milieu liquide avec détection par chimiluminescence (CLIA)) selon une stratégie précise, et uniquement en laboratoire de biologie médicale.
Chez tous les patients (symptomatiques ou non, cas contact ou lors de dépistage), ces tests sont indiqués en seconde intention lorsque des effectifs importants doivent être testés et que la RT-PCR n’est pas disponible. Seule exception : ils ne sont pas indiqués pour les dépistages itératifs compte tenu du prélèvement nasopharyngé requis actuellement pour ces tests.
En conséquence, la HAS est favorable à l’inscription de ces tests automatisés sur la liste des actes et prestations pour service attendu suffisant et amélioration du service attendu de niveau V, si le test présente une sensibilité et une spécificité égales au moins, respectivement, à 80 % et 99 %.

AP-HP
Ortho Clinical Diagnostics


PROFESSION

Les académies de médecine et de pharmacie veulent tirer la leçon du ” retard de la recherche française “


L’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie ont émis deux rapports bi-académiques sur « l’impérieuse nécessité de réformer la recherche en sciences biologiques et en santé », dont voici les résumés. Des recommandations sont aussi émises pour un meilleur fonctionnement du dispositif de recherche au niveau local, dont dans les CHU, et au niveau national.

Rapport I : le financement

« La pandémie de la Covid-19 est survenue dans le contexte d’un recul spectaculaire du soutien à la recherche en biologie-santé en France. L’analyse des moyens attribués à ce secteur montre ainsi que les crédits en 2020 correspondent à seulement 17,2 % du total des crédits attribués à la recherche, ratio le plus faible depuis au moins 15 ans.
La méthode d’attribution des crédits provenant de l’assurance maladie est une autre faiblesse du système de soutien à la recherche hospitalière. Son alignement sur les bonnes pratiques internationales impliquerait de confier la mission d’allouer ces crédits à un « Conseil d’orientation de la recherche hospitalière », qui devrait aussi être un acteur de la mise en œuvre des programmations nationales de la recherche. »

Rapport II : l’organisation

« Il serait toutefois illusoire d’espérer qu’une action uniquement budgétaire résolve les difficultés observées si une réorganisation n’était pas envisagée. L’objectif doit être de simplifier et gagner en efficience. Aussi, quatre principaux scénarios d’évolution du dispositif de recherche sont proposés dans ce deuxième article, en analysant les améliorations attendues et la problématique de conduite du changement. Les deux premiers scénarios, plus spécifiques à la recherche en biologie-santé, conduisent à fédérer les compétences dans ce domaine, et supposent un pilote national unifié. Les deux derniers scénarios concernent l’ensemble de la recherche autant que celle en biologie-santé. Ils sont plus disruptifs et simplificateurs, leur combinaison de réforme locale et nationale apparaissant même comme un dernier cinquième scénario très ambitieux. »

Académie nationale de médecine
Académie nationale de pharmacie


PROFESSION

Un DM connecté pour détecter les complications respiratoires à domicile

Désengorger les hôpitaux tout en assurant une prise en charge en toute sécurité des patients Covid reste une priorité en cette année 2021. Une jeune entreprise rennaise a développé le dispositif connecté BORA Connect™ qui permet de mesurer en continu la fréquence respiratoire, le taux d’oxygène dans le sang, la fréquence cardiaque, la température cutanée et l’activité du patient. Ce dispositif médical a obtenu le marquage CE de classe 2a. Plus de 200 patients insuffisants respiratoires chroniques et patient Covid en sortie d’hôpital ont déjà pu bénéficier de cette solution.
Un bracelet intégrant des capteurs connectés et un téléphone mobile suffisent pour le suivi en continu par les professionnels de santé des paramètres du patient. Alors que l’un des enjeux majeurs est de pouvoir libérer des lits hospitaliers tout en suivant à distance et à domicile les malades chroniques, plus de 70 médecins utilisent cette solution déployée dans 50 centres, pour suivre plus de 200 patients, dont plusieurs dizaines de patients Covid.
Dans le cadre de l’urgence sanitaire et afin de faire face à l’épidémie de COVID-19, le ministère des solidarités et de la santé a publié un arrêté (30 janvier 2021) pour préciser les mesures d’organisation et de prise en charge des patients nécessitant une oxygénothérapie à court terme à domicile. Le forfait a été fixé à 99 € par semaine. Or pour l’instant, il reste très peu utilisé, alors que les hôpitaux sont plus que jamais sous tension.
Protégée par 4 brevets, le développement de cette solution a été soutenu par différents concours d’innovation (i-Lab, i-Nov, e-Meuse Santé). En 2020, BiOSENCY, créé en juillet 2017, a été lauréat de la Coalition Innovation Santé et à ce titre bénéficie d’un soutien institutionnel des laboratoires pharmaceutiques AstraZeneca et GSK pour déployer BORA Connect™ auprès des professionnels de santé.

BiOSENCY


SCIENCES

Une génotoxine retrouvée chez les patients souffrant d’infections urinaires

Bactéries E. coli uropathogènes au sein des cellules superficielles de la vessie, 6 heures après une infection reproduite chez la souris.

© Inserm/Motta, Jean-Paul/Chagneau, Camille

Les infections urinaires touchent plus de 50 % des femmes, parfois de manière récurrente. Pour la première fois, des scientifiques ont identifié la présence d’une toxine génotoxique produite par les bactéries dans les urines de patientes.
Les bactéries E. coli sont impliquées dans 80 % de ces infections et font l’objet de travaux de recherche depuis plusieurs années par Eric Oswald et son équipe à l’Institut de recherche en santé digestive (Inserm/ INRAE/ Toulouse III/ École nationale vétérinaire de Toulouse).
Les scientifiques s’intéressent notamment à leur capacité à infecter ou endommager les tissus de l’hôte. Ils avaient déjà montré que les E. coli intestinales peuvent produire une toxine, la colibactine, qui est associée à un risque accru de cancer colorectal. Cette fois, l’équipe a analysé les prélèvements urinaires de 223 adultes avec une infection urinaire liée à la présence d’E. coli.
Ils ont identifié un biomarqueur révélant la colibactine produite par E. coli dans au moins 25 % des urines collectées. C’est la première fois que cette toxine est identifiée dans le contexte d’une infection urinaire et que des chercheurs apportent une preuve directe de sa production lors d’une infection chez l’Homme.
Ils ont montré que chez la souris, cette toxine est produite lors d’une infection urinaire par E. coli et qu’elle induit des dommages à l’ADN dans les cellules de la muqueuse de la vessie.
« Si on ne peut pour le moment que spéculer sur l’impact de ces mutations, il est probable qu’elles soient associées à un risque accru de cancer de la vessie », précise Eric Oswald.
Si ces résultats ne peuvent en l’état être transposés aux humains, « on pourrait imaginer mettre en place une prise en charge plus spécifique des patientes souffrant régulièrement d’infections urinaires, avec une recherche systématique des marqueurs de la colibactine dans leurs urines. Et de manière plus proactive, proposer des approches thérapeutiques visant à moduler la composition de leur microbiote intestinal, qui représente le réservoir principal des bactéries E. coli », souligne Eric Oswald.
L’équipe travaille sur les probiotiques et a breveté une souche d’E. coli non pathogène, capable de mener une « guerre biologique » aux souches uropathogènes.

CHAGNEAU CV et al., Uropathogenic E. coli induces DNA damage in the bladder, Plos Pathogens, 2021; 17(2):e1009310


SCIENCES

La résistance aux antibiotiques pourrait se propager encore plus facilement que prévu

Plasmide

Les bactéries pathogènes chez l’Homme développent des résistances aux antibiotiques beaucoup plus rapidement que prévu. Des recherches informatiques menées en Suède, en auraient trouvé une des raisons : le transfert génétique important entre les bactéries de nos écosystèmes et les humains. Ces travaux ont également débouché sur de nouveaux outils de recherche.
Des espèces de bactéries distinctes peuvent se transmettre des gènes de résistance en copiant mutuellement leurs plasmides. C’est la conjugaison, mécanisme le plus important de propagation de la résistance aux antibiotiques. Or, ces dernières années, les gènes de résistance se propagent aux agents pathogènes humains à un degré beaucoup plus important qu’attendu.
Jan Zrimec, chercheur en biologie systémique et synthétique à l’université de technologie de Chalmers, explique : « Beaucoup de ces gènes semblent avoir trouvé leur origine dans un large éventail d’espèces bactériennes et d’environnements, tels que le sol, l’eau et les bactéries des plantes. Cela a été difficile à expliquer, car bien que la conjugaison soit très courante, nous pensions qu’il existait une limite distincte pour les espèces bactériennes qui pouvaient se transférer des plasmides. Les plasmides appartiennent à différents groupes de mobilité, ou groupes MOB, et ne peuvent donc pas être transférés entre n’importe quelle espèce bactérienne. »

Des régions spécifiques de l’ADN révèlent le potentiel de propagation

M. Zrimec a mis au point de nouvelles méthodes d’analyse des données qui montrent que le transfert génétique peut être beaucoup plus illimité et étendu que prévu. Son algorithme est capable d’identifier les régions oriT (régions d’ADN nécessaires à la conjugaison) dans l’ADN de milliers de plasmides. Il peut également trier les plasmides en groupes MOB sur la base des régions oriT identifiées.
L’exploration des séquences génétiques connues de plus de 4 600 plasmides naturels provenant de différents types de bactéries, a permis de réévaluer les connaissances sur ces plasmides obtenues par les méthodes antérieures. Cela a révélé, entre autres, que, par rapport aux anciennes données :
• le nombre de régions oriT peut être près de huit fois supérieur ;
• le nombre de plasmides mobiles pourrait être deux fois plus élevé ;
• le nombre d’espèces bactériennes ayant des plasmides mobiles pourrait être presque deux fois plus élevé.
De plus, plus de la moitié de ces plasmides ont des régions oriT qui correspondent à une enzyme de conjugaison d’un autre plasmide qui a été précédemment classé dans un groupe MOB différent. Cela signifie qu’ils pourraient être transférés par l’un de ces plasmides qui se trouve dans la même cellule bactérienne. Il pourrait donc y avoir des mécanismes de transfert entre un grand nombre d’espèces bactériennes et des environnements où l’on croyait auparavant qu’il y avait des barrières.
« Ces résultats pourraient impliquer qu’il existe un réseau robuste de transfert de plasmides entre les bactéries chez l’homme, les animaux, les plantes, le sol, les environnements aquatiques et les industries, pour n’en citer que quelques-uns », explique M. Zrimec. « Les gènes de résistance sont présents naturellement dans de nombreuses bactéries différentes dans ces écosystèmes, et le réseau hypothétique pourrait signifier que les gènes de tous ces environnements peuvent être transférés aux bactéries qui causent des maladies chez les humains. »
« Cela pourrait expliquer le développement rapide de la résistance chez les agents pathogènes humains que nous avons observé ces dernières années. Notre utilisation intensive d’antibiotiques sélectionne les gènes de résistance, qui pourraient donc provenir d’un réservoir génétique naturel beaucoup plus important que ce que nous avions estimé auparavant. »
Ces résultats doivent être vérifiés expérimentalement à l’avenir, mais les méthodes d’analyse des données mises au point peuvent déjà être utilisées par de nombreux chercheurs travaillant sur la résistance aux antibiotiques dans divers domaines médicaux et biologiques.

ZRIMEC J, Multiple plasmid origin-of-transfer regions might aid the spread of antimicrobial resistance to human pathogens, MicrobiologyOpen, 2020, 9(12):e1129


MANIFESTATION

À vos agendas ! Les Webinaires de la SFIL commencent dès le jeudi 17 juin 2021

La SFIL, compte tenu de la situation sanitaire, annonçait le report du Congrès SFIL de 2021 au 24 et 25 mars 2022. Afin de maintenir le contact et de continuer ses formations, la SFIL présente le lancement des Webinaires SFIL dès le 17 juin 2021.
La SFIL inaugure ainsi des webinaires interactifs, d’une durée de 1h à 1h30 incluant des questions/réponses, sur des thèmes d’actualités en biologie médicale. Les webinaires vont se répartir dès le 17 juin 2021 et jusqu’au Congrès SFIL 2022.
Ces webinaires sont gratuits. L’inscription pourra se faire à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr.
Prenez date ! Voici les rendez-vous et thèmes pour 2021
• Jeudi 17 juin 2021 : « Ségur du Numérique en Santé »
• Mardi 7 septembre 2021 : « SIDEP et après SIDEP… ? »
• Mardi 7 décembre 2021 : « Du RGPD au Code de Conduite en Biologie Médicale »
De futurs webinaires seront proposés en 2022.
Inscriptions gratuites à partir de mai 2021 sur le site de la SFIL : www.sfil.asso.fr .
Les places seront limitées pour plus d’interactivité…

SFIL



Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°13 :

BOURSE & BIOTECHS
Malgré l’euphorie boursière les cours sont toujours aussi sensibles aux annonces
Artem MAKHOTKIN, Anton ALEKSEEV, Arsia AMIR-ASLANI

BIOTECHNOLOGIES
Les enjeux liés à l’indice boursier NextBiotech
Quentin SEVAT, Léonard VIEILLY, Jordan MECCA, Arsia AMIR-ASLANI

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les syndromes neurologiques paranéoplasiques et les encéphalites auto-immunes :
un nouveau défi en auto-immunité
Chloé BOST, Françoise FORTENFANT

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les anticorps anti-phospholipides au cours de l’infection par le SARS-CoV-2
Adrien THIRIET, Benoit NESPOLA

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les autoanticorps des myosites
Nicole FABIEN, David GONCALVES

MISE À JOUR DES CONNAISSANCES
Les autoanticorps des sclérodermies
Nicole FABIEN, David GONCALVES