Newsletter Spectra Diagnostic N°12


ANALYSES SARS-COV-2

2 solutions de co-testing moléculaire du SARS-CoV-2 et de la grippe

En cette période de co-circulation des différents virus SARS-CoV-2, grippe et autres virus respiratoires, BD propose 2 nouvelles solutions multiplexes qui permettent de réaliser à partir d’un même échantillon, d’une seule et même extraction, une analyse de grippe (influenza A/B), et de SARS-CoV-2 en RT-PCR.
Le Test BD MAX™ SARS-CoV-2, FluA/FluB, développé par BD et marqué CE-IVD, permet la détection simultanée de la Covid-19 et de la grippe (influenza A/B) à partir d’un seul et même échantillon nasopharyngé en environ 2 heures pour 24 échantillons en 1 seul run.
Le test contient tous les réactifs nécessaires de l’extraction à l’amplification ainsi qu’un contrôle de cellularité humaine (RNAse-P) afin de vérifier si l’écouvillon a été prélevé correctement.
De par la flexibilité de son système ouvert BD MAX™, BD propose également, avec son partenaire, Certest Biotec, deux tests moléculaires complémentaires qui permettent la détection du virus SARS-CoV-2 (gènes N1 et N2) et de la grippe, et du virus respiratoire syncytial (VRS).
Le test Certest VIASURE SARS-CoV-2 (2 cibles : N1 + N2) en complément du test Certest – VIASURE grippe A, grippe B & RSV, permet aux utilisateurs de détecter simultanément à partir d’un même échantillon la Covid-19, la grippe (influenza A/B) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Les tests lyophilisés sont livrés dans des tubes qui s’enclenchent directement sur une barrette d’extraction BD MAX™ ExK™ TNA.
La commercialisation de ces tests s’ajoute au test d’identification du SARS-CoV-2 seul déjà fourni et développé par la société BD : le test BD MAX™ SARS-CoV-2 (2 cibles : N1 + N2).

BD


ANALYSES SARS-COV-2

Détection multiplexe des SARS-CoV-2, grippe A et B, VRS et hMPV

bioMérieux enrichit sa gamme ARGENE® pour l’identification du SARS-CoV-2 par RT-PCR avec le test SARS-COV-2 RESPI R-GENE®, marqué CE et désormais disponible.
Ce test de biologie moléculaire à haut débit permet la détection simultanée du SARS-CoV-2 et des virus de la grippe A et B. Il inclut en outre, un contrôle cellulaire pour vérifier la qualité de l’échantillon, un atout clinique important dans le contexte de la pandémie et des prélèvements massifs multi-sites. Ce nouveau test associe dans le même kit une deuxième analyse de RT-PCR qui, à partir d’une même extraction, permet l’identification de deux autres agents pathogènes circulant de manière concomitante et particulièrement impliqués dans les pathologies respiratoires de l’enfant et des personnes âgées : le VRS (virus respiratoire syncytial humain) et le hMPV (métapneumovirus humain). Ce dernier est plus rarement inclus dans les panels.
« La symptomatologie des infections dues aux virus respiratoires est souvent semblable mais la prise en charge des patients peut être différente. […] Même si, à ce jour, les virus grippaux circulent peu, il est d’autant plus important dans le contexte de la pandémie Covid-19, d’identifier précocement d’autres pathogènes associés aux maladies respiratoires, notamment dans les groupes de population à risque afin d’adapter la prise en charge clinique et de limiter la circulation de ces virus », explique François Lacoste, Directeur Exécutif, R&D.
Comme tous les tests de la gamme, ce test peut être effectué par tout type de laboratoire utilisant les techniques PCR sur différentes plateformes d’extraction et d’amplification d’acides nucléiques présentes sur le marché. Il fournit un résultat en 4 à 5 heures et permet de tester les échantillons d’un grand nombre de patients à la fois. L’ensemble de la gamme ARGENE® est produit en France sur le site de bioMérieux à Verniolle (Ariège).

bioMerieux


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Mobidiag : Bientôt un nouveau panel respiratoire incluant Covid-19, Grippe A et B et VRS

Face à l’épidémie de Covid-19, Mobidiag s’est mobilisé et a concentré ses efforts afin d’offrir des solutions de diagnostic rapides et fiables pour la détection des pathogènes responsables de l’infection à la Covid-19.
Pour répondre aux besoins de la saison hivernale, les équipes de Mobidiag développent un nouveau panel RESP-4 permettant de détecter simultanément à partir d’un échantillon nasopharyngé la Covid-19 (2 gènes distincts), la Grippe A, la Grippe B et le VRS. Ce panel sera disponible sur les deux plateformes de Mobidiag : Amplidiag® Easy et Novodiag®.
Amplidiag®RESP-4 – test en cours de marquage CE – est un kit d’amplification en 75 min incluant le logiciel Amplidiag® Analyzer. Ce test est particulièrement adapté pour le dépistage en série. Le processus est automatisé avec l’instrument Amplidiag® Easy ; de l’extraction de l’ADN/ARN à la préparation des plaques de PCR avec des résultats en 3 heures pour 46 échantillons.
Novodiag® RESP-4 – test en cours de développement – est un test à la demande et à usage unique qui fonctionne à l’aide du système « sample-in, result-out » Novodiag®. Il permet d’obtenir des résultats entièrement automatisés en environ 1 heure.



Mobidiag


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Intelligence artificielle et imagerie numérique de pointe pour le dépistage du cancer du col de l’utérus

Le nouveau système de diagnostic numérique Genius™ de la société Hologic a obtenu le marquage CE. Il s’agit de la première plateforme de cytologie numérique à associer un nouvel algorithme d’intelligence artificielle (IA) avec une imagerie numérique innovante afin d’aider les cytotechniciens et les anatomopathologistes à identifier les lésions précancéreuses et les cellules cancéreuses chez la femme.
Depuis plus de 30 ans, Hologic développe et commercialise de nouvelles technologies permettant le dépistage du cancer du col de l’utérus : la société a notamment introduit le test ThinPrep® Pap, premier test de cytologie en milieu liquide, et le test Aptima® HPV, premier test HPV approuvé par la FDA s’appuyant sur la détection des ARNm. Hologic innove une nouvelle fois avec ce système capable d’analyser toutes les cellules d’une seule lame de cytologie rapidement, réduisant ainsi la présentation de plusieurs dizaines de milliers de cellules à une galerie des images les plus pertinentes d’un point de vue diagnostique. Dans la pratique, cela permettra de fournir aux professionnels de santé les informations essentielles dont ils ont besoin pour dépister la maladie à un stade plus précoce et prendre de meilleures décisions pour traiter leurs patientes.
« Pour utiliser l’intelligence artificielle, des images numériques d’une qualité exceptionnelle sont nécessaires », a déclaré Kevin Thornal, président de la division Diagnostic d’Hologic. « Nos équipes ont mis au point une technologie d’imagerie vraiment révolutionnaire, qui convertit les lames de cytologie en verre en images numériques d’une très grande netteté. Grâce à ce processus de numérisation, il est désormais possible d’effectuer une analyse poussée des images et d’en améliorer la standardisation. »
Le système permet aux laboratoires d’un même réseau de collaborer de manière plus transparente et plus dynamique, en créant un lien entre expertise et examen à distance afin que chaque patient puisse bénéficier des connaissances collectives de l’équipe lorsque cela s’avère nécessaire. L’examen numérique des lames promet d’offrir une meilleure expérience aux laboratoires utilisateurs en améliorant les flux de travail et en accélérant le temps d’analyse.
La société a collaboré avec des cytotechniciens et des anatomopathologistes pour s’assurer que le nouveau système répondait vraiment à leurs besoins. Ainsi, Hologic est la première société à proposer une solution marquée CE complète pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, du prélèvement d’échantillons au diagnostic numérique.
Le système Genius se compose d’un système d’imagerie numérique pour acquérir les images, d’un algorithme d’IA pour les analyser, d’un serveur de gestion d’images pour les stocker et d’un écran de travail pour l’examen des lames numérisées. Le système est évolutif et conçu pour répondre aux besoins actuels et futurs des laboratoires.

Hologic France


INFORMATIQUE DE LABORATOIRE

Serveur de résultats dédié aux patients

Conscients de la pression qui pèse sur les laboratoires de biologie dans le cadre des campagnes de dépistage de la Covid-19, TECHNIDATA, éditeur de système d’information pour les laboratoires, annonce le lancement d’une nouvelle génération de son logiciel TDPatient, serveur de résultat dédié au patient.
Tout en restant chez eux, les patients peuvent accéder, en quelques clics et en toute sécurité, à leur résultat de test Covid-19 ainsi qu’à tout l’historique des comptes rendus de résultats PDF.
La mise à disposition du résultat est simplifiée et accélérée. Afin de soulager encore plus le laboratoire, l’administration du compte patient est maintenant gérée par le patient lui-même (mot de passe, informations de contact…)
Pour le laboratoire, la sécurisation et l’automatisation de la mise à disposition des résultats au format numérique permet de gagner du temps, limiter le nombre de venue au laboratoire et de soulager le personnel administratif.

TECHNIDATA


PUBLI-COMMUNIQUÉ

Le meilleur des deux mondes : le test T-SPOT.TB à présent automatisé

Le test T-SPOT.TB est le seul test IGRA autorisé au niveau mondial qui est normalisé par rapport au nombre de cellules et des conditions de culture. La méthodologie standardise le nombre de cellules et élimine le sérum et les facteurs sériques qui pourraient interférer et fausser les résultats. Ceci lui confère une sensibilité et une spécificité inégalées dans le dépistage de l’infection tuberculeuse1,2. Ce test permet un diagnostic et un traitement rapides et fiables de l’infection tuberculeuse chez tous les groupes de patients, y compris les immunodéprimés3.
Oxford Immunotec propose à présent une solution automatisée pour la réalisation du test T-SPOT.TB. Basé sur le kit de réactifs T-Cell Select d’Oxford Immunotec, ce processus automatisé réduit considérablement le temps de manipulation, libérant ainsi des ressources pour d’autres applications tout en préservant les performances du test. L’automatisation peut être adaptée à tous les besoins en termes de cadence avec des solutions entièrement ou partiellement automatisées. Non seulement le nouveau processus automatisé permet aux laboratoires de mieux maîtriser leur organisation (traitement des échantillons par séries, par exemple), mais il simplifie la logistique autour des échantillons grâce au kit T-Cell Select. Le prélèvement est réalisé sur un seul tube standard hépariné et la stabilité jusqu’à 54 heures offre une marge de plus de deux jours entre le prélèvement sanguin et le traitement en laboratoire.



Oxford Immunotec

1 LEWINSOHN DM et al., Clin Infect Dis, online, doi:10.1093/cid/ciw694
2 T-SPOT.TB package insert – PI-TB-IVD-FR-V3
3 WONG SH et al., Thorax, 2016; 71:64-72


VIE DES SOCIÉTÉS

Inovie propose un test sanguin de la Maladier d’Alzheimer

Alzohis, entreprise française innovante lance le Noratest®, premier outil d’aide au diagnostic de la Maladie d’Alzheimer (MA) à partir d’une simple prise de sang. Ce test est possible sur prescription médicale uniquement, dès maintenant dans tous les laboratoires de biologie médicale du Groupe Inovie. Noratest doit permettre d’objectiver les premiers signes de la maladie, d’accélérer la prise en charge des patients et de les orienter au plus vite vers une consultation mémoire.

Un test différenciant dès les premiers troubles cognitifs

Marqué CE IVD, ce test est indiqué pour les patients de plus de 55 ans ayant des troubles cognitifs confirmés par un bilan initial (Mini-Mental State Examination (MMSE)), après exclusion des causes somatiques, iatrogènes, médicamenteuses et d’intoxication. Il s’inscrit dans un parcours diagnostique gradué dont les résultats seront interprétés au regard du faisceau d’arguments cliniques, cognitifs, fonctionnels et comportementaux dont dispose le médecin. Le résultat doit permettre de différencier la MA du vieillissement normal ou d’autres maladies neuro-évolutives.
A partir des dosages des concentrations plasmatiques de trois catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), et de paramètres cliniques et démographiques, un logiciel établi un calcul exécuté par un algorithme développé par Alzohis sur une plateforme en ligne sécurisée. Un score diagnostique est délivré, permettant d’identifier les patients souffrant de troubles cognitifs et présentant une forte probabilité d’être atteints par la MA.
En pratique, le patient se présente dans un laboratoire de proximité du Groupe Inovie avec une prescription médicale du Noratest® et le résultat de son score MMSE, datant d’un mois maximum. L’échantillon sanguin est centrifugé et envoyé au plateau technique de Labosud Provence, filiale d’Inovie, dédié au dosage des catécholamines plasmatiques.
Le résultat du score diagnostique – pas de suspicion (score N0), suspicion de MA avec un taux de noradrénaline plasmatique élevé (score N1) ou suspicion de MA avec un taux de noradrénaline plasmatique physiologique (score N2) -, est généré. Selon la société, les études cliniques ont permis d’aboutir à ces scores et de confirmer la fiabilité de ce test avec des taux de sensibilité et de spécificité très haut.

La démarche scientifique

De nombreux travaux ont placé les catécholamines au cœur de la recherche sur les mécanismes physiopathologiques précoces de la MA. Des altérations des concentrations en catécholamines ont été observées dans le tissu cérébral, le liquide cérébrospinal, le sang et les urines des patients atteints. Des études cliniques réalisées par Alzohis, ont récemment montré différentes relations entre la concentration en NA plasmatique et le score MMSE, ainsi que la concentration des biomarqueurs classiques du LCR chez des patients atteints de la MA.
Non remboursé, le prix conseillé du Noratest® pour le patient est de 250 € TTC.

Alzohis
Inovie


VIE DES SOCIÉTÉS

QuantaMatrix entre au Kosdaq et lève 40,2 millions de dollars

Quantamatrix, société spécialisée dans le diagnostic microbiologique clinique, a fait son entrée au Kosdaq (équivalent coréen du Nasdaq américain) et a pu lever 40,2 millions de dollars (33,2 M€), soit 11,7 % du nouveau capital. Conformément aux directives d’introduction en bourse en Corée, les investisseurs institutionnels et individuels se sont vu attribuer respectivement 80 % et 20 % du volume total.
Le produit de l’introduction en bourse sera utilisé pour financer la R&D, investir dans la filiale européenne de QuantaMatrix et financer le développement à l’international, y compris aux États-Unis. Les fonds permettront aussi de renforcer la compétitivité globale de l’entreprise par l’octroi de licences, d’accords de distribution, par les ventes et le marketing.
Le professeur Sunghoon Kwon, Ph.D., PDG de QuantaMatrix, déclare: « QuantaMatrix vise à devenir le leader mondial de la gestion des infections graves et potentiellement mortelles. Cette année, nous avons jeté les bases de notre expansion mondiale en installant notre solution dRAST™ dans des sites de référence dans 13 hôpitaux renommés situés dans 11 pays européens. »

Une gamme de produits contre le sepsis

QuantaMatrix est spécialisée dans les tests de diagnostic in vitro en microbiologie. Le produit phare de QuantaMatrix est le dRAST™ une plateforme d’antibiogrammes rapides et directs, qui permet de trouver l’antibiotique optimal en cinq à sept heures après une hémoculture positive. Le dRAST de QuantaMatrix utilise plusieurs technologies brevetées liées à l’optique, à l’ingénierie microfluidique et à l’analyse des mégadonnées. Le dRAST permet d’obtenir un résultat deux à trois jours plus tôt que les méthodes conventionnelles.
Le dRAST est déjà commercialisé en Corée du Sud et dans l’Union Européenne. La société dispose d’un réseau de distribution couvrant 22 pays européens par le biais duquel elle a déjà réalisé des ventes.
Au-delà du dRAST, QuantaMatrix concentre sa R&D sur d’autres produits permettant la prise en charge des patients suspectés de sepsis à tous les stades de l’infection, tels que le QID™ (test rapide d’identification bactérienne sur sang total) et le μCIA™ (test sanguin rapide d’identification bactérienne et d’antibiogramme). Grâce à ces instruments, QuantaMatrix est en mesure de fournir une solution complète qui englobe toute la chaîne de valeur du traitement du sepsis et positionne l’entreprise en leader sur le marché mondial du management global du sepsis. QuantaMatrix développe également des produits non liés au sepsis, tels que le QDST™ (système de test rapide de sensibilité aux médicaments pour la tuberculose).

QuantaMatrix


VIE DES SOCIÉTÉS

Stilla Technologies lance une gamme de PCR mix et s’associe à ID-Solutions

Naica
Identify

Créée en 2013 au sein de l’Ecole Polytechnique, Stilla Technologies ambitionne d’accélérer le développement de nouveaux tests génétiques, en proposant une solution innovante de PCR digitale, combinant des technologies microfluidiques de pointe. Cette entreprise pionnière dans l’analyse génétique de précision vient de lancer une gamme de PCR MIX dédiée pour des performances optimales en Crystal Digital PCR™ : le naica® multiplex PCR MIX et le naica® PCR MIX. Ces nouveaux réactifs sont des solutions prêtes à l’emploi, optimisées pour être plus performantes et robustes pour des applications en PCR digitale. Les réactifs sont disponibles à l’achat à des concentrations 5x et 10x, ce qui fait de ces mélanges PCR les plus concentrés pour des applications en PCR digitale. Ces mix PCR maximisent la sensibilité des tests en augmentant la quantité de l’échantillon initial et en abaissant la limite de détection du test.
Stilla Technologies a également annoncé son partenariat avec ID-Solutions pour commercialiser la gamme de kits IDENTIFY, fournissant ainsi une gamme de kits oncologiques prêts à l’emploi pour la détection de panels de mutations multiplexés à l’aide du système naica®. Grâce à ce partenariat, les deux sociétés offrent désormais des procédures opérationnelles standardisées et des outils de diagnostic plus sensibles pour répondre urgemment aux besoins cliniques en oncologie.
« Nous sommes très heureux d’ajouter ces nouvelles lignes de produits à notre portefeuille : la gamme naica® de PCR MIX est la pierre angulaire de notre stratégie vers des solutions complètes pour la PCR digitale sur le système naica®. Ces réactifs ont été conçus pour être plus performants et permettre le développement d’applications robustes sur notre plateforme. La gamme de kits IDENTIFY est la première de ces solutions complètes pour les applications en oncologie, ce qui démontre la puissance de notre approche multiplexage en PCR digitale », a déclaré Rémi Dangla, Président et cofondateur de Stilla Technologies.
Le système naica® est un instrument de PCR digitale extrêmement sensible, basé sur la technologie de quantification des tests génétiques et de quantification des acides nucléiques, dite Crystal Digital PCR™. Facile d’utilisation, le système naica® est capable d’effectuer un multiplexage de l’ADN cible en 3 couleurs. Sa capacité à obtenir rapidement des résultats (en deux heures et 30 minutes à peine) distingue cette technologie innovante de tout autre instrument de PCR digitale disponible sur le marché. Ce système est compatible avec un large éventail de tests génétiques en biologie moléculaire, y compris des tests de biopsie liquide pour le diagnostic du cancer, de quantification de la charge virale, de détection des OGM et des tests prénatals. Ses capacités de quantification de l’ADN et de l’ARN, d’amplification du génome, de calibration du séquençage nouvelle génération (NGS) et de validation des résultats, en font une technologie de prédilection pour la recherche de précision et le suivi thérapeutique.
ID-Solutions est une entreprise française qui propose un outil innovant, fiable et standardisé pour la recherche et le développement de diagnostics en oncologie sur l’ADN circulant à partir de biopsies liquides et l’ADN tumoral à partir de biopsies solides.

Stilla Technologies
ID-Solutions


VIE DES SOCIÉTÉS

Arnaud Guény, nouveau DG de SYNLAB France

Arnaud Guény, 43 ans, devient le nouveau DG de SYNLAB France, réseau de 400 laboratoires d’analyses médicales en France et filiale du groupe SYNLAB, leader européen des services de biologie médicale. Il a pris ses fonctions le 4 janvier 2021.
Ingénieur de Télécom ParisTech et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, Arnaud Guény débute sa carrière dans le conseil en stratégie chez Oliver Wyman, la gestion de projets stratégiques chez SFR-Vodafone et le capital-investissement.
Il rejoint en 2009 SYNLAB France, anciennement Labco, en tant que directeur de l’organisation puis directeur général adjoint en 2015. Pendant plus de huit années, il a été le bras droit de l’ancien DG, Etienne Couelle, et structuré le processus de fusions-acquisitions et d’intégration des laboratoires d’analyses associés. Il a contribué à promouvoir et à élargir le réseau SYNLAB et y intègre l’activité d’anatomie et cytologie pathologiques avec l’acquisition du centre d’expertise TECHNIPATH, spécialisé dans le diagnostic des cancers.
Fort de ses succès en France, Arnaud Guény devient en 2018 DG de SYNLAB UK & Ireland, dont il accélère la croissance jusqu’à conclure en 2020 un partenariat historique de 15 ans avec le NHS (service national de santé britannique). En devenant le fournisseur exclusif des services de diagnostics médicaux pour tous les hôpitaux, établissements de santé et médecins généralistes de la région du sud-est de Londres, SYNLAB signe un contrat de laboratoire européen majeur, qui transforme l’organisation de SYNLAB au Royaume Uni et en Irlande et contribue au succès global du groupe SYNLAB.
Enfin, le groupe SYNLAB lui propose de revenir en France prendre la succession d’Etienne Couelle.
« Je suis heureux de retrouver le réseau des biologistes de SYNLAB France, dont je connais bien la valeur des équipes et la force de leur engagement pour les patients et nos partenaires de santé », déclare Arnaud Guény. « Je m’attacherai à renforcer le développement de SYNLAB en France, afin d’en faire le meilleur choix de proximité pour les patients et le partenaire privilégié des professionnels et établissements de santé ou médicaux-sociaux sur tout le territoire ».
Le groupe SYNLAB est le 1er fournisseur de diagnostics médicaux en Europe, avec 500 millions d’analyses réalisées chaque année. Présent dans 36 pays, ses 20 000 collaborateurs sont au service de plus de 100 millions de patients.

SYNLAB


PUBLI-COMMUNIQUÉ

TECHNIDATA informatise 6 hôpitaux militaires

L’entreprise TECHNIDATA répond aux enjeux actuels liés à la crise sanitaire en accompagnant les hôpitaux par la mise en place de logiciels qui s’interfacent avec les systèmes d’information hospitaliers (SIH) et les systèmes d’information des laboratoires (SIL) de biologie médicale permettant ainsi l’amélioration de la prise en charge du patient.
Les six laboratoires des hôpitaux militaires (Brest, Bordeaux, Toulon, Marseille, Percy, Bégin) ont acquis et mis en place ces six derniers mois 18 automates de PCR, afin d’être en mesure d’atteindre une capacité de traitement d’analyse importante. Tous sont intégrés au workflow du laboratoire et optimisés pour répondre à une organisation performante basée sur leur logiciel TDNexLabs.
Pour des raisons de réactivité et d’exploitation des résultats, l’ensemble des laboratoires s’est équipé d’un module de serveur de résultats pour leurs patients TDPatient, qui permet à chacun d’entre eux de télécharger directement ses propres résultats en temps réel via un portail Web.
Ce service instantané répond aux enjeux de communication et de réactivité liés à la crise sanitaire en permettant un gain de temps précieux pour l’accès au diagnostic et une optimisation de l’efficacité de l’organisation.

A propos :
Acteur majeur dans le domaine de l’édition de logiciels, TECHNIDATA propose des solutions pour la gestion de toutes les disciplines des laboratoires de biologie, d’anatomopathologie, de génétique et de biobanques. La gamme de produits proposée se compose d’un système d’information de laboratoire (« SIL »), de solutions middleware, et de serveur web de résultats et de prescriptions.

TECHNIDATA


PROFESSION

Les questions d’Émilie : une série de trois vidéos pour tout comprendre à la mécanique biologique des tests de la Covid-19

Bien que la vaccination contre la Covid-19 monte en puissance, la fin des gestes barrières et de la stratégie « tester, alerter, protéger » n’est pas encore pour demain. Les dernières annonces du gouvernement sur le renforcement des dépistages en attestent.
Un grand nombre de Français s’est fait dépister ces derniers mois… sans forcément bien comprendre comment fonctionnaient les différents tests. Pour répondre aux nombreuses interrogations des patients et combler un manque puisque ce type d’explication n’existe pas sur les réseaux sociaux, le SDB a produit « Les questions d’Émilie », une mini-série de 3 vidéos pédagogiques sur le dépistage de la Covid-19.
Abordant trois des principales thématiques les plus évoquées par les patients, les épisodes seront mis en ligne sur YouTube l’un après l’autre à partir du 20 janvier. Ils seront également relayés par les médias partenaires.
Réalisées du point de vue d’Émilie, ces vidéos prennent résolument les patients pour des interlocuteurs curieux et cherchent à leur rendre compréhensibles les mécaniques biologiques qui permettent de détecter la présence ou non du virus.
Après les insuffisances et dérives constatées en 2020, le SDB entend ainsi participer à l’effort collectif d’information de qualité apte à augmenter le niveau de connaissance et de culture sanitaire de nos concitoyens. Ces vidéos sont également destinées aux professionnels de santé qui souhaitent « prescrire » à leurs patients un support pédagogique afin de leur expliquer les « dessous » du dépistage.
Les trois épisodes :
• comment sait-on qu’un test est efficace ?
• un test PCR, comment ça marche ?
• comment fonctionne un test antigénique ?

Lien vers la première vidéo 
Syndicat des Biologistes, SDB


PROFESSION

Le Royaume-Uni s’oriente vers le suivi du glaucome à domicile

Les personnes atteintes de glaucome doivent être suivies toute leur vie via des examens oculaires bisannuels effectués à l’hôpital. Au Royaume-Uni, le vieillissement de la population rend ce modèle de gestion des patients non viable, de nombreuses cliniques étant déjà débordées.
Aggravé par la pandémie de Covid-19, le système actuel est notamment insuffisant pour suivre les formes les plus agressives de glaucome. Or, de nombreuses études montrent la nécessité d’effectuer des examens oculaires plus fréquents (par exemple, mensuels).
Une nouvelle étude de la « City, University of London », s’ajoute à un ensemble de preuves suggérant que la solution pourrait résider dans la surveillance des patients à domicile.
Un prototype de test oculaire sur tablette («Eyecatcher») a été fourni à 20 patients du NHS atteints de glaucome. Ils devaient effectuer eux-mêmes le test oculaire du glaucome à domicile, en testant chacun de leurs yeux une fois par mois et cela pendant six mois.
Comme pour les examens classiques, les patients regardaient une croix centrale présentée sur l’appareil et appuyaient sur un bouton lorsqu’ils voyaient un flash de lumière, qui apparaissait à différents endroits et était d’intensité variable. Une caméra frontale de l’ordinateur les enregistrait, et l’intelligence artificielle (IA) utilisait la reconnaissance faciale et le suivi de la tête et des yeux, afin de s’assurer que les personnes effectuaient le test correctement.
Ces tests à domicile ont ensuite été comparés aux évaluations classiques réalisées à l’hôpital au début et à la fin de l’étude. Résultat : 98 % des tests à domicile ont été réalisés avec succès et les données des tests de contrôle à domicile étaient en accord avec les évaluations cliniques de référence.
Il a également été démontré que l’utilisation des données du contrôle à domicile réduisait les erreurs de mesure lorsqu’elles étaient combinées aux données cliniques actuelles (d’environ 50 % dans 90 % des cas). Cela pourrait potentiellement permettre de détecter des cas de perte rapide de la vue des mois, voire des années plus tôt.
Des études futures doivent porter sur de plus longues périodes, des cas de glaucome à progression rapide ainsi que sur les points de vue et les opinions de ces patients concernant la surveillance à domicile.

Jones PR et al., Glaucoma Home Monitoring Using a Tablet-Based Visual Field Test (Eyecatcher): An Assessment of Accuracy and Adherence Over 6 Months, American Journal of Ophthalmology, 2021; 223:42-52


SCIENCES

Covid-19 : Comprendre la réponse immunitaire précoce

Cellule infectée par le SARS-CoV-2.
© S. Eymieux et P. Roingeard, INSERM – Univ. Tours

Si de nombreuses études ont été réalisées chez des patients à des stades avancés de l’infection, lorsqu’ils présentent déjà des signes de gravité, les étapes très précoces de la réponse immunitaire contre le virus demeurent en grande partie inconnues.
Une collaboration étroite entre les équipes Inserm d’Ali Amara, virologue, et Vassili Soumelis, immunologiste à l’Institut de Recherche Saint-Louis (Université de Paris/Inserm/AP-HP), a pu caractériser la réponse immunitaire innée dans les 24 à 48 h suivant un contact avec le SARS-CoV-2.
Les chercheurs ont utilisé des plasmocytoïdes pré-dendritiques comme modèle de cellules immunitaires innées jouant un rôle essentiel dans l’immunité antivirale en produisant de grandes quantités d’interféron-alpha. Ils ont reconstitué la réponse immunitaire précoce au virus en les mettant en contact avec des souches primaires de SARS-CoV-2 isolées à partir de patients.
La réponse reconstituée in vitro montre que le virus induit une activation efficace et complète des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques : elles produisent des quantités importantes d’interféron-alpha et se différencient en cellules dendritiques capables d’activer les lymphocytes T. De plus, cette activation des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques n’était que partiellement inhibée par l’hydroxychloroquine, ce qui inciterait à la prudence dans l’utilisation de cette molécule.
Ensuite, une collaboration avec l’équipe de Jean-Laurent Casanova de l’Institut Imagine (Inserm/université de Paris/AP-HP) et de la Rockefeller University à New-York, a étudié la réponse des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques issus de patients présentant des déficits génétiques pour certains gènes importants de l’immunité innée.
Ces expériences, effectuées à partir de prélèvements directement obtenus des patients, ont montré que la réponse de ces cellules modèles était dépendante des molécules UNC93B et IRAK-4, deux molécules importantes de l’immunité innée antivirale. L’ensemble de ce travail permet de préciser la réponse immunitaire précoce au virus SARS-CoV-2 ainsi que certains de ses déterminants moléculaires.
L’étude suggère donc que le système immunitaire est naturellement armé pour répondre au SARS-CoV-2 et que des défauts dans la réponse des cellules plasmocytoïdes pré-dendritiques, notamment dans la production précoce
d’interféron-alpha, pourraient contribuer à l’évolution de l’infection vers une forme grave.

ONODI F et al., SARS-CoV-2 induces human plasmacytoid pre-dendritic cell diversification via UNC93B and IRAK4, J Exp Med, 2021; 218(4):e20201387


SCIENCES

Covid : les formes longues expliquées par le microbiote ?

A ce jour, on estime que des anomalies génétiques et immunologiques seraient à l’origine de 15 % des formes graves de la Covid-19, mais selon des chercheurs de l’université de Hong Kong, la composition du microbiote intestinal serait également impliquée.
La dysbiose, ou déséquilibre du microbiote, peut être dû à des antibiotiques, une infection, un mauvais régime alimentaire mais aussi un déficit immunitaire. L’étude de la composition du microbiote intestinal – via des échantillons de selles et de sang sur 100 patients positifs au SARS-CoV-2 – a montré que les patients positifs à la Covid-19 présentaient une plus grande quantité de Ruminococcus gnavus (connue pour son rôle dans la survenue de certaines maladies inflammatoires de l’intestin, dans les spondyloarthrites ou le lupus) mais une moindre quantité de Bifidobacterium adolescentis, Faecalibacterium prausnitzii et Eubacterium rectale, trois bactéries au « potentiel immunomodulateur ». 30 jours après la résolution de la maladie, ces espèces étaient encore sous-représentées. Un indicateur qui « pourrait contribuer à des symptômes persistants, soulignant la nécessité de comprendre comment les micro-
organismes intestinaux sont impliqués dans l’inflammation et la Covid-19
 », insistent les chercheurs.

Gare aux antibiotiques

Ils ont également observés des niveaux plus élevés de cytokines chez les malades du Covid-19. Agents essentiels du système immunitaire, leur présence en excès peut créer des lésions profondes. Plusieurs études ont justement montré que le Coronavirus était de nature à provoquer une élévation anormale des cytokines. « Les associations entre la composition du microbiote intestinal, les niveaux de cytokines et les marqueurs inflammatoires chez les patients atteints de la Covid-19 suggèrent que le microbiote intestinal est impliqué dans l’ampleur de la gravité de la Covid-19, peut-être par la modulation des réponses immunitaires de l’hôte », concluent-ils.
Ils alertent également sur la prescription d’antibiotiques chez les patients atteints. S’ils sont peu susceptibles d’être associés à une amélioration pour les patients (en l’absence de co-infections bactériennes), ils pourraient par contre exacerber et prolonger la dysbiose des microbiotes intestinaux chez les patients atteints de la Covid-19.

YEOH YK et al., Gut microbiota composition reflects disease severity and dysfunctional immune responses in patients with COVID-19, Gut, en ligne le 11 Janvier 2021, doi: 10.1136/gutjnl-2020-323020


SCIENCES

Mieux comprendre le cancer du sein Triple-Négatif pour de nouvelles thérapies

Les scientifiques ont généré un système génétique modélisant, chez la souris, l’hétérogénéité et la résistance aux traitements du cancer du sein dit Triple-Négatif humain (TNBC). Dans un cadre collaboratif international, ils ont également découvert un traitement qui permet de surpasser l’hétérogénéité et la résistance du TNBC. Ces travaux montrent comment certains traitements, potentiellement pertinents, peuvent être identifiés en modélisant la maladie.
On distingue 4 grandes classes de cancers du sein, ayant chacun des protocoles thérapeutiques différents. Parmi ces 4 groupes, le TNBC, qui représente 10-15 % de la totalité des cancers du sein, a un mauvais pronostic et est le plus complexe à maîtriser. La radiothérapie et la chimiothérapie sont actuellement les principaux traitements du TNBC, mais ne sont efficaces que chez certaines patientes.
A l’heure actuelle, les connaissances sur le TNBC et l’identification de thérapies efficaces sont limitées par l’absence de modèles précliniques pertinents.
Le modèle murin généré par les chercheurs est basé sur une légère perturbation de signaux impliqués dans la régulation du fonctionnement de la glande mammaire. Bien que cette perturbation soit maîtrisée par le tissu, au cours du temps, elle entraîne des altérations qui induisent la formation spontanée de tumeurs chez les souris. Un aspect inattendu est la spécificité des tumeurs générées qui sont exclusivement de type TNBC. Néanmoins, c’est probablement le caractère subtil de cette perturbation qui permet d’engendrer une hétérogénéité des altérations moléculaires dans les différentes tumeurs murines, comme observé chez les patientes TNBC. En outre, ce modèle de souris récapitule la résistance à la chimiothérapie conventionnelle fréquemment observée chez les patientes. L’ensemble de ces caractéristiques démontre la pertinence de ce modèle de souris pour l’étude des mécanismes sous-jacents au TNBC.
De plus, les chercheurs ont identifié une combinaison d’agents capables de tuer très efficacement les cellules TNBC murines et humaines, surmontant ainsi les problèmes d’hétérogénéité entre tumeurs et la résistance aux traitements.
Ces travaux illustrent ainsi comment une modélisation de la pathologie humaine, récapitulant sa complexité, permet la compréhension des aspects moléculaires sous-jacents et de proposer de nouveaux traitements à explorer ultérieurement comme potentielles thérapies.

LAMBALLE F et al., Modeling heterogeneity of triple-negative breast cancer uncovers a novel combinatorial treatment overcoming primary drug resistance, Advanced Science, 2020; doi:10.1002/advs.202003049


SCIENCES

Déchiffrer le code énergétique des cellules pour améliorer les thérapies anticancéreuses

© Olivier Cabaud

Un procédé qui pourrait aider à personnaliser les thérapies anti-cancéreuses vient d’être mis au point par des scientifiques du CNRS, de l’Inserm et d’Aix-Marseille Université au Centre d’immunologie de Marseille Luminy, associés à des collègues de l’Université de Californie à San Francisco et à l’AP-HM, avec le soutien du Canceropôle Provence Alpes Côte d’Azur. Leur technique brevetée permet de connaître l’état énergétique des cellules, révélateur de leur activité.
Les immunothérapies, qui mobilisent le système immunitaire pour qu’il reconnaisse et détruise les cellules cancéreuses, sont une approche prometteuse. Néanmoins, l’environnement tumoral peut être hostile aux cellules immunitaires en les privant de leur source d’énergie, limitant l’efficacité thérapeutique (seul un tiers des patients répond à ces traitements). L’état énergétique des différents types de cellules immunitaires est ainsi un marqueur de leur activité, et en particulier de leur action pro- ou anti-tumorale. Afin d’augmenter l’efficacité des immunothérapies, il devenait donc indispensable de disposer d’une méthode simple pour caractériser le profil énergétique des cellules immunitaires provenant d’échantillons de tumeurs.
Appelée SCENITH, la méthode mise au point permet d’identifier les sources d’énergie dont dépend chaque type de cellule présent dans la tumeur, et en particulier les besoins spécifiques des cellules immunitaires. Elle utilise comme marqueur de l’état énergétique des cellules leur niveau de synthèse de protéines, un processus qui consomme la moitié de l’énergie cellulaire. L’échantillon prélevé par biopsie est séparé en différents lots, chacun étant traité par un inhibiteur d’une des voies métaboliques permettant aux cellules de produire de l’énergie. Le niveau de synthèse de protéines est ensuite analysé en cytométrie de flux, ce qui permet en outre de différencier les différents types de cellules présentes dans l’échantillon et d’identifier les marqueurs qu’elles portent à leur surface, cibles des thérapies. Ainsi, cette méthode identifie l’état énergétique de chaque cellule de la tumeur, qu’elle soit immunitaire ou cancéreuse, ainsi que les sources d’énergie et les voies métaboliques dont elle dépend.
Les scientifiques ont déjà initié des collaborations cliniques pour mieux cerner comment utiliser cet outil pour prédire la réponse des patients aux traitements et souhaitent également identifier les profils liés aux différentes réponses aux immunothérapies et chimiothérapies. SCENITH a ainsi vocation à personnaliser les traitements en exploitant les forces de la réponse immunitaire et les faiblesses de la tumeur de chaque patient.

ARGUELLO RJ et al., SCENITH: A flow cytometry based method for functional profiling energy metabolism with single cell resolution, Cell Metabolism, 1er décembre 2020, doi:10.1016/j.cmet.2020.11.007


Retrouvez dans Spectra Diagnostic N°12 :

BOURSE & BIOTECHS
2021 commence fort avec la plus grande transaction depuis le début de la pandémie
Anton ALEKSEEV, Artem MAKHOTKIN, Khalid DEOJEE, Arsia AMIR-ASLANI

QUALITÉ
Évaluation et comparaison du système de vérification pré-analytique EPC (Expert Preanalytical Check) Stago
Mustapha CHARI, Anne DEBUYSER, Isabelle SEIGNEURIN, Vianney LECLERCQ, Romain CARADONNA

TECHNOLOGIE APPLIQUÉE
Synoptique : Les Middlewares en 2021
Sandrine ROUSSEL