Newsletter Spectra Diagnostic N°4

ANALYSEURS

Gamme complète en immunoanalyse

Le groupe français Eurobio Scientific a signé avec Snibe Co., Ltd, un contrat de distribution exclusif de la gamme d’automates Maglumi sur le territoire français et britannique. Ces automates en immunoanalyse sont basés sur le principe de la chimiluminescence. Le Maglumi vient entre autres compléter l’offre automatisée actuelle en auto-immunité et lui permet d’être l’unique fournisseur automatisé pour certains marqueurs du diabète.
Cette large gamme propose également un panel étendu de paramètres couvrant de nombreuses aires thérapeutiques telles que l’oncologie, la fertilité, le métabolisme ou encore les maladies infectieuses. Avec 160 paramètres marqués CE, le système se présente comme l’un des automates les plus complets actuellement sur le marché français. Par ailleurs, il propose un mode routine et urgence, le random access et un compartiment réfrigéré permettant de conserver les réactifs à bord jusqu’à 4 semaines.
La gamme se décline en 5 modèles, adaptés à toutes les tailles d’activité. « Notre modèle élite, le Maglumi 2000 Plus, propose les meilleures performances : réalisation jusqu’à 180 tests par heure avec 25 analyses différentes en simultané à bord et 144 positions échantillons ; premiers résultats en 17minutes seulement », annonce Cécile Albrecht, Chef de Groupe d’Eurobio Scientific. « Le Maglumi se montre efficace et offre des prestations permettant de satisfaire au mieux les besoins de tous les laboratoires d’analyses médicales, privés ou hospitaliers », conclut Jean Michel Carle, Président d’Eurobio Scientific.
Le groupe, qui compte plus de 50 années dans l’environnement des sciences de la vie et du diagnostic, développe, fabrique et distribue aux laboratoires de biologie des réactifs en biologie moléculaire, culture cellulaire, auto-immunité, allergie, contrôles de qualité et sérologie, ainsi que les instruments associés. La société est aujourd’hui le 1er distributeur indépendant français. Implanté en région parisienne et aux Etats-Unis, il possède un effectif total de 120 collaborateurs expérimentés.

Eurobio Scientific
Ingen


ANALYSEURS

Solution complète entièrement automatisée pour la mesure
de la vitesse de sédimentation des érythrocytes sur tube EDTA

Orgentec SASU a signé un nouveau contrat exclusif de distribution avec la société américaine Alcor Scientific, spécialisée dans la fabrication et la distribution d’analyseurs permettant la mesure de la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VS).
Les analyseurs ALCOR, iSED® et mini iSED® sont des photomètres rhéologiques utilisant la syllectométrie (agrégation) pour quantifier réellement l’agrégation des globules rouges, au lieu de mesurer la distance de sédimentation des globules rouges.
Ces automates permettent une mesure de la VS plus rapide et plus précise en fournissant des résultats en 20 secondes, directement à partir du tube primaire ETDA chargé en continu et identifié positivement par lecture interne du code barre patient.
Le volume de 100 µL d’échantillon prélevé leur permet d’être les seuls analyseurs VS du marché compatibles avec les tubes pédiatriques.
Cette nouvelle collaboration permet à Orgentec d’offrir à ses clients une solution unique, complète et entièrement automatisée pour la détermination de la VS qui s’intègre facilement en routine.

Orgentec SASU


ANALYSES

Nouveau test turbidimétrique pour la détection
de la calprotectine fécale

Launch Diagnostics lance le nouveau test de diagnostic CalPrest® Turbo développé par la société italienne Eurospital.
Avec une forte prévalence dans les pays occidentaux (environ 15 % de la population totale), le syndrome du côlon irritable (SCI) doit pouvoir être différencié des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, qui nécessitent une prise en charge spécifique.
Calprest® Turbo est un dosage turbidimétrique de la calprotectine fécale, basé sur l’agglutination de la calprotectine avec des particules de latex recouvertes d’anticorps dirigés contre cette protéine.
Ce test permet l’obtention de résultats en 10 minutes, avec une préparation des échantillons simple, des réactifs préchargés dans l’appareil et une courbe étalon sauvegardée sur l’instrument. Il possède un intervalle de détection compris entre 0 et 8 000 µg/g, et s’adapte sur tous les systèmes automatisés de biochimie en routine au laboratoire.
Ce produit complète la gamme Calprotectine de Eurospital et Launch Diagnostics comprenant les tests rapides Calfast XT et les tests Elisa ACCUSAY Calprotectine Plus.

Launch Diagnostic France SAS


ANALYSES

Premier test IHC de détection de la protéine ROS1 dans les cancers

Roche a effectué le lancement mondial de l’anticorps primaire monoclonal de lapin Ventana ROS1 (SP384), le premier et unique test d’immunohistochimie de diagnostic in vitro de la protéine ROS1 (IHC). Le test est conçu pour détecter la présence de la protéine ROS1 dans les tissus et peut être utile pour identifier les cas de cancer positifs pour ROS1. Les recommandations du College of American Pathologists et du National Comprehensive Cancer Network recommandent le test ROS1 pour les cas confirmés d’adénocarcinome pulmonaire.
Étant donné que ces types de cancer sont rares et qu’ils sont retrouvés dans 2 % des cas de cancer du poumon non à petites cellules, l’utilisation d’un biomarqueur IHC ROS1 peut constituer un moyen rentable et efficace d’identifier les cas d’expression élevée de la protéine ROS1 avant de confirmer par une autre méthode, telle que l’hybridation par fluorescence in situ (FISH) ou le séquençage de nouvelle génération.
« Notre test ROS1 hautement sensible est le premier IHC de diagnostic in vitro disponible pour les recommandations de test de cancer du poumon, avec l’avantage supplémentaire d’un délai d’exécution rapide », a déclaré Jill German, responsable de Roche Tissue Diagnostics. « Si cela porte sur les cas de cancer du poumon non à petites cellules aujourd’hui, ROS1 fait également l’objet d’études dans le cadre de nombreux essais cliniques portant sur d’autres types de cancer. »
L’anticorps primaire monoclonal de lapin Ventana ROS1 (SP384) est un dispositif de diagnostic in vitro CE / de classe I aux États-Unis. Il est disponible pour utilisation sur la série d’instruments de coloration automatisée BenchMark de Roche.

Roche Diagnostics France


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Solution d’automatisation du laboratoire pour accélérer la cadence

Beckman Coulter’s DxA 5000 Total Laboratory Automation solution.

Beckman Coulter a reçu le marquage CE pour le dernier-né de sa gamme de produits d’automatisation, la solution DxA 5000. Grâce à un ensemble d’innovations brevetées, cette solution offre un délai d’exécution rapide et constant, fournit un nouveau niveau de détection complète de la qualité pré-analytique des échantillons et réduit le nombre d’étapes de traitement manuelles pour ainsi améliorer l’efficacité du laboratoire.
La centrifugation des échantillons est généralement l’activité pré-analytique la plus chronophage. Le DxA 5000 définit une nouvelle norme qui réduit considérablement, jusqu’à 73 %, le délai de traitement pré-analytique pour les analyseurs connectés dans plusieurs disciplines.
De plus, ce système aide les laboratoires à proposer un délai d’exécution constant. S’appuyant sur un logiciel système dynamique original, il utilise le routage intelligent pour automatiser le flux de travail. En intégrant en temps réel les informations sur les tests demandés, le volume d’échantillon disponible, la capacité et l’état de l’analyseur, il calcule en continu l’itinéraire le plus rapide pour chaque échantillon, qu’il soit urgent ou de routine.
La grande majorité des erreurs pré-analytiques se produisant en dehors du laboratoire, le système est conçu pour effectuer des tests à différentes étapes du processus pour réduire sensiblement le risque d’erreur. En trois secondes, le système détecte les paramètres du tube : volume et poids de l’échantillon, identification, type de tube, couleur du bouchon, tests demandés. Il vérifie également le volume de l’échantillon à trois étapes distinctes : avant et après la centrifugation, ainsi que avant le stockage de l’échantillon.
D’autre part, le DxA 5000 gère simultanément des volumes élevés de demandes de disciplines multiples, avec une grande variété de types et de tailles de tubes d’échantillons, sans impact sur le débit global du système ou sur le délai d’exécution des urgences. En automatisant les étapes de traitement des échantillons, le DxA 5000 aide les laboratoires à fournir un plus grand nombre de résultats par heure avec le même niveau de personnel.
Le DxA 5000 est le premier né d’une gamme en cours de développement par Beckman Coulter.

Beckman Coulter France SAS


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Nouvelles centrifugeuses de paillasse à écran tactile

Thermo Scientific propose une nouvelle gamme de centrifugeuses sophistiquées conçues pour améliorer la performance, la fiabilité, la reproductibilité et la sécurité. Ces systèmes sont parmi les premiers à proposer une interface tactile couleur conviviale permettant un niveau avancé de fonctionnalité.
Dotées d’une conception industrielle novatrice à l’ergonomie améliorée associée à un grand choix de rotors, ces centrifugeuses multifonctions professionnelles ont été développées pour fournir une solution de séparation sans risque et conforme aux normes réglementaires, afin de répondre à un éventail de besoins d’applications allant des protocoles cliniques et des procédures de culture cellulaire au traitement de microplaques. Les centrifugeuses ont été équipées d’une interface avancée à écran tactile qui permet à l’utilisateur d’accéder facilement aux protocoles prédéfinis, au contrôle de la température et à l’état général de la centrifugeuse afin d’améliorer la productivité et de diminuer le temps passé à effectuer un entretien manuel.
Entre autres caractéristiques, ces systèmes offrent :
• un écran tactile unique en verre qui permet une interface utilisateur plus simple pour un processus immédiat et sans effort, la surveillance des opérations et un nettoyage facile,
• une conception industrielle ergonomique améliorée qui permet l’installation rapide et sûre d’un des 19 types de rotor disponibles en seulement trois secondes, à l’aide de la fonction changement de rotor Auto-Lock,
• une capacité et une performance supérieures ainsi qu’un confinement biologique assuré grâce aux rotors en fibre de carbone Fiberlite et aux couvercles ClickSeal,
• une solution de séparation compacte dotée d’une technologie prête pour la connectivité, tout en optimisant l’espace sur la paillasse,
• le respect des normes internationales en matière de conformité.

Thermo Fisher Scientific


VIE DES SOCIÉTÉS

Sanofi se lie à Abbott ou Google et étend son champ d’action

Dans un contexte tendu pour les entreprises pharmaceutiques, Sanofi redéfinit ses axes d’orientation et nouent des partenariats avec d’autres leaders de secteurs afin de varier ses activités.

La glycémie connectée avec Abbott

En septembre, c’est avec Abbott que le géant a noué une collaboration pour intégrer les technologies de mesure de la glycémie et d’administration d’insuline afin de simplifier la prise en charge de la maladie par les patients. Les deux entreprises vont mobiliser leurs capacités d’innovation en matière de soins connectés pour développer des outils combinant la technologie FreeStyle Libre aux données sur le dosage de l’insuline dans de futurs stylos intelligents et applications de dosage de l’insuline, ainsi que dans un logiciel cloud.
Gustavo Pesquin, Senior Vice-Président, Franchise Globale Diabète et Cardiovasculaire de Sanofi, déclarait : « Sanofi met un solide portefeuille de médicaments au service des personnes atteintes de diabète depuis près d’un siècle. Cette relation stratégique avec Abbott est emblématique de l’évolution que va connaître notre engagement en faveur de l’amélioration de la prise en charge du diabète et passera par l’intégration d’outils numériques dans la vie quotidienne des patients. […] Cette collaboration avec Abbott représente un pas de plus vers la création d’un écosystème connecté qui devrait contribuer à améliorer le contrôle du diabète et le cycle de décisions en lien avec la qualité de vie des patients diabétiques, grâce à une prise en charge individualisée de leur glycémie. »
Cette collaboration non-exclusive permettra dans un premier temps des échanges de données, moyennant le consentement des utilisateurs, entre l’application mobile FreeStyle Libre et le logiciel cloud d’Abbott, d’une part, et les stylos à insuline, les applications et le logiciel cloud de Sanofi actuellement en développement, d’autre part. Ces échanges de données devraient permettre aux patients et à leurs médecins de prendre des décisions thérapeutiques plus éclairées.
Le système FreeStyle Libre d’Abbott mesure le taux de glucose, sans piqûre au bout des doigts, grâce à un capteur placé sur le bras. L’application mobile dédiée, FreeStyle LibreLink, permet à ses utilisateurs de scanner et de visualiser directement sur leur smartphone leur taux de glucose en temps réel, leur taux de glucose des huit dernières heures, l’évolution de leur glycémie, ou encore aux aidants de surveiller à distance le taux de glucose de leurs proches.
« En tant que leader mondial de la surveillance en continu de la glycémie, nous voyons dans le développement de nouveaux outils et de la connectivité avec Sanofi, un leader en matière d’insulines, une opportunité significative d’agir sur la santé de millions de personnes atteintes de diabète », a précisé Jared Watkin, Senior Vice-Président, Diabetes Care d’Abbott. « Avec son flux de données générées par de multiples dispositifs, le diabète peut être déroutant pour les patients. La mise en place d’un écosystème numérique bâti autour de FreeStyle Libre simplifie l’expérience des utilisateurs grâce à la consolidation des modalités d’obtention des données – à la fois en leur donnant accès aux outils de santé digitale d’Abbott et en collaborant avec d’autres leaders du diabète et de la technologie. »
Sanofi s’emploie actuellement à développer des stylos connectés, des applications et un logiciel cloud compatibles avec cet écosystème.

Un nouveau laboratoire d’innovation en santé avec Google

En juin de cette année, Sanofi et Google annonçait la future création d’un nouveau laboratoire d’innovation avec l’ambition de transformer radicalement le développement des futurs médicaments et services de santé en tirant parti de la puissance des nouvelles technologies de données.
« En combinant les innovations biologiques et données scientifiques de Sanofi avec les capacités de premier ordre de Google, de l’informatique en cloud jusqu’à l’intelligence artificielle de pointe, nous aspirons à donner aux patients les moyens de mieux prendre le contrôle de leur santé et à accélérer la découverte de nouvelles thérapies » a précisé le docteur Ameet Nathwani, Chief Digital Officer, Chief Medical Officer et Vice-Président Exécutif, Affaires Médicales de Sanofi.
Cette collaboration vise à changer la manière dont Sanofi développe de nouveaux traitements et se concentrera sur trois grands objectifs : mieux comprendre les patients et les maladies, accroître l’efficacité opérationnelle de Sanofi, et améliorer l’expérience des patients et clients de Sanofi.
« Les entreprises des sciences de la vie sont à la recherche d’innovations digitales fondées sur les échanges de données pour les aider à développer des solutions de santé accessibles », expliquait Thomas Kurian, Directeur Général de Google Cloud. « Nous sommes impatients de collaborer avec Sanofi et de contribuer à l’accélération du cycle de l’innovation en santé pour tous les patients dans le monde. »
Le Laboratoire d’innovation aura pour mission de développer un ensemble de solutions scientifiques et commerciales : les deux leaders appliqueront des techniques d’analyse approfondie à de vastes ensemble de données pour mieux comprendre certaines maladies et en extraire les données patients correspondantes. Cela permettra à Sanofi de développer des approches thérapeutiques plus personnalisées et des technologies d’accompagnement. Les deux partenaires prévoient également d’appliquer les techniques d’intelligence artificielle (IA) à divers ensembles de données pour établir de meilleures projections des ventes et répercuter les enseignements qui en seront tirés sur les activités de marketing et la chaîne d’approvisionnement.
De plus, Sanofi va moderniser son infrastructure informatique et migrer certaines de ses applications existantes sur la plateforme Google Cloud (GCP, Google Cloud Platform).

Abbott
Système Freestyle Libre d’Abbott
Google
Sanofi


Nouvelles Présidente et Directrice Générale pour le SIDIV

A l’issue de son Assemblée Générale du 24 juin dernier, le Bureau du SIDIV (Syndicat de l’Industrie du Diagnostic in Vitro) a élu Madame Isabelle Tongio, Directeur des Affaires Publiques et Gouvernementales de bioMérieux, à sa Présidence.
Sous son impulsion et avec l’aide du nouveau Bureau, le SIDIV poursuivra son ambition et sa feuille de route : faire que le diagnostic in vitro soit connu et reconnu pour sa valeur médicale, économique et industrielle. 70 % des décisions médicales s’appuyant sur le résultat d’analyses de biologie médicale, le diagnostic in vitro est essentiel pour une meilleure prise en charge des patients et une efficacité renforcée du système de santé. Au-delà, l’innovation diagnostique sera au cœur du parcours de soins de demain et de la médecine du futur, celle des 4P – prédictive, préventive, personnalisée et participative.
« Je mesure toute la responsabilité qui m’est confiée et en suis particulièrement honorée. Je connais ce secteur depuis de nombreuses années et ai vu son évolution et son développement. Je suis convaincue de l’importance du diagnostic in vitro pour la qualité et la pertinence des soins, la politique de prévention et la soutenabilité de notre système de santé. Je remercie Patrice Ancillon pour le travail accompli et m’inscrirai dans la continuité de son mandat. Avec l’aide du Bureau et de l’équipe permanente du Syndicat, nous nous attacherons à ce que le SIDIV soit un partenaire privilégié des pouvoirs publics, aux côtés de la biologie médicale, dans l’exécution et le déploiement des réformes entreprises dans la santé, veillant en particulier à représenter et défendre les intérêts de tous nos adhérents, dans leur diversité – start ups, PME et entreprises de plus grande taille, et tous les domaines d’activité – R&D, production, accès au marché et commercialisation. »

Pascale COUSIN, nouvelle Directrice Générale du SIDIV

Le 20 septembre, Isabelle Tongio et son Bureau ont annoncé l’arrivée et la prise de fonction de Pascale Cousin en tant que Directrice Générale.
Pascale Cousin est docteur en pharmacie, titulaire d’un diplôme d’étude spécialisée de pharmacie hospitalière et des collectivités, et d’un master en affaires réglementaires des industries de santé. Experte du secteur des dispositifs médicaux et de son environnement, elle dispose d’une grande expérience industrielle, syndicale et institutionnelle, acquise au sein du Groupe Johnson & Johnson, au SNITEM et plus récemment au Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens.
Ayant rejoint le SIDIV le 26 août dernier, elle a notamment pour mission de déployer la stratégie du SIDIV, de participer à la représentation et à la défense des intérêts de ses membres et d’apporter aux adhérents du Syndicat tout le support nécessaire au bon développement de leur entreprise dans tous les domaines d’activité – R&D, production, accès au marché et commercialisation.
Isabelle Tongio déclare : « Je suis ravie d’accueillir Pascale. Son expertise et son professionnalisme seront des atouts majeurs pour la reconnaissance de la valeur médicale, économique et sociale que les solutions de diagnostic in vitro apportent aux patients, aux professionnels de santé et au système de soins ».
Pascale Cousin ajoute : « Le diagnostic in vitro sera un élément essentiel de la médecine de demain. Je suis fière de m’engager aux côtés du SIDIV et de ses adhérents, dans leur diversité – start-up, PME et grands groupes – et m’attacherai à fédérer notre action collective, notamment dans le contexte des réformes que le Gouvernement entreprend dans le domaine de la Santé ».

La nouvelle composition du Bureau du SIDIV est la suivante :

Isabelle TONGIO, Présidente, Directeur des Affaires Publiques et Gouvernementales bioMérieux
Patrice ANCILLON, Vice-Président, Directeur Général Werfen France
Anne-Sophie DEGRYSE, Secrétaire Générale, Directrice France Diagast
Bruno BOMBARDE, Trésorier, Directeur exécutif régional Cepheid
Jean-Philippe BRUNET, Directeur Diagnostic France Siemens Healthineers
Patrick KORMAN, Vice-Président International & Directeur France Myriad
Pascal LE FRAPPER, Directeur Diagnostic France Bio-Rad
Sandrine LESAGE, Directrice Marketing France DiaSorin
Yann MARCY, Président Mobidiag France
Christian PARRY, Vice-Président Affaires publiques Stago
Antoine VIMONT, Directeur HealthCare Development Roche Diagnostics France

Le SIDIV fédère la majorité des acteurs industriels du secteur (88 sociétés adhérentes). Les propositions du SIDIV pour l’avenir sont exposées dans un Livre Blanc, « Le diagnostic biologique au cœur de la santé de demain », disponible en ligne sur le site du syndicat.

SIDIV


PROFESSION

Election du Bureau du Conseil central de la Section G

Le 13 juin 2019, les membres du Conseil central de la Section G (pharmaciens biologistes) se sont réunis au siège de l’Ordre et ont élu les membres de leur Bureau ainsi leurs représentants au Conseil national. Les membres du nouveau Bureau du Conseil central de la Section G sont :
Président : Piet Philippe ; Vice-Président : Poggi Bernard ; Trésorier : Sow Mamadou-Cellou ; Membres : Beaudeux Jean-Louis, Rihaoui Adrien, Vaubourdolle Michel.
Ont été élus au titre de représentants du Conseil central de la Section G siégeant au Conseil national : Mazaleyrat Alain et Goudable Joëlle (Titulaires) / Hervé Christian et Flammang Sabine (Suppléants).

Ordre National des Pharmaciens


Communiqué Intersyndical du 17 juin 2019

Limites des autotests/TROD : les Autorités réagiront-elles ?

Les représentants de biologie médicale – internes, biologistes hospitaliers et libéraux – alertent les autorités nationales sur les conséquences auprès des patients de la mise sur le marché de certains TROD et autotests.
Les biologistes médicaux s’investissent quotidiennement dans la qualité des résultats d’examens biologiques attendue par les pouvoirs publics, les médecins et les patients, par l’accréditation Cofrac selon la norme NF ISO 15189. Leur expertise permet de garantir des résultats biologiques fiables avec une interprétation adaptée à la situation médicale.
Cependant, le développement rapide d’autotests et de tests rapides d’orientation diagnostique en vente libre, dans un contexte de flou juridique et en l’absence d’études scientifiques satisfaisantes ou de vérification de leurs performances, pose question.
Ainsi de nombreux tests diagnostiques sont aujourd’hui vendus sous le couvert d’un simple marquage CE, souvent insuffisant en termes de performances dans le cadre d’un diagnostic médical et bien moins contraignant que l’accréditation imposée aux examens de laboratoire.
L’Académie nationale de Pharmacie a ainsi analysé différents Autotests/TROD dans son rapport de décembre 2017 et a conclu au fait que certains tests peuvent être utiles mais que d’autres sont à vérifier voire à éviter (dépistage de la maladie de Lyme, allergies, cancer colorectal, cancer de la prostate), car ils pourraient représenter un risque auprès des patients.
L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) avait aussi conclu le 05 février 2018 au défaut de sensibilité analytique de l’autotest VIH ALERE, avec risque de résultats faussement négatifs pour le VIH chez certains utilisateurs. Cela représente un risque accru de dissémination du VIH dans la population générale par méconnaissance du statut sérologique des porteurs du VIH.
L’ANSM a rendu une nouvelle décision le 7 mai 2019 et retire du marché l’autotest MyTest Menopause. Comme la majorité des diagnostics médicaux, celui de la ménopause nécessite une interprétation biologique contextuelle en lien avec les symptômes cliniques.
Les représentants de biologie médicale ont déjà alerté les autorités à de nombreuses reprises sur les limites de certains tests (confère rapport de février 2018 et communiqué du 12-09-18) et avaient même déjà pointé dans le rapport les risques pour les patients de l’utilisation du test destiné à l’autodiagnostic de la ménopause.
Dans un souci de santé publique et afin de garantir la sécurité sanitaire aux patients, les représentants de biologie médicale – internes, biologistes hospitaliers et libéraux – demandent aux autorités une transparence complète concernant ces tests.
Ils demandent aux autorités de donner les moyens nécessaires au contrôle des performances de chaque autotest/TROD mis en service, et de mettre en place les modalités permettant à chaque usager et professionnel de connaître les intérêts et limites de ces tests.
Le biologiste médical, en tant qu’expert des examens biologiques, doit rester au centre du dispositif et il doit accompagner, en lien avec les associations de patients et les autres professionnels de santé, le développement dans de bonnes conditions d’autotests/TROD dans le cadre du parcours de soins et de la stratégie diagnostique et de suivi des patients.

Syndicats co-signataires : SJBM, SDB, SNMB, SNMB-CHU, FNSPBHU,
SNBH, SLBC, CNP-BM, FNSIP-BM, SNMB-CHU.


SCIENCES

Découverte d’un nouveau marqueur des dommages auriculaires

La fibrillation auriculaire, est traitée avec des médicaments ou par application de chaleur ou de froid extrême pour détruire de petites zones tissulaires spécifiques. Cela provoque inévitablement de petites blessures. Une équipe mixte de Munich a découvert un marqueur à diffusion hématogène qui révèle rapidement l’étendue de telles blessures, permettant ainsi la guérison et le succès de l’intervention à surveiller avec précision.
Il y a deux ans, le Dr. Markus Krane, directeur adjoint de l’unité de chirurgie cardiaque et vasculaire du DHM et le professeur Matthias Mann de l’Institut de biochimie Max Planck, ont rédigé un atlas du cœur. Ce faisant, ils ont découvert la protéine de type H (MYBPHL), une protéine liant la myosine, qui existe sous deux formes et présente une caractéristique importante: chez l’homme, l’une des formes, l’isoforme 2, n’apparaît que dans les oreillettes du cœur. En revanche, la plupart des autres protéines du cœur sont tout aussi susceptibles de se trouver dans les autres régions cardiaques.
Les chercheurs se sont donc demandé si MYBPHL pourrait servir de marqueur sanguin des lésions du tissu auriculaire. « Les marqueurs sont particulièrement importants en médecine cardiaque pour prévoir et évaluer les progrès, car la détection précoce de problèmes dans un organe aussi vital que le cœur peut sauver de nombreuses vies », déclare Markus Krane.
Les scientifiques ont testé plus de cent échantillons de sang de patients atteints de fibrillation auriculaire chez lesquels une ablation avait été effectuée. Ils ont constaté que les taux de MYBPHL dans le sang étaient les plus élevés immédiatement après l’ablation lorsque les patients arrivaient à l’unité de soins intensifs, puis qu’ils diminuaient progressivement pendant
24 h. Les patients opérés d’une valvule cardiaque sans intervention auriculaire, par exemple, n’ont pas présenté d’augmentation de ces taux.
« Nous sommes en mesure d’évaluer l’ampleur des dommages auriculaires et de prédire les progrès du patient au moyen d’un simple test sanguin. Cela n’est possible que parce que le nouveau marqueur présente l’avantage considérable d’être hautement spécifique du tissu auriculaire. Si les niveaux du nouveau marqueur diminuent alors que les autres marqueurs des dommages du myocarde restent élevés, on peut supposer que d’autres problèmes sont en jeu, que nous pourrons alors cibler plus tôt avec des tests supplémentaires et des mesures thérapeutiques », explique M. Krane.
Lui et son équipe prévoient de produire des anticorps qui ne reconnaissent que l’isoforme 2, qui peuvent ensuite être utilisés pour un test sanguin rapide. Un tel test standardisé conviendrait pour une utilisation systématique généralisée à la suite d’interventions chirurgicales ou d’intervention ciblant spécifiquement le tissu auriculaire.

LAHM H. et al., Myosin binding protein H-like (MYBPHL): a promising biomarker to predict atrial damage, Scientific Reports, 10 juillet 2019


Cancer du col de l’utérus :
Un nouveau test pour mieux évaluer le risque

Parmi plus de 200 HPV, seuls certains sont associés à des niveaux divers de risque de cancer du col de l’utérus, ce qui complique le diagnostic et le traitement. Des chercheurs ont décrit une nouvelle approche diagnostique « double », capable de déterminer le type HPV, mais également d’identifier les marqueurs précancéreux. Grâce à ce test, il serait possible de mieux diagnostiquer les stades précancéreux les plus à risque, d’obtenir des résultats rapides à faible coût et d’éviter les actes diagnostiques inutiles.
« Le HPV RNA-Seq est une procédure de diagnostic moléculaire in vitro innovante, que nous avons mise au point en vue de la détection des infections par les HPV à haut risque et de l’identification des patientes porteuses de lésions malpighiennes intra-épithéliales de haut grade (LMIEHG), un stade précurseur du cancer du col de l’utérus. Ce test unique en son genre allie les avantages des analyses moléculaires (typage des HPV) à ceux de la cytologie cervicale (phénotypage des cellules) », explique Marc Eloit, chercheur principal et docteur à l’Institut Pasteur.
Le dépistage de ce cancer s’attache, pour l’heure, à déceler des HPV à haut risque ou des cellules cervicales anormales par cytologie. Les tests de diagnostic moléculaire qui recherchent l’ADN ou l’ARN des virus peinent, toutefois, à repérer les cancers ou les lésions précancéreuses. L’analyse des cellules cervicales prélevées par frottis, même lorsqu’elle est associée à un dépistage moléculaire des HPV à haut risque, donne lieu à de nombreuses colposcopies inutiles.
Dans cette étude de preuve de concept, le HPV RNA-Seq a été utilisé sur des échantillons de 55 patientes, dont 28 porteuses de lésions malpighiennes intra-épithéliales de bas grade et 27, de lésions précancéreuses. Il a permis de détecter l’infection par les HPV et d’en déterminer le type parmi un panel de 16 HPV à haut risque, avec des résultats au moins comparables à ceux d’un kit de diagnostic moléculaire d’ADN de HPV homologué, très largement utilisé. En effet, ce test a dépisté deux patientes HPV-positives de plus que le kit et identifié davantage de porteuses de plusieurs infections par les HPV. La méthode HPV RNA-Seq a révélé une sensibilité de 97,3 % et une VPN de 93,8 %.
La cytologie est un mode de triage rapide des patientes, tandis que l’histologie est considérée comme la méthode de référence mais plus invasive et plus longue à aboutir. Pour déterminer si le nouveau test pouvait jouer un rôle dans le triage du cancer du col de l’utérus, les chercheurs ont comparé la cytologie au HPV RNA-Seq et découvert des marqueurs de cytologie de haut grade, avec des performances diagnostiques encourageantes du HPV RNA-Seq comme test de triage. De plus, la VPP du HPV RNA-Seq par rapport à l’histologie était systématiquement supérieure à celle de la cytologie par rapport à l’histologie.

Philippe PEROT P. et al., Broad-Range Papillomavirus Transcriptome as a Biomarker of Papillomavirus-Associated Cervical High-Grade Cytology, The Journal of Molecular Diagnostics, 12 août 2019


MANIFESTATIONS 2019


• Carrefour Pathologie – Palais des Congrès Paris – 4-7 novembre 2019
• Journées Francophones de Biologie Médicale Monaco – 6-8 novembre 2019
• 52e Congrès annuel de la Société Française d’Immunologie (SFI), Nantes – 12-14 novembre 2019
• MEDICA 2019 – Düsseldorf, Allemagne – 18-21 novembre 2019
• JIB 2019 – Palais des Congrès – Porte Maillot – Paris 21-22 novembre 2019
• Journées de Biologie Praticienne (JBP) – Paris, Maison de la Chimie – 6-7 décembre 2019 à Paris
• RICAI – 15-17 décembre 2019